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CHALOT
« Le texte de Lafargue était polémique, sans recul. »
La polémique, c’est hyper important ! Elle révèle le fossé entre les choix et les orientations ! Surtout quand elle est « sans recul », c’est-à-dire sans concession !
« Pour nous Victor Hugo fut avant tout le laïque, l’écrivain social et celui qui a défendu les communards lorsqu’ils subissaient la répression sanglante. »
Pour vous les coloniaalistes et les impérialistes ! Normal !
(suite)
Ainsi, partant des conclusions de Morgan, Engels avait tracé une échelle universelle de l’évolution de la société humaine en cinq paliers : la société communiste primitive associée au matriarcat, la société esclavagiste associée au patriarcat, la société féodale (patriarcat), la société bourgeoise (patriarcat) et enfin la société communiste. Chaque étape caractérisait le niveau de développement des forces productives, bref de la civilisation.
Cette échelle de l’évolution de la société est demeurée jusque là le schéma linéaire universel permettant d’apprécier le niveau d’évolution de toute société, même pour le marxisme. Ce schéma linéaire constitue le prisme avec lequel l’occident juge le niveau d’évolution de toute société dans le monde. Mais, en fait, cette échelle tracée par Engels, si elle correspond bien à l’évolution de la société Occidentale, européenne, ne correspond nullement aux sociétés extra-européennes, extra-occidentales, nègres en particulier.
La préoccupation d’Engels et de Marx était avant tout le mouvement prolétarien en Europe. Leurs études anthropologiques et ethnologiques ne concernaient que l’aspect social, dans une société sans race. La question raciale presque absente en Europe, instrument idéologique privilégié envers les pays coloniaux, semblait être reportée sur la question sociale.
Ainsi, le marxisme jusqu’à Lénine et Staline, ne se préoccupait pratiquement que des questions sociales, pensant qu’il suffisait de résoudre la question sociale pour que la question raciale ne se posât plus. Ce qui n’est pas suffisant car la race et le social sont deux dimensions indépendantes de la réalité humaine même si ces deux dimensions s’influencent mutuellement.
La palme revient à CHEICK ANTA DIOP et son disciple THEOPHILE OBENGA d’avoir apporté une vive lumière dans ce trou obscure du marxisme. Les deux éminents savants nègres, anthropologues, ethnologues et sociologues, ont en effet scientifiquement et définitivement établi l’origine nègre africaine de l’homme et de l’humanité. L’Homme est apparu en Afrique. Cet Homme est noir, nègre. Partant d’Afrique, c’est cet homme nègre qui est allé peupler les autres continents où il s’est métamorphosé par adaptation aux différents climats.
Le plus important dans les travaux des professeurs Anta Diop et Obenga, c’est surtout d’avoir démontré que le prisme occidental, l’échelle linéaire marxiste du développement de la société n’était pas valable en ce qui concerne les sociétés nègres. En effet, des sociétés nègres précoloniales, des millénaires avant l’émergence de l’Occident dans la civilisation, avaient atteint un très haut degré de civilisation sous le régime du matriarcat, contrairement au schéma linéaire d’Engels.
La plus prestigieuse de ces civilisations matriarcales nègres est l’Egypte antique des Pharaons, initiatrice de l’Europe et des autres continents sur le chemin de la civilisation.
Les Travaux scientifiques de Cheickh Anta Diop et Théophile Obenga en anthropologie et ethnographie, viennent rectifier et compléter la doctrine marxiste qui n’est pas un dogme, une croyance figée, mais une science dont la méthodologie est la dialectique et le matérialisme historique.
Il importe de souligner qu’en dehors de cette erreur d’appréciation du garvéisme imputable à l’insuffisance des connaissances sur l’Histoire du monde nègre, l’ensemble des travaux du COMINTERN reste entièrement valable. Peut-on pour autant rendre Staline responsable de cette erreur du COMINTERN ? Honnêtement NON ! Pas plus qu’on ne peut rendre Marx et Engels responsables en leur temps des erreurs de la Ligue Communiste, la Ière Internationale Ouvrière.
Il convient tout de même de rendre un grand hommage à l’Internationale Communiste (COMINTERN) d’avoir inscrit et esquissé la question nègre dans son programme comme une question vitale de la révolution anti-impérialiste mondiale.
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(1) Friedrich Engels – « L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat »
« …je suis étonné par la position du COMINTERN à propos de MARCUS GARVEY, figure emblématique du Mouvement d’émancipation des NOIRS. J’aimerais connaître votre appréciation du garveyisme. »
Effectivement, la figure de Marcus Mosiah Garvey (1887-1940) occupe une place de premier rang dans le mouvement d’émancipation raciale des Noirs du joug des Blancs. D’origine jamaïcaine installé aux Etats-Unis en Amérique, Garvey est le premier militant d’envergure de la diaspora africaine à avoir conçu et monté le projet d’Union des Noirs, non seulement aux Etats-Unis, mais partout dans le monde avec l’Afrique comme Mère-Patrie.
Face à l’occupation coloniale blanche de sa Mère-Patrie l’Afrique, Garvey est le premier à avoir lancé le mot d’ordre « L’Afrique aux africains ». Garvey avait indéniablement des talents d’organisateur des masses qui le plaçaient nettement au-dessus des autres ténors du panafricanisme. On pense notamment à William Edward Burghardt Du Bois, Cyril Lionel Robert James, Henry Sylvester-Williams et bien d’autres qui voguaient dans la sphère purement intellectuelle.
Par son don exceptionnel d’organisateur, Garvey créa pour les populations noires victimes de la ségrégation raciale blanche, des magasins, des usines, des entreprises, des réseaux de distribution, des journaux, des écoles, des instituts, des universités, une armée en uniforme. Marcus Garvey organisa une flotte marine pour le retour des Noirs en Afrique leur Mère-Patrie.
Garvey n’était pas seulement un organisateur exceptionnel. Il était aussi et surtout un idéologue, un penseur révolutionnaire, un grand tribun. Son idéologie était une réaction de révolte contre l’oppression esclavagiste, ségrégationniste, raciste, de l’homme Noir par l’homme Blanc. Au bout de sa démarche philosophique, Garvey concluait à la nécessité absolue pour les Noirs de pratiquer la solidarité de race pour faire renaître l’Afrique des cendres de l’occupation blanche, pour restaurer le glorieux passé précolonial africain.
C’est donc à juste titre que Marcus Garvey est considéré comme l’initiateur du nationalisme noir, du panafricanisme.
« Je suis étonné par la position du COMINTERN à propos de Marcus Garvey »
Le rôle de l’Internationale Communiste (COMINTERN) était d’éclairer l’ensemble du mouvement de libération des peuples de l’exploitation et de l’oppression capitaliste et impérialiste. Le COMINTERN se fondait sur la doctrine du communisme, le marxisme ou léninisme-stalinisme pour analyser les divers mouvements et adopter des positions.
Le COMINTERN avait effectivement condamné le mouvement panafricain de Marcus Garvey en des termes très ferme que voici :
« Le garvéisme, qui fut l’idéologie des petits propriétaires et des ouvriers nègres d’Amérique et qui a gardé une certaine influence sur les masses nègres, est devenu de même un obstacle à l’entrée de ces masses dans la voie révolutionnaire. Après avoir revendiqué pour les nègres une complète égalité sociale, il s’est transformé en une sorte de « sionisme » nègre qui, au lieu de préconiser la lutte contre l’impérialisme américain, lance le mot d’ordre du « retour en Afrique » Cette idéologie dangereuse, qui n’a rien d’authentiquement démocratique et se plaît à agiter les attributs aristocratiques d’un « royaume nègre » inexistant, doit se heurter à une résistance énergique, car, loin de contribuer à la lutte émancipatrice des masses nègres contre l’impérialisme américain, elle lui fait obstacle.
A toutes ces tendances s’oppose le communisme prolétarien. Grande idéologie de la classe ouvrière révolutionnaire internationale, il se distingue de toutes et en premier lieu de la social-démocratie par la lutte révolutionnaire, théorique et pratique qu’il mène en plein accord avec la doctrine de Marx et d’Engels pour la dictature prolétarienne en utilisant toutes les formes de l’action de masse du prolétariat. »
Aujourd’hui, rétrospectivement, cette condamnation du COMINTERN, à mon avis, était inopportune, erronée, en ce qui concerne le mouvement panafricain initié par Marcus Garvey. L’erreur ne repose pas sur le fait de caractériser le garveyisme comme étant « l’idédologie des petits proriétaires et des ouvriers nègres ».
Cette caractérisation est juste du point de vue social Du point de vue idéologique, le garveyisme (ou garvéisme) était effectivement l’idéologie d’un mouvement de masse de composition sociale hétérogène des ouvriers et petits propriétaires. Par contre, fait très important, cette idéologie exprimait la révolte de la race Noire contre l’oppression de race de surcroît très féroce de la part de la race Blanche. De là à rapprocher le garveyisme avec le sionisme, il y a une exagération déplacée, en tout cas choquante.
D’abord, le sionisme prône le retour des juifs à une Mère-Patrie « Eretz Israël » (terre d’Israël) conquise au temps biblique sur un peuple autochtone (Canaan) par massacres et génocides. Ce qui est très loin du garveyisme qui prônait légitimement le retour à une Mère-Patrie, berceau originel, autochtone. Ensuite, le sionisme en Amérique a toujours été l’idéologie spirituelle de la ségrégation raciale et de l’esclavage des Noirs par les Blancs selon les préceptes bibliques qui le fondent alors que le garvéisme n’avait jamais prôné l’esclavage pour personne.
Enfin, le garveyisme, même étant une « idéologie de petits propriétaires et des ouvriers nègres d’Amérique », était une expression légitime de la révolte Nègre contre l’ordre racial Blanc. De ce seul fait, le garvéisme avait un caractère révolutionnaire légitime d’auto-défense raciale, anti-impérialiste, même sans être communiste.
La condamnation du garvéisme par le COMINTERN repose manifestement sur un manque de maîtrise de données historiographiques extra-européennes, particulièrement des peuples nègres. Ces données historiographiques font cruellement défaut dans les annales du marxisme contrairement à celles relatives à l’Europe. Toutefois, on ne saurait tenir rigueur au marxisme car on comprend la jeunesse de cette science de la libération des peuples, la faiblesse de ses moyens, la rudesse et l’urgence des luttes sociales à laquelle elle est confrontée.
On sait que le marxisme, dont le léninisme-stalinisme est le développement, est la science de libération des peuples élaborée dans des conditions extrêmement rudes des luttes sociales en Occident. Et cette science est relativement jeune. Dans ces conditions, il est tout à fait concevable que le léninisme-stalinisme, malgré son adéquation scientifique avec son objet, la libération des peuples, ait pu être induite en erreur par l’insuffisance documentaire. En effet, la bonne documentation est la condition nécessaire du développement de toute science.
L’insuffisance documentaire du marxisme, le léninisme-stalinisme, est surtout manifeste dans le domaine de la paléontologie et de l’anthropologie humaine. On constate en effet que Marx et Engels, Lénine et Staline, n’ont pas abordé la question de l’origine de l’homme et ses différentes races. Engels pourtant, dans son étude sociologique de l’origine et du développement de la société humaine, au détour d’une phrase, avait situé vaguement l’origine de l’homme quelque part dans les régions tropicales en ces termes :
« Enfance du genre humain qui, vivant tout au moins en partie dans les arbres (ce qui explique seul qu’il se soit maintenu malgré les grands fauves), résidait encore dans ses habitats primitifs, les forêts tropicales ou subtropicales. » (1)
Engels n’avait pas poussé son intuition et son audace jusqu’à investiguer sur la réalité concrète de cet Homme tropical originel. Engels s’est contenté des études tierces, réalisées auprès des tribus indiennes des Etats-Unis, par un colon américain Lewis Henry Morgan (1818-1881). On comprend qu’Engels et Marx, croulant sous la lourde charge du combat prolétarien contre la bourgeoisie en Europe, aient été tributaires des matériaux coloniaux et de leur interprétation fournis par Morgan.
( à suivre)
Bonjour Mwana Mikombo
« ...je tenais ma vision sur l’URSS que sur la base de la propagande des anarchistes et des trotskistes »
Vous exprimez là l’ambiance générale de décadence idéologique qui baigne actuellement le mouvement de libération des peuples du joug du capitalisme. On sait que le mouvement ouvrier révolutionnaire et d’émancipation des peuples avait triomphé en Russie. Ce fut la Grande Révolution d’Octobre 1917 ayant instauré l’URSS sous Lénine. Ensuite, ce fut aussi l’avènement des démocraties populaires autour de l’URSS sous Staline en 1945. La question est de savoir comment on est arrivé aujourd’hui à cette décadence idéologique générale mondiale. L’anarchisme et le trotskisme, supports idéologiques du capitalisme, jouent le rôle moteur de cette ambiance délétère.
En effet, début mars 1953, l’Etat soviétique a été renversé par un putsch sanglant. Dans ce putsch sanglant, Staline et d’autres dirigeants de l’Etat soviétique ont été assassinés. Ce putsch avait été mené par le gang capitaliste trotskiste-krouchtchevien, tête de pont des puissances impérialistes d’Europe, des Etats-Unis d’Amérique et du sionisme camouflée dans l’appareil d’Etat soviétique.
Le putsch anti-soviétique trotskiste krouchtchevien est le coup de foudre qui a frappé et explosé l’URSS. Ce coup de foudre trotskiste-krouchtchevien marque la victoire de la contre-révolution capitaliste en URSS, la victoire du camp impérialiste sur le camp socialiste, la dislocation de l’URSS, la restauration de l’empire capitaliste russe. Le coup d’Etat antisoviétique trotskiste-krouchtchevien a été couvert par un grondement de tonnerre, un brouhaha médiatique sans précédent de l’impérialisme mondial qui perdure.
Dans ce contexte du triomphe de la contre-révolution impérialiste mondiale, les positions du communisme, du socialisme scientifique de Marx, Engels, Lénine et Staline, seul chemin de libération des masses laborieuses exploitées et opprimées, ont été perdues au profit du trotskisme et de l’anarchisme, idéologies motrices du capitalisme, de l’impérialisme.
Voilà qui explique que votre vision ait été polluée par la propagande des anarchistes et des trotskistes et que « la grande majorité des personnes qui intervienne sur ce site est de tendance soit trotskiste, soit anarchiste » comme vous l’avez si bien constaté.
« En Afrique, nous connaissons bien la collusion voire la confusion que les sectes maçonniques homosexuelles entretiennent avec les régimes néocoloniaux. Ces obédiences sont progressistes en Occident, mais impérialistes en Afrique. »
Votre propos est tout à fait juste. En effet, le phénomène des sectes en Afrique, est le produit de l’activisme des oligarchies impérialistes européennes et américaines. En particulier, les sectes homosexuelles en Afrique ne sont que des officines des oligarchies homosexuelles d’Europe et aussi d’Amérique. Ces oligarchies homosexuelles sont la base économique des aristocraties homosexuelles qui se sont emparées du pouvoir partout en occident ces dernières décennies.
Le capital, l’impérialisme mondial, mène contre les peuples sa nouvelle offensive sociétale qui se veut moraliste sous la bannière de l’homosexualité. Les peuples coloniaux ou néocoloniaux, ceux d’Afrique en particulier, sont la cible facile de cette nouvelle offensive de l’impérialisme. Quelques extraits en guise d’illustration :
« ‘’Il faut en finir avec les discriminations liées à l’orientation sexuelle, ignorées et parfois approuvées par de nombreux États’’, a lancé Bankimoun le 29 janvier, lors du sommet de l’Union Africaine à Addis-Abéba » (1)
« Le 10 décembre déjà, lors de la Journée mondiale des droits de l’homme, Hillary Clinton, la secrétaire d’État américaine, avait elle aussi prononcé un vibrant plaidoyer en ce sens. Un mois plus tôt, David Cameron, le Premier ministre du Royaume-Uni, avait menacé d’exclure des programmes d’aide britanniques les pays qui bafouent les droits des homosexuels » (1)
Le mouvement homosexuel est donc un mouvement foncièrement capitaliste, impérialiste.
« Mais auparavant j’aimerais avoir un petit échange avec louphi. »
Pourquoi pas si possible !
« Louphi lâche moi la grappe toi le stalinien homophobe qui défend sur Avox,bec et ongles,la tarée Frigide Barjot et qui défile sans honte avec le GUD et le FN. (…) l’avocat de Staline à propos de la colonisation de la Palestine qui vota sans honte sa partition puis arma les colons via la Tchécoslovaquie. »
Votre rabachâge anarcho-trotskiste et vos vociférations démoniaques n’impressionnent personne ! Votre disque est rayé !
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