Extrait de la conférence du 7 avril à Grenoble « La face cachée de la Finance » organisée par ilfattoquotidiano.fr. L’écrivain et journaliste Denis Robert et le professeur de Finances Marc Chesney répondent à une question du public sur les « Panama Papers », le lobby bancaire à Bruxelles, l’affaire LuxLeaks et les paradis fiscaux.
@philippe baron-abrioux Ces certains-là débitent leur discours monolithique à toutes les sauces : ce n’est pas du débat, je n’y répond donc pas. Le problème avec la privatisation des services publics c’est que malgré la propagande des politiques et des médias inféodés, elle n’a jamais été portée par une quelconque volonté populaire et s’est toujours faite contre la résistance populaire. Et on voit que depuis le début, nous avions raison. Privatisation = dégradation. = spoliation aussi, quand des générations de contribuables ont financé un réseau d’autoroutes dont les bénéfices sont tombés dans les escarcelles de l’actionnariat sans le moindre effort ou la moindre contrepartie. Aujourd’hui, les PPP (partenariat public-privé, pour ceux qui étaient sur Mars ces dernières années), ce sont des contrats léonins où les boites privées ne prennent aucun risque et où les contribuables doivent payer plusieurs fois uniquement pour garantir la rémunération du capital (et non le service prétendument rendu).
Quant au creusement des inégalités, il est spectaculaire et implique assez surement un basculement vers l’autoritarisme. Car nulle société ne peut se maintenir longtemps dans un processus même très vaguement démocratique quand plus de la moitié de la population se met à haïr et envier les 10% qui lui ont tout pris.
@TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE Oui, la carrière de Notat est édifiante. Je me souviens l’avoir vue signer des trucs vraiment dégueus et m’être dit qu’il allait falloir surveiller sa carrière après le syndicalisme. Effectivement, c’est de ce suivi qu’a commencé à naitre mon dégout des syndicats, mais surtout ma conscience du nouveau réel de corruption de notre pays.