Très bon article, merci, qui résume bien mon ressenti aussi.
Marine Le Pen a été surprenamment nulle, je m’attendais certes pas à des miracles mais pas à une telle bassesse.
Macron, lui, a été aussi nul que je le pensais. Entre MLP, JLM et NDA, 45% des Français ont voté pour une politique plus souverainiste, plus indépendante de l’Europe. En 2005, 55% des Français ont voté contre cette Europe là. Résultat : il propose encore plus d’Europe, comme un gros doigt à cette presque moitié des Français pour leur signifier leur insignifiance. On se démène pour les minorités Musulmanes, Juives, homosexuelles, etc... pour leur faire des règles exceptionelles, mais la presque moitié des Français qui veulent une France plus Française se fait insulter par cet ex-banquier avec sa gueule de 1er de classe.
@eau-du-robinet : "Ensuite c’est un risque d’un désastre diplomatique, car la France décide
unilatéralement de ne plus respecter ses engagements envers ses
voisins."
vous oubliez 2 choses :
- la démocratie : si les Français, par referendum, adoubaient le plan proposé de l’UCC, il n’y aurait aucun désastre diplomatique. Le président ira voir les autres pays et leur expliquera que c’est comme-ça et pis c’est tout
- et quand-bien même, ils servent à quoi les Rafales et les missiles nucléaires ? Qui viendra nous faire chier ? On fera passer 20 Rafales en supersonique au dessus de Bruxelles quand les autres chefs d’état se réuniront pour discuter des sanctions contre la France, ça devrait les calmer pour un moment. La Commission Européenne, combien de divisions ?
@André-Jacques Holbecq : "Je pense que ce système serait possible mais seulement si 2 ou 3
monnaies veulent intégrer une UCC ... guère possible à mon sens avec 19
pays ; chacun essaye de tirer la couverture vers lui."
oui, si le taux de change FS <=> UCC est négocié, cela ne sera pas possible à 19.
mais je pensais plutôt à un mécanisme automatique : X% de déficit => Y% de dévaluation (et symétriquement X% d’excédent => Y% de réévaluation). Cela représente une boucle de rétroaction et donne un système qui retourne toujours à l’équilibre. Il suffit d’ajuster le gain Y/X pour rendre le système réactif sans être instable. Ce gain pourra être optimisé au cours du temps. On peut même inclure une boucle avec PID, archi classique en ingénierie, pour encore optimiser le comportement.
Pour encore améliorer le tout, on peut y insérer un peu de friction : si, tel que je le conçois, on doit obligatoirement passer par le UCC pour convertir une monnaie souveraine en une autre, on peut prélever un fraction infime du montant ( 0.1%) à chaque conversion pour décourager la spéculation. C’est la fameuse taxe Tobin ! En effet, Mr Tobin n’avait pas imaginé sa taxe sur toutes les transactions financières, seulement sur les conversion entre monnaies, justement pour décourager la spéculation sur les monnaies.
On aurait alors un système monétaire stable mais adaptable, et protégé de la spéculation.
@ AJH : merci pour cet article, très clair et pédagogique.
Il y a cependant un point qu’on pourrait discuter :
"Certains souhaitent que les parités des monnaies nationales soient
fixées donc relativement les unes par rapport aux autres au sein de
l’UCC."
effectivement, si les monnaies souveraines n’ont pas un taux de change stable les unes par rapport aux autres, il n’y a pas lieu de parler d’une union monétaire, ou d’une zône monétaire commune.
Mais une solution existe pour autant : que les Banques Nationales de cette zône monétaire s’engagent à respecter un taux de change établi, le même dans tous les pays participants, permet, par le volume d’argent disponible, de neutraliser les spéculateurs. Néanmoins, ce taux de change fixe serait révisable, pour refléter les évolutions de pouvoir d’achat de chaque monnaie, et en particulier il faudrait utiliser comme critère la balance commerciale (ou de paiements) de chaque pays : la monnaie d’un pays ayant beaucoup de déficits sera dévalué, donnant un boost de ses exportations, et appauvrissant un peu ses épargnants. La monnaie d’un pays ayant beaucoup d’excédents serait révalué, enchérissant ses exportations et enrichissant ses épargnants.
Ainsi, on aurait à la fois une zône monétaire stable, avec des taux de change prévisibles, mais quand-même un mécanisme d’équilibrage qui manque cruellement à l’€uro actuel. Avec, en prime, une incitation pour les habitants des pays pour qu’ils ne vivent pas sur le dos de leurs voisins et partenaires.