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Le Hérisson

Le Hérisson

Journaliste.
J’aime l’information même si elle déplait Je pense que c’est en réalité l’un des premiers droits de l’homme. Je suis passionné de sémiologie, d’actualité, de psychologie, notamment. .
Formation : Paris IV, sémiologie, direction de projets socioculturels. Actuellement en formation psychanalyse, psychosomatique.
Autres centres d’intérêt : psychanalyse, médias, art contemporain.

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  • Premier article le 03/10/2006
  • Modérateur depuis le 17/10/2006
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Derniers commentaires



  • Le Hérisson Le Hérisson 25 octobre 2008 11:47

     A Monsieur Duboc,

    Je suis allé sur vos différents blogs (tous teintés UMP) pour en savoir plus sur les faits de ce "détournement" mais j’avoue être resté sur ma faim.
    Par conséquent, pourriez vous rédiger un article clair, argumenté et précis, avec des faits, concernant ce que vous avancez ?
    Merci.



  • Le Hérisson Le Hérisson 23 octobre 2008 16:15

    De mon point de vue, cette émission ne respecte pas la déontologie journalistique. Pour les raisons suivantes :
    Par exemple, la charte des journalistes stipule :

    "Un journaliste s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque..."
     ou encore :

    " ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du justicier..."

    Bien sûr, on peut penser que sans ces moyens "déloyaux", c’est à dire "l’infiltration", il aurait été plus difficile d’avoir de tels témoignages. Or ce n’est pas sûr. Une bonne enquête, menée à longue haleine, avec recoupement, etc. aurait pu obtenir des résultats similaires mais certes, moins spectaculaires.

    C’est là où le bât blesse. On voit très bien, à travers ce reportage, que la rédaction s’est échiné à trouver la maison de retraite la plus pitoyable, à retenir au montage les éléments les plus scabreux et révoltants à la fois, pour faire de l’audience. Au détriment de l’information : car le reportage laisse supposer que c’est l’ensemble des maisons de retraite qui est géré ainsi, (on insiste par ailleurs sur le fait qu’il s’agit d’un établissement public). Or, une information honnête aurait, au minimum, donné plusieurs éclairages sur divers établissements. J’ai fait, pour ma part, plusieurs reportages dans les maisons de retraite, et j’y ai rencontré des situations qui n’avaient rien à voir avec le reportage.

    Mais bon, la déontologie journalistique semble bien devenir une denrée rare....



  • Le Hérisson Le Hérisson 22 octobre 2008 23:56

    J’ajoute que je suis autodidacte en partie. Au lieu de faire une fac, j’ai fait les beaux arts. Ensuite, j’ai été pigiste de presse, puis, (c’est une longue histoire), directeur d’association socioculturelle. (D’ailleurs, j’avais mis en place, dans les années 80, de l’aide aux devoirs dans mon association, pour les élèves en difficulté, et cela m’avait attiré l’animosité des syndicats d’enseignants !!!). Ensuite, j’ai passé des diplômes universitaires en communication en formation continue.



  • Le Hérisson Le Hérisson 22 octobre 2008 23:52

    A Luc Laurent Salvador,

    Je suis globalement d’accord avec vous. Bien évidemment, ce n’est pas à vous, psychologue, que j’apprendrais que la dérive de notre système scolaire peut être analysée comme un "symptome". Vous êtes mieux place que personne pour le savoir.

    Je suis d’accord également avec vous sur la question de l’autorité. Après tout, l’école des années 60 ressemblait plus à une prison qu’à un lieu d’épanouissement.

    Mais en revanche, pour aller vite, au travers de ce que je décris, nous constatons surtout qu’aucune remise en cause du système dans son ensemble et de deux qui y travaillent n’est possible. Nous l’avons constaté de nombreuses fois et à la réunion "profs-parents", c’était caricaturale.
     
    Les enseignants n’acceptent pas, non plus, les critiques sur les méthodes pédagogiques. Les fameux "programmes" ou le "manque de moyens" ont bon dos.
    Je persiste à penser qu’il est anormal que des plutôt bons élèves s’ennuient en classe, s’y rendent le coeur serré, ou encore, que des professeurs soient capables de dire en classe des choses telles que "Toi je t’aime pas, mais je t’ai quand même donné une bonne note !", bref, manquent souvent de respect aux élèves qui pourtant, dans ma ville de province, ne sont pas particulièrement turbulents.



  • Le Hérisson Le Hérisson 22 octobre 2008 23:33

    Je n’ai voulu qu’apporter un témoignage où chacun des faits sont rigoureusement exacts. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un quelconque problème de droite ou de gauche... Et contrairement à ce qu’écrit un commentateur, je ne suis pas particulièrement "droitisant" ! C’est trop facile de se cacher un problème sous un vague prétexte politique. Là n’est pas la question ni la réponse.

    Mais il s’agit d’un problème de conservatisme de toute une institution, de ses syndicats, de sa hiérarchie...

    L’école est devenue un univers de souffrance pour tous, profs et élèves. Et les parents aussi !

    Dans ce pays, on critique tout le monde : les hommes politiques, les journalistes, "les peoples", etc. Mais dès que l’on s’insurge contre le monde enseignant, on a face à soi un corporatisme époustouflant et certains des posts le montrent fort bien.

    Et pourtant, il y a des professeurs qui s’insurgent contre le système, qui développent des innovations pédagogiques, etc. Il y a des "expériences alternatives" pédagogiques qui donnent de bons résultats, excellents même, à la fois sur le plan des programmes et le plan de l’épanouissement des élèves. Mais ces expériences ne sont jamais encouragées par l’institution  !

    Mais, bizarrement, ils sont rares à rester dans l’Education nationale. J’ajoute qu’au cours de ma carrière, j’ai été responsable de communication dans un rectorat, en 1998 et 1999. L’athmosphère y était tellement pesante et l’action tellement impossible que j’ai décidé de ne pas y renouveler mon contrat.

    Enfin, pour conclure, je redis ce que j’ai écrit. Lisez ou relisez le best seller de Daniel Pennac, "Chagrin d’école". Il explique en détail ce que j’ai exprimé dans ce papier.

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