« La
France a sans aucun doute des intérêts
personnels à intervenir au Mali, mais en quoi cela est-il condamnable, si la
population malienne recouvre sa liberté et ne vit plus sous la coupe des
terroristes narcotrafiquants, voleurs et violeurs, coupeurs de mains.
(...)
Je
crois que l’intervention française fait beaucoup de bien à l’image de France en
Afrique, cela répare un peu les méfaits opérés par Sarkozy.
(...)
J’ai
toujours affirmé que l’Afrique est l’avenir, et que la France devrait davantage se
tourner vers ce continent plutôt que perdre son temps avec l’Europe. (...)
Parce qu’entre les Américains qui font tout venir de chez eux et vivent en vase
clos, des Chinois qui construisent des bâtiments qui tombent en poussière au
bout de 3 ans tout en n’employant pas de main d’œuvre africaine et exploitant
sans vergogne les richesses locales, une colonie libanaise qui traite les
Africains comme des sous-merdes, eh bien, l’attitude des Français
d’aujourd’hui n’est en général pas si mal. On ne peut pas dire « pas de
Français en Afrique », puisque ce serait aussi dire « pas d’Africain
en France ». Les liens sont complexes, l’histoire certainement
douloureuse, mais il y a aussi de bonnes choses, comme le fait que les Africains
puissent aller étudier en France. Même si aujourd’hui il y a de bonnes écoles
et des universités correctes au Sénégal ou au Cameroun, en attendant que la RCI se remette sur pied. »
Ce discours est
l’actualisation de L’HYMNE A LA MARSEILLAISE, version Jules Ferry
(1832-1893), carriériste politicien, l’un des grands khalifes de l’impérialisme
français, dont quelques extraits de l’original sont reproduits ci-dessous.
« Est-ce que vous pouvez
nier, est-ce que quelqu’un peut nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre
matériel et moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du
Nord depuis quela Francea fait sa conquête ? Quand nous sommes
allés à Alger pour détruire la piraterie, et assurer la liberté du commerce
dansla Méditerranée,
est-ce que nous faisions oeuvre de forbans, de conquérants, de dévastateurs ?
Est-il possible de nier que, dans l’Inde, et malgré les épisodes douloureux qui
se rencontrent dans l’histoire de cette conquête, il y a aujourd’hui infiniment
plus de justice, plus de lumière, d’ordre, de vertus publiques et privées
depuis la conquête anglaise qu’auparavant ?
(…)
Est-ce qu’il est possible
de nier que ce soit une bonne fortune pour ces malheureuses populations de
l’Afrique équatoriale de tomber sous le protectorat de la nation française ou
de la nation anglaise ? Est-ce que notre premier devoir, la première règle quela Frances’est
imposée, que l’Angleterre a fait pénétrer dans le droit coutumier des nations
européennes et que la conférence de Berlin vient de traduire le droit positif,
en obligation sanctionnée par la signature de tous les gouvernements, n’est pas
de combattre la traite des nègres, cet horrible trafic, et l’esclavage, cette
infamie.(Vives marques
d’approbation sur divers bancs.)
(…)
Messieurs, dans l’Europe telle qu’elle est
faite, dans cette concurrence de tant de rivaux que nous voyons grandir autour
de nous, les uns par les perfectionnements militaires ou maritimes, les autres
par le développement prodigieux d’une population incessamment croissante ; dans
une Europe, ou plutôt dans un univers ainsi fait, la politique de recueillement
ou d’abstention, c’est tout simplement le grand chemin de la décadence !
Les nations, au temps où nous sommes, ne sont
grandes que par l’activité qu’elles développent ; ce n’est pas « par le
rayonnement des institutions »...(Interruptions
à gauche el à droite)qu’elles
sont grandes, à l’heure qu’il est.
Rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires
du monde, en se tenant à l’écart de toutes les combinaisons européennes, en
regardant comme un piège, comme une aventure, toute expansion vers l’Afrique ou
vers l’Orient, vivre de cette sorte, pour une grande nation, croyez-le bien,
c’est abdiquer, et dans un temps plus court que vous ne pouvez le croire, c’est
descendre du premier rang au troisième ou au quatrième.(Nouvelles interruptions sur les
mêmes bancs. - Très bien ! très bien ! au centre.)Je ne puis pas, messieurs, et
personne, j’imagine, ne peut envisager une pareille destinée pour notre pays.
Il faut que notre pays se mette en mesure de
faire ce que font tous les autres, et, puisque la politique d’expansion coloniale
est le mobile général qui emporte à l’heure qu’il est toutes les puissances
européennes, il faut qu’il en prenne son parti, autrement il arrivera... oh !
pas à nous qui ne verrons pas ces choses, mais à nos fils et à nos petits-fils
! il arrivera ce qui est advenu à d’autres nations qui ont joué un très grand
rôle il y a trois siècles, et qui se trouvent aujourd’hui, quelque puissantes,
quelque grandes qu’elles aient été descendues au troisième ou au quatrième
rang.(Interruptions.)
Aujourd’hui la question est très bien posée : le
rejet des crédits qui vous sont soumis, c’est la politique d’abdication
proclamée et décidée.(Non !
non !)Je sais bien que vous
ne la voterez pas, cette politique, je sais très bien aussi quela Francevous applaudira de ne pas l’avoir
votée ; le corps électoral devant lequel vous allez rendre n’est pas plus que
nous partisan de la politique de l’abdication ; allez bravement devant lui,
dites-lui ce que vous avez fait, ne plaidez pas les circonstances atténuantes !(Exclamations à droite et à
l’extrême gauche. - Applaudissements à gauche et au centre.)... dites que vous avez voulu une
France grande en toutes choses...
« Pourquoi personne n’ose parler des
Touaregs, de leurs revendications, de leurs aspirations légitimes ? ».
Ce
questionnement résume tout le paradoxe et fourvoiement de l’analyse de
l’auteur sur l’intervention française au Mali malgré sa rage tout à fait justifiée contre
l’impérialisme français en Afrique.
L’auteur
affiche une méconnaissance très allègre des sources et manifestations
historiques de l’impérialisme. L’auteur se trouve ainsi, sans doute malgré lui,
dans la position-piège très inconfortable qui consiste à fustiger
l’impérialisme judéo-chrétien occidental face à l’impérialisme judéo-mahométan
oriental ou vice-versa. Or, les deux impérialismes ne sont que les deux faces,
certes antagoniques, d’un même impérialisme à savoir l’impérialisme adamique,
noachique ou abrahamique. Cette barbarie divinisée ne tire sa richesse sa
fabuleuse richesse matérielle que du brigandage et sa puissance doctrinale que du
racisme anti-nègre exprimé entre autre par la malédiction de Cham.
Ces
remarques étant faites, Quelle solution pour les peuples d’éviter le piège
consistant à soutenir un impérialisme face à un autre impérialisme ?
La
seule solution pour les peuples, les peuples africains en
particulier, comme au Mali, pour éviter d’être pris en tenaille par deux ou
plusieurs impérialismes, c’est de s’organiser en partis politiques
anti-impérialistes indépendants. La tactique militaire est celle de la
transformation des guerres impérialistes en guerres populaires de libération
nationale dans les colonies et pays dépendants, et en révolutions communistes
de type bolchevique dans les métropoles impérialistes pour instaurer le
socialisme par la dictature du prolétariat.
Les Tamashaqs ou Touaregs, ces conquistadors mahométans millénaires, autant que les impérialistes euro-américains, n’ont aucune légitimité en Afrique, au Mali en particulier.
« La France a été appelée non pas par un gouvernement légitime
mais par une junte issue d’un coup d’État . L’intervention de la France n’a donc aucune
légitimité. »
Y a-t-il jamais eu un gouvernement légitime au Mali depuis le
renversement de son premier président, Modibo Kéita, en novembre 1968 par coup
d’Etat militaire organisé par la
France ? En effet :
« Modibo
Kéita est le premier président malien. Il défend tout au long de sa vie sa
position anticoloniale. (…) Son orientation progressiste n’était pas au goût de
la France, qui
organise un coup d’Etat contre lui et met Moussa Traoré à la tête du pays. ». (1)
« C’est ainsi qu’un amalgame est
fait entre les différents groupes armés «
rebelles » (…) La menace islamique n’est que le prétexte à la
guerre coloniale de la France. ».
L’auteur écume bien son
indignation par rapport à l’intervention de la France au Mali. Son
indignation est très louable. Mais, l’auteur a une vue très
courte de l’impérialisme en général, tant occidental et français qu’oriental, surtout en Afrique. L’auteur
ne comprend pas l’impérialisme abrahamique tant judéo-chrétien que judéo-mahométan.
Il se trouve dans la position inconfortable qui consiste à seulement fustiger
un impérialisme face à un autre impérialisme.
« …j’ai le souvenir de cette responsable
d’ONG… ». « …mes beaux parents Peuls… ». « J’ai le
souvenir de ce garde civil Touaregh… ».
Moi je ! Moi je ! Moi je, Moi je ! Moi, je !
Moi aussi j’ai le souvenir des discours vantant les avantages et les
bienfaits de la colonisation. Nicolas Sarkozy, ex-khalife enturbanné de la
république (1), avait même envisagé la question du « …recours à un
référendum sur les aspects positifs de la colonisation, comme celle de savoir si elle n’a pas,
"malgré tout, permis de construire des écoles,
des hôpitaux, des autoroutes"… » (1). Sur ce lien, le portrait enturbanné de
Sarkozy correspond bien à Lionel, avocat défenseur des
conquistadors mahométans Tamacheks.
Le discours
de Lionel reprend
les plaidoyers panégyriques de Jules Ferry, l’un des khalifes enturbannés du
colonialisme français :
« Est-ce que vous pouvez nier, est-ce
que quelqu’un peut nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre matériel et
moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du Nord depuis que
la France a
fait sa conquête ? Quand nous sommes allés à Alger pour détruire la piraterie,
et assurer la liberté du commerce dans la Méditerranée, est-ce
que nous faisions œuvre de forbans, de conquérants, de dévastateurs ? Est-il
possible de nier que, dans l’Inde, et malgré les épisodes douloureux qui se
rencontrent dans l’histoire de cette conquête, il y a aujourd’hui infiniment
plus de justice, plus de lumière, d’ordre, de vertus publiques et privées
depuis la conquête anglaise qu’auparavant ? » (2)
Comme Jules
Ferry, Lionelaussi plaide :
« Est-que vous pouvez nier que les Tamacheks au Mali
ne font pas œuvre de civilisation ? Est-ce qu’ils font œuvre de piraterie,
de conquérants, de démolisseurs de monuments, de coupeurs de bras, de dévastateurs ?
Est-il possible de nier que, malgré la guerre de conquête multiséculaire, il
n’y a pas quelques vertus publiques et privées depuis la conquête telle que
l’assiduité aux occupations quotidiennes, le métissage, le recrutement des « tirailleurs sénégalais » ? ». Voilà
le sens de l’engagement de Lionelaux côtés
des « civilisateurs »Touaregs au Mali.
Ainsi donc,le colonialisme coranique,
colporté au Mali par les Touaregs (Tamacheks), conquistadors mahométans du
Sahara, avec leurs « tirailleurs
sénégalais », ne serait en Afrique que pour faire œuvre de civilisation,
garder les banques aux coins des rues, se faire aduler les jours du marché,
rester fidèle au Mali, rester en faction, vaquer aux activités même pendant la
conquête, faire beaucoup de métissage, etc. Cette idéologie est celle de la
malédiction de Cham par laquelle, Yahvé, alias Allah, alias Jésus-Christ,
funeste créature du gangster Mahomet, condamne le Nègre à être l’esclave
éternel de l’Homme Blanc.
« Lorsque l’on connaît le Nord Mali, la société
Tamachek, on connaît ces visage noirs de Nobles guerriers. ». « L’esclavage est
une constante de ces régions, chez les noirs comme chez les berbères. ». « On
peut aussi remarquer beaucoup de métissage entre des Tamacheks, des Songhais,
des Peuls, des Arabes nomades ou citadins… ». « Chez les Bambaras aussi il y
avait des esclave... ». « L’esclavage est une constante de ces régions, chez les
noirs comme chez les berbères. ».
Les sottises sont comme des virus. Plus on les tranche croyant s’en
débarrasser, plus ils se multiplient. Les sottises sont des virus intellectuels
colportés par des gens malhonnêtes. On croit lire le rapport d’un mercenaire à
sa hiérarchie coloniale, ou celui d’un éclaireur type explorateur colonial à la Savorgnan de Brazza.
Commençons par nous reporter sur
un autre post de lionelpour bien comprendre ses manipulations
de solidarité avec le terrorisme coranique des Touaregs au Mali. Ce post de lionelest l’une de ses réactions à l’article de Feuilly publié hier sur
Agoravox et intitulé « De la guerre au Mali ». Dans ce post, lionelraconte :
« Les Tamacheks sont les premières victimes de ce conflits et raconter des
contre vérités et faire des raccourcis mensongers… »
D’abord, c’est
une omission, tout à fait coupable, de ne pas préciser au lecteur que les
Tamacheck, ou Tamashaq, ou Kel Taguelmust, ou Targui, ne sont rien d’autre que
les Touaregs, les fameux Touaregs, populations blanches nomades berbères, des
conquérants esclavagistes venant essentiellement d’Algérie et de Libye, « Seigneurs du Sahara », qui terrorisent le
Mali depuis des décennies, voire des siècles. En effet, « Pendant des siècles, les Touaregs ont pris des esclaves dans d’autres
tribus du désert… » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Touareg).
Ensuite,
c’est une arnaque d’affirmer que « Les
Tamachecks sont les premières victimes du conflit » actuel au Mali. Bien au
contraire, c’est même eux, les Tamacheks, les Touaregs, qui sont les meneurs de
ce conflit séculaire et de son aggravation actuelle. Ils ont profité du
renversement du régime de Kadhafi, qui était leur principal bastion protecteur,
pour se replier massivement au Sahel en étant lourdement armés, se fédérant
avec leurs émules jihadistes algériens formant l’AQMI (Al-Qaïda du Maghreb
Islamique). En effet :
« Le retour au Mali de mercenaires touareg – puissamment armés et fuyant
les combats en Libye dans les dernières phases de l’effondrement du régime de
Khadafi (juillet-octobre 2011) – donne naissance au Mouvement national de
libération de l’Azawad (MNLA), né à l’automne 2011 de la fusion de plusieurs
groupes touareg. »
Voilà qui
balaie les « contre vérités et (…) raccourcis mensongers… »débitéspar lionel.
« Je suis imprécis ? Oui,
mais je n’écris pas de sottises ! ».
Des imprécisions doctes et
doctrinaires, en plus basées sur une érudition très superficielle et de
mauvaise foi, ne sont que « de la
propagande, de la désinformation », des sottises.
Et les sottises sont comme des virus. Plus on les tranche croyant s’en
débarrasser, plus ils se multiplient. Les sottises sont des virus intellectuels
colportés par des gens malhonnêtes.