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yvesduc

Informaticien, 43 ans.

Tableau de bord

  • Premier article le 14/02/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
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Derniers commentaires



  • yvesduc 6 mai 2012 17:00
    Amusant : personne n’a remarqué que si les compagnies tablent sur une fonte des glaces pour exploiter les ressources des hautes latitudes, et que cette fonte n’a pas lieu, elles perdent leur investissement ! Il n’est pas dans l’intérêt des multinationales de mentir pour s’entraîner elles-mêmes dans un fiasco !

    Cet article veut-il disculper les multinationales de toute complicité dans le soit-disant mensonge réchauffiste ?

    Plus probablement, les multinationales croient au réchauffement, tout en travaillant l’opinion publique en sens inverse.

    Pour ce qui est du réchauffement lui-même, je dois dire que les arguments des climato-sceptiques ne m’ont guère convaincu. Les effets du CO2 sur le climat sont étudiés depuis bien longtemps, bien avant que le sujet ne devienne médiatique (et je dis bien : « médiatique »).



  • yvesduc 6 mai 2012 16:32
    kiouty : il y a création ex nihilo, puis destruction. C’était un simple raccourci oratoire.

    Le problème n’est d’ailleurs pas dans le processus de création/destruction lui-même, mais dans les intérêts, versés aux banques sur la totalité de la monnaie créée puisqu’il n’y a pas d’autre façon de créer de l’argent (que par la dette).

    On ne peut pas toujours emprunter auprès d’investisseurs. Dans notre système, il vient forcément un moment où ceux-ci viennent à manquer, et où il faut faire intervenir les banques et le mécanisme de création ex nihilo. En effet, et c’est une lapalissade, la masse monétaire ne peut pas augmenter sans qu’il n’y ait, à un moment ou à un autre, création ex nihilo (ou plus exactement, comme dans notre cas, création temporaire ex nihilo).

    Raisonnement par l’absurde : si l’on trouvait toujours des investisseurs auprès de qui emprunter, cela signifierait que la masse monétaire de demain existe déjà. Or par définition, la deuxième est inférieure à la première (en période de croissance).

    Le principe de la réserve fractionnaire, que vous connaissez certainement, relève typiquement de la création ex nihilo. Il serait inutile si l’argent venait par un autre moyen que la dette.

    En résumé, nous avons l’impérieuse nécessité d’être collectivement endettés, et de plus en plus endettés – c’est le fonctionnement normal. Mais les banques perçoivent la quasi totalité des intérêts dus à l’accroissement de la masse monétaire, puisqu’elles n’en reversent qu’une fraction à la banque centrale (selon le taux pratiqué par cette dernière et divisé par le taux de la réserve fractionnaire, si j’ai bien compris).


  • yvesduc 2 mai 2012 20:08

    Il y avait un petit jeune, hier place Denfert-Rochereau, qui distribuait un tract interpellant les candidats à la présidentielle sur la dette, et qui ne connaissait pas la loi de 1793… Je me suis naturellement fait un plaisir de lui expliquer. Merci pour votre article, qui “enfonce le clou”.



  • yvesduc 25 avril 2012 21:43
    Tythan : « Soit vous l’acceptez, soit vous plongez dans le déni. » Soit, troisième possibilité, nous choisissons de revenir à la situation d’avant 1973. Les règles ne sont pas immuables.

    « Parce qu’il y a création de monnaie sans contrepartie. » Si, l’activité économique induite.

    « Je note que vous n’avez toujours pas compris que j’étais à titre personnel opposé à la loi de 1973 » Pourtant, vous ne la contestez qu’à la marge. Je vous cite : « il me paraît évident que cette possibilité restera malheureusement limitée et que cela ne pourra que servir d’appoint. »

    « la croissance induite ? Ah, si tout pouvait être aussi simple ! Vous me faites penser à cette image du baron du Münchauhusen (…) ». Avec l’argent emprunté, l’État verse des salaires aux gens, qui consomment, ce qui crée de la croissance (par la demande). Avec l’argent emprunté, l’entreprise verse des salaires aux gens, qui consomment, ce qui crée de la croissance (par la demande). C’est exactement la même chose. Vous ne pouvez pas vous en prendre à la dette publique, sans vous en prendre selon les mêmes termes à la dette privée. Ce que vous ne faites pas : selon vous, seule la dette publique est mauvaise. Dette publique et dette privée ont pourtant exactement le même effet sur l’économie ! Votre raisonnement sur l’inflation s’applique aussi aux dettes privées (ces dettes accroissent la masse monétaire, aussi).

    Maintenant, il va de soi (je l’ai dit et je le répète) que la création monétaire doit accompagner l’activité réelle (c’est vrai aussi pour les dettes privées : on n’accordera pas de crédit à une entreprise si les perspectives de croissance dans son secteur sont mauvaises). Donc, évidemment qu’emprunter ne suffit pas à créer de la croissance, mais ce n’en est pas moins indispensable (allez donc faire de la croissance à masse monétaire constante).

    « Une phrase devrait vous faire tilt : si la quantité de monnaie croît plus vite la croissance, il y a un effet inflationniste. » Pas forcément. Pas si l’argent créé ne profite qu’aux riches (exemple : renflouement des banques après la crise de 2008). Pas si la monnaie est exportée massivement (cas du dollar). Mais nous sommes donc d’accord que l’État peut monétiser au moins au rythme de la croissance.


  • yvesduc 25 avril 2012 21:29
    Deneb de 18:50 : C’est fait, et j’ai décidé d’arrêter toute recherche sur ce sujet car j’en perdais le sommeil. Avec la pédo-criminalité, on atteint le bout du bout de l’horreur, de l’inimaginable, et même avec beaucoup d’imagination on est encore en-dessous des perversions dont sont capables ces criminels. On frôle l’indicible. Je suis en principe opposé à la peine de mort mais là, il faudrait inventer une peine de mort avec supplices pendant 7 jours, exprès pour ce type de crime. Je ne suis qu’à moitié sérieux, mais à moitié quand même.

    Certes, les guerres (le bombardement de la Libye, par exemple) blessent de nombreux enfants mais ça n’a pas le caractère “gratuit”, froid et pervers de la pédo-criminalité. Le militaire qui lance un missile n’a, en général (bien que ça puisse arriver…), pas l’intention spécifique de frapper les enfants. Statistiquement, il sait qu’il en atteindra mais ce n’est pas le but en soi. Le pédo-criminel, lui, a l’intention spécifique de s’attaquer aux enfants.

    Ce sujet me pose un vrai problème car, si d’une part il y a un tabou évident, les médias ne relayant qu’a minima ces affaires (ils abandonnent les enfants, au même titre que la police, la justice et le politique), mais d’un autre côté, il y a un risque que le public reste incrédule devant de tels sommets d’horreur, ou au contraire de saturer sa compassion, autrement dit que le public s’habitue (comme il s’est habitué aux marées noires). Reste que les Belges ont eu raison de se mobiliser au moment de l’affaire Dutroux, affaire qui n’est, hélas, qu’une parmi d’autres (Dunand, Louis…).

    Vous avez raison ; beaucoup d’argent circule dans ces réseaux. La répartition très inégale des richesses favorise le sentiment d’impunité.
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