@LOKERINO Merci d’apporter de l’eau à mon moulin. Car ce que vous racontez confirme l’aspect structuraliste des dysfonctionnements de l’entreprise.
L’excuse est toujours : « bouh, ne généralisez pas sur quelques brebis galeuses, la majorité des patrons se comporte bien ».
Sauf que voilà, les Prudhommes peinent à régler tous les conflits et que l’on découvre in fine, que « brute de droite » ou « bisounours de gauche », au final, la fonction crée le comportement.
Y a-t-il une malédiction planquée dans les fauteuils managériaux ? Que nenni (et loin de nous les superstitions) : il y a juste qu’on ne devrait jamais, jamais donner du pouvoir à un humain sur un autre humain, parce que — tôt ou tard — il sera tenté de s’en servir.
Tête du client ? Plus envie de négocier ? Conviction profonde d’être plus intelligent tout seul que les 20 gus réunis en face ? Qu’importe : la structure hiérarchique de l’entreprise, le lien de subordination, non seulement autorisent le dirigisme et l’arbitraire, mais l’encouragent carrément et bien fort (voire surhumain) celui qui résiste à l’appel de l’autoritarisme.
@tf1Groupie Bon, admettons gentiment qu’il y a 1 dopé pour 100 honnêtes. Quel est LE principe de la compétition sportive ? Gagner. Donc qu’est-ce qui se passe dans votre exemple ? Le dopé gagne. Il a les sponsors, le pognon et la médaille. Que font les autre sportifs ? Ils vont se doper, parce que l’essentiel, c’est de gagner.
On peut dire que le dopage c’est vilain, mais le mieux dopé gagne. Donc, on se dope. Et sans dopage, comment faire du spectacle et continuer à faire tomber les records ? Parce que c’est bien ça qui se cache derrière le candide : « repousser les limites ».
Donc, ça ne peut pas marche, le mythe d’un sport plein de pognon en enjeu avec que des types honnêtes qui sont juste portés par l’esprit du geste. Parce qu’il y a compétition et sanction.
Sinon, je vois bien la différence parce que je pratique (très logiquement) un sport sans compétition. Mais comme le fric pourrit tout, les équipementiers sont en train de se tirer la bourre, de vouloir créer des événements, avec donc envie d’avoir des figures emblématiques, donc des champions, donc des gagnants, donc compétition et donc, à la marge, on sent arriver les emmerdes dans un sport basé sur la confiance et la coopération.
@tf1Groupie Tous ceux qui sont au sommet vous le diront : la façon la plus efficace d’y arriver est encore de s’y faire héliporter. Et il ne faut pas ensuite hésiter à tirer à vue sur tous les gros naïfs qui pensent arriver au même résultat en grimpant à la corde à nœuds depuis le sous-sol…
Cela dit, la compétition sur les marchepieds du bas est très utile : pendant que les piétons s’y entretuent pour un degré de mieux, ils sont trop occupés pour grimper réellement et voir le ballet des hélicos au sommet !