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Robert Biloute

Robert Biloute

Physicien vélléitaire et dilettante.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/10/2008
  • Modérateur depuis le 19/10/2012
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Derniers commentaires



  • Robert Biloute Robert Biloute 21 février 2013 08:13

    Et en plus vous me traitez d’algébriste ! Monsieur, je vous convoque pour un duel au fleuret à potron-minet ! (coup de gant)

    Non je rigole hein !(j’ai pas de fleuret, ni de gant d’ailleurs)
    Justement je me vois plutôt comme géometriste, mais bon tout est relatif comme disait Albert (je suppose d’ailleurs qu’il ne l’a pas dit ?), c’est clair que je dois dégainer les maths par réflexe de temps en temps, surtout pour clarifier les choses en fait, mais ça ne marche pas toujours.

    Le réassemblage des miettes de 1 vaut 1
    Il est donc possible de faire des divisions (de chiffres seulement) en nombre infini, pendant que leur somme reste finie

    Où il ressort fascinant de constater qu’en éliminant la moindre miette de 1, on le perd

    oui mais j’en reviens à la remarque sus-citée : si on introduit un infini de manière artificielle (ici l’infinitésimalité de la miette), alors on est bien obligé d’en introduire un deuxième pour revenir dans le monde réel (le nombre de miettes infinitésimal).

    Il est fascinant votre concept où le mathématicien se retrouve à observer, à contempler, le fonctionnement autonome d’une machine logique acquise
    Ce n’est pas moi qui calcule, c’est les maths-en-moi. Je ne suis que leur serviteur

    Je suppose que cela ne s’applique pas aux vrais mathématiciens, ceux qui en font leur spécialité, j’ai notamment eu des orgasmes intellectuels pas piqués des vers car ils demandaient de la créativité, en tentant de démontrer des théorèmes pendant mes études. Mais la logique est bien un tapis roulant enchainant les assertions. Disons d’ailleurs que c’est la logique gravée en moi qui joue le rôle de garde chiourme, qui sélectionne mes « pulsions » pour ne garder que la cohérence.

    Les Viets, pourtant forts en maths, seraient réservés sur cette vision.
    Lorsqu’une gamine minuscule dit « Je me brosse les dents » elle dit essentiellement sa responsabilité, son autonomie décisionnelle

    « Je suis partie du Tout, mais je me brosse les dents parce que j’en ai décidé seule. Je suis influencée mais ce que je fais résulte de ma décision. Je ne peux dénier ma responsabilité sur les actions que j’ai faites »
    L’hypostase d’une personne considère tous les ingrédients externes qui entrent dans sa cuisine (dont des standards) et sa responsabilité non partageable, non transférable, sur ce qu’elle en fait
    Et cela alors qu’ils sont constamment dans des relations en maître-serviteur-élève
    Ça veut dire « J’obéis parce que je le veux. J’aime obéir et être obéi. On ne peut me forcer à obéir, je ne puis forcer à m’obéir ».

    C’est très intéressant ce que vous dites là, vous voyez donc dans cette culture un sage équilibre entre des pôles que les occidentaux auraient tendance à opposer. Influence du zen / du bouddhisme, ou bien ?
    Je suis notamment travaillé par cette relation maitre-serviteur-élève.
    (d’ailleurs : http://robertbiloute.wordpress.com/2012/09/29/le-jour-ou-mon-maitre-a-cligne-des-yeux/ , trop confus, mais je me suis bien marrer à faire ça).
    Il semble que nous la perdions en occident, et j’ai moi même du mal à l’accepter (anarchie, quand tu nous tiens..), bien que plus le temps passe et plus je sens qu’elle recèle des trèsors.

    Il est possible que ma remarque sur les maths pensant à ma place soit emprunt d’un certain fatalisme de ma part, d’un matérialisme fataliste on pourrait dire, je suis assez comme ça donc je dois forcer un peu le trait.



  • Robert Biloute Robert Biloute 20 février 2013 10:37

    easy !

    c’est bon ça, c’est même très bon, je réserve ma réponse pour plus tard



  • Robert Biloute Robert Biloute 20 février 2013 08:11

    je pinaille mais il faut lire « devant mes yeux . » et pas « devant mes yeux ? »
    Mon inconscient m’a envoyé un message on dirait..



  • Robert Biloute Robert Biloute 20 février 2013 08:08

    Et j’ajoute : les maths sont à la physique ce qu’est un peu le solfège à la musique : elles permettent à la fois de communiquer facilement et sans ambiguité avec les autres musiciens, tout en imposant un carcan pénible à apprendre et sûrement restrictif au bout d’un moment. Mais c’est un marche pied possible pour progresser et transmettre, ça dépend des gens.

    Etant bien entendu qu’on peut également jouer de la musique et la communiquer uniquement par la « sensibilité ».

    J’ai toujours penser que logique, donc les maths notamment, c’est un truc de faignant : ce n’est pas moi qui réfléchit, c’est la logique qui déroule son arsenal devant mes yeux ? Je ne suis que le garde chiourme de la cohérence, je surveille du coin de l’oeil le déroulement logique, cependant que les maths pensent à ma place.

    Du coup j’en rajoute une louche : votre réponse est plus intellectuelle que la mienne ! haha et pan d’abord ;)



  • Robert Biloute Robert Biloute 20 février 2013 08:02

    @easy

    Salutations !

    J’adore votre réponse, mais je récuse cette phrase, je crois d’ailleurs que cela va dans votre sens :

    « Votre démarche, comparée à la mienne est beaucoup plus intellectuelle.  »

    Ce terme est de plus en plus galvaudé, un entrepreneur pourra par ex. dire « Je ne suis pas un intellectuel, moi » (c’est du vécu, est ce à dire qu’il est manuel ??) pour montrer qu’il est dans l’action et pas dans la branlette intellectuel, voire pour exprimer le regret de ne pas pouvoir passer plus de temps à l’étude abstraite des choses. Il ya connotation tantôt admirative, tantôt péjorative. J’ai horreur des 2.

    Je suis relativement incapable de monter un étagère correctement, et ce n’est pas seulement une histoire d’habileté manuelle, je suis convaincu qu’il ya un défaut intellectuel dans cette histoire, du coup la technique me fascine.

    Quand à votre réponse, elle est tournée vers la sensibilité, et je dis que ça aussi, c’est de l’intellectiuel. L’école à la grec, c’était « apprendre à matriser ses passions » pour en tirer quelquechose, voilà tout l’enjeu, qu’il soit traduit en maths ou pas.

    Je ne parlerai que pour moi, comme dit je ne suis pas fana de la mathématisation, mais que voulez vous, on m’a appris ce langage, je l’ai pratiqué sous le fouet, et il faut bien dire qu’il est incroyablement précis et dense. Quand je chante du rock, j’utilise souvent l’anglais, facile, percutant et chantant. Quand je parle de science, la langue mathématique est tellement belle et puissante, et comme toutes les langues elle exprime certaines choses que les autres langues ne peuvent pas, et vice versa bien sûr.

    Bref, vous êtes aussi intellectuel que moi dans vos réponses, c’est celui qui dit qui y est d’abord ;)

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