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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 28 mars 2008 01:45

    @Roland Verhille

    Dans votre commentaire, vous dites que l’argent perdu par les uns serait gagné par les autres. C’est inexact. Il existe une destruction de valeur, une destruction de richesse. la valeur d’une chose provient du jugement d’un individu. Ce jugement est nécessairement subjectif. C’est ainsi que la valeur d’une chose peut augmenter, ou baisser, sans autre cause que le jugement individuel d’un ou de pluseiurs individus sur cette chose. La destruction de valeur n’occasionne alors aucun gain pour quiconque.

    Vous parlez de la capacité de financement des banques. Une banque prete à un emprunteur lorsqu’elle juge que cet emprunteur pourra rembourser. Chaque pret bancaire est, par nature, une creation monétaire. La creation monétaire n’est pas un mécanisme irresponsable. Or vous parlez d’un mécanisme de multiplication irresponsable qui ne correspond pas a la realité.

    Vous prétendez "remarquer" qu’il y a eu "dopage". Ce n’est pas une constatation, c’est votre analyse économique. je ne partage pas cette analyse. D’une part, le mot "dopage" est impropre. Un investisseur doit tenter de prévoir l’avenir de la valeur d’une chose, d’un bien économique. C’est sur la qualité de ses prévisions, de son travail d’information et de reflexion, qu’il gagnera ou perdra. Un investisseur peut parfois se tromper sans qu’il soit légitime de qualifier de "dopage" son erreur, a posteriori, de jugement sur la valeur d’une chose.

    De meme parler d’ "euphorie", serait se tromper sur la realité et la difficulté du métier de prévoir l’avenir de la valeur des biens économiques.

    Ensuite vous opposez pluseiurs fois, les mots "réelle" et "artificielle". Là encore, cette distinction est factice. la valeur, marchande ou non, de tout bien économique est incertaine. Certes, selos les biens, la marge d’incertitude est tres variable. La valeur d’une créance sur un emprunteur, Monsieur A, est tout aussi réelle que la valeur de l’action Renault, d’un kilo de sucre en poudre.

    Il n’existe aucune différence de nature entre l’économie réelle et une économie qui serait "non réelle". Il existe souvent une marge d’incertitude plus importante pour des maturités plus longues, pour des durées plus longues. C’est ainsi que la créance de courte durée sur un emprunteur comportera tres peu de risque. Au lieu de parler d’économie "réelle" ou "non réelle", parlons plutot des investissement à risque et des investissements à moindre risque.

    Un spéculateur crée de la valeur, crée de la richesse pour lui, pour ses achateurs, pour ses vendeurs. De plus, les prix obtenus sont une information précieuse et qui permet de mieux connaitre l’avenir des valeurs. La spéculation n’est pas un jeu a somme nulle.

    Votre analyse avec les termes de "dopage" et de sevrage" n’est pas pertinente. Elle ne correspond pas à la realité, car nul n’a été dopé, et nul ne pourra etre sevré. Il pourrait seulement exister des restrictions de crédit, dus a un crédit plus cher. L’abiassement des taux directeurs fut une nécessité que tous les banquiers ont heureusement bien compris.

    La baisse des crédits, donc de la masse monétaire, est une cause d’une baisse de l’activité économique. Aucune creation monétaire n’est "en exces", puisqu’elle correspond au besoin de tel emprunteur. Il est donc inexact de parler d’ "ajustement" comme s’il existait une qualtité optimale de la masse monétaire vers laquelle il conviendrait de s’ajuster.

    Encore une fois, un banquier prete lorsqu’il pense que l’emprunteur ades garanties suffisante d’honorer ses engagement. C’est ainsi que tous les outils juridiques qui facilitent l’hypotheque ou les garanties sur d’autres biens économiques permet d’augmenter les prets, donc d’augmenter la croissance économique. La possibilité de garantir chaque pret est la principale limitation de la masse monétaire, donc de la croissance.

     

     

     

     

     

     



  • gdm gdm 28 mars 2008 00:13

    @TSS

    Non, l’argent de l’Etat francais ne provient pas seulement de la poche du contribuable. veuillez lire mon commentaire à lesca, ci dessus. De plus, l’argent que dépense un fournisseur de services n’appartient pas aux clients, mais au fournisseur lui-meme. De la meme maniere, l’argent de l’Etat appartient à l’Etat, et non pas aux contribables et auxtres "clients" et créanciers de l’Etat.

     



  • gdm gdm 28 mars 2008 00:10

    @lisca

    Nous sommes d’accord pour ne pas confondre l’Etat francais avec les francais eux-meme. Vous dites que l’argent de l’Etat francais proviendrait des contribuables et qu’en conséquence l’argent de l’Etat francais serait, de fait, l’argent des francais.

    Il est imprécis, et meme inexact, d’affirmer que l’argent de l’Etat francais "proviendrait" des contribuables. L’argent de l’Etat francais provient d’abord de ses créanciers, lesquels ne sont pas des contribuables. le plus souvent les cranciers de l’Etat francais sont à l’étranger. Or l’argent des créanciers est dix ou cent fois plus que l’argent de l’impot annuel sur le revenu, et autres impots indirects, sur les personnes physiques.

    Les impots sur les personnes morales, sur les sociétés commerciales est un impots sur les actionnaires, lesquels ne sont pas nécessairement des contribuables francais. La moitié de la capitalisation boursiere est possédée par des personnes étrangeres. Ainsi, il serait impropre de dire que l’impot sur les sociétés serait l’argent du contribuable francais.

    De plus, l’Etat se comporte pour beaucoup de ses activités comme une société de service qui facture son service. certes, cette "facturation" est le plus souvent tres approximative. Alain Minc disait qu’il fallait considérer l’impot comme une taxe de séjour sur le territoire francais. En échange de cette taxe, les habitant peuvent séjourner et travailler au sein de la communauté nationale.

    Lorsqu’un Etat fait faillite, ce qui pourrait advenir meme à un Etat européen, c’est l’Etat qui est endetté. Ni les citoyens ni les contribuables ne supportent la dette de l’Etat francais. Lorsqu’un contribuable démanage dans un autre pays, les dettes de l’Etat francais lui sont financierement indifférentes.

    Formellement, lorsque l’Etat recoit l’argent des impots, cet argent devient l’argent de l’Etat et non l’argent du contribuable. Cet argent n’est plus la propriété du contribuable. ces précision juridiques ont des conséquences importante pour éviter la confusion entre l’argent de l’Etat et l’argent du contribuable.

    C’est ainsi qu’il me semble erronné de dire que l’argent de l’Etat serait l’argent du contribuable.

     



  • gdm gdm 24 mars 2008 00:53

    @Brieuc Le Fèvre

    Conrairement a ce que vous écrivez, le pret a la consomation n’est pas sans contrepartie. En effet, en echange de l’argent prété par le banquier, l’emprunteur lui remet une créance. Or la créance a nécessairement plus de valeur marchande que la monnaie prétée.



  • gdm gdm 24 mars 2008 00:40

    @Roland Verhille

    Les chiffres que vous rapellez montrent justement que le cout financier de la crise des subprimes est infime. Je partage votre analyse sur ce point. Mais, vous ne montrez en quoi, cette crise, malgré la modestie des coûts, a déréglé le systeme monétaire américain, et, partant, le dynamisme de l’économie américaine. Vous dites que c’est un sujet qui resterait à éclaircir. A mon avis, il n’est pas sérieusement contestable que cette crise a déséquilibré le systeme monétaire américain.

    Pourquoi une crise si peu coûteuse aura-t-elle provoqué un tel déreglement économique ? Je vous renvoie à mon article récent "décryptage de la crise des subprimes". Mon article complete harmonieusement le vôtre. Ou plutot, votre article complete le mien.

    La masse des crédits est un moteur essentiel de l’activité économique. Or la crise des subprimes a deux conséquences qui réduisent la masse des crédits, donc le dynamisme économique, donc la croissance, donc la creation de richesses. La premiere raison est que les banques decront sortir de la circulation monétaire quelques $400 milliards. donc une réduction du crédit. Ce qui provoque un assechement du crédit.

    La deuxieme conséquence est que les banques américaines vont désormais avoir tendance à preter moins facilement, donc masse de crédits plus faible, donc plus faible croissance de l’activité économique. C’est la raison pour laquelle le FED a eu raison de réduire le taux directeur afin de susciter la croissance de la demande de crédits. Cette diminution du taux directeur tend a compenser directement la consequence directe de la crise des subprimes.

    Ensuite, une diminution de l’activité économique américaine a un effet indirect sur l’économie mondiale.

    Je suis confiant que cette crise des subprimes est une crise passagere et limitée. Je partage pas du tout le pessimisme de certains économistes sur le caractere durable de cette mini-crise. Tous les ingrédients permettant une forte reprise de la production mondiale de richesse sont intacts.

     

     

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