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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 5 mars 2011 17:19

    Qu’elle soit fondée ou non, prouvée ou non, à partir d’une assertion du genre « la plupart des XXX sont beurk », quand elle devient évidente à dire, quand elle devient officielle donc, il devient aussi évident de beurkeriser le premier XXX qui passe.

    A une époque, en un endroit donné, quand un Noir se retrouvait à déambuler seul, la probabilité était si forte qu’il soit un esclave évadé que n’importe qui pouvait tirer dessus, pour commencer.

    A une autre époque, en un autre endroit, quand un Blanc déambulait seul, la probabilité qu’il soit un espion était si grande qu’il pouvait être mis en lambeaux, pour commencer.

    Eric Zemmour n’a visiblement pas compris le jugement de la Cour. Il tenait à ce qu’on en vienne à reconnaître le fameux fait qu’il énonçait. Alors que ce qu’on lui reproche c’est d’avoir dit qu’en conséquence d’une probabilité négative (forte à très forte) il était normal de traiter différemment et en l’occurrence négativement des gens ayant le mauvais profil physique.

    Et Eric d’enfoncer le fer en insistant sur « m’enfin ces stats sont certaines ! » Il est bien trop intelligent pour ne pas avoir compris que le débat ne portait pas sur stats exactes ou pas, il portait sur le fait de s’en servir pour justifier une discrimination systématique, pour porter un a priori négatif automatique sur certaines personnes. Et le fait que ces stats soient éventuellement vraies empireraient la vilenie. Si demain l’Etat publiait un chiffre comme 72,42% et que partant de là on discrimine tous les mauvais faciès aussi tranquillement et visiblement que Zemmour ou les « patrons qui ont le droit », autant mettre tout de suite notre Constitution à la poubelle et s’interdire de voyager où que ce soit, Corse et Dom Tom compris.



    Entre autres, Eric Zemmour, gonflé par ses succès, en vient à croire que sa pensée est plus forte que la Loi. Mais au lieu de confronter d’abord ses idées avec le législateur avant de les mettre en pratique, il a balancé direct sur des plateaux, squizant complètement les interdits, affaiblissant la Loi qui n’a’vait pas besoin de ça. Après coup, convoqué en Justice, il n’était plus l’heure de débattre de ses idées sur leur fond mais de juger seulement sa transgression éventuelle à la loi.
     
    Une personnalité dirait « Ce n’est pas parce que 70 % des trafiquants sont Noirs ou Arabes qu’il faut traiter de manière discriminatoire, négative, en tous cas pénible et humiliante pour eux, ceux qu’on croise avec ce faciès » elle ne serait pas inquiétée pour cette assertion.

    Allemagne 1930. Si, pour des raisons à elle, la SA avait seulement contrôlé les personnes à profil Juif sans trop de publicité, ça aurait été déjà très pénible pour cette communauté mais pas spécialement mortel. C’est lorsque des gens ont dit de plus en plus ouvertement que la plupart des Juifs étant malfaisants (que ce soit vrai ou pas ne pèse pas sur la suite) il est tout à fait normal de les discriminer d’abord lors des contrôles de Police, ensuite dans les entreprises, enfin partout, même dans les lieux publics, que c’est devenu mortel.

    Le traitement systématiquement discriminant né d’une extrapolation à partir d’un pourcentage de malfaisance avéré, qu’il soit de 0,1% ou de 99,9 %, conduit inéluctablement à la « solution finale ».


    On dit à un roi qu’il sera détrôné par un enfant qui naîtra dans une famille dans les 3 prochains mois. Chaque nouveau-né représente une probabilité de risque. Alors il fait tuer tous les nouveaux-nés pendant 3 mois. 

    Après Pearl Harbour, selon les chefs US, la probabilité était forte que les Japonais résidant aux USA deviennent nuisibles. Alors on les a tous enfermés dans des camps (8m² par famille) et cela pendant que des jeunes Japs s’engageaient dans l’armée US.

    En fait, il faut que le Nègre se tue pour son maître Blanc pour qui soit reconnu fiable (Effet Oncle Tom qu’on doit à Harriet Beecher Stowe). Mais combien de Français Blancs se sont portés volontaires pour mourir pour la France ?

    Des chars envahiraient notre territoire. Quel serait le profil de ceux qui seraient le plus enclin à leur balancer des cocktails Molotov ?

    1994, visite en Tanzanie, chez un cadre sup de Total. Grand lodge, parc paradisiaque, peaux de bêtes aux murs et au sol. Des boys. Et des cadenas sur tous les placards. Explication : « Ils sont voleurs ». Ce cadre se fait 50 000 F par mois, ses boys « voleurs » 40 F.



    Voltaire aurait dû nous pondre une formule indiquant qu’il est pervers de lancer une assertion négative envers quelqu’un et de feindre n’accomplir que son devoir. Monsieur Zemmour, attendez au moins d’avoir le couteau sous la gorge, pour balancer vos voisins si probablement nuisibles. 



  • easy easy 5 mars 2011 10:23

    Bonjour Ariane,

    Vous parlez d’abord de la liberté d’expression -qui accompagne de très près la liberté d’action- dans nos rapports au quotidien avec les autres, les humains, les animaux, les plants de tomates.
    Puis vous évoquez les politiques pour dire que chez eux, tout s’articule autour du pouvoir.

    Il faut effectivement faire cette distinction.

    Pour ma part, je n’avais abordé ici que le rapport du citoyen au Chef. C’est essentiellement ce rapport là dont on parle dans la Constitution.

    Ce qui avait préoccupé les Bleus de 1789, c’était essentiellement le risque d’un retour de monarchistes. Risque mortel. La Partie était loin d’être définitivement gagnée et ça ne rigolait pas. Des décennies après, l’ambiance était encore très tendue. On irait à l’oublier aujourd’hui tant on se sent définitivement ancrés dans le refus de la monarchie mais il y en a eu des retournement complets après 1789. Et ça s’est passé dans le sang.

    Il fallait donc, aux leaders de 1789 qui risquaient leur tête, trouver un nouveau veau d’or pour remplacer les précédents. Ce néo veau d’or a été une néo trinité.

    Sur la Fraterrnité, on est passé très vite. On n’en trouve aucune trace dans la Constitution.
     
    Sur l’égalité, on a fait très fort : égalité de tous devant la Loi.

    Certes mais quelle Loi ?
    Et c’est avec ce sujet de la Loi qu’arrive inévitablement la question de la modifier si elle s’avère trop pesante. Il fallait donc aborder le sujet de la liberté et sur deux plans, celle d’agir au quotidien (c’est alors qu’on a ouvert en grand la porte de l’appropriation sans imaginer à quelles folies ça aboutirait à terme) et celle de protester contre le Pouvoir établi.

    Comme la pire des choses pour un individu, dans son rapport à la société, c’est la prison, la liberté ressort comme étant pour chacun le besoin le plus vital et urgent à résoudre dans son rapport à la société (la liberté ne se pose pas quand on est seul dans le désert) 

    Le législateur a donc agité très haut la carotte de la liberté, il a commencé sa présentation en affirmant son existence afin de faire croire que la Révolution apportait un plus extraordinaire à défendre à tout prix. Et à peine cette affirmation faite, qu’il l’a complètement vérouillée depuis le Haut, avec l’astucieuse limite du « trouble à l’ordre public ». Il était hors de question que les Bleus ne puissent museler les discours royalistes. Cette notion de « trouble à l’ordre public » a permis au Chef de décapiter qui il voulait.

    La seule liberté dont il est vraiment question dans la Constituion est finalement celle qui concerne notre relation au Chef. Or jamais auparavant, le pouvoir d’un Chef à museler une protestation n’avait été ainsi présentée et plébiscitée.

    Le double discours, le tour de passe-passe qui avait été réalisé ce jour là, nous a rendus prisonniers d’une illusion de rhétorique. Nous serions prêts à donner notre vie pour une extraordinaire liberté qui n’est en réalité qu’une extraordinaire arnaque à la liberté.

    Ma préoccupation n’est pas à la liberté au quotidien dont j’ai bien compris qu’elle ne concernait même pas l’amour ni la sexualité et qu’elle n’était large que sur le plan de l’appropriation et moyenne que sur le plan du voyage. Elle n’est pas non plus aux attitudes des gens au pouvoir car leur arrogance résulte directement de notre constitution truquée.


    Ma préoccupation va à la liberté de protester et de coaguler les gens souffrant du Pouvoir.
    Ma préoccupation est de trouver une nouvelle formule pour aborder la question de la liberté dans une nouvelle constitution.

    Je verrais bien un article posant que le concept de « trouble à l’ordre public » est attentatoire à la liberté individuelle.



  • easy easy 4 mars 2011 19:49



     «  »«  » ceci est intolérable, parce que c’est inacceptable«   »«  »

    S’il a vraiment dit ça, ce qui ne m’étonnerait pas, on serait devant une double preuve. Devant la preuve que les chefs sont convaincus de pouvoir dire n’importe quelle creuserie pourvue qu’elle soit dite avec autorité. La preuve aussi que sur le fond, on finit par ne plus savoir pourquoi le diable est diable.

    Un gamin demande à sa mère pourquoi les bébés naissent dans les choux et pas dans les poireaux, elle lui répond parce que parce que.

    Dire d’une injure qu’elle est intolérable parce qu’elle est intolérableo ou inacceptable, c’est être à bout de souffle intellectuel. On semble avoir épuisé tous les véritables arguments. Faute de vraies munitions, on jette à l’ennemi des navets.

    Cette hyper tautologie prouve peut-être surtout une troisième chose. On a peur de dire un mot de travers. 

    Monsieur Guerlain, devant Elise Lucet, avait été mis en confiance et il s’était mis à parler de façon décontractée. Résultat de cette décontraction, il a dit des choses qui ne se disent pas en public. Ouille.

    Alors quand un chef est de corvée pour essayer de poser quelques mots d’apaisement sur un scandale touchant son entreprise, il ne fait pas le malin et tourne en très petits ronds autour de quelques mots sûrs. Intolérable, inacceptable sont de ceux-là. 

    Je suis certain que ceux qui essayent de sortir du pot de confiture en serrant deux mots similaires entre leurs fesses refuseront de développer. Trop de risques de dire une connerie. 

    -Pourquoi chef, pourquoi c’est intolérable ? 

    -Ecoutez-moi bien. C’est intolérable parce que c’est inacceptable. 

    Etant entendu que toute la charge de la faute revient à un individu instantanément transformé en fusible, en part du feu ou en bouc émisssaire.

    Le luxe est, selon un certain point de vue, une injure à l’humilité, à la modestie et au partage économique des ressources. Tant qu’il ne la joue que glamour, il est inoxydable, comme l’aristocratie autrefois. Mais quand par inadvertance, le luxe prouve, par quelques paroles échappées, son mépris et son élitisme, il est rejeté par la masse. Seulement par la masse. L’élite serait plutôt contente de ces coups francs portés aux rampants et grouillants.

    Exemple : lorsque le premire bonze s’était immolé au Vietnam pour protester contre le régime du président Ngo Dinh Diem du Sud Vietnam (un homme férocement anti communiste mais très intègre) sa belle-soeur Nhu avait lancé « Bin, ça leur fera un barbecue »
    L’effet de cette phrase a été terrible. Le régime a été renversé et elle a été tuée.

    La phrase cynique attribuée à Marie-Antoinette « Ils n’ont pas de pain ? Qu’ils mangent de la brioche ! » si elle était vraie, serait d’un effet aussi dévastateur pour l’aristocratie.



    La Coupe semblant pleine à ras bord un peu partout dans le Monde, la néo aristocratie (dont fait clairement partie Galliano au moins en tant que Vatel de ses robes) a tout intérêt à faire très attention à ce qu’elle dit.




  • easy easy 4 mars 2011 18:28

    Merci de relever ce point.

    J’essaye de lever des lièvres. 

    Le terme de meurtre me semble contenir directement le jugement négatif sur l’action. En effet, quand c’est un tribunal qui tue, il ne dit pas qu’il commet un meurtre et , assez singulièrment, personne, sur des millions qui sont informés de la pendaison ou décapitation, personne n’utilisera le terme de meurtre. Ce n’est que si le Pouvoir ayant ordonné ces exécution vacille ou est renversé qu’enventuellement, on parlera des meurtres qu’il aura commis.

    Quand un bandit tue un rival, de son point de vue, il aura tué (là c’est factuel) et aura accompli une vengeance (là il se juge de manière positive). Et ce sont les autres qui condamneront cet assassinat en parlant de meurtre.

    Selon que l’on est prince ou manant, on peut tuer selon différentes qualifications.

    Il est difficile d’éviter une connotation positive ou négative quand on narre le fait qu’une personne soit tuée. Comme le tuage des animaux est dénué de jugement de valeur, c’est encore le terme que je préfère utiliser pour ne pas préjuger.

     (quand je parle de soldats qui s’entretuent, je parle de tuage ; de tuerie quand je veux commencer à connoter négativement ; de boucherie quand je veux connoter très négativement et quand je veux introduire une notion de psychosociologie, j’appelle ça du suicide collectif résultant de manipulations, de névroses ou d’hystéries)



  • easy easy 4 mars 2011 18:09

    C’est le couguar dit de l’est américain qui est considéré comme disparu et ça fait des décennies qu’on en a pas vu de façon certaine. Perso j’étais pas là, je ne fais que répéter ce que j’ai lu.

    Concernant les lions, d’Afrique donc, la situation est ambivalente. Je crois qu’il y a dans les 5000 lions abattus par an, surtout par des Américains. Mais ceux qui s’occupent de les préserver considèrent que la chasse, quand elle est contrôlée et donc taxée, est la meilleure solution ; Elle procure des rentrées de devises qui permettent de maintenir en l’état les populations humaines qui vivent avec les lions. Sans ces rentrées de taxes sur la chasse, on ne pourrait pas payer les Massaïs, on ne pourrait pas les indemniser quand un lion bouffe une de leur vache et ils les empoisonneraient en douce (à défaut d’avoir le droit de les tuer par vengeance)

    Concernant les tigres, surtout de Sibérie, trophée des trophées, c’est tragique. On n’a pas de solution. Ils sont trop dispersés, trop solitaires, on ne sait pas quoi faire et les chasseurs les tuent sans rien payer.

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