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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 17 mars 2011 14:49

    Les longueurs.

    Un film sans longueurs pense pour nous. Chaque situation y est virtuellement commentée, il ne nous reste plus qu’à la prendre comme elle est paquetée et nous sommes disponibles pour avaler la scène suivante, tout aussi précuisinée.

    Toute longueur dans un film, par exemple un plan fixe de 4 h sur un grain de blé, est une invitation à réfléchir par nous-mêmes, à trouver nous-mêmes un sens à cette attention. Merde, je viens de passer 4 h à fixer un grain de blé, faut absolument que je trouve matière à en dire ou redire sinon c’était du temps perdu. Et on trouve, forcément. A dire ou à redire. Au moins à soi-même.

    Des scènes de goutte d’eau qui glisse sur une herbe, il y en a, au total des plombes et des plombes au cinéma. Chacune de ces scènes nous a permis de penser à quelque chose d’inédit, de manière inédite, très personnelle et intime. Ce qui fait l’impossibilité d’en parler ensuite avec d’autres et donc son allure improductive d’intérêt.

    Pour un Pffff c’est trop longuiste, ce qu’il ne peut pas refourguer sans peine à autrui, est sans intérêt. 



    Into the wild est un film relativement dense pour des raisons commerciales. Mais il nous ferait plus réfléchir sur nous-mêmes en allongeant bien des scènes d’inaction.



  • easy easy 17 mars 2011 14:19

    En France, aux EU, au Japon aussi probablement, il y a des interconnexions entre les lignes (en tous cas au sein d’une même entreprise)

    Mais il s’agit alors d’interconnexions permettant à une centrale d’injecter du courant à la place d’une autre.

    Ce que Fukushima révèle peut-être c’est que si le dispositif de sortie du courant d’une centrale n’est pas forcément réversible, il faudrait non seulement les interconnecter entre elles au niveau des lignes mais également rendre leurs installations de départ réversibles en installation d’arrivée.



  • easy easy 17 mars 2011 14:10

    La déliquescence morale est établie lorsque plus aucun d’entre nous n’entreprend de réfuter immédiatement, d’emblée et par pleine confiance, une accusation contre notre Chef. 



  • easy easy 17 mars 2011 13:46

    Très intéressant sujet. Merci.

    Il ne serait pas permis d’être zen ou de rester zen (deux choses différentes entre lesquelles il y aurait beaucoup à dire) face à la désolation des autres ou face à la fin de tout (et là encore il y a à dire entre ces deux cas).

    En gros, plus on a laissé jaillir un sentiment, plus on s’est exprimé et prononcé, plus on souffre que les autres ne partagent pas cette direction.

    Quand on explose de rire, on est contrarié de n’avoir pas entraîné les autres dans son sillage panurgique.
    Quand on veut se reposer on ne supporte pas que les autres ne passent pas eux aussi en mode veilleuse.
    Quand on se sent euphorique on en veut à ceux qui n’ont pas envie de sortir danser.
    ....

    Alors c’est bien ou pas bien de panurger aux sentiments exprimés les plus éclatants ?
    C’est bien pour réaliser le ciment social et calibrer le zéro du fou (quand on est souvent seul à rire , on est à tendance schizo) mais il est indispensable qu’il subsiste des ilôts de résistance à l’unimisme.
    L’unanimisme absolu c’est le paradis et le paradis c’est mortel.


    Il doit y avoir friction (ou désaccord ou dysharmonie) entre nous. Nous avons besoin de frictions au sein de cohésions.

    Il existe des moments admirablement orchestrés pour que 80 000 personnes aient le coeur qui bondisse à la même fraction de seconde (sur un stade par exemple). Et fort heureusement, quand une masse panique majoritairement, il vaut mieux qu’il y en aient qui travaillent leur zénisme pour éteindre les incendies ou transporter les blessés sous les bombes.



  • easy easy 17 mars 2011 12:42

    Il y a 40 ans, quand Fukushima a été construite, on n’avait pas d’expériences de cata nucléaire à se mettre en vue.
    Il fallait contruire des centrales compétitives par rapport au prix du pétrole. Le projet Fukushima remonte sans doute à 1965 alors que le premier choc pétrolier a eu lieu en 73. Vers 65, le pétrole n’étant pas cher, si l’on partait vers l’option nucléaire, il fallait faire des centrales à bas coût.
    ( A l’époque, on n’avait même pas les outils DAO CAO)


    Cette centrale colle avec l’esprit et le contexte de 1965 1970.



    Hélas, une fois construite, une centrale ne se modifie plus que sur des détails car elle doit conserver sa rentabilité.
    Sauf nationalisation, ce point est capital, une centrale ne peut pas être lourdement améliorée au fur et à mesure qu’on découvre ses faiblesses ou dangers.

    L’AIEA avait récemment fait des remarques d’insuffisance à cette centrale mais hormis la mise en arrêt définitif prévue pour un des réacteurs, l’entreprise ne pouvait pas améliorer profondément sans obérer sa rentabilité.

    Il y a un mois, on aurait demandé aux Fukushimen comment ils voyaient une centrale idéale, ils auraient probablement répondu qu’elle serait déjà située 20m plus haut.
    (Mais attention, 30 m de dénivelé ./. mer c’est autant de hauteur de pompage à assurer et les pompes ont besoin de courant. Il faudrait donc d’énormes et solides réserves d’eau situées à 50m pour refroidir en secours une centrale située à 30m.

    Autre leçon qui serait tirée de cette catastrophe c’est que toutes les centrales devraient être interconnectées (bonjour les pylônes et lignes en plus) afin que chacune, quand elle ne peut plus produire du courant, puisse au moins en recevoir sans avoir à compter sur les seuls groupes électrogènes.

    Mais principalement, le temps d’effectuer notre virage de sortie du nucléaire, nous devrions rechercher une solution pour, en cas d’urgence, pouvoir séparer les pastilles de combustible, pour défaire les barres où, rassemblées, elles s’échauffent même au repos.

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