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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 6 mars 2011 15:35

    Et bien je vous suis. Injures, baffes, duels francs, barêmés, je suis pour.

    Le métis.
    Il vaut mieux faire partie du groupe des Nègres, des Gitans, des lépreux, des Intouchables, des tétraplégiques, des violés, des assassinés, qu’être métis. 
    Quand tout va bien, pour le métis, ça va bien. Mais quand l’eau du puits devient mauvaise, quand les poules ne pondent plus, quand la sécheresse dure, il doit fuir.


    Les métis sont les seuls à subir des coups de toutes parts sans que jamais ils n’entrent nulle part dans un quelconque sous-groupe de victimes. Disposant de deux visages, il est toujours un traître potentiel.


    Probablement parce que j’ai refusé de me laisser gagner par la haine et la vengeance, j’ai archi névrosé sur le sentiment amoureux. Aimer la vie, aimer tout ce qui vit, n’importe qui, n’importe comment, aimer le plus insolite mais aimer, irréductiblement pour fabriquer, au prix de son propre corps et de son âme, au prix de sa dignité surtout, un lien sûr, une appartenance sûre à un quelconque groupe ou groupuscule. Et bien ça conduit à des turpitudes. 


    Si vous voulez qu’on en parle [email protected]

     
    .





     
     



  • easy easy 6 mars 2011 15:08

     Merci pour cet apport Senatus.

    Mais on peut faire mieux, aller plus loin de nos jours.

    Quand on fait référence aux anciens, c’est logique dans la mesure où ils nous auront enchaînés. Je trouve logique de parler des Bleus qui avaient rédigé notre première Constitution parce que nous y sommes pendus.
    Concernant au contraire leurs pensées en ce qu’elles auraient de novateur, je pense qu’il ne faut pas les brandir et qu’on peut brandir mieux de nos jours (étant bien compris que ce qu’on pense de mieux de nos jours résulte aussi des meilleures pensées anciennes qui auront mariné depuis ce temps)

    Monsieur Daunou avait réfléchi au mieux selon le contexte de 1789, qui était hanté, quand on était déçu de la monarchie, par son retour. Alors toute proposition qu’on faisait contenait des dispositions ou mesures permettant de contrer les Blancs. Et on trouve dans sa proposition tout ce qu’il faut pour faire barrage aux contre révolutionnaires. 

    De nos jours, les paramètres de fond ont beaucoup changé et on peut proposer un autre cadre.



  • easy easy 6 mars 2011 13:58

    Oui Ariane, les constitutions c’est comme les contrats d’assurance.

    C’est toujours un tour de pretidigitateur. Ca agite un truc accessoire et on ne voit pas le principal.

    Tenez, par exemple. notre triniaire devise (trinitaire pour concurrencer l’autre Trinité) énonce trois valeurs à défendre. Face à chacune d’elle, chacun a l’impression d’y trouver son compte. En réalité, aucune de ces trois valeurs ne sert l’individu. Un homme seul sur une île déserte, ou même un couple vivant seul sur une île déserte, même une famille vivant isolée, n’a aucunement besoin de ces valeurs, et surtout pas en tant que divinités.

    Cettte trinité de 1789 subtilise l’attention dont l’individu a besoin pour lui-même, pour développer son intériorité et mobilise vers la grégarisation.


    Ce à quoi on a assisté, des décennies après cette névrotisation sur la grégarisation qui a produit la forte urbanisation, a été une série de tentatives de reconquêtes de l’invididu sur son essence, pas forcément si grégaire qu’on l’aura chanté.

    En dehors de l’appropriation de tout par tous, dans un esprit égalitariste et d’une relative liberté de voyager, les slogans de 1789 ont étouffé en nous toute velléité d’indépendance. individuelle. Si on ne pense pas avec un fonds social, on est non pas ignoré (ce qui serait logique) on est dénigré, incarcéré ou tué par la République. Ce qui se voit nettement quand on refuse d’endosser un uniforme militaire alors même qu’on a vécu jusque là dans une montagne, seul avec ses moutons. Ce qui se voit aussi quand la République refuse la non inscription des enfants à l’école (plus tard assoupli en refus de non enseignement).

    De gré ou de force, nous sommes encasernés, militarisés. Du reste, un des premiers soucis des Bleus avait été de lever une armée pour contrer les menaces royalistes, conscription ayant conduit à la sanglante chouannerie.



    Il n’est pas illogique que l’Etat, s’il en faut un, fasse sa promotion et attire les mouches avec ses lettres d’airain, de marbre et d’ors. Mais il ne devrait pas interdire qu’on s’en écarte.

    De gré ou de force, nous sommes tous nationalisés et les personnes morales, les entreprises, seraient les seules à pouvoir échapper à la nationalisation, à condition qu’elles soient internationales. Devenir patron d’une mutinationale, vivre sur un yatch en eaux internationales ou sur sa propre île indépendante, c’est avoir trouvé le meilleur échappatoire possible à la tendance qui consiste, pour tous les Etats, à nationaliser les personnes physiques.



  • easy easy 6 mars 2011 12:33

    C’est assez vertigineux, effrayant, de voir ce que le manque de reconnaissance dont nous souffrons nous conduit à penser. 

    Nous pensons mille fois plus que nous n’agissons (je parle d’actions marquées, pas de respirer), c’est donc surtout notre pensée qui subit les conséquences de ce manque de reconnaissance. C’est elle, notre pensée qui souffre, à en devenir folle parfois, du manque de reconnaissance, avant somatisation éventuelle.

    La reconnaissance par les autres de sa valeur exceptionnelle produit sur notre pensée l’effet que produit un tuteur sur un apex.

    En attendant d’avoir trouvé la reconnaissance de ses pairs (de l’avatar de son père, de sa mère) notre pensée, en sa composante exploratrice, fouille l’espace du génie, retourne le ciel et la terre de l’intelligence, jusqu’à trouver un tuteur autour duquel s’enrouler amoureusement.
    Et ce tuteur que notre apex de la nobelonévrose recherche, est composé d’une découverte et d’un début de reconnaissance (ou d’un fort espoir qu’il va surgir de l’exposé de cette découverte un début de reconnaissance).

    Et quand on se retrouve dans un milieu qui concentre ces doloristes du Nobel, on est comme dans une église qui propose dieu dans chaque recoin, derrière chaque pierre. Sainte Marie-Curie, aidez-moi. Entre Marie-Curistes on se comprend. 


    Des millions de Marie-Curistes finissent leur vie sans avoir décroché le Nobel, sans avoir été honorés sinon par quelque avatar incestueux. Car il faut bien s’arranger entre soi. Et ils s’éteignent alors dans la douleur pétrie mais pudique, ayant eu parfois l’impression d’avoir prêché dans le désert.

    Richard Durn, a fait partie de ceux qui n’ont jamais pu trouver le moindre tuteur de la reconnaisssance autour duquel s’enrouler. Mais lui, il a fortement coléré et a fini par vouloir censurer des autres tant il se croyait censuré par la méchanceté et l’égoïsme des autres. La parano aboutit toujours à vouloir censurer les autres par dépit et par vengeance. Elle débouche sur le syndrome de la terre brûlée.

    A Vox réunit des gens ayant tous besoin de reconnaissance. Entre Voxiens, on est parfois féroce car jaloux du moindre éclat des autres (les moinsages, pas sages du tout, traduisent cette jalousie) et parfois fraternel, on sait aussi se soutenir entre naufragés.




  • easy easy 6 mars 2011 02:14


    Si j’ai bien compris, notre ami Dugué s’étonne que l’apex d’une tige se dirige « les yeux fermés » vers un tuteur situé à quelques cm et se demande quel est le tropisme ou radar qui lui permet de s’orienter vers ce tuteur.


    Dans bien des domaines, l’observation à l’oeil nu ne permet pas de tout voir. 
    Un jour on place un tuteur à 5 cm d’un apex, On fait la bringue, on fume quelques pétards et le lendemain on observe que l’apex est parvenu au contact du tuteur. Et cela sans aucun fléchage Decaux. Incroyable.

    Une caméra prenant une image toutes les 5 minutes montrerait que l’apex, au fur et à mesure qu’il grandit, tourne très régulièrement dans l’air, sur 380 ° , tourne s’allonge, tourne toujours, très régulièrement et soudain, à force de s’allonger tout en brassant l’air dans toutes les directions, finit forcément par heurter le tuteur. Et par s’y enrouler selon l’exact même principe.


    Ce qu’a dit et répété ici, notre ami Thierry.


    L’intelligence de la Nature comprend une intelligence par construction mécanique produisant des automatismes (qui peuvent parfois produire des effets similaires à la mémoire mais qui relèvent davantage des mécanismes de mémoire de forme que d’une mémoire stockée dans un organe pensant) et une intelligence à improviser, à modifier son destin.

    La première intelligence est très économique mais n’offre pas d’indépendance. la seconde est énergivore mais offre l’autonomie.


    Un chercheur de Jussieu disposerait de plusieurs vies, il aurait intérêt à faire quelques visites d’ateliers et d’usines. Il verrait des copeaux prendre des formes régulières, il verrait des clous s’orienter sous l’effet de vibrations, il verrait comment les nouilles prennent leur forme, il verrait comment des produits se collent sans colle. ...

    Le Nobel !

    Tiens, faites une expérience. Mettez-vous devant une feuille de papier, avec un crayon bien taillé et sans aucune documentation, dessinez le principe du différentiel de transmission qu’il y a dans toute voiture.


    Vous préférez un autre sujet ? Alors procurez vous des photos de tolet ou forcole, cette pièce de bois sculptée de forme irrégulière sur laquelle les gondoliers appuient leur unique rame et comprenez comment ça fonctionne. Comprendre ici, voudrait dire qu’on examine la chose et qu’ensuite, avec une rame dans la main, on ferait aussi bien qu’un gondolier. Si on n’est pas capable de cette performance c’est qu’on n’a pas tout compris du seul fait de l’observation de l’objet. Et je crois que personne au monde n’est capable de comprendre assez bien par la seule observation pour devenir gondolier ou golfeur en une minute.

    Ou plus simple tiens. Dans quel sens je dois braquer le guidon de ma moto quand je veux entamer un virage vers la droite et pourquoi ?

    Oh une autre ! Une roue de voiture normalement gonflée. En un tour, son axe ou la voiture parcourt 1,5 m au dessus de la route. En ligne droite. Je la dégonfle ou la surgonfle de sorte que l’axe de rotation descende ou monte d’1 cm. En un tour de roue l’axe ou la voiture va parcourir quelle distance en moins ou en plus ? (on cherche des mm ou des cm pas des microns)


    Il me semble qu’il faut déjà savoir répondre correctement à ces questions de bête mécanique avant d’aller chercher où se cache l’intelligence des haricots.


    Arrrr, il nous faudrait plusieurs vies pour accumuler les savoirs basiques des différentes disciplines. Car de la seule somme de deux savoirs on peut déjà comprendre mille choses de plus.

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