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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 1er avril 2011 13:48

    Etudier l’Histoire, la raconter, oui.

    Mais argumenter de faits ou d’attitudes remontant à des siècles pour railler, défaire ou ridiculiser une personne morale immortelle, c’est se payer de morts à bon compte.

    Alors quoi, les uns vont railler l’Eglise en évoquant le Chevallier de la Barre, les autres vont railler la République en évoquant la Terreur ?

    Les uns vont railler que les nouveaux républicains n’utilisent plus la sémantique de Saint Just, les autres vont railler que les nouveaux catholiques n’utilisent plus la sémantique de Jules II ?

    La belle jambe que ça nous ferait. !



  • easy easy 1er avril 2011 13:15

    Pour en rester au seul présent, Fukushima c’est une pollution continue avec gradients de nocivité (car il y a plusieurs gradients selon les isotopes et les vecteurs).

    Toujours au présent. En trois semaines, on n’a pas su réduire les émissions, au contraire.

    Selon ce présent, on doit projeter que la réduction des émissions n’est pas pour demain.

    Il y aura donc forcément émigration de Japonais, rejet du nucléaire et du japonais tels que jusque là définis. Mais leur définition est en train de changer allant à contrecarrer ce rejet.



  • easy easy 1er avril 2011 12:38

    Je passe sur les arguments économiques où il y aurait pourtant beaucoup à dire car c’est toujours à partir d’eux (depuis que le Juif n’est plus le porteur de peste) que se mettent en place les renvois à la mer. 

    Hormis donc le sourd mais grandissant argument économique, l’avancement volontaire (par vrai suicide ou par euthanasie forcée) poserait un problème psychologique insurmontable. Je dis problème comme je dirais noeud gordien ou ouroboros.

    Un enfant demande à sa mère quand il va mourir et sa mère répond dans très longtemps. Sans que ce soit toujours très explicite, elle indique à son enfant non seulement que c’est pour dans une échéance à perte de vue, inimaginable donc à ne pas considérer, mais aussi qu’elle ne souhaite pas que ça se produise.

    La mère mais aussi les amis, sur notre lit d’enfant, nous souhaitent la plus grande longévité possible (ce voeux n’est pas clairement énoncé en France, il l’est en extrême Orient). Ce n’est pas tant le fait qu’on espère pour nous une longue vieillesse qui est réconfortant, c’est le fait que les gens semblent refuser notre mort rapide, autrement dit ils ne visent pas à nous tuer et iraient même à nous porter secours. Cette perspective d’une protection sociale est fondamentale du goût de vivre de l’enfant (et elle est hélas souvent très tôt altérée par bien des injures ou manifestations hostiles)


    Si l’on en venait à une convention selon laquelle un vieux devrait se suicider vers 70 ans et que la chose se systématise, même si ce seuil des 70 ans est décrété non abaissable, ça perturbera profondément la psychologie des enfants. C’est que l’air de rien, peut-être même chez les sauvages isolés, chacun vit avec certes la déprimante perspective de sa mort inévitable mais aussi et par défense, par protection contre la dépression, avec un fantasme d’immortalité. Sans ce délire personne ne construirait rien qui ne dure plus de 50 ans.

    Si une sorte de machine dieu, chais pas quoi nous mettait à mort pile à 70 ans. Nous nous retrouverions seuls animaux au Monde à savoir qu’ils mourront et à savoir aussi qu’il n’y a aucun espoir de gratter une seconde de plus. Autant dire que l’humanité ne sera plus du tout la même.



  • easy easy 1er avril 2011 12:06


    Ce papier n’est malheureusement pas un poisson d’Avril.



    Toutes les récupérations sont des stratégies économiques, celles d’images aussi.

    Dès que se présente l’opportunité de récupérer une image célèbre, donc porteuse de transcendances, donc d’autorité (même celle d’un Dalaï lama), on réalise une économie d’investissement, on s’autorise à moindre frais.

    On récupère les pierres des anciens palais et on reconstruit le sien à moindre coût. Parler de Chagall, en bien comme en mal, c’est récupérer sa célébrité, c’est s’autoriser. Si Chagall en est d’accord, c’est correct ; si Chagall en est blessé, c’est incorrect.

    Constater cette ergonomie d’autorité et inviter les autres à le constater nous éclaire.
    Mais critiquer ceux qui pratiquent cette économie c’est railler la paille de l’autre en étant aveugle de sa propre poutre.

    Car s’il est vrai qu’il fallait autrefois payer cher pour être cow-boy et que de nos jours en porter l’image est économique et ne fait courir aucun danger, se moquer du faux cow-boy c’est jouer le faux-indien sans avoir non plus à payer le prix que payait le vrai Indien pour l’être.



    Le doigt qui accuse, défait ou ruine sans rien risquer est celui d’un lâche.
    En ce moment railler Johnny est aussi facile que railler le nucléaire ou les politiques.




  • easy easy 31 mars 2011 19:59



    Oh punaise me voilà cul en l’air !

    Pendant deux semaines j’ai haï les catastrophes et là pof, je les trouve hilarantes.

    Le pire c’est que je ne sais même plus si c’est bien ou mal d’en rire, d’en pleurer, d’en pleurire quoi.

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