Comme son nom l’indique, l’autopsie se pratique après le décès de l’homme, lequel intervient plus de 6 heures après sa première prise en charge par l’ambulance.
Il est possible que son état eut été différent pendant la première heure, non ?
Vivant ou mort, les stats sur les accidents cardio-vasculaires sont implacables : ce qui fait la différence entre la vie et la mort, c’est la rapidité de la prise en charge médicale, dans les 15 premières minutes. D’où le déploiement de défibrilateurs sur le territoire.
Sachant cela, un délai de plus de 6 heures est totalement inacceptable, c’est un arrêt de mort pour beaucoup de patients qui auraient pu être sauvés autrement.
Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à avoir fait le rapprochement, ce qui indique aussi que ce film a été quelque peu vu.
Film réellement incroyable, d’un point de vue purement cinématographique, avec son parti pris de réalisation très proche du documentaire, sa naration qui intègre les temps morts (encore que cette expression prend ici toute sa dimension). Film quasi ethnologique qui rend bien compte d’une société en état de décomposition avancée, de la déshumanisation des rapports et de la résistance aussi que l’on peut y opposer. Très bon rendu du monde médical en général, comme l’antagonisme réel entre infirmières et médecins.
Quand j’ai vu ce film avec mon compagnon, on ne s’est pas dit : "bon, ça va, c’est la Roumanie", mais plutôt : "combien de temps avant que cela n’arrive en France ?"
En fait, encore plus vite que prévu !
Merci pour cet article, il m’épargne l’effort d’en produire un moi-même
Je suis un peu d’accord avec Jack2Pad : un couple d’ouvriers à 3200€/mois ! Voilà un ménage qui tourne dans les 30% les plus riches en France (avec 2 enfants), plus près des 15% les plus aisés si l’étudiant en rade est lerr seul enfant. Donc, déjà, le couplet sur les gens modestes qui font des études...
Même si l’histoire est vraie, elle dénote un grand manque de sens des réalités économiques et sociales de notre époque.
Question simple : votre gosse est-il un abruti ?
Non sûrement pas : chacun de nous a pondu Mozart et Einstein coincés dans le même petit corps gracieux.
Alors, pourquoi compter sur les flics ou les profs pour l’informer du monde dans lequel on le propulse ?
Quand ma gosse de 6 ans demande pourquoi on a arrêté de fumer, je lui explique ce que fumer signifie. De même, faut sortir du discours moralisateur de blaireau et parler de la drogue dans son ensemble : l’appétance de la plupart des mammifères pour les produits psychotropes, l’usage de drogue dans les cérémonies religieuses depuis la nuit des temps, la recherche du plaisir, la dépendance... enfin, les dépendances, le traffic, les junkies, les overdoses.
Comment tu peux être crédible avec ton gosse en lui disant que la drogue c’est mal (discours informatif standard) alors que régulièrement, il voit les adultes se torcher aux repas de famille, fumer comme des pompiers ou s’exploser les neurones aux hypnotiques pharmaceutiques ?
Un bon discours sur la drogue doit clairement ne pas focaliser sur l’aspect légal, illégal, mais sur les questions de dépendance et d’effets secondaires. Faut être cohérent deux minutes pour les gamins puissent ensuite avoir les moyens de refuser les substances dangereuses et les comportements à risque.
Héhéhé, Jojo cherche sa volée de bois vert... mais a tout de même le mérite d’ouvrir un débat indispensable.
La saillie de Zemmour en manque de batage médiatique m’a bien fait hoqueter gravement quant à son contenu, mais il n’en reste pas moins que la liberté d’expression doit s’appliquer à tous, y compris aux crétins à la tête pleine d’eau.
La France a une drôle de conception de la liberté d’expression, laquelle est très précisément bordée et balisée. Alors, tant que les limites vont dans le même sens que moi, ça m’arrange et ça m’épargne bien des couinements désagréables dans le micro, mais comment verrais-je les choses si brusquement le curseur du droit se déplaçait et rendait mon propre discours condamnable ? Je verrai la liberté d’expression selon Marianne d’un aute œil, assurément.
Donc merci pour ce débat très intéressant que tu nous offres, Jojo, au-delà de nos "camps" idéologiques respectifs.