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yvesduc

Informaticien, 43 ans.

Tableau de bord

  • Premier article le 14/02/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
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Derniers commentaires



  • yvesduc 22 mars 2011 22:26

    Je pensais, avant l’intervention, que nos dirigeants faisaient semblant de tergiverser au sujet de l’option militaire, comédie servant à se faire valoir auprès de l’opinion publique (« on voudrait bien intervenir... mais y’a pas unanimité... ») alors qu’au fond ils ne voulaient pas de cette option, pour que Kadhafi termine le boulot et casse la série à succès des révolutions arabes. J’ai donc été amené à revoir mon analyse et à estimer que, peut-être, finalement, l’intérêt des élites dirigeantes, sur ce dossier, coïncide avec les principes humanistes vendus à l’opinion publique et que l’on va pouvoir faire d’une pierre deux coups, pérenniser les affaires tout en se refaisant une virginité. Peut-être que les dirigeants occidentaux se sont dit, finalement, que Kadhafi était trop incontrôlable et qu’il valait mieux le remplacer par un homme de paille plus maléable.



  • yvesduc 22 mars 2011 22:19

    Si le public avait en tête la construction du sarcophage à Tchernobyl et son bilan humain, les médias se seraient empressés de dire que « la situation n’est pas comparable à Tchnerobyl, parce que (...) » et d’argumenter. Ils ne prennent pas cette précaution parce que le sort des liquidateurs est peu ou mal connu et qu’ils préfèrent donc entretenir l’ignorance. On ne parle ni des uns, ni des autres. C’est ainsi qu’on fabrique le consentement des masses cher à Chomsky...



  • yvesduc 21 mars 2011 21:53
    Merci pour ces informations importantes et pour tenir bon alors que les médias semblent déjà pas loin de passer à autre chose... À propos de l’hypothèse du sarcophage, je me demandais quand on commencerait à en parler car il faut se souvenir que les travaux consécutifs à la catastrophe de Tchernobyl avaient fait appel, selon les sources, à 500 000 à 800 000 « liquidateurs », parmi lesquels on a compté ensuite de 47 morts à 125 000 morts (rien que la fourchette m’amuse ; sources : Wikipédia et Le Monde Diplomatique), qui ont (entre autres choses) été chargés de poser deux énormes poutres, appelées « Mamoth » et « Octopus » par les ingénieurs, destinées à supporter le sarcophage en remplacement de la structure détruite du bâtiment (lequel sarcophage n’est d’ailleurs pas totalement étanche). En images :

    photo 1 , 
    photo 2 , 

    (Entre parenthèses, sur ce même site, passionnant, on trouvera les fameuses photos du couvercle de béton renversé comme une crêpe et des coulées du coeur :


    fin de la parenthèse)

    À supposer que l’électricité et l’eau soient rétablis à Fukushima, de quoi seront faits les prochains mois ? Quels types de travaux s’imposeront ? Requérant combien de travailleurs ? Dans quelles conditions de radioactivité ? Avec quelles conséquences pour leur santé ? Mêmes questions si le circuit de refroidissement ne repart pas, ou partiellement ?

    Au vu du lourd bilan humain de Tchernobyl (jusqu’à 125 000 victimes, donc, parmi les liquidateurs), et bien que les époques et les situations soient différentes, peut-on à cette heure exclure à Fukushima un scénario impliquant la construction d’un sarcophage, voire de plusieurs, signifiant pourquoi pas un bilan humain à côté duquel les deux premiers volets de la catastrophe (tremblement de terre et tsunami) pourraient faire pâle figure ?

    Je suis frappé, d’une part, par la rareté dans les médias de données chiffrées concernant la radioactivité au Japon, rareté dénoncée par la CRIIRAD, et d’autre part par l’absence dans ces mêmes médias de perspectives à moyen terme (médias où le sujet semble donc déjà passer en troisième position... avant oubli total ?).

    Les écolos sont accusés « d’indécence » mais comment qualifier cette façon d’enfouir tranquillement le dossier au moment où de telles incertitudes pèsent sur un pays, rappelons-le, densément peuplé (le Japon compte 127 millions d’habitants), et alors que les mêmes menaces pèsent potentiellement en France, où comme vous le rappelez de simples tempêtes ont parfois suffit pour qu’on frôle le drame, comme à Blaye ?

    Nous étions 1000 hier devant l’Assemblée Nationale ; chiffre dérisoire devant l’ampleur des enjeux.


  • yvesduc 21 mars 2011 21:09
    Il est une chose de se battre pour les droits de l’homme, et je soutiens cela, mais il en est une autre d’être pacifiste, ce qu’Amnesty n’est visiblement pas lorsqu’il relaie ces informations (... qui restent à vérifier, tant la désinformation est massive sur l’Iran), qui s’inscrivent dans un contexte général dont Amnesty n’est pas responsable mais dont Amnesty doit tenir compte. En d’autres termes, un militant pacifiste, qu’il soit simple citoyen ou association, doit peser les conséquences de ses mots et ne pas relayer d’information appuyant l’image déjà si fortement diabolisée de l’Iran que les opinions publiques occidentales en acceptent déjà la pire conséquence, à savoir la guerre. Donc, qu’Amnesty continue de faire son boulot mais ne s’étonne pas d’être désapprouvé par une partie du lectorat (dont je suis), certes soucieuse de droits de l’homme mais, aussi, lassée de la désinformation massive sur ce pays et sans illusion sur la finalité de tout ceci, la guerre pour casser un pays en plein développement et qui regorge de richesses naturelles (convoitées).

    Rappelons que la révolution iranienne a chassé le dictateur installé par l’Occident, le Shah, et contenu le bras armé de l’Occident, l’Irak. Ceci expliquera pourquoi, loin de l’image donnée par nos médias, le pouvoir actuel, issue de cette révolution qui bénéficie là-bas de la même aura que chez nous le gaullisme, est populaire. Et bien que (et comme chez nous) cela ait moins de sens chez les jeunes générations, qui bien sûr n’ont pas connu ces événements.

    Les occidentaux ont une vision de l’Iran qui relève de la déformation totale et de la caricature hystérique, ceci ne voulant pas dire évidemment qu’il ne reste pas de progrès à faire en Iran (mais où n’y en a-t-il pas ?). Certains pays occidentaux, donneurs de leçons, font bien pire, et pour l’un d’eux dans des proportions industrielles, que ce qui est décrit dans l’article (tout le monde le reconnaîtra...).


  • yvesduc 21 mars 2011 20:37

    Et aussi une VS (version simpliste), une VB (version bushienne) et une VM (version mensongère / version médiatique)...

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