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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 26 février 2011 21:23

    Parce qu’on n’ose plus dégainer l’épée, parce qu’on se sent impuissants et coupables vis-à-vis des grands problèmes planétaires, parce que les femmes marchent sur nos plates bandes depuis qu’elles sont en classe à nos côtés, nous, les hommes, nous en venons à réaliser notre homminitude essentiellement dans l’attitude blasée.


    Ce qui veut dire que nous devons d’abord tout savoir, si possible dans tous les domaines, nous ne devons jamais avouer qu’on nous a livré une info ou un savoir ; ces choses sont censées nous être entrées dedans par le divin sans doute et nous devons savoir tout ça avant tout le monde. Nous devons donc avoir un avis éclairé sur tout et ne surtout jamais avoir l’air ingénu, candide, émerveillé.

    Nous devons avoir l’air blasé et nous devons forcémément dénigrer les autres hommes. Nous devons avoir beaucoup d’ennemis et très peu de gens à admirer en plus de notre maman.


    Si nous rions, nous ne devons surtout pas rire par surprise, comme quand on était môme, on doit rire gras et moqueur.

    Quant aux femmes, la seule chose que nous devons leur reconnaître, c’est leur éventuel pouvoir de séduction sexuelle. Il est hors de question de reconnaître avoir appris quelque chose d’intéressant de la bouche d’une femme.

    Bin entre Imothep, Morice, Dugué, Villach et votre serviteur, le plus performant c’est Naulleau, suivi de près par Zemmour.



  • easy easy 26 février 2011 16:23

    Il m’apparaît que, depuis 10 ans, il y a une partie des gens, en France, peut-être ailleurs aussi, qui considèrent que le marché de l’immobilier ne devrait pas répondre aux lois du marché. Qui considèrent que le marché immobilier est « autre chose », qu’il fonctionne différemment que celui du blé, du pétrole, de la chirurgie esthétique ou du cuivre.


    Alors qu’en ce qui concerne le riz, le blé, le soja, le charbon, les avions, les voitures et le foie gras, je ne vois personne mouliner contre des méchants spéculateurs ou s’interroger sur le pourquoi de la chèreté, c’est le cas pour l’immobilier et rien que pour l’immobilier.



    La cerise du bidule c’est que c’est le seul marché pour lequel des gens y vont à la fois d’accusations et de cassandreries.

    Concernant le pétrole, les cigarettes, le cuivre, le zinc ou l’or, je ne vois personne prédire, en oiseau de mauvaise augure, que ceux qui se sont précipités dessus ou qui refusent de brader leur trésor, vont s’en mordre les doigts, que leur trésor ne vaudra bientôt plus rien et qu’ils seront ruinés en plus d’avoir été salauds.

    Mais va savoir pourquoi, le marché de l’immobilier est traité en cas spécial, par ce groupe de personnes (dont il faut bien comprendre qu’elles ne possèdent pas ce trésor de pierre. Non pas qu’elles n’en veulent pas, mais pas à ce prix de folie, si j’ai bien compris)


     

    Et ce qui est curieux c’est qu’en face de ce groupe de frustrés (on le serait à moins mais va leur faire avouer ce point et je t’offre une caisse de champ) les proprios restent généralement silencieux, On dirait qu’ils se sentent coupables. 

    Moi, je me sens coupable (je ne rigole pas). C’est une manie chez moi, la culpabilité, m’enfin sur le chapitre de l’immo ouille que je me sens coupable de posséder une immense maison. 

    On se sent toujours coupable n’est-ce pas, de refuser un pain à quelqu’un à qui il manque 10 centimes pour faire le compte. On se sent toujours coupable n’est-ce pas de refuser de vendre un tableau à un amateur qui en est fou mais à qui il manque 1 million. 
    Remarque, on se sent aussi coupable de refuser de coucher avec quelqu’un qui avoue en avoir très envie.




    Là je craque, je n’en peux plus de cette culpabilité, de voir des gens à la rue alors que je fais du vélo dans mon salon, c’est décidé, je la brade ma maison qui est à 14 km de Notre Dame de Paris
    Qui la veut ?





    A qui vais-je la vendre plutôt ?



  • easy easy 25 février 2011 12:44

    J’aurais parlé de politique de la terre brûlée, moi aussi, mais concernant plus précisément la France entière et non le seul échiquier politique.

    Je vais essayer de le dire rapidement. Comme tous les chefs, plus que d’autres chefs, NS est orgueilleux. Posons qu’il fantasmait être adoré des Français, posons qu’il ait dit à Carla « Tu verras, les Français vont m’adorer ». Et bien face à la non réalisation de cette acclamation, face aux manchettes qui ne cessent de le considérer comme pire président de la V ème, il peut en venir, c’est un réflexe reptilien hyper ordinaire, vouloir tout casser.
    Ou plus exactemant, vouloir en état de semi conscience (car la haute conscience impose à chacun de repousser ce fantasme vengeur) la ruine de la France sans que cette ruine puisse lui être impliquée.

    Oui je suis en train de faire allusion à ceux qui, en raison d’une défaite sociale, choisissent de cramer leur maison après avoir suicidé toute leur famille.

    Sans aucun doute ce sentiment vengeur laboure son esprit et sans aucun doute, sa raison lui demande de repousser cette idée (similaire à celle qui anime Khadafi après avoir animé Saddam)

    Vous vous rappelez, quand Giscard avait quitté son bureau présidentiel, il avait pris un ton grave et était parti dos à la caméra avec un pas d’enterrement. C’était pour dramatiser. Il fantasmait le drame pour la France.

    Tout chef qui doit partir la queue entre les jambes est cisaillé entre le désir de tout faire péter et la raison qui l’oblige à renoncer à la politique de la terre brûlée. Et parmi les facteurs de raison, figurent les limites matérielles de son pouvoir destructeur qui l’obligent à renoncer. On peut foutre le feu à sa maison, tuer ses gosses mais ce n’est pas facile d’incendier Paris tout seul.
    Là, il y a Khadafi qui fantasme à haute voix de foutre le feu à son pays mais de là à y parvenir, c’est autre chose.


    Sarko ne pourra pas incendier la France et devra examiner d’autres options mais je ne doute pas que dans toutes ses décisions, depuis qu’il est hué et raillé, que ce soit pour sa petite taille, pour ses tics ou ses réflexions, il y a ce sentiment vengeur qui joue son rôle. Pour lui, se venger n’est pas un tabou.

    Alors que chez Mandela, chez Gandhi, la vengeance est taboue.



  • easy easy 25 février 2011 11:55

    Le voilà ce Ha ha ha dont je parlais plus haut.



  • easy easy 25 février 2011 10:54

    Merci.

    Au fond, tous les programmes reposent sur le nerf de l’espoir, mettons même l’ambition, allez, la cupidité même.
     

    Le nerf de l’espoir, l’espérance que demain sera meilleur, ce nerf les animaux l’ont-ils ?
    Même la pie voleuse possède-t-elle ce nerf ? Il me semble que non.

    Dès que l’homme a commencé à percevoir le concept de projection sur l’avenir, dès qu’il a inventé la conjugaison au futur, il aurait développé, tu penses, pas con, son principal nerf, je veux dire son nerf le plus spécifique à l’espèce, celui de l’espoir.

    Nous le savons tous au fond que nous fonctionnons surtout à l’espoir puisque pour faire souffrir quelqu’un, pour bien le torturer, nous nous attaquons à son espoir.


    Car, nous sommes bien d’accord n’est-ce pas, le gueux, le misérable, le pauvre pêcheur, lui aussi démontrerait sa cupidité s’il ne s’était fait une raison sur son infortune. Et l’espoir, c’est p’tet dommage mais c’est ainsi, va surtout au matériel (après avoir fait de le deuil de devenir plus beau, plus grand, plus fort).

    En tous cas, il y a deux programmes. L’un religieux qui irait à envoyer l’espoir vers l’au-delà (fallait l’inventer !) et l’autre, politique, visant à envoyer l’espoir cristaller sur la bouffe et les pantoufles.

    Malgré tout, il y a des gens, saluons les, qui font de véritables efforts pour dépasser ces deux sirènes.

    Tiens, par exemple, il y a Odon Vallet. Il me semble qu’il ne croit pas au mirage de l’au-delà et a également refusé un gros héritage. Ni de l’une ni de l’autre des formules de précipitation de l’espoir ne l’intéressent.
    Il me semble, mais je peux me tromper e’t c’est facile sur ce point, que s’il croit éventuellement en Dieu, il ne croit pas dans l’au-delà. Il n’investit dans aucun futur le concernant. Il croit dans l’attitude chrétienne pour ce qu’elle offre de bon à la communauté des hommes, là tout de suite, dans le présent, au quotidien. Rien de plus.

    C’est une singulière façon de mobiliser son sens de l’espoir.



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