35 ans, ingénieur Télécom de formation. Je suis consultant en solutions pour centres d'appels chez un grand intégrateur Européen.
Je suis également webmaster de http://www.paris-vientiane.fr
"Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une inflation générée par une demande trop forte par rapport à une offre de produits pour y répondre insuffisante. Cette inflation, la plus connue, touche effectivement certains pays en développement rapide (des pas émergents comme la Chine, par exemple), mais pas vraiment la France où les capacités productives ne sont pas insuffisantes."
Mais nous vivons dans une économie largement mondilisée. Sur les matières premieres et l’énergie, notament, nous subissons directement les évolutions de prix liées au contexte mondial (forts besoins dans les pays émergeants qui font monter le sprix dans le monde entier).
"Ensuite, il ne s’agit pas plus d’une inflation due à la mise en circulation d’une trop grande quantité de monnaie par rapport à l’économie réelle. Les autorités monétaires européennes veillent scrupuleusement (trop disent certains) sur ce point en retenant le crédit par des taux d’intérêt élevés."
Très discutable ! Durant ces dernières années, la masse monétaire, que ce soit en $ ou en euros, a augmenté bien plus que la croissance. Beaucoup beaucoup plus (de l’ordre de 10%/an contre 3-4% / an pour la croissance en comptant large). Il y a donc une véritable bulle des liquidités au niveau mondial, qui a engendré la bulle de l’immobilier puis maintenant celle des matières premières et des produits agriciles (comme on ne peut plus, pour le moment, avoir confiance enviers l’immobilier et la bourse, il faut bien que l’argent se loge quelque part). Les taux directeurs, même s’ils ont augmenté par rapport à leur plus bas, restent historiquement faibles. Toutes ces bulles n’ont pu se produire que parce que beaucoup trop de crédits ont été accordés, souvent sans trop se préoccuper de la solvablité des contractants. La vérité, c’est que le peu de croissance que vivent les pays occidentaux (Espagne, France, USA) est totalement virtuelle puisqu’elle repose sur une croissance du crédit et on sur de la création de richesses. Pourquoi croyez-vous que le dollar plonge ? La situation est un peu moins grave en europe, mais ne vous faites pas d’illusion, nous ne sommes pas loin derriere.
Ensuite, pour que l’inflation puisse avoir des effets positifs, il faut qu’elle soit liée à une croissance forte... ce qui est un reve bien illusoire pour la France. Vous l’avez bien noté, l’inflation est supportable en terme de pouvoir d’achat si les salaires suivent. Or, pour qu’ils suivent, il faut de la croissance et du dynamisme économique, ce que nous n’avons pas. Augmenter les salaires pour suivre l’inflation serait suicidaire, puisque, comme vous l’indiquez, ca risquerait d’agraver l’inflation par effet second tour, mais ca réduirait encore notre pcompétitivité par rapport au reste du monde.
Il ne faut donc surtout pas augmenter les salaires en France. L’amélioration du pouvoir d’achat ne pourra se faire qu’en agissant sur les prix, en crevant ou court-circuitant les bulles spéculatives, en optimisant le fonctionnement de notre société (publique comme privée), en faisant jouer la concurrence,etc... Le pré-requis à tout cela est de contenir l’inflation par une politique monétaire adaptée...
Et il serait bon de se dépêcher car il y a urgence.
Les études récentes montrent que la politique anti-étalement urbain telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui est contre productive, même si elle part d’une bonne intention.
En effet, en cherchant à limiter le développement des zones péri-urbaines "proches", elle repousse les population en zone péri-urbaine "éloignée" ou hors des zones urbaines.
En ile de rance, les zones les plus dynamique de construction se situent à 50km de paris alors qu’’on pourrait trouver plein d’oportunité de construire à 20-30km si on le voulait.
En province, de plus en plus d’habitants se réfugient en pleine campagne plutot qu’à proximité des villes, puisqu’elles sont saturées et que trop souvent , on essaye d’en limiter l’étalement.
Bref, je ne dis pas qu’il ne faut pas de reglementation et régulation, mais il apparait évident que l’ensemble de notre politique fonciere est à revoir.
La France dispose d’un vaste territoire, pour la majeure partie techniquement constructible, d’une densité de population très raisonnable, et d’infrastructures de transport et de communicaiton performantes. Il n’y a donc aucune justification à la pénurie actuelle de foncier (constructible) qui fait flamber les prix, à part notre mauvaise gestion de l’espace.
Ne nous trompons pas de cible : construire ne coute pas tres cher (1000 euros/m2 pour du bas de gamme, 1500 euros/M2 pour de la bonne qualité). Le problème est bien la rareté organisée du foncier qui fait flamber les prix (entres autres... en fait tout ca résulte d’une combinaison de facteurs, et c’est une vaste sujet qui mériterait au moins un article à lui tout seul, si ce n’est un livre... à suivre).
Quant à la hausse des prix de l’énergie, elle est en un sens nécessaire et même salutaire.
A force d’épuiser les ressources d’énergies fossiles, il est logique que les prix montent. Cette hausse des prix nous incite à limiter notre consommation, ce qui ne sera aps un mal puisque ces énergies sont particulièrement polluantes.
C’est aussi cette hausse des prix qui favorisera le développement et la généralisation de nouvelles technologies énergétiques, plus respectueuses de l’environnement.
C’est une période de transition diffcile, mais au final, nous serons tous gagnants.
Pour ce qui me concerne, je me sens beaucoup plus pénalisé par la hausse ahurissante des prix imobiliers de ces dix dernières années que par la hausse des prix des produits alimentaires, qui fait mal, certes, mais ne pèse pas lourd en comparaison des problèmes de logements.
Mais bon, c’est sur que pour les familles à revenus modestes et ayant la chance de disposer d’un logement à peu près convenable (soit acheté il y a de nombreuses années, soit un HLM ), c’est clair que ca doit faire mal.
D’un autre coté, le développement des discount alimentaires permet d’alléger le problème. Ce n’est pas très prestigieux, mais c’est un modèle efficace.
La lutte pour le pouvoir d’achat devrait d’abord et avant tout passer par une régulation des prix de l’immobilier, qui est de loin le premier poste de dépense des ménages,(il suffit pour ca de prendre les bonnes décicions -notament la libération du foncier dont la pénurie est légalement organisée-. ca ne couterait pas grand chose), plutot que de chercher à limiter la hausse des prix alimentaires, contres lesquels, malheureusement, les moyens d’action sont très limités, ou que de militer pour une hausse des salaires irréaliste, économiquement suicidaire (cause perte supplémentaire de productivité) et qui ne ferait qu’agraver l’inflation.
Pour rebondir sur votre remarque concernant la qualité des enceintes, tout est une question de technologie.
Tout entregistement , numérisation et traitement apporte son lot de dégradation du signal. Cependant avec les technologies les plus récentes, il est tout à fait possible de réaliser ces opérations avec une qualité telle que ces dégradations soient imperceptibles à l’oreille humaine (on échantillone auourd’hui à 192 kHz, ce qui signifie que l’on peut enregistrer/reproduire des fréquences de 96kHz, soit bien bien plus que ce que peut percevoir l’oreille humaine, et pareil pour la précision de l’échantillonage qui peut atteindre 24 bits).
Il en est tout autre de la restitution.
Les études menées à l’IRCAM (institut de recherche et de création Acoustique/musique) montrent que la directivité de la source y est pour beaucoup dans la perception des différences entre un instrument réel et le même son reproduit sur une enceinte, même de très bone qualité, et même avec un enregistrement et une numérisation à priori irréprochables. concretement, ca veut dire quoi ? ca veut dire qu’un instrument ne produit pas le même son (ne serait-ce qu’en intensité, mais pas uniquement) selon la direction. Ce sont ces nuances que nos oreilles percoivent lors d’un performance "accoustique" et qu’aucune enseinte de technologie courante (meme très haut de gamme) ne peut reproduire, puisque l’enceinte, comme tout instrument dispose de sa propre directivité.
L’Ircam a donc créé une enceinte expérimentale, équipée de hauts parleurs orientés dans toutes les directions, et pilotés de manière à "imiter" la directivité de l’instrument reproduit. Il parrait, bien que le dispositif ne soit que très expérimental, que l’effet est saisissant et permet de se rapprocher bien plus de la réalité qu’avec un système Hi-Fi classique.
Bref, le problème n’est pas dans le principe même de la numérisation, mais dans le fait que le process et la méthodologie d’enregistrement/archivage/restitution présente encore des imperfections... qu’il y a toujours espoir d’améliorer.