Poutine n’a pas besoin de truquer les élections. L’institut Gallup, qui est américain et donc peu suspect de biais poutinôlatre, qui mène des études dans le monde entier, donne des résultats de sondages qui collent très bien aux résultats des élections russes.
Et ça s’explique : les Russes vivent bien, mieux qu’ils n’ont jamais vécu au cours de leur histoire tragique. Et beaucoup, beaucoup mieux qu’ils vivaient lorsque Poutine est arrivé au pouvoir, quand ils étaient dans une dèche terrible, à la limite de la disette. Et la dèche venait des excellents conseils des occidentaux qui ont dit au gouvernement de Boris Eltsine quoi faire... avec les résultats que l’on a pu constater.
Les scores minables des politiciens russes pro-occident s’expliquent donc très bien aussi. Et ces politiciens pro-occident inclus Navalny, qui faisait 0% dans les campagnes et 3 ou 4% dans les grandes villes, où l’on trouve 3 ou 4% de jeunes débiles qui espèrent devenir des oligarques si on recommence à piller les biens de l’État comme au bon vieux tend d’Eltsine. Sans compter qu’il était un escroc notoire (demandez à Yves Rocher) et effectivement un extrémiste raciste qui ferait passer Jordan Bardella pour un dangereux gauchiste. Mais bon, l’Occident l’avait choisit principal opposant à Poutine. Et Gallup lui donnait bien ses 2%...
Feu Navalny principal opposant à Poutine de son vivant... Et mon fondement sur la commode ? Il y a bien une opposition à Poutine qui fait des scores électoraux honorables, mais cette opposition n’est pas pro-occidentale. Donc, pour les médias occidentaux, elle n’existe pas. Le parti Communiste de la Fédération de Russie par exemple... Un parti communiste ! Jésus, Marie, Joseph ! Les médias occidentaux ne vont quand même pas en parler !
Deuxièmement :
On pourrait penser que les Russes se font laver le cerveau par une propagande omniprésente.
Problème : En Russie, il n’y a pas de censure d’internet, et les journaux occidentaux ainsi que pas mal de journaux d’opposition pro occidentaux sont en vente libre (même si ces derniers se vendent très mal). Et vous devriez penser que les Russes apprennent les langues étrangères. Pas le moldo-valaque ou autres langues turco mongoles absconses, mais le Français, l’Anglais, l’Allemand, etc. C’est à dire que la plupart des Russes qui ont fait des études secondaires sont capable de lire la presse occidentale. L’inverse n’est pas vrai : très peu d’occidentaux savent lire le Russe.
Et ça veut dire que les occidentaux ne savent de la Russie que ce qu’on leur en dit ; tandis que beaucoup de Russes peuvent lire directement la presse occidentale. Difficile de mener une propagande efficace pour le Kremlin dans ces conditions... Mais très facile en occident, en ce qui concerne la Russie, pour les néoconservateurs...
Et donc l’Occident ne fait pas envi en Russie... Mais alors pas du tout. Notre monstrueuse hypocrisie de donneur de leçon néocoloniaux dégoute le monde entier, pas seulement les Russes. Nous condamnons au nom des « droits de l’homme » (auxquels j’adhère complètement, ne vous méprenez pas) instrumentalisés et à géométrie variables, qui ne s’appliquent qu’aux pays qui ne nous vendent pas de matières premières à vil prix ou qui ne font pas tout ce qu’on leur dit de faire, quel que soit l’application des principes des libertés publiques dans lesdits pays. Et ça ne passe pas du tout inaperçu, en Russie comme ailleurs. Nos guerres à répétitions justifiés par des prétextes fallacieux non plus. J’en passe et de meilleurs.
D’ailleurs, le gouvernement russe justifie son intervention en Ukraine par toute une palanquée de jurisprudences du droit international que nous avons établie nous même, nous autres occidentaux, quand ça nous arrangeait : responsabilité de protéger, droit des peuples à l’autodétermination, droit des peuples à disposer d’eux même, etc. Et je suis de ceux qui pensent qu’il est objectivement difficile de lui donner tort : la gentille démocratie ukrainienne qui a interdit tous les partis d’oppositions avant de lancer son armée sur sa principale minorité ethnique coche objectivement toutes les cases...
Troisièmement :
Un monarchiste qui s’inquiète des libertés publiques en Russie... Comment dire...
Ce graphique est trompeur. Il ne tient pas compte de la croissance depuis 2012. C’est ce que dit la légende : dépense et recette nettes.
De fait, un autre graphique montrerait que les dépenses en pourcentage du PIB n’ont pas augmentées depuis 2012. Ce sont les recettes qui ont baissées.
Faire des cadeaux aux riches feignasses étaient censé ruisseler. Ben non, les feignasses ont continué à faire ce qu’ils ont toujours fait : spéculer en bourse et planquer leur magot dans les paradis fiscaux. Parce que ce sont des grosses feignasses, leur donner plus de fric ne change rien.
Il faut les saigner à blanc (financièrement).
D’abord parce qu’ils ne servent à rien et que la constitution stipule explicitement que les inégalités sociales ne peuvent être justifiées que par l’utilité commune.
Ensuite parce qu’ils achètent la presse et orientent le débat démocratique, ce qui est absolument inadmissible.
Et enfin parce qu’ils ne font ABSOLUMENT RIEN avec leur pognon. Rien de rien. Autant que l’État le prenne et en fasse quelque chose, ça ne peut pas être pire que ses masses colossales de pognon qui tournent dans la spéculation ou s’entassent au Bahamas, ou ailleurs.
Vous ne vous rendez sans doute pas compte que vous confirmez de façon éclatante que nous sommes du mauvais côté du nouveau « rideau de fer ».
Ces censures et interdictions culturelles n’ont aucuns équivalents en Fédération de Russie.
Elles sont de plus ridicules et contre productives si vous voulez vraiment envoyer un signal aux Russes, puisque c’est affirmer que le problème n’est pas la politique de la Fédération, mais la culture et le patrimoine russes eux mêmes.
En fait, vous faites parti des gens complètement envoutés par les fascistes ukrainiens. Vous poursuivez en France exactement la même politique que celle qui a menée au conflit : interdiction de la langue et de la culture russe et persécution (allant jusqu’au massacre) des citoyens ukrainiens de culture russe.
Vous devriez regardez d’un peu plus près tous les monuments aux collaborateurs et autres criminels de guerre érigés dans la « Nouvelles Ukraine ». En commençant par l’avenue Stepan Bandera qui mène au ravin de Babi Yar. Mais il y en a bien d’autres, de plus en plus nombreux lorsque l’on s’approche de l’ouest du pays.
Je ne sais pas pour le discours de Poutine, mais je trouve que ça n’est pas du tout le genre de discours que Poutine prononce habituellement.
Pour ce qui concerne Sarkouille la Fripouille, là, vous avez raison, il n’y a aucun doute : c’est absolument n’importe quoi.
Cette conversation, comme la plupart des conversations entre chefs d’états, aurait eu lieu à huis clos. Pas d’enregistrement pour la postérité, donc certains peuvent écrire tout ce qu’ils veulent.
Ça vient du bouquin d’un type déjanté dont je ne le souviens plus le nom. Aucune autre source ne mentionne cette échange. Dans le même livre, il écrivait aussi que Poutine avait lâché ses chiens sur Merkel, et un tas d’autres énormités invraisemblables et, naturellement, invérifiables.
Il va de soit que tous les intéressés ont démentis les élucubrations du type en question.
Mais au fond, il avait bien raison : calomniez, calomniez, il en reste toujours quelque chose. Et vous venez de le prouver.
Et Sarko un peu HS lors d’une interview après une rencontre avec Poutine, beaucoup on mit ça sur le compte d’un ou deux verres de vodka de trop. C’est beaucoup plus plausible, d’autant plus que les relations entre la Russie et la France en particulier, et l’occident en général, n’étaient pas vraiment mauvaise à cette époque.