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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 29 mars 2011 17:09

    Pourquoi devrais-je le leur dire ?
    Ils ne sont pas forcément dans le déni, eux.




    Ainsi que j’ai déjà essayé de vous l’expliquer, si Fuku vire au désastre mondial, les Japonais vont avoir deux focales à utiliser. D’une focale ils devront considérer qu’ils ont fait confiance à leurs nucléocrates et que ces derniers les ont trahis « C’est de votre faute »
    De l’autre focale, ils devront considérer leur responsabilité de Japonais vis à vis du Monde « Nous avons voté nucléaire, nous sommes donc responsables des accidents du nucléaire »

    Les Karens, les Dogons, les Inuits, les dauplins, les Suisses, les anguilles et les Argentins, quand ils vont s’en prendre plein la tronche, ils iront réclamer au Japon, donc aux Japonais, à tous les Japonais et par le biais de l’Etat japonais, en aucun cas à Tepco (qui pourrait faire faillite, qui pourrait être nationalisé).

    Même au Japon et même pour les Japs, les dégâts de la catastrophe nucléaire seront pris en charge par l’Etat (qui se retournera comme il pourra contre Tepco). Si ça tourne vraiment très mal, le Japon sera si chargé d’indemnités à devoir au Monde, qu’il est même possible, que pour la première fois de l’Histoire, on décide d’élargir le périmètre des responsabilités à tous les pays modernisés ou à tous les pays nucléarisés, par exemple.

     

    Si tous les Japonais étaient, comme vous, bloqués sur la simple focale « Cépanou, c’est Tepco qui est responsable » , ils enverraient paître tous les demandeurs de comptes, vos enfants stériles compris, en les renvoyant vers Tepco ou ce qu’il en restera.



  • easy easy 29 mars 2011 16:26


    Contrairement au chat de Schrödinger, l’homme est vivant ou mort. Le combat d’Amnesty International est alors intellectuellement très simple.

    Et les résultats, positifs ou négatifs, sont chiffrables et probants.

    En l’occurrence, A.I. nous dit que les chiffres vont dans le bon sens. C’est parfait. Mais facile.
    Et peut-être bien pervers.


    Une personne, peut être tuée, mais elle peut aussi se tuer. Il y a au moins 1 000 000 de suicides par an dans le Monde. Il y a une relation entre ceux qu’on exécute et ceux qui s’exécutent. Aussi difficile à traiter soit-elle, A.I. devrait s’y coller. 


    Lorsqu’un pays deviendra un bon pays parce qu’il ne décapite plus ses détenus, il les enfermera à vie. Il placera donc ces personnes en situation de désespoir absolu, comme s’ils étaient dans le couloir de la mort mais sans aucune indication de date.



    Le suicide c’est un désespoir et le plus souvent, quand la santé est correcte, ce désespoir tient à la privation du minimum d’amour et de considération. On doit se sentir au moins un peu aimé, indispensable, retenu à la vie, pour supporter les charges et les perspectives funestes de la vie.

    Tuer quelqu’un d’une balle dans la tête est lourdissime de conséquence certes mais ça n’a rien d’absolument infâme. Des millions de soldats ont fait ce geste et ont même été décorés pour ça. Ce qui est infâme et que même un soldat ne doit pas faire, c’est torturer.

    La torture comprend deux volets. Celui de la douleur présente et celui du désespoir qu’elle perdure.
     
    De même que des gens se suicident, des gens se l’infligent, la douleur. Des gens portent un cilice, d’autres se flagellent, d’autres vont à Compostelle à genoux.
    Ils ont mal, mais ils cessent quand ils le veulent.

    Ce n’est pas la douleur qui est infernale dans la torture, c’est le fait que le tortionnaire est en pleine forme et qu’il peut continuer des années. Ce n’est pas la douleur qui provoque le désespoir c’est le sentiment qu’on ne va pas en sortir.

    Un enfant, quand il se fait mal, il panique non exactement de la douleur mais d’une inquiétude que ça ne cessera pas. Ses parents le rassurent en lui disant que ça cessera. Il a toujours aussi mal mais déjà il sourit.

    Si l’on considère que la Société ne serait ni digne ni exemplaire de tuer un tueur, on doit considérer que la Société ne serait ni digne ni exemplaire de désespérer quelqu’un qui a désespéré.



    Aucune peine ne devrait être infinie et les conditions d’incarcération, même de courte durée, ne devrait jamais inciter au désespoir.

    En focalisant sur les mises à mort, en affirmant que la mise à mort c’est de la barbarie, en répétant aux pays qui exécutent qu’ils devraient prendre exemple sur la France par exemple, on va à dire que l’avoir abolie suffit à faire de nous des civilisés et que la situation dans nos prisons est non seulement valable mais exemplaire.

    Elle est en réalité infernale. Car un condamné à mort, de nos jours, peut très bien, ne serait-ce que face à lui-même, crier que c’est une horreur, qu’on lui fait vivre une horreur. Alors que nos prisonniers, qui sont généreusement épargnés de ma mise à mort ne peuvent même pas penser qu’ils sont en enfer. Ils ressentent l’enfer, ils le vivent mais ne peuvent pas le dire puisqu’ils sont officiellement de petits veinards.

    Mieux vaut être exécuté, mieux vaut se suicider qu’être incarcéré en France dans les conditions actuelles. Offrons une gélule de cyanure à tous nos prisonniers et demain, il n’en restera pas la moitié en vie.

    Le fait que d’autres pays en soient à exécuter est extrêmement opportun à notre besoin de dénier notre enlisement intellectuel et moral. Tant que d’autres pays exécuteront, si possible par pendaison au bout d’une grue, nous nous considérerons comme étant exemplaires et dispensés d’avoir à évoluer.


    Il y a énormément de Bidochons qui savent répéter qu’il ne faut pas laisser un criminel sortir parce qu’il pourrait recommencer. Puisqu’il s’agit d’enfermer quelqu’un parce qu’il pourrait tuer et que la très grande majorités des cas où l’on est tué c’est par un primocriminel, il faudrait, si l’on refuse de courir le moindre risque, nous enfermer tous.



  • easy easy 29 mars 2011 14:57

    La leçon ?
    Bin c’est qu’on aura beau avoir des pustules partout, on refusera toujours de voter pour un candidat antinucléaire et on continuera d’arpenter AVox en criant que les salauds sont les nucléocrates.




  • easy easy 28 mars 2011 23:18

    J’ai étudié un peu l’Histoire et j’ai remarqué que bien des engagements militaires ne sont pas qualifiés et parfois même pas annoncés. Ce n’est qu’après, une fois les eaux décantées que les historiens qualifient ces engagements et la plupart du temps les qualifient de guerre.

    En Février 1979, sans rien dire, la Chine attaque le Vietnam, qui se défend et la repousse. Un mois plus tard, la Chine s’est repliée. Il n’y a eu aucune déclaration de guerre ni signature de paix et l’Histoire retient cet évènement sous le nom de guerre sino vietnamienne.

    Guerre du Sinaï pareil.



  • easy easy 28 mars 2011 22:54

    Attention Alexis.

    Vous avez cité trois points que vous considérez importants à examiner si par exemple on faisait le procès de Sarko-Libye.

    Je serais l’avocat de la défense, je passerais vite sur les deux derniers et je vous enfoncerais sur le premier point, celui de la moralité.
    Parce que des 3 points c’est le plus subjectif et que je pourrais donc tirer dessus la magnifique couverture des transcendances archangistes.

    Si au moment du procès, et c’est là un point important, je peux aligner quelques morts dans le camp de mon client, il me sera très facile, au nom des transcendances objet de ce papier, de vous imposer la décence. « Comment osez-vous vous poser en moraliste alors que nos hommes ont sacrifié leur vie pour sauver le veuve et l’orphelin bla bli bla blo »


    Vous ne voulez pas de ce genre de guerre ?
    Alors ne gaspillez plus votre salive à discuter morale donc transcendances avec les va-t-en-guerre. Comme il n’y a plus de morts de notre côté, contentez-vous de l’argument le plus sûr ; le fric.
    Vous refusez de dépenser le moindre euro pour cette guerre et elle ne peut pas avoir lieu.

    Je crois que l’idée est trop nouvelle, vous n’arrivez pas à l’intégrer.

    Réfléchissez-y et vous verrez qu’il est infiniment plus facile de bloquer une guerre en s’entêtant à ne parler que de son coût qu’en acceptant de discuter avec ses promoteurs sur le terrain des transcendances.
    Patrie, honneur, moralité, tout ça c’est des pièges tissés du fil de « braves morts pour nous »
     S’il n’y a plus de « braves qui se sont sacrifiés pour nous » il devient possible de rejeter tout débat sur des transcendances et s’arquebouter alors sur les sous, rien que sur les sous.

    Pas de sous, pas de guerre.

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