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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 12 mars 2011 15:35


    Bon, va pour 50

    grâce à ça

    «  »«  »«  »«  »«  ».... il faut , dans ces cas-là qu’il y a ait des centres d’appel qui permettent de savoir où sont les lieux les plus en difficulté.
     «  »«  »«  »«  »«  »

    Les medias ce n’est pas 1 million de personne mais à peine 300 dans un secteur donné.
    Les pouvoirs publics, sauf à décupler les impôts, sont également très limités en moyens et suffisent tout juste à des situations tranquilles.
    Il faut donc une mobilisation des citoyens survivants pour alimenter une banque d’informations.

    Ici et là, depuis le vieux « Téléphone rouge » d’Europe 1, cette idée fait son chemin et pendant les premiers jours, toutes les infos qui nous venaient de la Libye étaient le fait de quidams et toutes aboutissaient sur la Toile. Ce n’est peut-être pas un Point mais c’est tout de même un Lieu.

    Je pense qu’un jour les Etats organiseront, imposeront une centralisation des infos lors des catastrophes. Mais il y a également plein d’inconvénients à une centralisation, à commencer par le triage, à finir par la difamation et l’intox en passant par la panne du Central.

    Et puis ne perdons jamais de vue que l’info, de nos jours, nécessite de l’électricité et des réseaux de communication intacts. Le jour où l’on saura préserver cette base dans tous les cas de figure, on saura maintenir une bonne information.



    (C’est le système d’alerte au tsunami centralisée depuis 2004 qui a prévenu l’arrivée de l’actuel tsunami. Le problème ici c’est que de son épicentre à la côte, il n’y avait que quelques minutes)



    Vous avez dit en avoir appris plus par des coups de fils aux proches que par les medias mais vous n’avez encore pas apporté ici la moindre info exclusive.




    Non finalement il vous faudra bien les 100 lignes pour devenir un peu plus humble.




  • easy easy 12 mars 2011 14:33

    Reconstruire ailleurs.

    Une centrale a besoin à la fois d’avaler de l’eau froide et de recracher de l’eau chaude (inévitablement un peu radioactive, même en troisième, même en cinquième circuit).
    Sauf à disposer d’un autre énorme échangeur thermique, on va donc à installer les centrales au fil de grandes masses d’eau. Par exemple au bord de la mer. Certes. M’enfin installer une centrale nucléaire au ras d’une mer constamment tsunamisée, c’est bien plus prométhéen que poule mouillée ou chat échaudé.

    Un port, il faut forcément qu’il soit au ras de l’eau, alors d’accord. Des serres, il faut forcément que ce soit sur terrain plat et comme il n’y en a qu’au bord de la mer, d’accord aussi. Mais autour de ce port, autour de ces serres et potagers, construire des maisons puis des magasins, puis des écoles, puis des pompiers puis des trains puis des aéroports, c’est mépriser systématiquement la superstition, la peur du danger et c’est adorer Prométhée, l’audace et la gloire (gloire et prudence étant incompatibles)

    Les prométhéens sont attirés par les endroits où il y a le plus d’argent, ça va de soi, mais où il y a aussi des superstitions et des traditions à dézinguer. Leur prométhéisme n’en prend que plus de relief.



  • easy easy 12 mars 2011 13:54

    Bonjour Annie

    «  »«  »«  »«  »«  »Il y a l’autre résilience, celle qui est désormais un objectif politique. Il ne s’agit plus d’aider les gens à s’adapter à des situations difficiles, mais de leur faire accepter la normalité de ces situations. Je prendrai un exemple, il vient d’Angleterre, mais je n’ai aucune raison de penser que cela ne se passe pas en France. Il existe maintenant des« programmes de résilience » dans les entreprises pour gérer le stress. La question est la suivante : jusqu’à quel point est-il raisonnable de gérer le stress ? ou plutôt jusqu’à quel point le stress est-il normal et doit être géré, plutôt que combattu ?
     «  »«  »«  »«  »« 


    Je n’arrive pas à voir la différence.

    Je n’arrive pas à voir qu’il y a d’un côté une résilience qui va à refuser la mort de notre enfant et de l’autre une résilience qui va à l’accepter. Je ne vois pas une résilience qui va à dire qu’une situation susceptible de traumatismes est belle et une résilience qui va à dire qu’elle est moche.

    Il me semble que dans tous les cas, la mort d’un proche ou un coup de poing sur le nez c’est moche et qu’il faut trouver du ressort pour ne pas s’effondrer, pour se remettre en marche malgré le constat que la vie n’est pas rose et que ce ressort qui nous fait nous relever (ressort d’énergie intrinsèque + extrinsèque) a été nommé résilience.




    Par contre, ce que je vois bien plus nettement, c’est la nuance entre la résilience révélée a posteriori, après un choc ou un stress et la résilience acquise par entraînement aux chocs et aux stress à venir (ce que les entraînements militaires ont toujours su faire et ce que les entreprises sont tentées de faire. A la fois pour rendre la troupe moins frileuse aux coups à prendre et à la fois pour la rendre moins scrupuleuse d’en donner)


    Concernant la résilience par entraînement, elle peut comporter deux volets essentiels. Un premier qui tendrait à dire que le choc futur sera bonificateur ou gratifiant »Tu en sortiras plus dur« , le second qui tendrait à dénier ou renverser la transcendance négative de ces chocs.

    Un coup de poing sur le nez, ça fait mal au nez et à l’orgueil. On peut entraîner les gens à mieux supporter ces deux douleurs. Sur le nez, l’entraînement consistera, comme dans la boxe, à prendre régulièrement des coups jusqu’à moins les ressentir et sur l’orgueil l’entraînement consistera à le déplacer ailleurs. Par exemple sur le fait d’appartenir à une élite capable d’encaisser les coups »Nous on est les marines, on n’est pas des mauviettes, on est les meilleurs« .


    Concernant la résilience par entraînement, les soldats et les commerciaux la connaissent par l’armée ou par leur entreprise. Pour les gens qui n’en sont pas, leur entraînement vient des Grandes Gueules. Ce sont elles qui exposent des idées jusque là négatives en renversant leur sens pour les rendre acceptables : »Qu’on les rejette à la mer"


     



  • easy easy 12 mars 2011 13:19

    «  »«  »« Comme les medias sont médiocres ! Peu précis !  »«  »«  »

    Les médias sont, peu payés, vraiment très peu payés au sens de ce que chacun de nous paye de sa poche pour qu’ils bossent. Les médias n’ont de moyens que par la masse énorme qu’ils touchent.

    Les médias ne sont pas équipés d’autre chose que de motos, de caméras, de micros et d’hélicos. Ils n’ont ni tournevis, ni voltmètre, en fait ils ont dix fois moins d’instruments de mesure que moi (je pense qu’ils n’ont même pas un mètre ruban et n’ont que leur yeux et leurs émotions pour nous dire la hauteur d’une vague)

    Un média ce n’est pas un CNRS. C’est un système de qui on attend, à 20 h qu’il soit précis comme la science et à 21h, qu’il nous épate de tours de magie.

    Lors des grandes catas, les médias sont aussi perturbés que tous les autres systèmes in situ pendant qu’on attend tout d’eux. C’est au moment où l’on attend le plus d’eux, sans considération pour les risques qu’ils devraient prendre, qu’ils sont le plus handicapés. Chaque ingénieur de centrale nucléaire, chaque militaire, chaque chirurgien, chaque logisticien ayant « mieux à faire » qu’à répondre à la curiosité d’une journaliste.
     
    Au fond, lors de catastrophes, c’est de l’Etat et de lui seul qu’on serait en droit d’exiger un flot continu et précis d’informations. Mais comme les Etats ne se sont jamais équipés pour assurer cette mission (pour laquelle ils seraient évidemment handicapés comme tout le monde) il n’y a que les medias pour assurer tant bien que mal, la circulation, d’infos.


    Une journaliste assise sans un hélico survolant une ville attaquée par un tsunami, sauf à s’appeler Claudie Haigneray, sera débordée d’émotions et ne livrera au mieux que des « flammes qui se voient à des kilomètres », que des « navire pris dans un tourbillon gigantesque » . Il est déjà extraordinaire que certains caméramans aient, jusqu’au bout de leur vie, le souci premier de maintenir leur caméra stable. et face au danger.


    Ne nous méprenons pas non plus sur un autre fait. Lors de ce genre de catastrophe, chacun de nous désire une d’ubiquité délirante et infinie sur le plan de la réception d’infos. Ce que nous offre la technologie répond déjà largement à ce fantasme mais ne nous rassasiera jamais. Nous n’aurons toujours que 2 yeux, 2 oreilles et 24 h de réceptivité par jour.



    Allez, quand ce moment sera passé, vous nous ferez 100 lignes sur la performance des medias.



  • easy easy 12 mars 2011 12:07

    Bonjour Ariane,

     «  »«  »«  »«  » C’était un ange emmerdant ???????
    Curieuse, hein.... «  »«  »«  »

    Vous posez une question dont vous connaissez la réponse.

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