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Homme, 40 ans, heureux père et moins heureux mari, fonctionnaire, parisien par nécessité. Libéral dogmatique et dictateur indolent, mutualiste heureux, scientiste matérialiste, pinailleur conceptuel et logique, joueur informatique (JDR, STR), blogueur raté. Dans ma bibliothèque : la Bible, René Girard, Shakespeare, Sun Tsu, Chuang Tzu, Machiavel, Jean-Pierre Petit et Laurent Nottale, entre autres.

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  • Premier article le 14/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/12/2006
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Derniers commentaires



  • gem gem 21 décembre 2006 14:02

    *) Spencer travaillait sur l’évolution des groupes sociaux, en tenant compte de leur organisation. Certes il insistait sur l’inconvénient pour le groupe de s’encombrer d’inaptes poids morts, mais ça n’implique nullement une négation de la coopération (d’ailleurs il voyait dans la civilisation une procéssus de spécialisation, donc de coopération) !

    * ) Kropotkine, 1902 : « L’entraide, un facteur de l’évolution ». Sans diminuer les mérites d’Axelrod et Maynard Smith, on ne les a pas attendu pour réintégrer la coopération dans l’évolution ...

    *) contresens : confusion entre l’eugénisme et le darwinisme social. L’eugénisme est par définition la négation du darwinisme social ! Par exemple, Hitler reprochait aux juifs d’être mieux adaptés à la société allemande, d’en profiter, de la coloniser : pas question pour lui de laisser le darwinisme social en action !

    Influence pollitique de ce genre de théorie ? Oui bien sur : la théorie dit comment marche la société, elle dit donc comment il faut agir pour la faire évoluer dans telle o utelle direction, ce qui marche et ce qui ne marche pas. Par contre ce genre de théorie ne dit rien sur ce q’uil faut faire dans l’absolu. Votre exemple antiraciste est excelent à cet égart : la théorie ne dit rien sur la moralité du racisme ni sur la nécessité ou non de le combattre, elle peut nous aider à choisir les bonnes façon de faire (par opposition à celle qui auront en fait le résultat inverse, quelques que soient les intentions)



  • gem gem 21 décembre 2006 12:23

    votre commentaire serait pertinent si les coûts avaient effectivement baissé. Or, pas de bol pour vous, ces couts ont exploser. Pour deux raisons

    * l’idéologie de la baisse généralisée des effectifs par classe. Alors que les résultats sont très mal corrélès aux effectifs : en réalité il n’y a guère plus de 10% des élèves qui ont besoin d’un encadrement fort et donc d’un effectif réduit, ce qui fait que 90% des moyens alloués à cette politique sont du pur gaspillage

    * la constante amélioration statutaire des profs (par exemple le passage des instituteurs, catégorie B, vers le statut des de « professeur des écoles », catégorie A ; sans que le boulot change ni la moindre valeur ajoutée supplémentaire !)



  • gem gem 21 décembre 2006 11:43

    je crains que justement tu ne suives pas bien le raisonnement : par définition, le darwinisme (social ou pas) ne concerne que très peu les individus, mais plutôt les lignées (généalogiques et culturelles) qui seront, on non, sélectionnée.

    Pas de comparaison possible entre le SDF et la vedette médiatique, donc, par contre on peut comparer le destin de la famille d’un SDF et celle de la vedette : en 3 générations (ou plus, si possible), quel a été leur descendance (combien d’enfants ?) et le statut social de ces enfants (isolés qui n’auront pas de descendance ? ou inséré dans un famille qui aura une postérité ?). Socialement parlant, c’est ça l’important. Ce qu’on fait pour le bonheur (ou pour éviter le malheur) des uns et des autres est évidememnt important pour les gens, mais ça reste politiquement annexe dans le destin historique du peuple.

    Notre choix politique est donc de savoir si on préfère laisser se multiplier les SDF ou les gens plutôt à l’aise. Et c’est bien un choix arbitraire, auquel on n’échappe pas car il n’y a plus de « nature » pour le faire à notre place.



  • gem gem 21 décembre 2006 11:29

    La genèse des idées de Darwin indique que son contexte social a été déterminant : le lien profond entre Spencer et Darwin n’est pas du tout un hasard. Et je ne sais pas où vous avez vu que le darwinisme social nie la culture ! Spencer applique la sélection naturelle aux groupes sociaux, qui sont l’incarnation même de la culture ! Encore une fois, je crains fort que vous confondiez « darwinisme social » et « eugénisme »,

    « prophétie auto-réalisatrice »... l’analogie est pertinente. Le principe c’est bien que le contenu de prophétie est arbitraire (dans un ensemble limité de proposition : celles qui se rendent possibles elle-mêmes ).

    Quand vous dites que cela fut fait « avec un certain brio », je vois mal de quoi vous voulez parlez. Coté nazi : Hitler se plaignait (on sait en quels termes) que dans le contexte social allemand, les plus aptes c’étaient les juifs ! Pas de prophétie auto-réalisatrice ou de volonté d’appliquer un darwinisme social, donc, mais au contraire une volonté messianique de renverser un destin contraire (de rendre « apte » ceux qui lui semblait les « meilleurs » d’un point de vue qui était le sien, raciste et culturel, qu’on peut je crois légitimement qualifié d’arbitraire ; non ?). Coté marxiste : il y a certes une idée du « sens de l’histoire », mais aussi une insistance permanente sur la nécessité d’une action politique pour réaliser ce « sens de l’histoire », qui ne se ferait pas tout seul par la magie évolutive ; (en outre le darwinisme social est bien le genre de truc qui les fait hurler, pas du tout leur tasse de thé...). Alors à quoi faites vous allusion ???

    Votre question subsidiaire sur l’inquisition me semble totalement hors sujet, je la comprend à peine. Il y a plein de charlatans divers qui vendent leur mauvaise soupe en invoquant à tort et à travers théorème de Gödel ou mécanique quantique : non seulement ça n’a aucun impact sur la validité de ces choses, mais ça n’a fait pas non plus une des causes de ses mauvaises soupes !



  • gem gem 21 décembre 2006 10:25

    hum... pas facile, si c’était raté, de recommencer... je crains d’avoir voulu trop en dire.

    S’il ne fallait retenir qu’une seule chose, c’est que pour juger si une politique réduit la pauvreté à moyen terme, il faut regarder ses effets en terme de dynamique familiale (pousse-elle a avoir peu ou beaucoup d’enfants ?), et seulement ça. On peut en déduire que

    1) ne sont véritablement « sociale » que les politiques qui favorisent les familles courtes contre les familles nombreuses (scolarisation longue, travail des femmes, et mutualisation du risque vieillesse, par exemple). En revanche, certaines politiques qui peuvent apparaitre fortement « social » peuvent en fait être des machines à fabriquer des pauvres (par exemple une politique favorable aux « enfants pauvres »)

    2) un contexte qui lie la reproduction au capital détenu est nécessaire pour lutter contre la pauvreté, alors que c’est le genre de contexte qu’on qualifie (à tort, donc) d’anti-social. D’où le mot « paradoxe » dans le titre.

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