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Homme, 40 ans, heureux père et moins heureux mari, fonctionnaire, parisien par nécessité. Libéral dogmatique et dictateur indolent, mutualiste heureux, scientiste matérialiste, pinailleur conceptuel et logique, joueur informatique (JDR, STR), blogueur raté. Dans ma bibliothèque : la Bible, René Girard, Shakespeare, Sun Tsu, Chuang Tzu, Machiavel, Jean-Pierre Petit et Laurent Nottale, entre autres.

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  • Premier article le 14/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/12/2006
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Derniers commentaires



  • gem gem 20 décembre 2006 20:51

    La « lutte pour la vie », c’est l’aspect le plus mineur du problème. La reproduction compte beaucoup plus, et les animaux n’hésitent pas à privilégier tous ce qui peut contribuer à leur succès reproductif contre leurs aptitudes à vivre.

    Chez les humains : pareil. Y compris dans les aspects culturels ; « mourrir pour des idées » c’est tellement banal...



  • gem gem 20 décembre 2006 20:37

    hum... je la refais

    le darwinisme est une théorie explicative, seulement explicative. Elle est totalement a-morale et ne dit rien sur ce qui « doit » (au sens moral) survivre, seulement sur le « comment » (sous l’effet de quels forces) une lignée survie et se développe. Dans ce cadre, on constate que les fourmis et les éléphants existent aujourd’hui, et pas les brontosaures ni les T. Rex. Et de même on peut constater que les indiens jamaiques ont disparus, remplacé par une population fort différente. Tout cela relève du constat, et de rien d’autre. Ca ne permet pas de conclure que les fourmis sont supérieurs aus brontosaures, ni que les esclaves noirs importés étaient supérieurs aux indiens jamaïques, ni que les fourmis et les éléphants se valent à tout point de vue. Et ça ne peut pas faire l’objet d’une « mise en application », car toute mis en application serait par définition la négation du darwinisme social : ce n’est plus le « plus apte » (faute de meilleure expression) qui se reproduit, mais celui qu’on a décidé arbitrairement !

    J’ai l’impression que vous confondez « darwinisme social » et « eugénisme », ce qui ne serait pas surprenant car il est vrai qu’il y a un lien entre les deux.



  • gem gem 20 décembre 2006 18:57

    Question sans objet : le darwinisme est une théorie de l’évolution, et l’évolution est un fait. Toutes les familles, pauvres ou riches, sont soumis à l’évolution, à la sélection reproductive.

    La question n’est pas de savoir SI on va « broyer », mais QUI on va broyer (ou laisser broyer ). Eventuellement, il y a la question du « dans quelles conditions » (avec ou sans anesthésie ?). Et le « on » qui broie, avait c’était confortable, c’était la nature ; aujourd’hui, rançon du succès, le « on » c’est NOUS (collectivement, politiquement)... malaise... surtout qu’on peut se tromper !

    A cette échelle, celle de l’évolution, le « qui » n’est pas un individu mais une famille, une lignée. Le traitement de l’individu est connexe mais distinct. On peut supposer qu’on peut broyer des familles tout en étant doux pour les individus...



  • gem gem 20 décembre 2006 18:43

    le darwinisme (socail ou pas !) a peut-être servi à tort et à travers, mais, je le répète, c’est une simple (et géniale !) tautologie qui ne peut servir à rien du tout sur le plan idéologique !

    Par définition, les vivants d’aujourd’hui sont issus des survivants d’hier, et les morts étaient « faibles » (individuellement ou socialement, peu importe)... mais si on commence à dire « j’ai décidé que tu vas mourir parce que tu faible, et la preuve que tu es faible c’est que tu va mourir », on ne prouve pas la faiblesse supposée, on l’affirme dans le cadre d’une pétition de principe qui est une simple déclaration de guerre !

    Avec des argument de ce genre, on aboutit à la conclusion que la révolution bolchévique, le nazisme, et tous les grands génocides étaient justifiés simplement parce qu’ils ont eu lieu ! On confond le fait avec la morale, la justice etc. C’est un grand classique totalitaire (morale et sens de l’histoire, etc.) mais ça reste une escroquerie intellectuelle qui n’a rien à voir avec le darwinisme social.



  • gem gem 20 décembre 2006 18:24

    J’ai écris (ou voulu écrire, si ça n’est pas clair !) que c’est la transision démographique qui permet la richesse, et non le contraire ! Quand à savoir si c’est réversible ou non, je dis que ça dépend de nos politiques, et qu’il est fort aisé de faire rebasculer le système dans un état « r » : il suffit de subventionner cette stratégie et de lâcher les freins (« planning familial », « pilule », etc.) !

    Le lien entre cette transition démographique et la richesse est parfaitement classique, et mon propos n’a rien d’original : il est à la base de toutes les politiques anti-nataliste DANS LE BUT D’ORGANISER UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE. Je ne fais qu’exposé et expliquer ce lien : ça fait au moins un fait expliqué, non ?

    Vous faites un jugement morale d’un exposé a-moral : je ne peux vous en empecher, mais vous êtes alors completmeent hors-sujet. Pour vous satisfaire, rappellons quand même qu’une politique cassant tous les impératifs faits aux femmes de seulement assurer la reproduction tout en dépendant des hommes (scolarisation féminine aussi longue que voulue, crêche et autres support sociaux à la professionalisation, etc.) est le prototype de politique favorable à la stratégie K. Si vous trouvez ça anti-social ou susceptible de « servir à justifier des inégalités abusives » (sic), ce sont vos oeillères...

    Mon propos à moi, c’était juste de lever les yeux vers l’effet à moyen terme des politiques à prétention sociale : est-ce que ça favorise la stratégie r (et l’innévitable pauvreté qui s’en suit) ou la stratégie K (et la richesse que ça rend possible ; seulement possible et non certain, hélas, encore que pour l’instant je ne vois pas d’exception...).

    Mais je comprend qu’un tel propos, en ce qu’il suppose un regard critique sur les « bonnes intentions » (avec un jugement sur les faits et non sur les intentions), vous mette profondément mal à l’aise...

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