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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 20 août 2007 11:01

    Merci pour ce papier.

    Je ne regarde la TV que lors de mes vacances, et j’ai été comme vous, consterné par la nullité des informations télévisées des chaines publiques France 2 et dans une moindre mesure France 3 (national).

    Les sujets sont « ridicules » : pluie en Bretagne, joueur de boule en Provence, garderie pour animaux en vacances, etc. Bref le degré 0 du journalisme. De plus les sujets plus importants voient leur durée réduite, sont relégués en milieu de journal et traités comme des brèves, bref, c’est « dormez braves gens, je le veux »...

    On avait TF1 comme étalon de médiocrité journalisitique, voila que France 2 et 3 viennent la concurrencer sur ce créneau. Faut croire que c’est porteur !

    Du coup, les meilleures infos sont à mon avis sur la 6 (le Six) et surtout sur Arte, loin devant.

    Si ajoute à cela, les emissions de niaiserie organisée et matinée de vulgarité et de voyeurisme, genre télé réalité, qui regroupent quand même 10 millions personnes, j’en conclu que la TV est devenue « l’opium du peuple » ! Oh, zut, ca m’a échappé et je vais encore me faire traiter de marxiste par les libéraux bien pensants !



  • Ronny Ronny 17 août 2007 14:05

    @ auteur

    D’accord avec certains de vos arguments mais pas avec tous.

    Pour faire court, et pour cotoyer des anti OGM « aggressifs » de près, le syllogisme « Tout ce que la nature fait est bon, les OGM ne sont pas naturels, donc les OGM ne sont pas bons” est effectivement très ancré dans le discours et dans la »réflexion". Souvent cette réflexion est limitée, tellement le dogme est pregnant !. Cette croyance est d’ailleurs pratiquement de l’ordre du religieux !

    Si on regarde le « problème » OGM de pres, on est forcé de reconnaitre que les questions soulevées, légitimes, ne sont en aucun cas différentes de celles soulevées par l’agriculture moderne. Tois exemples (j’en ai au moins autant en réserve !) :

    1. « Avec les ogm, on obtient des variétés qui n’existerait pas par ailleurs ».

    C’est vrai, mais des tonnes de lignées végétales cultivées aujourd’hui ne le sont que parce que des croisements « impossibles » ont été réalisés. Le pomelo n’est pas naturel, le blé, le colza et le mais non plus finalement. Ils diffèrent totalement de leurs ancétres lointains, tout cela par croisements successifs. Idem pour la tomate qui résulte de croisement entre une variété comestible et une non comestible. Vous vous rendez compte, ce n’est même pas ogm et cela résulte d’une espèce non commestible ! smiley

    Je laisse de coté les variétés de différents végétaux cultivés, obtenus à partir de lignées qui ne colonisent pas les même région du globe et que l’on a donc croisés contre nature !

    2. Avec les ogm, on réduit la diversité".

    Faux. On peut créer autant de variétés ogm que de lignées cultivées actuellement. De plus, la diversité n’a pas attendu les ogm pour se voire réduite. C’est d’ailleurs le principe même de l’agriculture. Les anciens ont repéré les plantes qui poussaient le mieux, produisaient le plus, résistaient aux intempéries, et avaient une valeur nutritive, et il ont progressivement éliminé les autres espèces des espaces cultivables. Rien de neuf en amélioration des plantes moderne donc, et rien de neuf lié au ogm !

    3. Les ogm accroissent la soumission des agricuteurs au semenciers.

    Faux. La vision qui consite à dire que les agriculteurs a) gardent des semences pour remplanter et b) possèdent le droit de semer ce qu’ils veulent, est un mythe. Les agriculteurs sont déjà en quelque sorte les sous traitant des semenciers ou des coopératives, qui leur founissent les semences à utiliser, achètent dans de nombreux cas la récolte dès la vente des semences, qui gèrent les surfaces cultivées de parcelles à parcelles, etc. Nombres d’espèces sont d’ailleurs des hybrides que vous ne pouvez remplanter l’année suivante sous peine de voir réapparaître une diversité parentale ingérable en terme d’itinéraire technique, et perdre du rendement. Enfin, c’est oublier très vite la certification des semences. Comme je l’indiquais plus haut, on sème du certifié, et compte tenu des coûts de certification, on se retrouve déjà tenu par les semenciers. Pas besoin des OGM pour cela !!!

    Avec tout cela, je vais me faire flinguer dans les commentaires mais je m’en moque. Je suis scientifique de formation, connais les problèmes des ogm, et à ce titre, dois me tenir aux faits. Les faits, rien que les faits.

    Il faudrait cependant aller au delà de ces commentaires pour comprendre l’opposition aux OGM. Les origines et explications sont multiples et parfois complexes. Curieusement, je ne suis pas non plus un partisan farouche des ogm plein champ, car il reste un certain nombre d’inconnues et un certain nombre de problèmes potentiels pour certaines variétés (colza en particlier). De plus, on ne pourra pas m’accuser de duplicité ou de complicité avec les semenciers, ce n’est pas mon camp. Je suis moi même proche d’attac, qui a sur ce dossier et sur le nucléaire, deux positions « ideologiques » peu scientifiques - donc intenables - sauf à faire du populisme écologique ! Dommage car cela discrédite « quelque part » les positions et analyses pertinentes de l’association sur les problèmes sociaux et financiers de la planète smiley.



  • Ronny Ronny 14 août 2007 16:05

    @ auteur

    Merci pour votre article avec lequel je suis en grande partie d’accord. Le vrai problème est éthique, et l’éthique de la fonction présidentielle. Je suis peut être vieux jeu, mais je considère que le politique doit être en mesure d’exercer un poids sur le secteur financier et industriel, dans l’intérêt national. Il ne devrait donc pas y avoir de collusion entre le politique et le financier. Manque de chance...

    Au dela, le problème posé est celui de la corruption. N’ayons pas peur des mots. Que dire de la nommination au gouvernement de proche du groupe Bolloré après les vacances de notre président à ses frais... Et quid de l’impartialité quand il s’agira de trancher des choix industriels ?

    Enfin, il y a clairement 2 poids, 2 mesures dans ce pays. Exerçant dans un secteur voisin du votre, et fonctionnaire d’etat, je ne peux accepter le moindre cadeau de fournisseurs ou de professionnels. La situation est parfois tellement tendue que nous n’acceptons que les calendriers gratuits, les boîtes de chocolats et les croissants, et encore ! Les soutiens financiers des industriels font l’objet de déclaration et de gestion à et par l’administration centrale, pas par mon service. Et nous n’avons jamais - et nous ne le souhaitons pas - beneficié d’invitation au frais de ces industriels. Que resterait il alors de notre impartialité ?

    Visiblement, nos politiques n’ont pas ces états d’ame. Il est vrai que je fais partie des catégories stigmatisées par Sarkosy lors de sa campagne (fonctionnaire feignants !) et que je devrais peut être laisser mes scrupules de coté (me décomplexer en jargon sarko-journalistique) et aller manger au même ratelier que nos dirigeants. Je suis vraiment très con quand j’y pense ! J’ai même pas voté Sarko aux présidentielles !



  • Ronny Ronny 28 juillet 2007 13:05

    @ auteur...

    Je vous sugere d’aller écouter ce qu’en disent les Peugeot et les Renault. Ecoutez les témoignages sur les pressions terribles dont sont vicitmes les plud faibles, pour des « broutilles » : un retard de 2 minutes, une pause WC trop longue, ou pire des arrêts maladie justifiés. On les menace tout simplement de prndre la porte. Or à 47/50 ans, prendre la porte, c’est le rmi à court terme !

    Curieusement ensduite, le meme jour que votre article parait, C. Streff (Président du directoire de PSA Peugeot Citroën) crie lui aussi à l’amalgame dangereux...

    On relaye la direction en direct sur A vox ? Bravo !



  • Ronny Ronny 20 juillet 2007 13:39

    @ auteur

    Merci pour ce papier fort intéressant.

    Quelques commentaires sur france telecom (FT)

    FT époque publique :

    conservation du numero en cas de déménagement = gratuit installation d’une prise supplémentaire (jusqu’à 2) = gratuit

    vérification de la ligne avec déplacement de technicien = gratuit (et souvent sous 48 heures)

    reouverture de ligne = gratuit

    Bref un cout compensé par la collectivité dans l’esprit service public car rien n’est réellement gratuit.

    Version FT privatisée

    conservation du numéro = autour de 35 euros

    reouverture de ligne = 25 euros (j’ai du atendre 2 semaines !)

    déplacement de prise = 35 euros

    Notion de service public totalement disparue ! Et en bref c’est « payez plus pour obtenir moins » !

    Notons aussi que la concurrence est par de nombreux côtés une illusion. Premièrement parce qu’il faut que le consommateur ait la possibilité de comparer. C’est impossible dans de nombreux cas. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les offres de téléphonie portable. Tout est organisé pour que l’usager ne puisse s’y retrouver. Ces offres ne proposent pas toutes les mêmes services, elles multiplient les exceptions, les heures de validité ou de non validité, etc.

    De plus, les compagnies n’ont pas interet à developper trop leur concurrence  : cela engendre des couts annexes (maketting, remise, etc.) et il vaut mieux en fait s’entendre sur le dos des consommateurs ! Sur les forfaits les plus simples les compagnies se sont donc entendues pour qu’il n’y ait justement pas de concurrence. Plus fort encore, les consommateurs roulés ne pourront récupérer leur mise car il leur faut prouver qu’il utilisaient bien les services de tel ou tel opérateur... Pas toujours évident des années plus tard.

    Pour l’électricité ne nous leurrons pas, ce sera probablement pire. De plus les entreprises qui produiront du courant pourront organiser à la fois des pénuries ou des surproductions pour faire monter les prix ou pour forcer le gestionnaire du réseau à vendre à très bas coût à des utilisateurs capables d’écrêter les pics de production.

    Je redis ici que l’électricité comme l’eau ne sont pas des biens comme les autres. Un intervenant me disait que l’on ne peut pas vivre sans chaussures et vêtements. Un fabricant de vêtements n’a en aucun cas le pouvoir de nuissance de fournisseurs d’energie capables de paralyser une région comme la Californie hier et certaines régions d’Euprope demain.

    Les ultra-libéraux hurlaient sur EDF repaire de la CGT et des communistes (on voit déjà le niveau !), sans noter que l’ensemble fonctionnait bien et avec très peu d’interruptions de distribution. Je parie qu’on ne les entendra plus lorsque des pannes majeures se produiront, résultant de simples calculs financiers d’achats et de vente, d’économies sur l’entretien, ou plus grave de sabotage dissimulé ou de pénurie organisée.

    Ce sera là sans doute le seul avantage de la privatisation !

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