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yvesduc

Informaticien, 43 ans.

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  • Premier article le 14/02/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
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Derniers commentaires



  • yvesduc 28 février 2011 21:44

    Le problème, c’est que le public fait le raccourci même si ce raccourci n’est pas dans la tête de Zemmour. C’est pour cela qu’un journaliste doit surveiller ses paroles et peser ses mots. La version longue de la déclaration de Zemmour, telle qu’elle aurait dû paraître, c’est qu’en raison du racisme ambiant et d’un ascenseur social en panne, les « noirs et [les] arabes » sont plus nombreux dans les couches déshéritées de la société et donc, qu’ils sont mécaniquement plus représentés dans les problèmes de délinquance prévalant dans ces couches (revente de drogue, etc.). Mais symétriquement, on peut dire aussi, ce qu’on ne dit jamais justement, que les blancs sont plus nombreux dans les couches aisées et donc, qu’ils sont plus représentés dans les problèmes de banditisme et de criminalité prévalant dans ces couches (corruption, évasion fiscale, etc.). Il y a racisme quand une partie de la vérité (cette « vérité » dont se prévalent pourtant les partisans de Zemmour) ne bénéficie pas d’une égalité de traitement. Zemmour dira-t-il en public que « la plupart » des corrompus et évadés fiscaux sont blancs ? Cela aurait été un minimum. Soit Zemmour a le temps de développer une idée nuancée et c’est très bien ; soit il n’a pas le temps et il s’abstient de lancer des propos qui seront évidemment récupérés.



  • yvesduc 22 février 2011 21:00
    La thèse de l’aliénation (que j’appellerais personnellement de la manipulation) me semble plus que jamais d’actualité, comme l’affaire Clearstream (la vraie, celle révélée par Denis Robert) en est une bonne illustration. Les sommes qui circulent au-dessus de nos têtes sont tellement énormes, et si bien dissimulées, qu’elles finissent par être oubliées des petites gens qui dès lors, voient la cause de leur (désolante) situation dans le fait que le voisin ait quelques maigres avantages supplémentaires : il touche plus d’allocations, a des réductions sur le train, touche le chômage alors qu’il cherche mollement du travail, etc.

    Une étude étasunienne a ainsi montré que personne, aux États-Unis, absolument personne, pas même les riches qui sont pourtant statistiquement plus éduqués, n’a la moindre idée de la richesse (inouïe) des classes supérieures. Lire : « Inégalités : les américains préfèrent le modèle Suédois », par Contre Info ; l’étude est celle de Michael I. Norton et Dan Ariely. La littérature, la science, la technique apprises à l’école ne signifient pas éveil politique ! Même l’Histoire et l’économie sont soigneusement « épurées » !

    Un exemple parmi d’autres : je discute avec une commerçante retraitée qui m’explique combien sa vie a été dure (et c’est vrai), les horaires épouvantables (6 jours par semaine, journées interminables...), le tout pour un salaire honorable dans l’absolu mais assez miteux rapporté à l’heure. Et bien, c’est la faute, selon elle, aux RMI-istes ! Ces fainéants qui parasitent la société ! Pas aux millions des ristournes accordées aux multinationales, ou à la corruption de nos élites... Cette dame n’a aucune connaissance en économie, aucune notion de la répartition travail-capital, des salaires des grands patrons et des profits des grandes firmes. Donc le coupable (le seul qu’elle voie du moins), c’est le voisin !

    Le plus drôle c’est que si le RMI n’est plus versé, la commerçante n’en verra pas la couleur puisqu’il ira, n’en doutez pas, dans les poches des multinationales...

    Asch et Milgram permettent aux médias, remplis de journalistes carriéristes empressés de flatter les puissants, de convaincre rapidement la foule que l’ennemi, c’est le RMI-iste, le chômeur, bref le paresseux qui « profite » du système (mais, bien sûr, pas l’industrie pharmaceutique dont les experts corrompus amènent les gouvernements à des dépenses aussi pharaoniques qu’inconsidérées...).

    Très habilement, la droite crée la zizanie entre les petites gens, afin de mieux se goinfrer (en silence).

    C’est tout l’intérêt d’une association comme ATTAC, qui travaille en priorité sur l’éducation populaire.


  • yvesduc 21 février 2011 19:47
    Après l’Algérie le 5 février et la Tunisie le 12, le Maroc est à l’honneur à la Librairie Résistances, le samedi 24 février (samedi prochain) :

    Le Maghreb est sous le feu des projecteurs. La Tunisie et l’Algérie s’enflamment. Qu’en est-il du Maroc ? Présentation de : « Hassan II, De Gaulle, Ben Barka : ce que je sais d’eux » par Maurice Buttin.

    La conférence est à 17h30, entrée libre.


  • yvesduc 17 février 2011 21:00
    jean-michel Bélouve : Merci pour votre réponse.

    L’Europe n’étant pas une force militaire de premier plan, en tout cas certainement pas homogène, elle doit recourir aux énergies renouvelables. Sa situation n’est en effet pas comparable à celle des États-Unis, qui peuvent aller chercher, au son du canon, les ressources dont ils ont besoin. (Il suffit pour cela de quelques actes de banditisme dans une région donnée pour que les États-Unis crient au péril islamiste et déboulent avec trois corps d’armée) Donc je ne m’étonne pas que l’Europe prenne des décisions différentes.

    Par ailleurs, les nouvelles techniques sur le pétrole conventionnel accélèrent certes l’extraction mais précipitent aussi la fin du puits. Dans un contexte de demande mondiale en hausse et de prix de plus en plus élevés, la loi de l’offre et de la demande faisant monter même les énergies encore abondantes, il n’est pas idiot, pour un pays importateur, de basculer progressivement pour les renouvelables. C’est peut-être ce double calcul qui guide les préparatifs européens : l’indépendance énergétique et l’économie des coûts de la guerre (que l’Europe ne peut de toute façon mener qu’en appui des États-Unis, donc en appoint).

    PS : Merci epapel ; je ne vous savais pas si pointu sur le pétrole.


  • yvesduc 16 février 2011 21:22

    Quel est le coût du laisser-faire ? Quel est le coût de la pénurie énergétique ?

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