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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 17 septembre 2015 10:07

    @Sarah
    Ces abstractions de salon ne changeront en rien les situations économiques, sociales ou technologiques. Quand bien même on couperait le monde en deux, trois ou quatre, ou vingt, il y aurait toujours les dialogues et les échanges possibles.

    Les élucubrations des « think tanks » ou piscines de pensées, sont très pénibles et parfaitement inutiles.



  • Jason Jason 17 septembre 2015 09:58

    @Boogie_Five
     « Voilà pourquoi je postule que la modernité est plutôt technique avant 1789, plutôt sociale ensuite, même si la modernisation technique continue. »

    Les révolutions techniques ont d’abord touché l’Angleterre (au sens trritorial large) avant de se propager en France, avec environ 50 ans de retard. Il faudrait, dans vos recherches introduire la notion de degré de modernité. Peut-être aussi vous référer au « Tableau » de Condorcet.

    Quant à dire qu’après ’89 la modernité est plutôt sociale, ça me fait tousser très fort. Lisez les effets de la loi Le Chapelier et regardez le variantes de gouvernements pendant le XIXème, le salariat, l’analphabètisme, la durée de vie, etc.

    Vous avez un moule, et vous semblez vouloir l’appliquer à tout. Très dangereux.

    P.S. « Encore plus nazes que des krills, c’est comme ça que tu nous vois ? » Tiens, c’est une bonne idée. Oui, je pense que c’est ça. Car les krills, eux ont des excuses, ils n’ont pas de cerveau.



  • Jason Jason 17 septembre 2015 09:43

    @ddacoudre
    Bonjour,
    Je trouve vos développements intéressants en ce qu’ils relativisent les notions de modernité proposées par l’auteur. Effectivement, il ne faut pas user du concept vague de modernité pour décrire les activités humaines sur toute la planète.

    La modernité est une invention occidentale et notre anthropocentrisme ou « culturo centrisme » nous fait regarder le monde à l’aune de ce qui pousse dans nos jardins intellectuels. Dans la plupart des cas nous sommes trop sûrs de nous et cela mène souvent à des conflits ou à l’esclavage et au pillage.

    Votre mise au point est excellente et j’y adhère.



  • Jason Jason 16 septembre 2015 17:48

    @Sarah

    Les historiens ont un talent inimitable pour ne pas se poser les questions qui fâchent ou qui aboutissent sur le doute. Parcourez Paul Veyne : « Comment on écrit l’histoire ».

    Cordialement



  • Jason Jason 16 septembre 2015 17:39

    « Le découpage moderne/contemporain en 1789 fait par l’histoire française laisse à penser que la modernité technique est coupée de la modernité sociale, »
    ..................................
    « que la modernité sociale (symbolisée par la Révolution française) succède et se trouve déterminée par la modernisation technique issue de la Renaissance. »

    Voilà bien des approximations, et par là les classements prolifèrent.

    Les notions de moderne, modernité, ainsi que post-moderne et ce qui s’y rapporte, ne me semblent pas constituer des outils conceptuels opérationnels. Elles débouchent sur des visions tentantes, simplificatrices et subjectives d’un monde soumis à une continuité dont nous serions l’aboutissement nécessaire.

    Je préfère les notions de « landmarks » ou jalons/étapes repérables par des sauts souvent indépendants les uns des autres. Une sorte de discontinuité dans les pratiques, les techniques, les lois et règles sociales, les moeurs, les visions du monde et des ordres sociaux, bref, une sorte de mouvement brownien des pratiques et des modes de vie.

    Pensons à la première presse « à la Gutenberg » installée à Paris en 1470, à la promulgation de l’édit de Villers-Côteret en 1539 concernant l’usage de la langue française, aux découvertes des astronomes (Galilée, Newton), aux progrès des calculs des probabilités à travers le XVIIIéme, à l’avènement de la chimie, des découvertes de la médecine, à tous ceux qui ont remis en question les notions acquises et ont fait reculer l’ignorance, la tradition ou la superstition. Pour la politique ? Ce ne sont le plus souvent que des opportunismes et des hasards.

    Allez poser votre modernité là-dessus, vous en tirerez quoi ? J’oppose le chaos, le hasard et le désordre du monde à votre modernité bien pensante.

    Vous l’avez deviné, je suis un sceptique.
     

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