35 ans, ingénieur Télécom de formation. Je suis consultant en solutions pour centres d'appels chez un grand intégrateur Européen.
Je suis également webmaster de http://www.paris-vientiane.fr
Cependant, je crois que vous oubliez un paramètre : la crise de l’immobilier US est très probablement loin d’être terminée, puisqu’elle a encore une grosse épée de damocles au dessus de la tête... enfin plutot une monstrueuse bombe à retardement sous les fesses : les prets ALT-A, qui sont considérés par les financiers comme moins risqués que les subprime, mais qui d’après moi le sont en fait beaucoup plus, au regard de l’évolution du marché.
Certes, le montant global de encours de ces prets ALT-A est inférieur au montant des subprime (environ 1/3 d’apres les quelques données que j’ai pu trouver sur le net), mais le taux de défaut prévisible me semble monstrueusement plus élevé ! Ca risque fort de faire très tres mal.
Le principe de ces prets, c’est de ne rembourser que des mensualités limitées pendant quelques mois ou années, pendant laquelle on ne rembourse pas de capital (on ne fait que payer les intérets, et encore, parfois pas en totalité). Passé ce délai, les mensualités explosent (multipliées par 3 en général). L’idée étant de revendre le bien immobilier en espérant une grosse plus-value avant que le montant des mensualités augmente, et de solder le pret. Mais comme les prix se sont effondrés aux USA, comment vont faire tous les possesseurs de ces crédits débiles quand l’échéance va arriver ? Je devine que le taux de défaut sera tout simplement monstrueux.
J’ai oublié de préciser que les calculs de solvabilités des clients, permetant l’accord du crédit, sont basés sur le montant des mensualité des premieres années, et non sur le montant corrigé.
tic tac tic tac tic tac BOOOOOOOMMMMMMM !
Et vous avez raison de le préciser, l’augmentation du chomage est un cercle vicieux, car tous ces nouveaux chomeurs vont rapidement réduire leur consommation, voire vivre d’une façon ou d’une autre aux frais de la société (par la solidarité), ce qui réduira encore le potentiel de croissance, ce qui engendrera de nouveaux chomeurs, et ainsi de suite !
Certes, les USA ont prouvé dans le passé leur dynamisme et leur capacité de rebond, mais cette fois, ca va etre tres tres dur, il me semble. Le modèle du "développement à crédit" atteind clairement ses limites. Pourvu que l’on en subisse pas trop les conséquences !
Votre article rappelle une réalité terrible qui commence à etre connue : à trop vouloir limiter l’étalement des zones urbaines existantes, on ne laisse pas d’autre choix à la population que d’aller s’exiler en grande banlieue ou en pleine campagne, ce qui est bien pire d’un point de vue transport, aménagement du territoire et développement durable que de voir les zones urbaines juste s’agrantir.
Encore un exemple de reglementation contre-productive. Ca part d’une bonne intention, mais à force de trop reglementer, la situation nous échappe et ca devient n"importe quoi. Tout ca car la politique de gestion du foncier dans ce pays est totalement lamentable. On a des terrains techniquement constructibles autant qu’on peut en avoir besoin, y compris dans ou à proximité des centre surbains, mais voila... le maire, au travers du PLU, a décidé qu’on avait pas le droit de construire... ou imposé trop de restriction... résultat, il faut faire 50km, quand ce n’est pas 100, pour trouver un terrain où construire à prix raisonnable (bah oui, c’est la juste loi de l’offre et la demande... à artificiellement créer une pénurie dans l’offre, on contribue à faire flamber les prix...tant qu’il y a des clients qui peuvent payer), et se taper le double de km tous les jours pour aller travailler.
Vive la France !
Et ne parlons pas des reglementations locales diverses qui souvent interdisent de se lancer dans tout projet architecturalement innovant... et parfois même écologique (maisons pasives,etc...)
ce n’est pas simple... effectivement, la principale mesure serait que tous les votes soient à bulletin secret... ca semble m^mee une évidence ! Comment notre dépocratie peut accepter qu’il en soit autrement ? Mais je pense que ca ne suffira pas.
à étudier, je ne suis pas expert... on peut imaginer la disparition du poste de "chef de groupe"... en fait, l’assemblée devrait juste être composée de députés, certes affiliés à un parti mais sans qu’il n’y ait de notion de "groupe" de députés.. mais ca posaerait peut etre un certain nombre de problemes relatifs au fonctionnement de l’assemblée... à voir
on peut aussi imaginer de "mélanger" physiquement les députés de différents horizons politiques sur les bancs de l’assemblée. Ne plus avoir cette logique de "demi-camembert".
J’ai longtemps été, comme beaucoup, choqué par les bancs vides de l’assemblée, par l’absentéisme des députés.
Mais le fait d’avoir suivi d’assez près plusieurs débats parlementaires m’a fait quelque peu changer d’Avis.
Il est clair qu’il y a un gros gros problème de fonctionnement à l’assemblée, mais en fait, je ne crois pas qu’il soit du coté de l’absentéisme.
La réalité, c’est que la plupart des débats à l’assemblée sont très "techniques", très pointus. Or un député, aussi bon soit-il, ne peut raisonnablement s’intéresser, et encore moins développer une réelle expertise sur tous les sujets. Finalement, plutot que d’avoir dans l’assemblée des députés qui ne comprennent rien au sujet discuté et votent n’importe quoi, je trouve qu’il n’est pas idiot, surtout sur les sujets les plus difficiles, de laisser le débat et le vote aux quelques députés qui s’intéressent vraiment au sujet et l’ont étudié de pres.
Par contre, j’estime que pour avoir le droit de voter concernant un projet de loi, tout député devrait avoir l’obligation d’avoir été présent (et attentif) à la quasi totalité des débats ayant eu lieu sur le sujet.
Le principe qui consiste a laisser les débats se faire entre une poignée de députés et au dernier moment rameuter toutes les troupes du "groupe" pour faire voter n’importe quoi (faire systématiquement -et vainement- obstruction pour l’opposition ; ou au contraire faire accepter à tout prix un projet de loi, même jugé mauvais ou criticable au cours de débats, par la majorité, juste pour ne pas "perdre la face"), c’est une honte, une prise en otage de l’intelligence et de la démocratie... et une catastrophe pour notre pays.
Dans le même ordre d’idées, je crois qu’il faudrait trouver des moyens pour casser la logique de "groupe", la soit-disant nécessaire "solidarité de groupe". Car cela tropille systématiquement la notion de débat : pourquoi débattre, pourquoi laisser l’opposition déposer des amendements, si de toutes facons, les députés de la majorité sont quasiment sommés de "casser" les propositions d’amendement de l’opposition, de manière systématique, et d’accepter aveuglément ce qui vient de leur camp ? Autant laisser directement le gouvernement légiférer par décret, sans débat à l’assemblée... ou autant virer de l’assemblée tous ceux qui n’appartiennent pas à la majorité !
La récente intervention de Francois Fillon auprès de députés, consistant leur demander de voter plus sur le fond (soutenir le gouvernement) que sur le contenu exact du projet de loi sur les OGM (fortement critiqué) est un véritable sacandale ! Il devrait démissionner pour ca ! Il crache litéralement sur la démocratie et l’intelligence ! C’est une honte, et pourtant ca n’a visiblement pas choqué grand monde ! Pauvre France !
Non, la réalité, c’est que pour chaque vote, de projet ou d’amendement, la seule facon acceptable et démocratique de gouverner, c’est que chaque député puisse voter en toute liberté, en son ame et conscience et sans subir la moindre pression de sa famille politique. Ca, ca serait un retour à la démocratie !
et puis, concerant les "dures luttes" qui ont permi ces avancées sociales (je ne sais pas si ca s’applique dans le cas des aloc, mais bon...), il faut les replacer dans leur contexte.
Dans une économie florissante, il me semble tout à fait normal et justifié que les plus "exploités" luttent pour que les richesses produites soient le plus équitablement réparties et partagées, ce qui implique une politique sociale forte.
Mais aujourd’hui, à quelques dérives près, ce ne sont plus des richesses qu’il est question de répartir, mais une dette et un déficit chronique monstrueux. Donc bien sur ca fait mal au coeur de voir notre système social régresser. Mais entre ça et vouloir à tout prix le maintenir 100% intact alors qu’on en a plus les moyens, jusqu’à ce que tout le système s’écroule et que l’ont ait plus RIEN (ce qui nous pend sérieusement au nez) ! Et bien pour moi, il n’y a pas photo. Nous devons faire maintenant les efforts pour garantir la survie du système. La question est donc de savoir comment doivent etre répartis ces efforts.