| Rédaction | Depuis | Articles publiés | Commentaires postés | Commentaires reçus |
|---|---|---|---|---|
| L'inscription | 0 | 738 | 0 | |
| 1 mois | 0 | 0 | 0 | |
| 5 jours | 0 | 0 | 0 |
« Hugo a été contre la commune de Paris mais a défendu les insurgés et demandé leur libération »
On défend les ouvriers, les miséreux, les insurgés ! A condition qu’ils ne se révoltent pas contre leur mise en esclavage ! A condition qu’ils ne s’insurgent pas ! A condition qu’ils soient des esclaves dociles !
Et on prétend sans clignoter les yeux un seul instant que « Victor Hugo a mis son immense talent au service d’une cause progressiste... » ! C’est fourrer des excréments dans la gueule des miséreux ! En fait, Hugo était un briseur du progrès des miséreux.
« Il n’était pas raciste, absolument pas,… »
Quel acharnement à défendre un criminel qui explique lui-même le mobile de son crime et en apporte lui-même l’arme.
Le crime ici, ce sont les massacres et génocides pratiqués par les conquérants européens notamment à l’égard des nègres d’Afrique pendant des siècles au moins depuis les razzias négriers esclavagistes des conquistadores portugais du 15e siècle.
Le mobile matériel ici, c’est l’accaparement des richesses de ces peuples et de leur continent par les européens : « Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre ! Prenez-la ! A qui ? À personne ! Prenez cette terre à Dieu ! Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe ! Prenez-la ! » (1)
Le mobile idéologique ici, c’est le racisme. En effet, Victor Hugo déclare : « … je me borne, et ce sera mon dernier mot, à constater ce détail, qui n’est qu’un détail, mais qui est immense : au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme… » (1)
L’arme, le moyen, ici, c’est la colonisation : « …au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. » (Applaudissements.) » (1).
Après toutes ces harangues sur fond de racisme, prétendre que Victor Hugo « n’était pas raciste, absolument pas,… », c’est se payer la tête des nègres.
_____________
(1) Victor Hugo : Discours sur l’Afrique – 18 mai 1789
« ….mais je crois aussi que malgré les immenses efforts de Staline et du PC bolchévique construire durablement le socialisme en URSS était tâche impossible pour des raisons économiques - forces productives - mode de production »
Si vous voulez parler de la Russie Tsariste, ce que vous suggérez concernant le degré du développement économique, des forces productives et du mode de production, peut peut-être résonner la réalité. Mais vous parlez plutôt de l’URSS de Staline, en 1937 par exemple, à la veille de la 2ème guerre mondiale. Alors, entre la Russie tsariste et l’URSS, on passe de la nuit opaque au grand jour, en plein midi, concernant précisément le degré du développement économique, des forces productives et du mode de production.
Il est incontestable qu’à la veille de la 2ème guerre mondiale, l’URSS de Staline était de loin l’économie la plus saine et la plus solide du monde, sur tous les plans, malgré l’encerclement capitalise. L’URSS ne connaissait pas la crise économique. Celle-ci rongeait le camp capitaliste et l’avait précipité dans la guerre. Et c’est précisément l’URSS qui, par ses propres moyens militaires, sur son sol, venant à bout du fascisme hitlérien qui avait jeté toutes ses forces dans la bataille pour l’écraser, avait apporté la libération aux peuples d’Europe gémissant sous l’occupation nazie. Cette prouesse n’eut été possible si l’économie, les forces de production en URSS, n’avaient pas été à la hauteur des enjeux.
« …mais vu l’état féodal du mode de production en RUSSIE - la tentative fut glorieuse et méritoire mais malheureusement - tristement - vouée à l’échec il est aujourd’hui facile de le dire. »
D’abord, comme il vient d’être dit plus haut, vous vous méprenez sur « l’état féodal du mode de production en Russie » par rapport à l’URSS, à moins de suggérer que le régime économique de l’URSS était un régime féodal, ce qui revient à nier tout le processus de la révolution russe, à nier l’avènement de l’URSS, et cela est totalement absurde.
Ensuite, vous dites que la « tentative du coup » était vouée à l’échec. Vous portez une réflexion à postériori effectivement facile à tenir aujourd’hui. Vous le reconnaissez vous-même. Mais, tenez-vous tranquille, Trotski et les trotskistes tenaient déjà ce raisonnement au moins depuis 1905. C’était le fil conducteur de la fameuse théorie de la « Révolution permanente » élaborée par Trotski que les trotskistes opposaient au marxisme-léninisme, au bolchevisme. C’était aussi le fil conducteur de l’activisme contre-révolutionnaire en URSS après la révolution d’Octobre 1917. Mais, justement, l’expérience de l’URSS est un démenti formel de cette théorie opportuniste.
En disant que la « tentative du coup » était vouée à l’échec, vous vous appuyez certainement sur le fait que l’expérience de l’URSS s’est arrêtée, que l’URSS n’existe plus aujourd’hui. Cependant, vous reconnaissez que l’expérience de l’URSS s’est arrêtée par suite d’un coup d’Etat sanguinaire perpétré par le gang capitaliste trotskiste-krouchtchevien infiltré dans l’appareil d’Etat de l’URSS et commandité par le capitalisme mondial, par l’impérialisme et le sionisme.
Cette circonstance ne signifie pas l’échec de l’expérience de l’URSS. L’échec signifierait que le régime soviétique s’est effondré de lui-même, que la dictature du prolétariat en elle-même est une impasse qui ne peut que mener à son propre effondrement sans aucune intervention extérieure, uniquement par leu jeu de ses propres ressorts intérieurs. Ceci est naturellement faux. C’est du reste la propagande de l’impérialisme pour discréditer la dictature du prolétariat et en détourner les masses laborieuses, en détourner les bons esprits.
En réalité, l’URSS ne s’est pas effondrée d’elle-même sous son propre poids comme un château de sable. L’URSS a été effondrée, a été explosée par une force ennemie infiltrée en son sein et télécommandée de l’extérieur par l’impérialisme euro-américain. La situation est comparable à un énorme rocher qui explose par suite d’une charge de dynamite actionnée de l’extérieur par un système de mise à feu soigneusement camouflé.
L’explosion de l’URSS n’a rien de comparable avec l’effondrement du système capitaliste, l’effondrement de l’impérialisme. Celui-ci s’effondre tout seul, sous son propre poids, alors même qu’il domine sans partage sur le monde entier, qu’aucun ennemi extérieur n’existe, que son seul ennemi est son propre prolétariat, c’est-à-dire ses propres déchets qu’il ne peut s’empêcher de secréter pour exister.
En bref, l’URSS a été dynamitée de l’extérieur par l’encerclement capitaliste. Bien sûr, le fait que l’encerclement capitaliste ait pu trouver une cavité, aussi minime soit-elle, pour y glisser la dynamite, est une faiblesse. Mais cette faiblesse ne témoigne pas de la mollesse du rocher, de l’échec du socialisme par lui-même tout seul. La maîtrise de cette faiblesse sera la force de la future expérience de la dictature du prolétariat.
La première expérience de la révolution communiste, la Commune de Paris, avait duré deux mois. La deuxième expérience, réédition de la première, l’URSS de Lénine et Staline, a duré 36 ans. La prochaine expérience, qui sera obligatoirement la réédition combinée de la Commune de Paris et de l’URSS de Lénine et Staline, durera sûrement des générations. La Commune de Paris et sa répétition, l’URSS de Lénine et Staline, constituent le phare éclairant incontournable du mouvement révolutionnaire ouvrier moderne et de tous les temps.
HUGO, UNE ICONE DE L’ASSERVISSEMENT DES PEUPLES
Dans sa présentation, Chalot fait de Victor Hugo (1802-1885) un grand démocrate universaliste qui aurait « mis son immense talent au service d’une cause progressiste... ». Bien sûr, Chalot prend le soin de mettre son tablier et ses gants pour ne pas se salir en soulevant cette icône poussiérereuse, épigone du « siècle des lumières ». Ainsi, Chalot nous dit qu’il « ne partage pas tout son positionnement » mais qu’il se reconnaît « dans ses combats contre l’intégrisme, contre l’autocratie, pour la liberté des peuples et surtout pour l’abolition de la pauvreté ». Et Chalot d’aligner l’extrait suivant de Victor Hugo :
« Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. »
En réalité, si Victor Hugo fut un adversaire de l’empire en la personne de Louis Bonaparte et participa aux barricades lors des révoltes ouvrières de juin 1848, avant de s’exiler de lui-même de décembre 1851 jusqu’en 1870, il n’en demeure pas moins que Victor Hugo, grand commis de la bourgeoisie libérale conservatrice, fut aussi un grand théoricien du racisme et des conquêtes coloniales, prolongeant admirablement les ténèbres du « siècle des lumières ».
Le prétendu « immense talent au service d’une cause progressiste » de Victor Hugo, en particulier son prétendu « combat contre la misère » dont Chalot s’enthousiasme tant, étaient tellement remarquables que Paul Lafargue, gendre de Karl Marx et grande figure du communisme, c’est-à-dire du progressisme, dédia à Hugo cet éloge édifiant :
« En 1848, les conservateurs et les réactionnaires les plus compromis se prononcèrent pour la république que l’on venait de proclamer : Victor Hugo n’hésita pas une minute à suivre leur noble exemple. "Je suis prêt, dit-il, dans sa profession de foi aux électeurs, à dévouer ma vie pour établir la République qui multipliera les chemins de fer... décuplera la valeur du sol... dissoudra l’émeute... fera de l’ordre, la loi des citoyens... grandira la France, conquerra le monde, sera en un mot le majestueux embrassement du genre humain sous le regard de Dieu satisfait." Cette république est la bonne, la vraie, la république des affaires, qui présente « les cotés généreux » de sa devise de 1837.
(…..)
Victor Hugo a loyalement tenu parole. Il était de ceux qui fermaient les ateliers nationaux, qui jetaient les ouvriers dans la rue, pour noyer dans le sang les idées sociales, qui mitraillaient et déportaient les insurgés de juin, qui votaient les poursuites contre les députés soupçonnés de socialisme, qui soutenaient le prince Napoléon, qui voulaient un pouvoir fort pour contenir les masses, terroriser les socialistes, rassurer les bourgeois et protéger la famille, la religion, la propriété menacées par les communistes, ces barbares de la civilisation. Avec un courage héroïque, qu’aucune pitié pour les vaincus, qu’aucun sentiment pour la justice de leur cause n’ébranlèrent, Victor Hugo, digne fils du Brutus Hugo de 1793, vota avec la majorité, maîtresse de la force. Ses votes glorieux et ses paroles éloquentes sont bien connus ; ils sont recueillis dans les annales de la réaction qui accoucha de l’empire ; mais on ignore la conduite, non moins admirable de son journal, l’Evénement fondé le 30 juillet 1848, avec le concours de Vacquerie, de Théophile Gautier, et de ses fils ; elle mérite d’être signalée. » (Paul Lafargue : La légende de Victor Hugo – 1885)
Et lorsque Chalot raconte que Victor Hugo « a marché avec son siècle en redonnant aux lumières toutes leurs places... », comme ces places sont supposées être des trônes de sainteté voire de divinité, il s’agit manifestement de l’ignorance ou alors d’une fourberie, comme on en a déjà trop coutume de la part des propagandistes de l’obscurantisme , pour faire oublier les harangues racistes dithyrambiques de Victor Hugo en faveur des conquêtes coloniales, par exemple :
« Le moment est venu de donner au vieux monde cet avertissement : il faut être un nouveau monde. Le moment est venu de faire remarquer à l’Europe qu’elle a à côté d’elle l’Afrique. Le moment est venu de dire aux quatre nations d’où sort l’histoire moderne, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la France, qu’elles sont toujours là, que leur mission s’est modifiée sans se transformer, qu’elles ont toujours la même situation responsable et souveraine au bord de la Méditerranée, et que, si on leur ajoute un cinquième peuple, celui qui a été entrevu par Virgile et qui s’est montré digne de ce grand regard, l’Angleterre, on a, à peu près, tout l’effort de l’antique genre humain vers le travail, qui est le progrès, et vers l’unité, qui est la vie. La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie.
Le moment est venu de dire à ce groupe illustre de nations :
Unissez-vous ! allez au sud.
Est-ce que vous ne voyez pas le barrage ? Il est là, devant vous, ce bloc de sable et de cendre, ce monceau inerte et passif qui, depuis six mille ans, fait obstacle à la marche universelle, ce monstrueux Cham qui arrête Sem par son énormité,- l’Afrique.
Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer ; et, quand elle s’est crue délivrée de l’Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas : Africa portentosa ! (Applaudissements.) » (Victor Hugo : Discours sur l’Afrique – 18 mai 1879)
Victor Hugo, l’un des demi-dieux de Chalot, n’a de progressiste que la grande auréole de propagande tissée autour de son corps qui dort au Panthéon de la république bourgeoise, colonialiste, impérialiste et raciste.
« Le néo-pétinisme n’est pas où l’on croit »
C’est exact ! La Gauche est aujourd’hui le meilleur gardien du pétinisme, toute la gauche dans toutes ses composantes. La dernière icône de la gauche, François Mitterrand, premier président de la gauche sous la 5e république, n’était-il pas porteur de la francisque, décoration de Pétain ? (1). Mitterrand a d’ailleurs réhabilité le Maréchal Pétain en allant déposer une gerbe sur sa tombe. En effet, « En juillet 1992, alors qu’on se préparait à commémorer le 50ème anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver, la presse révéla qu’il faisait déposer régulièrement depuis 1987, chaque 11 novembre, une gerbe de fleurs sur la tombe du maréchal PETAIN à l’île d’Yeu. » (2). Et c’est bien la Gauche des années Mitterrand qui avait offert un promontoire de respectabilité inespéré au Front National (FN) dans l’arène politique nationale française (3).
« C’est vrai qu’il nous faut prendre garde : sans le courage mobilisateur des gens de gauche, une nouvelle révolution nationale cléricale, traditionaliste et autoritaire serait en marche sous la férule des forces de droite. »
Vous vous trompez lourdement sur cette appréciation. Si les gens de gauche ont bien un courage mobilisateur, c’est pour rabattre les masses laborieuses et les conduire aux abattoirs de la bourgeoisie. La révolution cléricale que vous craignez est déjà là, en marche triomphante. Mais le nouveau clergé marche à pas feutré et se dissimule derrière le masque de la laïcité. Le nouveau clergé est constitué par les aristocraties politiques homosexuelles principalement de gauche (Parti Socialiste, Parti Communiste, Front De Gauche, les diverses sectes anarchistes et trotskistes, etc.). Ce nouveau clergé est financé par les oligarchies homosexuelles. La religion de ce nouveau clergé est l’homosexualité matérielle et spirituelle. Son Dieu est l’Homme-Dieu tel qu’il est défini et expliqué dans l’excellent article de Pierre de La Coste, article publié ce jour le 2 mai 2013 sur cette tribune d’Agoravox et intitulé « Du ‘’mariage pour tous’’ au transhumanisme ». Il ne faut pas se laisser abuser par le combat du nouveau clergé pour s’installer dans la société. Son combat est bien une révolution cléricale.
« A cette aune, de deux choses l’une : soit c’est cette gauche qui est d’un autre temps, observant le monde d’aujourd’hui avec une paire de lunettes parfaitement dépassée ; soit elle se gargarise de son utilité d’antan pour mieux masquer sa présente compromission avec le grand capital. »
Cette gauche est bien d’un autre temps, le temps de la phallocratie esclavagiste gréco-romaine fossilisée il y a plus de 2000 ans. Sa révolution cléricale est donc en fait une contre-révolution sociétale réactionnaire. Elle s’accapare effectivement, mais de façon parasitaire, des progrès de l’humanité pour masquer sa compromission avec le Capital.
« Autant le dire sans détour : je déteste cette gauche façon Terra Nova, arrogante et misérable à la fois. »
Vous avez totalement raison de la détester !
« Sans le dire, et secrètement, c’est la position de tous les partis d’oppositions à la solde, de la droite extrême à l’extrême-gauche en passant par le centre extrême que nous résumons ci-devant. »
Juste constat et diagnostic.
« Pour ma part je songe plutôt à exterminer – éradiquer – effacer totalement le capitalisme, et à CHANGER DE SYSTEME DE PROPRIETE ET DE MODE DE PRODUCTION, et à changer radicalement DE RAPPORTS DE PRODUCTION. Je rêve d’une nouvelle société ! »
C’est le seul rêve qui vaille la peine de nourrir et dont il faut s’atteler à la réalisation concrète.
« Dans l’ordre nouveau sous la dictature du prolétariat tout moyen collectif de production, d’échange et de distribution devient propriété sociale collective sans souffrir une seule exception de façon à ne laisser aucune prise à la bête immonde de se reproduire et de se multiplier comme ils l’ont malheureusement fait en Chine, et en URSS — après 1953 – et ailleurs, et l’on sait ce qu’il advint de ces expériences décevantes à la fin. »
Très juste ! Vous avez bien fait ! Surtout, vous avez pris la précaution de préciser : APRÈS 1953. En effet, la date du 5 mars 1953, date officielle de l’assassinat de Staline et conséquemment, du renversement violent de l’Etat en URSS, qui a mis fin à l’expérience de la construction du socialisme par la dictature du prolétariat. Ce coup d’Etat sanglant, perpétré par la bande trotskiste de Krouchtchev à la solde de l’impérialisme euro-américain, marque en même temps le début de la restauration du capitalisme en lieu et place de l’URSS redevenue l’empire capitaliste russe à peu de choses près comme au temps des Tsars.
L’URSS du grand Lénine et son digne héritier Staline est le premier pays à avoir concrétisé la dictature du prolétariat à la face de ses ennemis, l’impérialisme mondial principalement euro-américain, leurs collaborateurs et chiens de garde dont la principale meute était le réseau trotskiste. L’URSS de Lénine et Staline est ainsi le premier pays qui a gravé la dictature du prolétariat sur le fronton de la société comme source inspiratrice des institutions. On s’en convainc singulièrement par le chapitre 1 de la Constitution de l’URSS :
« Constitution de l’Union des Républiques soviétiques socialistes
Décisions du VIIIe congrès extraordinaire des Soviets de l’Union des Républiques soviétiques socialistes, adoption de la Constitution (loi fondamentale) de l’Union des Républiques soviétiques socialistes. Le VIIIe congrès extraordinaire des Soviets de l’Union des Républiques soviétiques socialistes décide : Adopter le projet de Constitution (loi fondamentale) de l’Union des Républiques soviétiques socialistes, dans la rédaction présentée par la Commission de rédaction du congrès.
LE PRÉSIDIUM DU CONGRES.
Moscou, le 15 décembre 1936.
CHAPITRE I
ORGANISATION SOCIALE
Article premier. — L’Union des Républiques soviétiques socialistes est un Etat socialiste des ouvriers et des paysans. Art. 2. — La base politique de l’URSS est constituée par les Soviets de députés des travailleurs, qui ont grandi et se sont affermis à la suite du renversement du pouvoir des grands propriétaires fonciers et des capitalistes, et grâce à la conquête de la dictature du prolétariat.
Art. 3. — Tout le pouvoir dans l’URSS appartient aux travailleurs de la ville et de la campagne en la personne des Soviets de députés des travailleurs.
Art. 4. — La base économique de l’URSS est constituée par le système socialiste de l’économie et par la propriété socialiste des instruments et moyens de production, établis à la suite de la liquidation du système capitaliste d’économie, de l’abolition de la propriété privée des instruments et moyens de production et de la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Art. 5. — La propriété socialiste en URSS revêt soit la forme de propriété d’Etat (bien du peuple tout entier), soit la forme de propriété coopérative-kolkhozienne (propriété de chaque kolkhoze, propriété des unions coopératives).
Art. 6. — La terre, le sous-sol, les eaux, les forêts, les usines, les fabriques, les mines de charbon et de minerai, les chemins de fer, les transports par eau et par air, les banques, les PTT, les grandes entreprises agricoles organisées par l’Etat (sovkhozes, stations et de tracteurs, etc.), ainsi que de machines les entreprises municipales et la masse fondamentale des habitations dans les villes et les agglomérations industrielles sont la propriété de l’Etat, c’est-à-dire le bien du peuple tout entier.
Art. 7. — Les entreprises communes dans les kolkhozes et dans les organisations coopératives avec leur cheptel vif et mort, la production fournie par les kolkhozes et les organisations coopératives, ainsi que leurs bâtiments communs constituent la propriété socialiste commune des kolkhozes et des organisations coopératives. Chaque foyer kolkhozien, outre le revenu fondamental de l’économie kolkhozienne commune, a, conformément au statut de l’artel agricole, la jouissance personnelle d’un petit terrain, attenant à la maison et, sur ce terrain il possède en propre une économie auxiliaire, une maison d’habitation, le bétail productif, la volaille et le menu matériel agricole.
Art. 8. — La terre occupée par les kolkhozes leur est donnée en jouissance gratuite pour une durée illimitée, c’est-à-dire à perpétuité.
Art. 9. — A côté du système socialiste d’économie, qui est la forme dominante de l’économie en URSS la loi admet les petites économies privées des paysans individuels et des artisans, fondées sur le travail personnel et excluant l’exploitation du travail d’autrui.
Art. 10. — Le droit des citoyens à la propriété personnelle des revenus et épargnes provenant de leur travail, de leur maison d’habitation et l’économie domestique auxiliaire, des objets de ménage et d’usage quotidien, des objets d’usage et de commodité personnels, de même que le droit d’héritage de la propriété personnelle des citoyens, sont protégés par la loi.
Art. 11. — La vie économique de l’URSS est déterminée et dirigée par le plan d’Etat de l’économie nationale en vue d’augmenter la richesse sociale, d’élever d’une manière continue le niveau matériel et culturel des travailleurs, d’affermir l’indépendance de l’URSS et de renforcer sa capacité de défense.
Art. 12. — Le travail, en URSS, est pour chaque citoyen apte au travail un devoir et une question d’honneur selon le principe : « Qui ne travaille pas ne mange pas ». En URSS se réalise le principe du socialisme : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail ».
Voilà le rêve et le projet émancipateurs que les masses laborieuses de chaque pays du monde doivent cultiver et s’attacher à réaliser.
« Seul un parti, Le Parti révolutionnaire résolue amènera une solution définitive et lui seul se démarquera de toutes les gauches, de tous les centres, et de toutes les droites. »
Ce Parti révolutionnaire, c’est le Parti Communiste de type bolchevique à la fois marxiste, léniniste et staliniste.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération





