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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2007
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Derniers commentaires



  • koudou 19 janvier 2007 12:25

    Pour ce que je connais de la chose, je suis d’accord avec la plupart des éléments que vous avancez, au moins sur le principe.

    Dans les chiffres, j’ai toutefois un léger doute sur la projection vers un fonctionnement privé (gestion de la sécurité sociale par les assureurs privés).

    Tout d’abord, pour ce qui concerne le recouvrement d’une part, et les produits financiers d’autre part, je ne suis pas certain que ce soit le sujet. En effet, le passage du recouvrement et du traitement du non paiement des cotisations par les entreprises privées risque d’être un peu compliqué pour des tas de raisons dont la partie émergée de l’iceberg est par exemple le chantage à l’emploi, qui parfois débouche malgré tout sur des licenciements véritables. On n’en parle pas, cela mériterait un article en soi.

    Les produits financiers sont réalisés selon des règles de gestion très « père de famille » sans aucune spéculation par l’ACOSS (la banque de la sécu). c’est plus de la bonne gestion de trésorerie qu’autre chose. Donc c’est fait, sans risque de gagner plus d’argent sur le marché de la spéculation, mais sans risque non plus d’en perdre. Est-ce vraiment souhaitable que l’argent de la sécu soit utilisé dans un secteur spéculatif ? Je pense que non, mais bon ...

    Pour la partie remboursement (celle dont on parle en fait), les mutuelles privées ont effectivement appris à gérer ces complémentaires santé. mais je souligne le fait qu’il s’agit de complémentaires et que la mutuelle s’appuie sur les services de la sécurité sociale pour toutes les vérifications et contrôles. Si vous n’avez pas demandé de prise en charge à la sécu, même refusée, les mutuelles ne vous prennent pas en charge. La partie purement remboursement est peut-être plus efficaces par les complémentaires santé. mais alors, faut-il laisser à la sécu le contrôle en leur enlevant la gestion ? Ou bien est-il nécessaire de conserver l’ensemble de la chaine sous une seule entité ?

    Je ne sais pas, et dans un autre domaine, je regarde avec curiosité et avec attention ce que va donner la prise en charge de l’ANPE par l’Unedic (la prise en charge du retour à l’emploi par ceux qui sont chargés de rémunérer les demandeurs d’emploi).

    Mais en tout cas, et personne n’en a encore parlé, je me demande ce qu’on attend pour séparer la branche maladie de la branche retraite !



  • koudou 19 janvier 2007 11:08

    C’est effectivement le principe.

    En fait, les propositions actuelles semblent d’orienter vers un système mixte avec les deux systèmes à la fois.

    Je suis incapable de vous donner les chiffres qui diffèrent assez sensiblement entre les différentes personnes autorisées dans le domaine.

    En fait, si on faisait le changement brutal de toute la branche maladie, on aurait une taxe sociale du même ordre de grandeur que la TVA actuelle. C’est un peu brutal, car si les produits français verraient leurs prix baisser un peu, les produits étrangers verraient leur coût augmenter de façon assez violent. Cela dit, un jean de base fabriqué en Chine qui passe de 10 euros à 12 euros, cela ne me choque pas de trop si le même jean de base fabriqué en France passe de 30 euros à 25 euros.

    Cela dit, je vous serais reconnaissant de ne pas me parler comme si j’étais un politique ou de l’administration. Je ne suis ni l’un ni l’autre et certainement pas décideur en la matière. Et autant je connais les chiffres pour m’être renseigné parce que je pense que c’est important, autant, n’étant impliqué ni de loin ni de près dans la gestion de la sécu ou des charges sociales j’ai un peu de mal à savoir ce que pourreint être les chiffres de telle ou telle mesure : je suis simplement un citoyen et pas un acteur ...



  • koudou 19 janvier 2007 10:54

    La privatisation de la Sécurité Sociale est un autre sujet encore plus controversé que la baisse ou non des impôts.

    Lorsque l’on parle de « privatisation de la Sécurité Sociale », on est en fait en train de dire que les méthodes de gestion de la sécu par des fonctionnaires est moins bonne que si elle était confiée à des entreprises.

    Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation, pour une raison bien simple : à prestations égales (remboursements) l’économie qui pourrait être éventuellement réalisée par une entreprise privée servirait les actionnaires de la compagnie privée par création de bénéfices.

    La gestion la plus coûteuse est en fait la branche maladie qui prend plus de 5% des cotisations pour fonctionner (la branche vieillesse - quel mot super pour désigner la retraite - a un coût de gestion de 1,5% environ). En supposant qu’une entreprise privée réaliserait le miracle de faire baisser le coût de gestion de 30%, cela dégagerait 1,5% du chiffre d’affaires qui, je pense, risquent fort de se retrouver sous forme de distribution des bénéfices en supposant que la sécu privée ne soit pas en déficit. En tout cas, si on ne change pas la grille et les modes de remboursement, les chiffres le montrent de façon assez claire.

    Ainsi, il faudrait chercher les motivations d’une sécu privée ailleurs que dans l’économie de gestion.

    Le plus probable est de laisser des gestionnaires privés prendre la décision d’adapter les remboursements aux rentrées. Comme par exemple font les assureurs pour l’automobile (mutuelles) : la cotisation varie en fonction des sinistres de l’année d’avant et il y a le système de bonus/malus. Je n’ose penser à un bonus/malus et savoir ce que cela pourrait donner avec les personnes souffrant de maladies longues ou de séquelles d’accidents de la vie dont ils ne sont pourtant pas responsables.

    Bref, la seule vraie façon de considérer les choses est de modifier les prestations de la sécu. Et c’est ce qui est fait actuellement : pas le choix.

    Si vous êtes intéressé par le coût de gestion de la sécu, vous devriez lire le rapport sur ce sujet de la mission de l’assemblée nationale sorti en 2005 que l’on trouve à http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i2680.asp#P214_22523



  • koudou 17 janvier 2007 11:07

    C’est vrai qu’un parallèle peut être établi, mais là aussi, ce n’est pas seulement la redistribution des terres qui a provoqué la catastrophe.

    Par contre, il y a actuellement un contre argument à l’affirmation sur les paysans qui ne reviennent jamais quand ils ont été chassés. Je connais mal la mentalité des fermiers au Zimbabwe, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de parler avec eux. Ce que je sais, c’est qu’en novembre dernier, le gouvernement, devant la cata agricole des fermiers noirs qui ne savaient pas cultiver, ont re-réquisitionné des terres non exploitées et a fait une annonce de redonner ces terres pour 99 ans aux anciens fermiers blancs qui avaient été chassés et qui savent cultiver la terre.

    Au bout d’environ un mois (donc, début de ce mois), il y a eu 700 demandes arrivées au ministère de l’agriculture du Zimbabwe d’anciens fermiers blancs. Ce qui semble prouver que dans la région au moins, votre affirmation comme quoi un paysan ne revient jamais est battue en brèche.

    Cette histoire est intéressante à suivre, car pour l’instant, il n’y a que 6 dossiers qui ont été acceptés. Aucune déclaration pour savoir pourquoi, et les spéculations citent
    - l’annonce bidon
    - le manque de temps
    - le nombre de terres insuffisant pour tout le monde et donc un examen de tous les dossiers pour prendre ceux qui ont le plus de chances de réussir
    - un filtrage des dossiers par le CIO (la police secrète)

    et peut-être une combinaison de plusieurs de ces supputations.

    A suivre en tout cas.



  • koudou 17 janvier 2007 10:55

    De façon générale, les jugements à l’emporte-pièce sont rarement exacts.

    Et dans ce cas particulier, traiter le Zimbabwe de « pays bidon » avec en plus - tout au moins je le soupçonne - la plus grande méconnaissance du terrain me parait pour le moins exagéré.

    Ne croyez pas que les cadres y compris hauts fonctionnaires et y compris Shonas soient aveugles. Je ne les citerai certainement pas pour des raisons évidentes. Mais ils savent que système politique en place empêche les choses de fonctionner. Mais au grand jamais cela ne permet de dire que le pays est « bidon » en faisant fi de ce qui fonctionne encore, et surtout des gens qui restent en se battant pendant ces mauvais jours pour que le pays ne disparaisse pas. La plupart de ceux qui sont restés au pays sont dans état désespéré qui fait qu’ils ne peuvent survivre qu’en violant la loi, surtout l’imbécilité suicidaire du taux de change fixe qui enrichit certains de façon éhontée en faisant mourir de faim certains autres.

    Mais au grand jamais cela ne rend le pays bidon.

    Et si je m’insurge contre ce terme, c’est parce qu’à l’utiliser dans un certain cadre, les lecteurs ne s’en rendent pas obligatoirement compte et répandent l’information fausse d’un « pays bidon » qui ne l’est pas : c’est un pays magnifique, qui possède de grandes richesses et a un grand potentiel, y compris agricole, touristique et industriel

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