« Mais l’impérialisme ne débute pas à la fin du 19ème siècle. »
Vous
avez raison et nous sommes d’accord sur ce point. L’impérialisme, phénomène de
conquête des territoires des peuples par d’autres peuples a existé bien avant
le 19è siècle. On peut par exemple citer, dans l’antiquité, l’impérialisme romain
identifié par son très vaste empire bipartite composé de l’Empire d’Orient et
de l’Empire d’Occident.
« Il a toujours existé, depuis la nuit des temps. Il a toujours été
présent dans toutes les relations inter-groupes humains. On peut même dire
qu’il se manifeste dans tout le domaine du vivant. »
C’est
là une thèse qui reste à démontrer.
« Cela dit, pour justifier
l’intervention au Mali, François Hollande a bien du donner, à ses généraux et
ses collaborateurs, des arguments d’un tout autre ordre. Ce sont ces arguments
qu’il serait intéressant de connaitre. ».
A
défaut d’avoir des oreilles d’éléphants et les placer entre Hollande et ses
généraux et collaborateurs, il faut se contenter de ses communications officielles
qui ne sont pas moins intéressantes.
« Bien
malin qui dira ce qui se cache réellement derrière l’intervention au Mali. »
De
l’impérialisme, vous avez sans doute entendu parler. L’impérialisme, c’est le
capitalisme impérial, le capitalisme des empires, vastes ou petits. Chacun de
ces empires est constitué d’un pays dominateur appelé centre ou métropole
entouré d’un ensemble de pays dépendants de cette métropole qui sont soit des
colonies, semi-colonies et autres zones d’influences.
Eh bien, nous
vivons à l’époque de l’impérialisme qui a débuté, grosso modo, avec le partage
de l’Afrique par la conférence coloniale tenue à Berlin en 1884-1885. Depuis
lors, le système impérialiste mondial forme autour de la terre une épaisse
croute multipolaire aux multiples failles sismiques.
Ce qui se cache
donc derrière l’intervention au Mali, opération Serval, ce sont les convulsions
magmatiques permanents et glissements tectoniques périodiques qui se déroulent à
l’intérieur du système impérialiste mondial. C’est par ces convulsions
magmatiques et glissements tectoniques que le système impérialiste tente de se
réajuster, chaque pôle impérialiste s’efforçant de prendre le dessus sur les
autres. C’est le rapport de force, y compris et surtout militaire, entre les
pays ou pôles impérialistes, qui opère ce réajustement.
L’opération
Serval au Mali n’est qu’un exemple de ces réajustements périodiques des
rapports de forces au sein du système impérialiste mondial. L’opération serval
est un moyen pour l’impérialisme judéo-chrétien, principalement français, de se
renforcer en Afrique face à l’impérialisme oriental, en premier lieu
moyen-oriental coranique. L’opération Serval permet à la France de mieux consolider
sa principale zone d’influence, sa chasse-gardée, la Françafrique, face à
l’impérialisme moyen-oriental coranique et, collatéralement, face à l’impérialisme
extrême-oriental, chinois.
Karl Marx et Friedrich Engels
avaient déjà décrit plusieurs sortes de socialisme voire de communisme. Ainsi,
on dénombre : le socialisme
réactionnaire, le socialisme allemand ou socialisme « vrai », le socialisme
petit-bourgeois, le socialisme
conservateur ousocialisme bourgeois,
le socialisme ou communisme
critico-utopique (Voir dans Manifeste du Parti Communiste). Jeremy971 a lui aussi évoqué le socialisme sportif. Chaque classe
sociale, et même chaque fragment de classe sociale, semble donc avoir son socialisme ou son communisme. C’est ce qui sème
la confusion.
Par exemple, vous semblez
oublier que Hitler, lui-aussi, se disait socialiste. Par exemple encore, en plus
d’être réactionnaire, le socialisme de Hollande est un socialisme belliqueux et
colonial. Rien de surprenant pour le socialisme bourgeois.
Le
communisme de Marx et Engels, poursuivi par Lénine et Staline, lui, s’appelle
le communisme scientifique. L’outil scientifique du communisme scientifique,
pour analyser la société et l’Histoire est le matérialisme dialectique. Le
communisme scientifique, le marxisme-léninisme, est l’exact opposé des autres
socialismes qui, sauf démagogie, n’entendent pas changer la société en
supprimant l’exploitation de l’Homme par l’homme, mais au contraire veulent maintenir
cette exploitation sous une forme ou une autre.
« Non ce dont nous avons besoin c’est d’une
société socialiste où l’argent n’est pas un moteur de l’action à entreprendre
et où les idées et les personnes peuvent pleinement s’épanouir ».
Pour
être clair, vous devez donc préciser votre socialisme parmi en sachant que ce
qui importe en politique, ce ne sont pas les étiquettes et les épaulettes que
l’on s’accroche sur les oripeaux, mais ce sont les objectifs que l’on poursuit,
les actes que l’on pose, les idées que l’on répand et les classes sociales qui
sont servies. Moi, je choisis le socialisme scientifique qui affirme la
dictature révolutionnaire du prolétariat comme moyen de passage de la société
capitaliste à la société communiste.
« Mais une guerre d’une légalité internationale douteuse – la France n’a pas de mandat
explicite du Conseil de sécurité et n’agit qu’à la demande d’un fragile «
gouvernement intérimaire » – était-elle nécessaire ? ».
Quand
on parle de la
Communauté Internationale, il ne faut pas perdre de vue qu’il
s’agit de l’ONU, vitrine parlementaire de l’Etat Unique Occulte Mondial (E.U.O.M.),
gérant du Nouvel Ordre Mondial (N.O.M.). Le gouvernement de l’EUOM s’appelle
les ILLUMINATI, une secte oligarchique coiffant les obédiences occultes
maçonniques et autres et regroupant les capitalistes parmi les plus fortunés du
monde, mais aussi les plus volontaristes dans la défense de la propriété privée
du Capital. C’est l’ONU, organe parlementaire de cette piraterie impérialiste
mondiale, qui confère la légalité soi-disant internationale.
Dans
ce cadre, la légalité internationale de l’intervention de Hollande au Mali,
opération Serval, pouvait apparaître comme douteuse, quoiqu’elle ne le fût pas,
au moment de son déclenchement. Mais, cette légalité internationale a été
reconnue et confirmée à posteriori. En voici la preuve :
« Le Conseil de sécurité de l’ONU a
demandé jeudi soir un « déploiement rapide » de la force internationale
prévue au Mali mais dont l’intervention devait prendre des mois.
Depuis plusieurs mois, l’Afrique de
l’Ouest a proposé l’envoi, avec l’aval de l’ONU, d’une force armée de plus de
3.330 hommes, que des pays européens, dont la France, l’ancienne puissance coloniale, ont
promis d’aider logistiquement, pour la reconquête du Nord du Mali.
Le déploiement de cette force a été
approuvé le 20 décembre par le Conseil de sécurité, mais par étapes, et après
un dialogue avec des groupes armés respectant certains préalables.
Le président en exercice de l’Union
africaine, le chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi, s’est félicité en
fanfare de la décision de la
France : « je suis aux anges ».
Je voudrais absolument, au nom du
continent, exprimer notre gratitude à la République française, à son président, son
gouvernement, à tout le peuple français (...)« , a-t-il ajouté.
»Nous partageons l’objectif
français d’empêcher des terroristes de bénéficier d’un sanctuaire dans la
région", a commenté à l’AFP Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de
sécurité nationale aux Etats-Unis. ».
« Ce qui constitue le moindre des
paradoxes pour un socialiste grand teint, en principe « pacifiste » à tout crin
! ».
Vous
oubliez qu’Adolf Hitler se disait aussi socialiste. Karl Marx et Friedrich
Engels avaient déjà décrit plusieurs sortes de socialisme voire de
communisme. Ainsi, on dénombre : le socialisme
réactionnaire, le socialisme allemand ou socialisme « vrai », le socialisme
petit-bourgeois, le socialisme
conservateur ousocialisme bourgeois,
le socialisme ou communisme
critico-utopique (Voir dans Manifeste du Parti Communiste). Chaque classe
sociale semble donc avoir son socialisme ou son communisme. C’est ce qui sème
la confusion. En plus d’être réactionnaire, le socialisme de Hollande est un
socialisme belliqueux et colonial. Rien de surprenant.
Le
communisme de Marx et Engels, lui, s’appelle le communisme scientifique dont
l’outil scientifique d’analyse de la société et de l’Histoire est le
matérialisme dialectique. Ce qui importe donc en politique, ce ne sont pas les
étiquettes et les épaulettes que l’on s’accroche sur les oripeaux, ce sont les
objectifs que l’on poursuit, les actes que l’on pose, les idées que l’on répand
et les classes sociales qui sont servies.
« …un semblant de légitimité
permettant au chef de l’État d’imposer à la nation une glaciale politique de
rigueur et de privations économiques. ».
Certes,
l’intervention au Mali, l’opération Serval, comme le fut l’opération Harmattan pour
Sarkhozy, est un trophée pour Hollande. Mais, ce n’est pas Serval qui fonde la
légitimité de Hollande. Serval ne fait qu’auréoler Hollande. Ce qui fonde la
légitimité de Hollande, c’est son élection sur la base de la démocratie, la
démocratie bourgeoise. Hollande n’a pas attendu Serval pour légitimement
imposer à sa nation une glaciale politique de rigueur et de privations.
Hollande applique légitimement cette glaciale
politique de rigueur et privations depuis son élection. C’est la démocratie
bourgeoise qui fonde la légitimité de l’Etat français. Il n’y a pas à se
plaindre de la politique de l’Etat bourgeois dès lors qu’on accepte son
fondement, la démocratie bourgeoise.
Néanmoins, l’article de camus pointe les
contradictions au sein de l’Etat-major politico-militaire algérien dans les
coulisses labyrinthées de l’opération Serval, certains soutenant la conquête du
Mali par l’impérialisme oriental mahométan, d’autres obéissant aux
sollicitations et injonctions de l’impérialisme judéo-chrétien occidental.