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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Neos 30 mai 2007 23:53

    J’ajoute pour être complet que le spectre de l’échec politique d’une consultation populaire marquée d’un NON est particulièrement dissuasif pour les équipes dirigeantes au pouvoir, 2 ans après les referenda français et néerlandais.

    D’aucuns pourraient en outre avancer que le temps est désormais compté (...) et qu’il faut s’empresser de trouver une solution rapide et efficace à la question institutionnelle.

    Un verbiage comme un autre pour couper court à toute prise de risque politique et se complaire à justifier auprès de l’opinion publique une révision a minima de ces institutions, révision minimum minimorum imposée soit disant par l’urgence et qui montrera, une fois n’est pas coutume, ses insuffisances au regard des nécessités et des besoins réels exprimés par l’UE.



  • Neos 30 mai 2007 23:35

    Bonjour, les articles sur l’UE se font plus rares depuis quelques temps, nous espérons que les initiatives politiques de nos Chefs d’Etat et de gouvernement, dans le contexte de la préparation du Conseil européen du mois de juin 2007, feront l’objet de commentaires de la part des lecteurs d’Agoravox.

    Je reviens un instant sur cet article. Quant bien même l’idée de réfléchir sur l’efficience des institutions européennes et sur l’efficacité des procédures décisionnelles est actuellement en discussion dans les chancelleries des Etats membres, discussions coordonnées par la présidence allemande du Conseil de l’UE, l’option d’une refonte de ces institutions n’est pas du tout sur les tablettes des négociateurs.

    Le concept d’Assemblée constituante est certes une idée fort succulente pour tout passionné d’histoire institutionnelle, elle demeure toutefois un fantasme (récurrent) franco-français non-adaptable à la configuration institutionnelle européenne.

    Effectivement, l’UE se compose d’Etats et de peuples (le pluriel est particulièrement saisissant et l’auteur a eu l’excellence de le souligner) qui ont, pour les premiers, fait le choix politique de maintenir un haut degré de souveraineté - nationale - dans un bon nombre de domaine de compétences, et pour les seconds, émis le souhait d’être mieux entendus/concertés lorsque des décisions politiques majeures (qui ont des incidences cruciales pour les citoyens européens) sont prises à l’échelle de l’UE.

    Cependant, ne nous emballons pas. La volonté de consultation ex-ante des peuples par nos dirigeants est encore mince et je ne connais pas un Etat qui, dans le contexte de ce toilettage programmé de certains chapitres institutionnels de l’UE au mois de juin prochain, envisage de sonder l’opinion publique pour savoir quelle position adopter sur ce dossier essentiel pour le fonctionnement futur de l’ensemble de la machine européenne, a fortiori sur le devenir de chacun des Etats membres dans ses rapports avec les institutions européennes ainsi qu’avec les autres Etats membres de l’UE.

    La consultation ne sera donc pas démocratique, elle demeurera technocratique : notre président de la République négocie avec ses homologues par le biais de ses hauts fonctionnaires, par la voix de son Ambassadeur près le Conseil de l’UE, ces modalités institutionnelles et autres règles de procédure qui s’appliqueront dès 2009 dans l’UE. Il ne demande pas l’avis des français sur cette question.

    Nous ne sommes donc toujours pas dans une situation de rupture en ce qui concerne la méthode de travail de l’Etat sur le dossier européen. Il est même plausible que l’ambition originelle de Mme Merkel de doter l’UE d’institutions capables de répondre aux défis contemporains et, par conséquent, de répondre au challenge du déficit démocratique, devienne un objectif inaccessible pour le Conseil européen et débouche finalement sur un demi-échec pour la présidence allemande. Mais ceci est un autre débat, nous en saurons un peu plus lorsque le Conseil européen nous aura éclairé sur les futures étapes de cette « révision » institutionnelle.



  • Neos 17 avril 2007 17:48

    Bonjour, Excellent article en effet qui analyse avec brio ce qui est en train de se passer sur la scène politique française. Nous reviendrons sans nul doute plus tard sur l’analyse des événements, mais il se pourrait que l’on soit tout proche de vivre un événement national historique avec ces élections présidentielles en France.

    On y est. Et pour reprendre des propos que l’on peut attribuer à Jean-Louis Bourlanges : « la summa divisio de la société française apparaît au coeur du Parti socialiste. » Il ne fallait pas regarder la réalité en face, elle était tabou et vérrouillée de l’intérieur, le masque idéologique est pourtant en train de se retirer tout seul, laissant apparaître le vrai visage d’un parti usé qui n’a jamais souhaité ou pu se rénover.

    Entre d’une part les « paléo socialistes », pour lesquels les concepts de « mondialisation » et de « compétitivité » (entre autres) sont devenus des concepts abjects, et d’autre part les courants social-démocrate et libéral social qui souhaitent se rapprocher enfin de leurs partis frères socialistes des autres Etats membres de l’Union européenne, la Rose est en train de se faner.

    Et ce n’est pas l’unique et fragile lien ’maternel’, incarné par Mme Royal, qui y pourra quelque chose. Il semble que le compte à rebours ait commencé. Aussi curieux que cela puisse paraître, personne ne semblait s’émouvoir du fait qu’il restait en Europe - en l’occurrence en France - une ligne politique qui refusait, il y a peu de temps encore, d’assumer les conséquences idéologiques des événements de 1989 : au sein du PS, le ’mur de Berlin’ n’est pas encore tombé et les vieilles idéologies survivent au temps qui passe !

    Avec le mouvement de terrain perpétré par François Bayrou depuis plusieurs mois, ce mur idéologique est actuellement en train de se fissurer. Prochaine étape plausible : les épines de la Rose risquent de se déchausser de la tige idéologique qui permettait, il y a peu de temps encore, à l’ensemble du vieil édifice socialiste de se maintenir avec un semblant de cohérence. L’auteur l’a très bien décrit ; quels que soient les résultats de ces élections, le « résultat sera le même : le rapprochement des social démocrates et des démocrates sociaux » semble inévitable.

    Ce rapprochement aura lieu au centre. Le centre, cet espace politique où, en 2007, tout devient possible. Même le plus inattendu.



  • Neos 15 avril 2007 11:08

    @ Machinchose : vous êtes vous demandé un instant comment les sympathisants du centre actuels répartiraient leurs voix au 2nd tour en cas de match Royal-Sarkozy ?

    Interrogez, si vous en avez l’occasion, un acteur de l’UDF, il vous répondra 2 choses :

    1) que le mouvement actuel autour de Bayrou est composé avant tout de sympathisants qui souhaitent la fin du clivage gauche-droite et une sortie du système mis en place par De Gaulle et ’prorogé’ par Mitterand (qui l’avait copieusement critiqué dans "le coup d’Etat permanent). Bayrou propose tout simplement de faire aujourd’hui ce que Mitterand n’a pas voulu faire en 1981.

    2) si jamais ca ne passait pas le 22 avril, une partie de l’électorat de Bayrou se disperserait vers le candidat de droite si l’un des 2 derniers invités est Sarkozy, vers le candidat de gauche si Mme Royal est au 2nd tour, voire gonflerait singulièrement le poids des abstentions, malheureusement non prises en compte. MAIS, et l’astuce est là : si nous prenons l’hypothèse que le report des voix Bayrou se faisait à 50% pour l’un et l’autre des 2 candidats du 2nd tour, la droite pèserait + lourd que la gauche, car elle est majoritaire actuellement dans notre pays. Autrement dit, et pour faire simple : électorat 1/2 Bayrou + 1 Sarkozy + 1 Le Pen et divers droite > 1 Royal + 1/2 Bayrou + divers gauche.

    Imaginez un instant cette configuration ci-dessus et vous comprendrez que si Bayrou est au 2nd tour, le centre est l’espace politique où le rassemblement de l’électorat de gauche et des centristes est possible et peut ainsi peser + lourd que le rassemblement des forces de droite. N’en déplaise aux sympathisants socialistes et de gauche, et compte tenu du clivage des tendances actuelles en France, c’est la configuration la plus plausible pour les forces modérées d’envisager une victoire au soir du 6 mai.

    Le comportement de l’électorat de gauche est, depuis 1981, la clef du résultat du scrutin. C’est encore le cas cette année. A l’instar du mode de scrutin, au 2nd tour, le choix est simple : le rassemblement de gauche n’étant pas suffisant pour peser + lourd que celui de droite, l’alliance au centre est le seul moyen pour barrer la route à cette droite là. Puisque la candidate socialiste ne peut pas envisager l’alliance, pour des raisons de verrouillage partisan (elle montre ici les limites de sa prétendue « liberté » à l’égard du PS), la balle est dans le camp des électeurs sympathisants de gauche. A eux de voir s’ils sont prêts à sacrifier l’idéologie, inopérante et obsolète, pour y préférer le pragmatisme et la raison en acceptant de regarder en face la réalité des clivages sur le terrain des électeurs.



  • Neos 13 avril 2007 15:36

    A Voltaire :

    Quelles sont les chances, selon vous, de voir Ségolène Royal décider l’alliance avec François Bayrou (si d’aventure un accord était possible entre les 2 candidats) et prononcer par là-même la rupture avec la position incarnée par son conjoint, Secrétaire Général du Parti ?

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