Belle intervention, Barbouse : effectivement, la répétition des bévues des oligarques à un point dépassant très nettement le seuil de connerie critique me laisse penser depuis un bon petit moment qu’il s’agit là d’une stratégie délibérée d’exaspération du peuple, au moment-même où le prétexte de la crise permet enfin de procéder vite et bien aux grandes coupes franches rêvées depuis des années par la classe dominante.
Comme vous, j’en suis arrivée à la conclusion que les saillies des Sarko et autre Séguéla n’ont rien de fortuites et espèrent arriver au point de frustration nécessaire pour que le peuple, fort justement, se révolte.
À ce moment -là, l’usage de violence par le gouvernement contre le peuple sera enfin légitimé et on pourra commencer à s’occuper correctement de ceux qui osent encore remettre en cause le système.
Plus que l’inégalité, c’est la hiérarchisation des êtres que je pourfends, car elle est source de toutes les inégalités et de tous les totalitarismes.
Dire que le libéralisme est le meilleur système et l’imposer à l’ensemble de la planète, c’est à dire sans aucune possibilité de lui échapper, n’est-ce pas là la plus absolue des dictatures ?
Jusqu’à présent, on pouvait échapper à un Staline, un Hitler, un Pinochet ou un Pol Pot, au péril de sa vie, certes, mais en montant dans un bateau, on pouvait toujours espérer atteindre une autre société, une autre manière de vivre. Aujourd’hui, le totalitarisme n’a même plus de visage ou de nom, il est , il s’impose à nous, nous sommes de nous soumettre et assène qu’en dehors de lui, il n’y a plus d’espoir. Il s’agit là d’une violence inouïe et encore jamais égalée.
Même l’empire romain avait des frontières...