@tf1Groupie Si, si, ça existe les systèmes d’éducation autonomes où apprendre est une démarche construite et volontaire, autonome et partagée. Non seulement ça existe, mais en plus, ça marche très bien, y compris et surtout avec ceux que l’éducation actuelle rejette impitoyablement. Ces pédagogies, initialement créées en direction des élèves en difficulté dans le système académique ont très rapidement été confisquées et détournées par les classes dominantes à destination de leur progéniture avec le moyen de tri le plus efficace qu’il soit : l’argent. Freinet, Montessori http://ecole-vivante.com/ Tout cela existe, fonctionne et n’est surtout jamais appliqué au niveau global.
Après, il faut admettre que le formatage est tellement efficace que beaucoup de parents sont effrayés à l’idée d’une école qui apprend l’autonomie et la responsabilité et non pas l’obéissance et la soumission. Parce qu’ils considèrent eux-mêmes qu’il s’agit là des qualités essentielles pour « réussir » dans la vie…
Maintenant, mes interrogations vont plus loin, puisque je pense aussi que l’école, comme transmission des savoirs, devrait être ouverte à tous les âges de la vie, que l’on devrait pouvoir y faire facilement des aller-retours, en fonction de nos évolutions.
Parce qu’il n’y a pas non plus que l’école pour apprendre. Il y a aussi le niveau empirique, les expériences, le travail, les voyages, les implications sociales…
@tf1Groupie Quelles connaissances et dans quelles conditions ? Et pour quelles finalités ?
Les jeunes démissionnaires dont vous parlez ont souvent très bien intégré la réalité des trajectoires scolaire et de la finalité actuelle de notre école qui reproduit et renforce les inégalités sociales tout en faisant passer ses ségrégations comme les résultantes du mérite. Autrement dit, une grosse arnaque pour ces gamins que l’on parque dans des lieux de seconde zone où l’on envoie de jeunes profs inexpérimentés se conforter dans l’idée qu’il existe une population non éducable, non assimilable et qui n’a que ce qu’elle mérite.
C’est très pervers, très violent.
Dès la maternelle, le système éducatif fixe les destins scolaires et donc la place dans la société (et plus précisément le manque de places… surtout de places acceptables !)
L’école ne peut pallier aux inégalités de départ et tous les pédagogues et les politiques le savent pertinemment. L’école devrait donc aussi éduquer les parents, surtout ceux qui y ont vécu une longue et insoutenable humiliation. La plupart des pédagogies alternatives obtiennent de bien meilleurs résultats que l’enseignement actuel. C’est également su. Et du coup, on les réserve prioritairement à ceux qui peuvent payer… Cela mériterait vraiment d’y réfléchir un peu.
@Fifi Brind_acier Je remets en question ce que nous mettons derrière le concept d’école, non pas le besoin d’éducation ou d’instruction. C’est bien qu’il existe des lieux de transmission du savoir, mais lequel et selon quelles modalités ? Enfermer à plein temps des enfants et des jeunes adultes pendant des années dans un système qui s’impose à eux, qui décide que tout le monde doit apprendre certaines choses à un certain âge et pas un autre… Tout le monde n’est pas intéressé par les mêmes choses et au même moment.
Quant à la culture générale, intéressant concept qui cache la main de ceux qui décident ce que doivent être ces savoirs communs… en fonction généralement des savoirs qu’eux-mêmes maîtrisent et transmettent en priorité à leur progéniture.
Je m’interroge sur les finalités de lieux clos et régis par des règles décidées en dehors des personnes auxquelles elle s’appliquent, de lieux qui fonctionnent sur des modes d’enfermement, d’exclusion, de compétition, de sélection, d’obéissance… et donc de soumission.
On ne peut donc pas concevoir la transmission des connaissances autrement que dans ce cadre imposé ? Pourquoi appliquer des critères d’âge ? Pourquoi ne pas voir l’instruction comme un bien commun auquel on peut s’abreuver selon les moments, besoins, envies ? Des ressources partagées ? On pourrait envisager d’avoir recours à l’EN tout au long de la vie et que celle-ci soit plus ouverte au niveau des types de savoir. J’ai trop vu de gens doués dans des domaines non valorisés par l’EN être exclus radicalement et définitivement des lieux de connaissance.
Je ne vois pas non plus de problème à une forme d’alternance entre éducation et activité. Au fait que l’on puisse accéder à des formes d’éducation qui n’impliquent pas forcément que la capacité d’être entretenu par la famille pour réussir le parcours de validation des connaissances. Avec un droit aux erreurs (n’apprend-on pas plus de nos erreurs que de nos réussites ?) qui n’est absolument pas dans la mentalité du système éducatif contemporain qui vise à trier/exclure.
Nous devons à présent avoir plusieurs métiers, plusieurs carrières pour nous adapter tout au long de notre vie. Il nous faudrait donc plusieurs phases d’instruction/éducation au cours de la vie et non pas ce truc pratiquement totalement privatisé et très médiocrement inefficace qui s’appelle la formation professionnelle des adultes et qui s’adresse prioritairement à ceux qui en ont le moins besoin et le plus les moyens…
Tous les proprios de chats craignent aussi les bagnoles, les chiens et les crétins. Dans mon coin, il y a également les chasseurs.
Je me souviens d’une fois où mon chat (le même) avait disparu toute une journée alors que ça canardait dans tous les coins. Comme j’avais entendu des chiens, j’ai appelé un copain qui a une meute pour lui demander s’il n’avait pas vu quelque chose.
« C’est marrant que tu m’en parles. Figure-toi que je chassais avec mes chiens vers le lac en bas de chez toi quand ils ont levé une grosse fouine. Ce qui m’a étonnée, c’est qu’elle est partie comme une flèche, droit vers ta maison. »
En fait, c’était bien mon chat, il y a deux ou trois ans. Il avait semé la meute et s’était planqué dans le hangar à tracteurs du voisin. Il n’est sorti de sa planque qu’à la nuit bien tombée.
Après, j’ai eu la chance qu’il ne soit jamais accroché par une voiture et que chaque fois qu’il a été attaqué par un chien (y compris par celui qui m’a mordue à vélo), il a été plus véloce que son agresseur et bien plus agile en terme de planque.
J’ai pas mal d’amis qui ont dû ramasser le leur sur la route, le soir en rentrant du boulot.
@Agafia Je pense que mieux que la tentative de meurtre, il y a le fait d’énoncer clairement et calmement ce que l’on pense de la personne bien en face. Ça jette un bon froid polaire et ça a le mérite d’être clair. Par contre, faut savoir se contrôler.