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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 28 février 2011 16:26

    Le sourire.

    J’ai ma petite idée sur les raisons multiples qui ont conduit à ce qu’en Occident, le sourire soit tabou. Tiens, je dirais même réservé aux femmes et aux enfants.

    Si ce n’était pour des raisons purement commerciales ou publicitaires, on ne verrait jamais un homme sourire en Occident. Heureusement donc qu’il y a Hollywood et Ulra brite.

    Il y a quelque chose dans leurs dieux, aux Occidentaux, de constamment sévère ou soucieux. 





    Je ne connaissais pas non plus ce nom, cette civilisation d’Ayutayah.

    M’enfin, chère Ariane, de nos jours, non-sourire donc autorité faisant, nous nous croyons obligé de tout savoir sur tout et sur toutes les époques, passées, présentes et futures. Et cela, globisation faisant, sur à peu près tous les endroits du Monde.

    Je doute que sous Louis XIV, la moitié de la population française ou Siamoise ait entendu parler d’Ushuaïa ou des fougères arborescentes.



    Voyons que chacun de nous doit désormais s’exprimer à l’aune de Wiki. Et Wiki, c’est cent mille fois plus de savoir que Pic de la Mirandole.





  • easy easy 28 février 2011 14:26

    Je regarde la tête de Longuet et j’y lis déjà tout ce que Morice nous détaille (avec une belle pugnacité, bravo Morice)

    Nous jouons probablement tous à ce « jeu » qui consiste à lire la personnalité des gens sur leur visage. En ce qui me concerne, ouh la la, je le fais tout le temps. Il y a probablement l’expérience, l’âge donc qui y fait, mais vraiment, je lis tout ça sur la tête des gens.

    Khadafi, Saddam, Kim Jong Ill, Dati, Hortefeux, MAM, Longuet, oh la la, Longuet, ce que j’y lis c’est l’horreur totale !

    Mais je me trompe aussi sur certaines têtes. Besson, par exemple, je n’arrive pas à voir de grande vilenie sur son visage. Che Guevara pareil, je n’arrive pas à voir le dur tueur qu’il était.
    Et Chirac alors, punaise, quelle bonne tronche il a ce type ! A côté de lui, Arlette Laguiller fait tenancière de bordel.

    Ah, ya Besancenot. Alors lui, son visage traduit la grande grande hypocrisie, genre Staline le retour.



  • easy easy 28 février 2011 14:08

    Cher Philippe Vassé,

    Vous me disputailllez le rang de la France concernant son PIB. Je pourrais vous affirmer que je n’ai pas personnellement calculé ce rang et que je n’ai fait que reprendre des chiffres C/C sur Wiki.
    Mais voyez vous, votre pinaillage sur un point hyper classique de pinaillage (sur le Net c’est systématiquement qu’il y a contestation quand quelqu’un évoque le PIB), ce pinaillage de plus sur cette récurrence prouve que vous ne pratiquez que le train, les rails. Sorti des sentiers battus et rebattus vous êtes perdu. Vous ne parvenez plus à vous y retrouver (le thème de la France en faillite est hyper rebattu. Nos poubelles et forums débordent d’articles disant ce que vous dites, que tout le monde reconnaît dès les premières lignes « Oh oui mon bon monsieur, je ne vous le fais pas dire ! »)

    Que la France soit, en PIB national ou individuel, au 5ème ou 9 ème rang, ne joue ni sur votre argumentaire ni sur le mien.



    Passons au fond. La diplomatie Ferrero, je vais vous déplaire, va à être dépassée. Pour le dire très vite, la diplomatie d’autrefois était essentiellement fondée sur la force militaire et aboutissait à l’allégeance de l’un et la domination de l’autre ou au gentleman agreement. 

    Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, il a été au moins implicitement convenu qu’il fallait en finir avec la loi du plus fort, militairement parlant. Ainsi qu’aux ententes entre prédateurs « Tu prends le Congo, moi le Cameroun mais donne-moi aussi un morceau du Kenya et ça ira »

    Je ne dis pas que sur le terrain diplomatique, les chars et les porte-avions ne comptent plus, loin s’en faut ; Mais désormais le recours à la force militaire, même s’il se pratque, est chose honteuse (déjà Louis XIV, à l’agonie, allait à dire cela)Les défilés militaires, les musiques militaires, autrefois très prisés, commencent à sentir mauvais.

    Tous les mâles qui se sentaient durs et puissants quand arrivaient dans le défilé, les engins portant des longs missiles bien pointus, doivent désormais se contenter de leur seule petite bite et du Viagra.

    Sans être totalement démilitarisé, le rapport de force entre les nations est désormais nettement plus au bête commerce. Les prédateurs envahissent en payant, en achetant les terres, tout simplement.

    De sorte que plus ça va plus un ambassadeur Fererro se retrouve dépassé par les négociations de couloir qui vont surtout au business. Les chefs d’Etat, contrairement à Charlemagne et Ramsès, pratiquant désormais eux aussi, surtout le business.

    Un bon ambassadeur, aujourd’hui, s’il n’a pas 10 porte-avions à faire valoir, doit faire valoir son PIB (tant pour acheter que pour vendre) ses ressources naturelles et ses plages. C’est d’autant plus vrai que contrairement à l’époque Ferrero, il y a maintenant une foultitude d’organismes supranationaux, armés et non armés, qui font la loi et avec qui chacun doit composer.





    Un individu lambda, surtout s’il reste en France, n’en a pas grand chose à cirer de l’image de la France, de son rayonnement. Ce n’est que celui qui doit vendre des avions, des voitures ou des TGV à travers la planète, qui a grand besoin du rayonnement de son pays. C’est surtout lui qui va déplorer que l’image de la France se dégrade. Le boulanger de Preyssac, s’en fout complètement de l’image de la France en Chine.

    Mais j’avais parlé du Français banal qui, de temps en temps, va à l’étranger et qui, s’il ne s’appelle pas Jean-Paul Gaultier ou Bettancourt, se sent humilié d’être traité comme un Mexicain banal.
    Ca concerne tout ce même 1 à 2 millions de Bidochons. 
    Et ils constituent un autre grand réservoir d’insatisfaits de l’image dégradée de la France dans le Monde.



    Alors, aux diplomates, je dis qu’ils ont à évoluer et à considérer que le seul argument valable désormais c’est disons le PIB. Et aux Français ratés en manque de prestige qui cherchent à se refaire via une image nationale plus brillante, que dis que s’ils veulent se réclamer de nos morts illustres, ils doivent en assumer l’héritage en entier et non procéder par triage. 

    Comme vous avez du mal à comprendre ce qui n’est pas rebattu, je précise qu’il n’est pas normal que nos illustres soient si beaux. Ils avaient tous des furoncles, des bâtards, des lâchetés et des casseroles. Il n’est pas normal de les avoir à ce point relookés qu’ils ressortent en saints.


    Sur ce topic où il est question de rayonnement international, vous avez cité des illustres. Ca prouve que vous vous pendez au passé, que vous n’êtes pas en mesure de produire mieux ou au moins aussi bien qu’eux et ça prouve que vous avez trié pour n’exposer d’eux que ce qui peut servir votre image. Vous exploitez « nos » morts.

    Ce qui ne m’empêche pas de trouver, comme vous, que nos politiques ne sont pas du tout à la hauteur de leur Mission (problème de personnes et/ou problème de processus, je n’ai pas d’avis tranché dessus)

    En somme, tout ce que vous dites est juste et pertinenent, à mes yeux. Mais je trouve que vous versez dans la facilité et le rebattu pendant que vous ne remettez pas en cause la question du prestige. Vous vous lamentez d’un truc perdu en zappant sur son utilité ou sa pertinence

    A quoi, à qui ça sert le prestige de la France ? Sur quelle réalité ou sur quelle métaphysique il doit reposer ? Quel prix sommes-nous disposés à payer pour obtenir et mériter ce prestige (Et il ne s’agit pas de faire payer nos morts, de se servrir encore d’eux, il s’agit de payer NOUS, les vivants) ?


    Laissez donc La Fontaine se reposer. Lui qui avait tanty fait pour faire briller la France, à son époque. Et donnez-vous du mal pour nous pondre un truc à vos frais.










    «  »«  »"

    Il n’échappe à personne que la place de la France dans le monde ne cesse de se rétrécir comme si un mauvais scénariste de film sans envergure avait décidé de rédiger un texte intitulé : « chéri(e), j’ai rapetissé la France ».


    «  »«  »«  »


    « sans envergure » . L’expression est révélatrice. Vous fantasmez d’une France à envergure, à grandes ailes. 

    Fantasmer d’une envergure nationale que rien ne peut justifier aux yeux des autres peuples (en dehors de la langue je l’ai dit plus haut) et alors que sur n’importe quel plan notre pays n’a pas et ne peut pas avoir d’envergure sur les autres, sinon sur quelque Bhoutan, c’est être raté (selon les canons du présent, j’insiste) et être pendu au passé.





    Disons les choses autrement puisque vous avez du mal à comprendre.
    Il y aurait deux voies. Une consistant à ramasser le maximum de thunes pour son propre compte, avec le moins de prise de tête (d’états d’âme) possible. C’est la tendance actuelle. Une autre consistant à regretter cet individualisme maximal et à réclamer un retour aux valeurs collectives, disons nationales, on peut aussi dire républicaines, ça passe mieux, du passé. 

    Vous relèveriez du second groupe. Heureusement qu’il reste des gens comme vous pour nous permettre d’excuter le virage progressif. Votre lot est de servir de pivot entre une ancienne éthique et la nouvelle. N’espérez pas un retour en arrière, vous n’auriez rien et finiriez déçu.




  • easy easy 28 février 2011 11:42



    «  »«  »«  »Vu de l’extérieur de cette France qui n’apparaît plus que comme un pays de second ou de troisième rang maintenant, plusieurs facteurs concomitants peuvent expliquer ce Waterloo international qui n’en finit pas«  »«  »«  »«  »«  »

     
    Sur le plan de sa surface géographique, la France est 48 rangs derrière la Russie

    Sur le plan de sa démographie, la France est 21 rangées derrière la Chine

    Sur le plan de son PIB, la France est au 5ème rang derrière les EU

    Sur le plan de la langue parlée et par nombre de pays, pas par nombre de locuteurs, là le français fait fort. il est au second rang derrière l’Anglais.

    Il y a donc comme un paradoxe, qui ne peut qu’aller en s’accentuant, entre le rayonnement culturel du français par la langue et sa puissance réelle.
    Tant qu’il y aura une quarantaine de pays pratiquant le français comme langue officielle, le rayonnement de la France dépassera largement sa puissance objective, temporelle.

    Car il y a de l’intemporel, du divin dans le facteur langue. Il sera difficile, pour ces 40 pays de changer de langue. Car si l’on change, à notre époque, ce serait pour passer à l’anglais. Alors quitter une langue à fondements coloniaux pour une autre aux mêmes fondements, serait tourner en rond. Pendant longtemps encore, la France serait-elle en loque, que ces pays parleraient encore français.

    Ce décalage impossible à réduire, entre le rayonnement intemporel et la réalité temporelle va nous interpeler de plus en plus souvent. Car si le rayonnement culturel de la France recule, par exemple parce que nos politiques sont véreux, il restera néanmoins toujours étonnamment fort par rapport à notre valeur temporelle, réelle et matérielle.

    Alors que sur les plans temporels nous ne pouvons que perdre des rangs tant nous étions haut placés avec le principe colonial, nous ne pouvons plus, pour gagner quelque rang, qu’exploiter à la rupture l’élasticité des éléments intemporel. 

    En faisant donc appel au passé.
    Régulièrement, nos diplomates et politiques, resservent le plat du passé à leurs interlocuteurs étrangers.
    Rien, sur le plan objectif ne devrazit pousser un étranger à nous préférer, alors nous ressortons la rengaine de « notre très ancienne relation ; vieille amitié, bla bli bla blo »

    Il est impossible, à un Français dépité de la perte de sa crédibilité internationale, de ne pas être passéiste. Il ne peut remonter quelque argument de défense ou de protestation, il ne peut s’indigner qu’en ressortant de ses cartons, les vieux chapeaux de ses arrières grands-pères.

    Et ce dépit que provoque la perte de crédibilité de la France, n’est ressenti que par des Français. Les autres s’en tapent, évidemment.



    Mais, pour un individu, fait de chair et d’un seul cerveau, quoi qu’en dise Carla, ça sert à quoi que la France soit crédible, qu’elle recouvre sa crédibilité du temps où ses canons faisaient la loi ?
    A mon sens, ça ne sert qu’à compenser son propre déficit de crédibilité individuelle.




    De nos jours, surtout à observer les jeunes de moins de 30 ans, sur quoi est fondé la crédibilité ou le prestige de l’individu ? Je dirais sur son rang au sein de sa web communauté et, si possible, sur sa réussite artistique ou d’entreprise. Pas sur le prestige de la France dans le Monde. Et seuls ceux qui échouent à tenir bon rang par leurs propres forces ou talents, cherchent à se récupérer par le biais du prestige national, par procuration. Etre descendant de Lafayette serait l’ultime diplôme des Français.

    Pour schématiser, quand on a visiblement réussi, on est international, apatride. Quand on a échoué, on vire nationaliste.

    En clair, quand un raté (au sens actuel donc) se rend à l’étranger et qu’il se voit traité, parce qu’il est fauché, comme un quelconque Bolivien, il se rappelle soudain d’un vague Voltaire, d’un vague Montesquieu qu’il n’a jamais lus mais il les évoque et les brandit afin qu’on le considére, espère-t-il, comme ses héritiers, voire ses dauphins.

    C’est constamment, même sur AVox, qu’à défaut de parvenir à écire quelque chose de puissant et de contemporain, on fait référence à des morts illustres, ayant réellement été lus partout, mais on les exhume, on les dérange alors qu’on ne connaît d’eux que leurs noms, et encore.

    Si nous ne sommes pas capables de nous passer du cadavre de Voltaire chaque fois qu’il est question de liberté de parole, c’est que nous n’avons rien ni dans le slip ni sous le chapeau.


    La valeur éventiuelle de nos pères ne fait pas notre valeur. Surtout à nous qui faisons de plus en plus souvent procès à nos vieux pour leur fric ou parce qu’ils nous ont mis une baffe et que nous les abandonnons au moindre prétexte.

    La vérité est que nous sommes devenus jeunistes. Alors nos arguments du Panthéon et de la Sorbonne ne sont pas crédibles.

    Mais au fait, ce serait quoi être sincère vis à vis de nos ancêtres ? Ce serait assumer leur héritage en entier, sans faire de tri : ça c’est valable, ça frime, ça peut me servir, je garde ; ça c’est ringard, honteux, difficile à porter, je jette, je renie et je dénie.



  • easy easy 27 février 2011 00:55

    CDJ n’est pas une calamité et certainement pas une ordure mais ce n’est pas une sainte.


    Elle est à peu près comme toutes les femmes qui ont quelques chances de séduire les grands oiseaux et qui pensent pouvoir en profiter sans trop putasser.

    Il n’y a que celles qui encaissent 100€ pour chaque passe, avec des clients à la queue leu leu qui se considèrent comme putes, qui ne réfutent pas cette désignation.
    Toutes celles qui s’efforcent d’aller vers des formules vénales un tout petit peu plus discrètes (un sac plutôt qu’un billet, un resto plutôt qu’un billet) ou qui avatardisent leur entreprise en quelque chose de plus triangulaire (sexe-affaire-argent), de plus pentagonal (sexe-politique-pouvoir-affaire-argent) refusent de se considérer comme putes. Ou alors, s’il n’y a pas moyen de se défaire de l’étiquette de pute, accepter d’être La Pute de La République, ce qui a tout de même un autre cachet que vague pute quelconque de Barbès.

    Que selon les cas, selon les hasards et les chances, certaines de ces femmes ambitieuses, des courtisanes en fait, se retrouvent piégées pendant que d’autres caracolent toujours, c’est la loterie de la vie.



    A mes yeux, une femme pas pute du tout, une sainte donc, serait une femme qui éventuellement adorerait faire l’amour, qui serait éventuellement passionnée par un homme, mais qui n’aurait aucun intérêt pour l’argent (Betty de 37°2 en serait un exemple).

    Et j’adore ces saintes là.

    Dès qu’une femme est vénale, même en tant qu’épouse, ce qui est très très souvent le cas, ça m’écoeure.

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