Ts, ts, ts : dans le premier paragraphe, je parle justement de mobilisation préalable du 29 janvier. Je lui ai justement laissé largement le temps de préparer sa défense !
L’arrivée sur Saint-Pet’ au petit pas, je l’ai fait dans la Krasnïa Striella, cabine single pour européen pété de tune. Chaque wagon avait son samovar et sa baboushka de garde, aussi imposante qu’un totoro. Du coup, je n’ai pas exactement le même souvenir que vous de la Russe en uniforme
Allez faire la queue pour un visa russe à l’Ambassade du Boulevard Lannes, vous verrez ils conservent bien les traditions..
Ho, oui, c’était il y a 10 ans, et c’était déjà le début du voyage. Surtout le coup de la pause café d’une demi-heure alors qu’on touchait au but, le guichet fermé sur notre nez !
Mais encore mieux, ce fut la file d’attente pour le passage à la douane à l’aéroport de Moscou, à l’arrivée. Tout le monde sagement aligné derrière la lige blanche, les soldats qui patrouillaient avec la kalash, nous étions 2 ou 3 Boeings qui venoins de vider leurs flancs. Et là, un Boeing de Chinois qui débarque. Ben pour eux, c’était encore moins sympa que pour les Européens.
Au final, on passe à la guitoune avec la consigne de mon guide (qui ne s’appelait pas Nathalie) : ne pas sourire, rester immobile. Et le douanier qui me scrupte comme si je voulais envahir le Kremlin, longuement, attentivement, il triture un tampon, compare tranquillement avec la photo du passeport, revient à moi, s’arrête, lit un autre papier derrière son bureau. J’ai bien cru ne jamais passer.
Au final, ce sont les douaniers de Toulouse qui nous ont gaulé au retour avec un kilo d’impérial doré dans un bocal à confiotte !
Mais c’est aussi très sérieux sous des dehors de légerté. Utilisez votre temps d’attente pour observer vos contemporains. Vous verrez cela raconte beaucoup sur notre époque et sur nous-mêmes.
Maintenant, on peut aussi raconter des choses sérieuses en se marrant.