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Pascal L

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  • Pascal L 11 septembre 2014 16:06

    @ haha

    Vérifiez vos sources avant de commenter. J’ai bien lu la valeur de 7000m, mais cela concerne l’avion nu. Donc, sans missile et sans projectiles pour le canon, ça ne sert pas à grand chose sinon pour le retour à la maison. De toute façon, à 7000 m ou un peu plus, cela ne change pas grand chose.
    Maintenant que nous savons que les projectiles venaient du haut, je crois que nous ne pouvons plus accuser un avion conçu pour l’attaque au sol, quelque soit sa variante.
    Comme je l’ai déjà expliqué, un missile air/air n’a pas les mêmes effets qu’un missile sol/air. Un missile air/air est beaucoup manœuvrant car la distance à parcourir est très faible et sera donc très léger. Il sera capable d’un contact et c’est ce contact qui va déclencher la charge. Les trajectoires sont plus tendues, on attendrait donc une approche de la cible par le bas. Même si vous préférez le scénario d’une attaque par un avion, ce n’est pas du tout ce qui est raconté dans le rapport provisoire. Les faits sont têtus.



  • Pascal L 11 septembre 2014 15:49

    @Bourrico6

    « Un coup le gros missile ne peut pas trop bouger, un coup il conçu pour les cibles agiles… » 
    Les deux affirmations sont vraies. Un missile qui porte à cette distance est un gros machin et il est conçu pour descendre des cibles agiles. C’est la charge creuse qui permet d’atteindre des cibles agiles. On ne cherche pas le contact, on cherche juste à se rapprocher assez pour que la charge creuse termine le travail.

    « Par contre, le guidage se fait en anticipé depuis belle lurette, on ne rattrape plus l’a cible, on la précède. » 
    Il ne me semble pas avoir parlé du guidage du missile. Effectivement, on n’utilise pas la courbe du chien pour s’approcher de la cible (le chien se déplace en permanence en direction de son maître). Il y a bien une anticipation sur le point de rencontre, mais le missile doit également anticiper de possibles manœuvres de la cible. On utilisera par exemple la navigation proportionnelle comme compromis de base pour l’algorithme de poursuite (le missile voit toujours la cible dans la même direction). On peut démarrer la trajectoire avec d’autres algorithmes qui vont permettre d’optimiser la consommation de carburant. Une trajectoire proche d’une trajectoire balistique permettra d’augmenter la portée du missile lorsque la cible est lointaine et c’est sans doute la raison qui fait que l’explosion s’est produite au dessus de l’avion. Cela semble aussi démontrer que la trajectoire du missile a été préparée pour une cible lointaine. Cela ne signifie pas que le MH17 était la cible. Le tir aurait pu être préparé pour une cible encore plus lointaine et l’autodirecteur du missile a pu se dérouter en cours de route sur le 777 qui représentait une meilleure cible. 

    « De fait, on peux shooter tout azimuts, et donc de face. » 
    Bien sûr, c’est ce que je dit depuis le début. Le problème qui se pose avec la navigation proportionnelle et que les manœuvres de la cible impliquent forcément des manœuvres du missile. Plus la cible est proche et plus les manœuvres doivent être violentes. Lorsque le missile est très proche, il n’a plus de capacité à manœuvrer suffisamment, mais il est alors assez proche pour que la charge creuse termine le travail. Il ne faut pas oublier que le missile se déplace à une vitesse proche de mach 4. Une manœuvre importante détruirait le missile.

    « D’ailleurs, dans un combat air air typique, les tirs se font en face à face » 
    Il vaut mieux être derrière qu’en face pour bien réussir son tir en combat aérien. De toute façon, le cas qui nous concerne n’est pas un combat aérien.


  • Pascal L 11 septembre 2014 10:59

    @ oscar fortin

    Sur ces deux points, il est difficile d’en savoir plus que ce qui a été dit. Si les enquêteurs n’en ont pas parlé, c’est qu’ils n’ont aucun faits vérifiés sur ces sujets. Les enquêteurs peuvent évidemment se poser les mêmes questions, mais leur boulot c’est de trouver les preuves qui seront mises dans le rapport final et tout ce qui n’a pas été vérifié est suspect.

    Les contrôleurs aériens en poste ont été ou seront interviewés dans le cadre de la procédure d’enquête. Cela fait partie de la procédure de routine et les résultats doivent être publiés dans le rapport définitif. Je ne sais pas s’ils continuent de publier les noms depuis qu’un contrôleur (Suisse de mémoire) s’est fait assassiner par des proches d’une victime. Cet événement montre bien la haute sensibilité que peuvent avoir ces rapports.

    Les enregistrements, s’ils sont en possession des enquêteurs, doivent être analysés finement avec des outils de traitement du signal. Ces outils permettront de déterminer les points de montage et d’en examiner l’authenticité. Cela va prendre un peu de temps. Un élément non authentique doit être écarté par l’enquête en temps que tel, mais il peut conduire les enquêteurs à se poser des questions qui les conduisent à d’autres faits ou a des témoignages.


  • Pascal L 11 septembre 2014 01:37

    @ jjwaDal

    Quelques erreurs d’interprétation :
    1) Le MH17 n’a pas commencé le moindre changement de trajectoire puisqu’il n’a pas eu le temps de valider la demande du contrôleur. 
    2) Un avion de ligne se signale à tous par un code envoyé par un transpondeur (en gros, le signal radar retour est « encodé » par le transpondeur).
    3) La couverture nuageuse n’a aucun effet car tout se fait aux instruments. L’aviation civile utilise des radars et le système de missile également. En principe, les codes transpondeurs apparaissent également sur les radars du système de missile.
    4) Tous les trous sur l’avion ne proviennent pas forcément des shrapnels du missile. Il y a des trous provoqués par le déchirement du métal ou les chocs avec d’autres pièces de l’avion ou la rencontre avec le sol. Seuls ont été pris en compte les trous faits avec une énergie élevée, c’est-à-dire avec de fortes déformations du métal aux abords des trous. Dans ces conditions, il n’y a pas des traces entrantes et sortantes sur une même pièce de métal.

    Tout à fait d’accord pour les allumettes.


  • Pascal L 11 septembre 2014 01:20
    @ el cogno
    « Comique d’utiliser l’agilité d’un chasseur pour argumenter contre un avion de ligne en vol rectiligne... tout un paragraphe inutile. » 

    Si j’ai fais cet argumentaire, c’est pour expliquer comment un missile sol/air est conçu. Ils ne sont définitivement pas faits pour descendre des avions civils mais pour descendre des avions militaires équipés de contre-mesures. Si vous voulez réussir un maximum de tirs, il faut évidement prendre en compte les cas les plus difficiles et c’est donc pour cela le choix d’une charge creuse a été fait. Une fois ce choix fait, il ne faut pas choisir un pilotage du missile qui fait des tirs au but pour permettre à la charge d’être efficace. Un missile pour descendre des avions civils aurait été bien différent si quelqu’un aurait été assez fou pour en concevoir.
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