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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 8 mars 2011 18:14

    Très bien Mathieu.

    Mais histoire de donner la contradiction, je vais partir en sens inverse. 

    Au fond, il n’y a pas grand chose qui séparait Khadafi des autres potentats qui, eux aussi s’accaparent le pouvoir et les richesses de leur pays, mais avec lesquels les Américains composent très bien. 

    Fantôme, fantasme ou réalité, un nanab qui agite le spectre d’Al Qaïda en affirmant le combattre, ne peut pas déplaire complètement aux Américains. 
    Mouammar Khadafi a un profil peut-être trop parano pour rassurer ses interlocuteurs mais son fils, avait montré un profil plus saisissable, évoluant positivement. Je parle ici de ce que chacun, le père et le fils voulait montrer comme image. Le père tenait à apparaître incontrôlable, alors que le fils tenait à apparaître de plus en plus normal. 

    D’un point de vue Américain classique, il y aurait partout des Reza Pahlavi (ex Sha d’Iran) hyper durs avec toute opposition, se gavant sur le peuple, ce serait très rassurant.
    D’ailleurs ils s’arrangent très bien d’Ibn Saoud, de Moubarak, de Ben Ali, de Mohamed VI...

    L’Irak, était un concours de circonstance qui avait fait qu’au moment des attentats contre les EU, il y avait à leur tête un clan Bush pétromaniaque. Et gaffe des gaffes, Saddam avait attaqué le Koweit grand ami des US. Mais un Irak avec un Saddam restant sur son territoire, muselant toute opposition et repoussant donc au loin les équipes d’Al Qaïda ou similaire, aurait été très valable pour les EU.

    Il y a sûrement plus d’incertitudes sur le plan de la sécurité avec un Maghreb s’essayant à la démocratie qu’avec des Khadafi. 

    Partant de ce point de vue en antithèse du vôtre, on pourrait en trouver des arguments
    secondaires pour le conforter. 

    Les gouvernements peuvent se tromper évidemment mais quand l’un d’eux vend des armes à un autre c’est qu’il le considère sûr. Les EU ont certes boycotté la Libye. Mais la France par exemple, qui partage tout de même les analyses de dangerosité que font les Américains, a bien vendu des armes à Khadafi. La Russie aussi l’aura considéré comme relativement fiable. Si la France a considéré le colonel comme étant une barrière au terrorisme malgré les Lockerbie (classés alors comme appartenant à une page du passé. Même raisonnement que pour Arafat), c’est que les EU partageaient peu pou prou le même point de vue, il me semble.

    En somme, bien qu’Obama se soit rapidement prononcé pour l’éviction de Khadafi, d’un point de vue Américain classique, il y a aussi des arguments pour qu’il reste.


    (Après la normalisation des relations avec la Russie et la Chine, Cuba + Castro, c’est la paix royale pour les EU. Et réciproquement)



  • easy easy 8 mars 2011 10:51

    Je fais confiance à notre ami Franck qui parait documenté.

    Moi, sans rien y connaître, je serais allé à dire qu’il n’est pas très coûteux de recueillir 1000 réponses.
    Mettons qu’un sondeur coûte 100 € /jour à un institut. Malgré les échecs, les refus, il peut au moins ramener 10 réponses par jour non ?
    Bon mettons 5 réponses par jour. ça ferait un prix de revient de 20 000€. Ce qui, après marge ajoutée ferait un prix de vente acceptable non ?

    Parce qu’il faut sonder en une seule journée, il faudrait 200 sondeurs ramenant chacun 5 réponses.
    Intuitivement, je dirais que les instituts ne mobilisent pas 200 sondeurs par sondage mais à tout casser 20. Si le nombre de sondeurs est réellement de l’ordre de 20, ça voudrait dire que chacun d’eux devrait ramener plutôt 50 réponses.

    De ces deux manières d’évaluer leur logistique, il ressort que les sondeurs ne doivent pas être plus de 50, que chacun doit ramener dans les 20 réponses et que toute l’opération ne devrait pas revenir à plus de 20 000€ en salaires de sondeurs. Dans ce cas, l’opération étant petite chose, l’important étant de pondre un résultat juste (qui se vérifiera d’une manière ou d’une autre à grande échelle) pour maintenir sa réputation, un institut ne devrait pas se contenter d’un panel de réponses trop petit. Si les instituts ont constaté d’expérience qu’un panel de 1000 réponses est plus juste qu’un panel de 400 alors il ira à 1000 sans tergiverser sur les moyens à engager pour les obtenir.

    Et s’ils ont constaté qu’avec 400 ils arrivaient à un résultat ne différant que de 0,5 % d’un résultat sur 1000, il est logique qu’ils en viennent à ne pratiquer que les 400. Sans grande considération sur les questions de coût.

    Car les résultats nous sont donnés sans virgule.






  • easy easy 7 mars 2011 14:51

    Alors qu’on pourrait s’attendre à ce que chaque individu ait une pensée propre, très peu de gens ont les capacités à formuler un concept singulier.
    Les très rares qui font l’effort de produire une pensée singulière doivent se concentrer et doivent tout reprendre à zéro pour s’expliquer.

    Chaque fois qu’on tend un micro à une personne par surprise et dans des circonstances où l’on interrompt ce qu’elle était en train de faire, on ne peut recueillir d’elle que des lieux communs, des expressions réflexes (plus souvent soutenues par un réflexe de défense que par un réflexe d’attaque). « Un micro se pointe vers moi, merde ! Que vais-je pouvoir dire pour m’en sortir sans trop avoir l’air ridicule ? Au secours donnez-moi vite un truisme à plagier »

    Comme ensuite, chacun regarde ou écoute ces enregistrements, on a tous l’impression que chacun est limité aux poncifs et que ces banalités passent bien, qu’il suffit de les répéter pour se donner une contenance et une autorité d’appartenance au groupe qui les dit.

    On tourne en boucle la réduction d’individu que nous sommes. Nous sommes notre propre chambre d’écho de nos simplismes et on réentend donc toujours les mêmes banalités.



  • easy easy 7 mars 2011 14:28

    La diabolisation ou l’anglélisation de quelqu’un ou de quelque chose, nous revient tôt ou tard dans la tronche.

    Le manichéisme d’où surgissent les seuils extrêmes, les Charybde et Scylla de notre pensée, de notre éthique et de notre morale nous fait payer tôt ou tard sa démesure.

    Découvrant la Shoah, par réflexe irrépressible semble-t-il, trop d’intellectuels y sont allés d’assertions ultra condamnantes et définitives en « Plus jamais ça » (L’expression existait en fait à la sortie de 1918). Aujourd’hui nous payons le prix de ces postures non mesurées, le prix de la diabolisation de Hitler. 

    Quand on voit le nombre incalculable de fois où, depuis 45, des gens ont été comparés à Hitler, faisant la réputation du sieur Godwin, on doit déduire que celui qui était érigé alors en diable absolu est en fait d’un genre très répandu.

    Alors existe-t-il vraiment une antre du diable et une seule ou est-il finalement dans toute narine en peine ? 


    A mon sens, le diable est chez chacun de nous. Sous l’effet de frustrations, de jalousies, de colère et de sentiment d’injustice envers soi, chacun a son diable qui lui sort des narines et peut faire mal.

    Mais tout le mal que peut faire un individu ivre de cruauté, ce n’est pas énorme. Tant qu’il est seul. 

    Le vrai diable, le Diable catastrophique apparaît dès que commence la coagulation entre des individus furieux ou haineux. 
    Ainsi, pendant qu’on aura régulièrement considéré que Hitler à lui seul aura engendré le Diable, on aura dénié le fait que c’est de la coagulation des fous furieux que naît le Diable.
     
    Pourquoi ce déni de la très grande dangerosité de la coagulation des esprits ?
    Parce que chacun tient à la pratiquer, à son heure.


    Qu’a toujours fait Khadafi ? Il a cherché à coaguler autour de sa vision. Et aujourd’hui, pas un instant il ne veut être perçu comme un individu isolé ou isolable. Il insiste au contraire pour être vu comme le centre ou le représentant d’un coagulat « Il y a plein de gens qui m’adorent »

    La coagulation s’oppose à la fluidité, à la bonne circulation. Elle ne doit servir qu’exceptionnellement, quand le sang se retrouve à l’air. Sinon, en tant normal, elle ne doit pas avoir lieu.
    Coaguler constamment les esprits, que ce soit autour d’une notion de patrie, de nation, que ce soit autour de devise, que ce soit autour d’un hamburger ou que ce soit autour d’un Chef c’est placer constamment le Corps en état d’hémorragie, en état de choc, en état de crise.



  • easy easy 7 mars 2011 13:38

    La quantité d’eau totale sur Terre est constante, à quelques hydrolyses près.
    Le problème c’est que seule l’eau douce et propre nous intéresse alors que nous polluons de plus en plus celle disponible à nos pieds. 

    Dès que se présente une possibilité de prélever de l’eau douce et propre restant disponible ailleurs, soit plus profond soit plus loin, on saute sur l’idée par réflexe prométhéen et de conquête. C’est l’exploit qui esthétise et sublime toute action (alors qu’il est surtout criminel de tuer un Achille, un minotaure, un dragon, un puma, un tigre ou un lion, ça ressort beau parce que c’est présenté par le biais de l’exploit)

    Il vaudrait mieux se concentrer sur « moins polluer » d’abord et sur « dépolluer » ensuite. Car là encore, dès qu’il apparaît une solution de dépollution, on ouvre les vannes de la pollution.


    Etant donné que, pour l’homme, le rôle urgentissime de l’eau est de l’abreuver et que ce besoin ne représente pas grand chose en volume. Etant donné que le rôle de seconde urgence de l’eau est d’hydrater les plantes et animaux dont il se nourrit et que ce rôle ne représente toujours pas grand chose en volume, il reste à reconsidérer les autres utilisations de l’eau. Et en particulier celle où elle subit les plus lourdes pollutions : l’industrie.


    Ni la récupération d’iceberg ou la désalinisation ne devraient ressortir comme panacée car ça nous conduirait à négliger de traiter les pollutions et à reconsidérer nos industries.


    Une fois ramené à bon port, la récupération de l’eau d’un iceberg capturé reste une grande affaire. Et très périlleuse car quand on le gratte en un endroit, on change sa forme et il change automatiquement de position, parfois fortement et brutalement. Et le temps de traiter cet iceberg à quai, il aura encore perdu en volume car il faudra peut-être plus de temps pour le traiter à quai que pour l’y avoir amené.

    Des haveuses à glace posées sur le sol ferme de l’Antarctique ou le Groenland ça peut sembler plus régulier et infiniment moins dangereux comme travail mais on se retrouve avec de la glace en petits blocs, ce qui n’est pas facile à faire passer dans des pipes marins. On en viendra alors à placer ces glaçons de haveuse dans des poches ou containers profilés qu’on remorquera. On n’aura aucune perte d’eau ni pendant le transport (infiniment moins problématique) ni à quai. 

    L’autre étape consistera à treuiller des conteneurs avec un méga câble depuis le quai de destination (un câble très long s’il n’est pas flotté par des bouées soit rapprochées soit écartées, va à toucher le fond de la mer. Il n’empêchera donc pas la navigation) 

    Mais au lieu de gratter les anciennes neiges, on en viendra peut-être d’abord à poser des conteneurs ouverts sur les terres pluvieuses ou neigeuses, surtout sur les océans. La quantité d’eau douce et propre qui tombe là, au bord de la France, en pleine mer est considérable. 

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