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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 31 mars 2011 10:08

    clap clap clap !



  • easy easy 30 mars 2011 23:13



    J’étais du genre homme orchestre. Je démontais le moteur de ma voiture, je recousais mes blessures. Des joystick sans conséquence je n’en ai jamais tenus, des manches lourds si et de toutes sortes. Du coup, je trouvais logique de prendre ma part de pilotage de la politique sans la trouver hors de portée


    «  »" vous pensez que les citoyens sont bien contents de pouvoir trouver des boucs en cas de problèmes, et de vivre leur vie sans participer activement à la vie politique.

    J’aimerai déjà savoir comment vous pouvez affirmer de telles généralisations«  »« 

    Je vous l’ai dit, je parle d’expérience. Je l’ai constaté à mon grand étonnement. Mes concitoyens préfèraient faire l’amour ou jouer à la Nintendo que passer leur soirée à rechercher avec moi des solutions pour réduire le nombre d’accidents en ville ou la facture de chauffage des écoles. 


    La division du travail n’était pas aussi marquée il y a 300 000 ans que de nos jours. A part la grande division du travail entre hommes et femmes qui existait souvent, au sein d’un même sexe, chacun faisait à peu près de tout.
    C’est à mesure que les travaux sont devenus plus précis pour fabriquer des objets plus précis, que les spécialisations se sont marquées

    Autant de métiers, autant de postes de pilotage. Et le pilotage politique est donc devenu un métier au même titre que restaurateur ou marin-pêcheur. On peut tous aller à la pêche et certains d’entre nous sont des champions ; Mais 97 % d’entre nous préfèrent acheter leur poisson à un professionnel, préférant se consacrer à leur propre métier

    Lorsqu’on fantasme de voir tout le monde piloter la politique, ça revient à fantasmer que tout le monde pilote son chantier de maison ou de logement HLM, le transport de ses légumes, l’abattage de ses poulets, le fonctionnement des centrales, l’incarcération des détenus, les extinctions d’incendies et les guerres.

    En ce moment, nous avons sous les yeux le spectacle d’un peuple où tout le monde pilote la guerre. Ca ne donne pas le sentiment d’une grande efficacité.

    Si chacun devait tenir le manche de la politique, le Benghazi qui est en train de fuir les loyalistes devrait avoir en même temps un oeil sur les salaires des assistantes maternelles, sur les taxes d’importation, sur la normalisation des étiquettes de poireaux, sur l’équilibre de la caisse de retraite des concierges....



     »«  »"
    Malgré tout, vous affirmer qu’il faudrait laisser les citoyens du monde entier en général, dans leur état léthargique puisqu’ils s’y complaisent. 
    C’est là avoir une bien mauvaise ambition de l’évolution et de la société humaine que nous devons viser.«  »«  »

    Vous frôlez le mépris, de quoi je ne sais pas bien mais je sens du mépris.
    Pour ma part, je l’ai déjà dit, j’ai la particularité de ne pas mépriser l’état des choses. je vais à considérer que cet état résulte de milliards de volontés et que je n’ai pas à juger, certainement pas de manière négative.


    Si par exemple je me trouvais à la place d’Henry Dunant devant le spectacle de Solférino, j’aurais mille choses à dire pour convaincre de soigner ls blessés sans avoir le moins du monde besoin d’exprimer du mépris. De la colère peut-être, de la révolte peut-être, du mépris non.

    Nos concitoyens ne sont pas léthargiques, en tous cas pas plus que vous, que moi ou n’importe quel agoranaute.
    Il y a certes des individus plus nectoniques et d’autres plus planctoniques mais chacun fait sa part et ceux qui se prennet pour des lumières se mettent s’éblouissent de leur prétention.

    Proposons des idées, des projets, des solutions et laissons les autres disposer, sans les mépriser s’ils n’en veulent pas.




    «  »«  »
    Non, plus sérieusement, laissons les gens se faire embourber dans des problèmes toujours plus énormes, au moins les lynchages et les décapitations seront toujours plus beaux à voir. 
    Si pour vous le but d’une société est la décapitation des fautifs à qui on a permis de l’être pour nous divertir par la vengeance malgré tous les problèmes que cela nous cause, alors oui, nous devons effectivement ne jamais nous passer de dirigeants«  »"

    Là aussi je sens poindre le mépris consolateur du dépit. 
    Oui la société veut toujours des boucs, elle en a besoin. Ce n’est pas la naissance de Jésus, la mienne ou la vôtre qui changeront cet état de fait qui existe depuis la nuit des temps.



    J’ai 15 ans de plus qu’à l’époque où je pensais pouvoir refaire le monde, réussir un coup comme celui de Dunant. Bin....que dalle. J’ai fait mes remous et cétou.

    Mais peut-être aurez vous plus de talent ou de chance que ma misérable personne. Je vous le souhaite en tous cas.

     smiley




  • easy easy 30 mars 2011 19:52

    «  »«  »«  » qu’on arrête de créer de toute pièces des catégories imperméables,«  »«  »"

    Désormais beaucoup plus circonspect sur la nécessité d’intervenir fortement ou brusquement sur le cours des choses, l’ancien agité que j’étais demande à examiner ce point.

    Je crois pouvoir démontrer que cette imperméabilité, si elle vous révolte comme elle m’avait autrefois révolté, nectoniques que nous sommes, est voulue par les planctoniques de la politique (car plancton ou necton s’analyse domaine par domaine).

    Mon voisin n’est pas une méduse, il a deux bras, deux jambes et s’en sert même mieux que moi quand il escalade une falaise à Cassis. Par ailleurs, il pilote fort bien son imprimerie. Mais, va savoir pourquoi, concernant le pilotage de l’Airbus, de ses vaccins, de la politique de sa ville, de son pays, il préfère s’en remettre à d’autres.

    Et cela avec une détermination qu’en bon nectoniste on n’imaginerait pas. Il tient absolument à ce que l’ongle incarné de son fils soit examiné par le médecin, surtout pas par lui. Il tient à ce que ce soit son banquier qui décide de ses possibilités de remboursement et surtout pas lui. Il tient à ce que ce soit son garagiste qui contrôle sa voiture et refuse d’en prendre la responsabilité. Sa responsabilité consiste à choisir le modèle de voiture, la station d’essence et l’assureur. La garantie, l’entretien, les contrôles, il tient à ce que ce soit un autre qui s’en occupe.

    Vous l’aurez compris, à part quelques hommes orchestres qui tiennent à tout piloter, la plupart des gens tiennent à piloter le minimum de choses conséquentes.

    Si à tout moment, dans notre pays en déroute, il y a 5 millions de personnes, même jeunes, en âge d’être actifs, qui tripotent un joystick devant un jeu, un vélo, un jet ski, un skate, un kart, une queue de billard, une cigarette, un verre de Gin , un forum, c’est qu’ils veulent bien piloter un truc sans importance ni conséquence ni responsabilité, mais pas quelque chose d’important.

    En attendant de changer d’avis, je crois que l’homme, dont le physique est pourtant nectonique, se fait le plus souvent possible plancton parce qu’il préfère l’innocence du passager. (Il y a plus de gens dans la salle que sur la scène)

    C’est que voyez-vous, le necton animal, il choisit sa voie pour sa seule carcasse (et un peu sa progéniture pendant quelques mois). Alors que le necton humain, va savoir pourquoi, a conçu le voyage en masse sous l’égide d’un pilote. Si le pilote ne s’endort pas au volant et que le voyage se passe bien, il est porté au Capitole. Sinon, il est poussé de la roche tarpéienne.

    Comme j’ai aussi eu des restaurants et qu’on y organisait des mariages, j’ai vu des couples ou parents angoisser parce qu’ils devaient piloter pour la première fois de leur vie le sort d’une soirée festive. Autant vous dire que je devais alors tenir le manche à leur place, leur proposer tout le programme et leur garantir qu’ils ne seront pas raillés par leurs invités. 

    Ainsi, dans les hypothèses que vous et moi avons faites de pilotage direct par disons 15% de la population, ces 15% étant tournant au gré de la météo et des humeurs, qui décapiterait-on en cas de crash ? 

    Dans les sociétés (qui sont donc pirogues, caravelles ou paquebots) la majorité des gens tiennent à être passagers et tiennent à pouvoir distinguer un pilote pour en faire, le cas échéant, le bouc.



  • easy easy 30 mars 2011 16:50

    «  »«  »«  »«  »«  »« savez-vous que la série »les Rois Maudits« qui avait fait un tabac il y a 20 ans, a été un véritable fiasco dernièrement ? (c’était dans l’émission de TADDEI avec P. BELLEMARE) »«  »«  »«  »«  »

    Oh punaise de punaise ! Non Parkway, je ne savais pas (je n’ai pas la télé)

    Cette série était extrêmement intéressante car elle nous permettait de faire des milliers de liens entre des situations anciennes et les nôtres, y compris familiales ou de voisinage, pas seulement de grande politique. 

    Il est bien triste qu’une telle source de compréhension de notre psychologie et de notre histoire soit désormais sans aucun intérêt pour les plus jeunes



  • easy easy 30 mars 2011 16:37

    Votre assertion est celle de votre titre « Le système représentatif est obsolète »


    Pour ma part, j’avais fait un papier ici, qui portait pour titre « les élus c’est dépassé, on peut désormais s’en passer »

    Nous aspirons, vous et moi, à un pilotage plus direct, entre les mains de tous, des affaires du pays.


    Mais sur tous les sujets, j’ai tendance à considérer tant notre planctonisme que notre nectonisme. Je respecte les deux états d’esprit et le résultat final. Je respecte l’état actuel des choses car je considère que les gens (de toutes natures) l’ont voulu ainsi et que le l’enveloppe du vouloir n’est pas universelle mais adapté à l’échelle ou la situation de chacun. 
     
    Confronter la volonté du renard et celle d’une méduse ou d’un germe de soja pose le problème de la définition du mot volonté dont on pressent que son périmètre est fort variable. Mais entre des humains aussi. L’’enveloppe des vouloirs d’un Cheyenne est certainement moins matérialiste et peut-être plus métaphysique ou chamanique que celle d’un Sarkozy. Et celle d’un Sako de 30 ans diffère aussi de celle d’un Sarko de 85 ans.

    Les contours de la volonté et du bonheur n’étant pas les même chez tous, j’ai un peu de mal à juger à la place des autres de leurs frustrations ou de leurs aspirations. Je peux croire que la situation du valet est mauvaise alors qu’il trouve peut-être que c’est la mienne qui l’est.


    Et ces considérations philosophiques rejoignent mes expériences de terrain.

    J’ai été conseiller municipal d’une grande ville. Il y aurait eu la possibilité pour tous les citoyens de tenir directement et collectivement les manches. J’ai tout le temps essayé d’intéresser mes concitoyens à venir participer. En vain. Et je comprenais que plus ils me voyaient m’agiter plus ils restaient en pantoufles. J’ai plusieurs fois raconté ce phénomène ici. Plus une mère s’agite autour de la table, moins les convives bougent.
     
    Alors, si nous mettions en place un moyen commode de tenir la manche à distance, par exemple par le biais d’internet, la moitié d’entre nous sera enchantée de piloter le joystick mais l’autre moitié ne s’y intéressera pas.
    Certes, chaque plancton pourra d’un instant à l’autre devenir plus actif et branler un peu un manche de temps à autre mais en moyenne, la moitié des gens piloteront pour l’autre moitié.

    C’est à cause de cela que partout dans le monde, les choses sont comme elles sont et que les masses se laissent volontiers piloter par quelques uns. 

    Vos propositons ou les miennes sont très jolies et peuvent plaire à 10 ou 15% des gens. Mais les autres préfèrent la situation actuelle qui leur permet, quand ils en ont envie, de se plaindre, de lyncher aussi et se poser en victimes, en innocents.

    On est bien plus facilement innocent quand on ne fait pas que quand on fait.


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