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Sur François Asselineau, l’UPR, l’abstention et les trumpolâtres (1/2)

Cet article en deux parties fait suite à ma réponse aux deux commentaires que JBL1960 a postés le 17 avril dernier à propos de ma précédente (et première) contribution à Agora vox intitulée Crise de foi chez les trumpolâtres. J’y explique les raisons qui m’ont incité à voter en faveur des candidats de l’UPR aux premiers tours des élections présidentielle et législatives françaises de 2017 — bien que le chef de ce parti soit un chaud partisan de la Constitution gaullienne de 1958 tandis que je suis un fervent tenant de la démocratie directe à tous les niveaux — et celles qui m’ont poussé à m’abstenir aux seconds tours.

Dans mon article antérieur[1], je ne pouvais tacler tous les trumpolâtres existant, il m’a fallu faire un choix et j'ai opté pour plusieurs chroniqueurs antimondialistes qui me paraissaient avoir un impact certain sur les internautes. La plupart de ces commentateurs, en majorité professionnels, et notamment parmi eux plusieurs universitaires et historiens, ont selon moi délibérément tenté de fourvoyer leur public, quitte ensuite à pousser des plaintes de crocodile devant l'infamie avérée de Donald Trump qui était également la leur, lamentations hypocrites qu’ils ont fait entendre non tant par soucis d'honnêteté intellectuelle et de dignité personnelle que pour préserver leur crédibilité auprès des personnes qui les lisent et contribuent indirectement à les faire vivre. La politique conduite par le président US faite de brusquerie et de fanfaronnade, de mensonge éhonté et de souverain mépris, et par-dessus tout de cynisme absolu est si brouillonne, si démagogique, si éloignée de ce que ses ouailles avaient cru déceler en lui durant sa campagne que la flamme qui brûlait dans leur cœur paraît s’être éteinte pour de bon, sauf exception notable : seul contre tous, Thierry Meyssan a entretemps remis sa veste à l’endroit si l’on en juge par son article du 18 avril publié sur Voltairenet.org, dont la seconde partie du titre lui allait comme un gant : deux pas en avant, un pas en arrière[2], reprenant après une courte pause sa déambulation dans la lande géopolitique avec un bandeau sur les yeux. Certains tels Jacques Sapir ou Jean Lévy[3] (le second plus prudent que le premier) eussent mérité d'être traités en vedettes, tant ils ont déliré après le succès (technique et non populaire) de leur idole le 8 novembre dernier et, si j’avais disposé du temps nécessaire, je leur aurais volontiers rendu les honneurs[4].

Au cours de la campagne présidentielle états-unienne, les propagandistes trumpistes firent exactement ce que leurs homologues du camp d'en face, les mondialistes, faisaient en faveur de Killary : promouvoir coûte que coûte l’un des sinistres candidats de l'oligarchie en le parant des vertus censées séduire l'électorat ciblé, sachant très bien à quoi s'en tenir sur sa véritable et peu ragoûtante personnalité. Ce fut le cas, en France, des journalistes du Monde diplomatique[5] et de l'un de leurs confrères de La Tribune[6] au bénéfice d’Alexis Tsipras avant, pendant et encore après les législatives anticipées grecques de janvier 2015, et même après le fameux référendum du 5 juillet suivant, sachant pertinemment que le jeune dirigeant de Syriza avait donné au cours de ses pérégrinations à l’étranger[7], avant que de devenir premier ministre, tous les gages nécessaires à l'oligarchie atlantiste de sa complète soumission future aux diktats de la troïka (ultérieurement, le cirque médiatique de et autour de son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, et la fausse combativité du gouvernement grec n'eurent d'autre but que de donner le change afin d’entretenir l’Espoir et de mieux faire passer auprès d’une opinion publique de plus en plus rétive les nouveaux trains de réformes antisociales décrétés par les prêteurs de la République hellénique en essayant de faire accroire aux populations hellène et européennes que des efforts surhumains étaient déployés pour mettre en œuvre une portion aussi minuscule fût-elle du mythique « programme de Thessalonique »[8]). Je suis persuadé que l'important pour l'État profond américain, pour la classe dirigeante peu ou invisible des États-Unis d’Amérique si vous préférez, était que l'un ou l'autre des deux candidats hypermédiatisés remportât l'élection (schématiquement : médiatisation positive ou favorable pour Hillary Clinton et négative ou défavorable pour Donald Trump ; les sanctions et le brouhaha antirusses actuels, ainsi que les menaces de destitution visant le ploutocrate new-yorkais ont pour effet de rejeter dans l’ombre sa politique intérieure antiprolétarienne qui satisfait, au fond, les deux parties). Du reste, les autres candidats, les petits, n'ayant aucune chance de gagner (aux USA peut-être plus encore qu’en France les petits candidats ne se présentent que pour peupler la toile de fond, pour donner aux spectateurs-électeurs le sentiment de la diversité de l’offre politique), le suspens (j'écris à la française les mots d'origine française lorsque cela n’entraîne pas une modification du sens) était bien mince. L'affrontement riche en rebondissements quoique très bas de gamme entre la démocrate et le républicain, tous deux à égalité fondamentalement antidémocrates et antirépublicains, qui entretint l’illusion du débat démocratique eut aussi pour fonction d'essayer d’intéresser à l’élection les foules désabusées afin de les inciter à se rendre aux urnes dans le but, in fine, de conférer un air de légitimité au futur président ou à la future chef de l’État fédéral. On badigeonnait ainsi la campagne présidentielle d'un vernis de démocratie, bien que le résultat fût couru d'avance : la victoire dans tous les cas d'un valet de l'oligarchie.

On voit la même chose se produire dans la plupart des démocraties représentatives (dictatures ploutocratiques travesties ou démocratures[9]) qui sont l'inverse de la démocratie, non moins dans leur principe fondamental de domination et d’exploitation du peuple laborieux que les dictatures militaires, les régimes totalitaires communistes (ces derniers n'ayant pas grand-chose à voir avec la démocratie marxiste[10]), les théocraties, les monarchies absolues ou constitutionnelles, les empires, etc. Pour reprendre l’exemple grec, c’est ainsi que dans un pays encore plus ravagé que les USA par la crise économique bien que beaucoup moins endetté qu’eux proportionnellement à sa population, triompha Alexis Tsipras à l’orée de l’année 2015 en conséquence du matraquage incessant qui pendant de longs mois avait fait de lui dans l’imaginaire collectif l’ami du peuple et le pourfendeur acharné de la troïka — ce qu’il ne fut jamais, ni l’un ni l’autre —, face à un Adonis Samaras et à sa mafia de la Nouvelle Démocratie pourtant décrits comme plus estimables et plus capables. En France, dès longtemps, la très haute bourgeoisie qui tire les ficelles a adapté sa stratégie de contrôle des élections majeures à la singularité du scrutin à deux tours : on y a à nouveau surexposé en le diabolisant l’épouvantail Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle avec pour objectif de lui permettre de franchir le premier tour sans être toutefois en mesure de vaincre au second, tactique dont on use à chaque échéance électorale décisive pour faire gagner à l’issue de la compétition, grâce au stratagème du front républicain, l’adversaire prétendu de l’extrême droite et le chouchou du Cac 40 et du Medef, coup qui a réussi à merveille le 7 mai dernier comme en 2002[11]. Emmanuel Macron, cette baudruche fabriquée par les banquiers comme chacun devrait le savoir, faisant bide sur bide[12] (quand il ne les annulait pas[13]) dans ses métingues de campagne, tout au moins auprès du public non tarifé par ses généreux sponsors, et recourant à des méthodes de démarchage commercial fort onéreuses pour ratisser un électorat qui lui montrait peu d’enthousiasme (j’ai reçu quelques jours avant le début du scrutin, sur mon répondeur téléphonique, un message automatique avec la voix du futur président de la République me demandant de voter pour lui ! Lisez le commentaire déposé le 25 avril dernier par JBL1960 sur Réseau international[14]), fut présenté comme le gendre idéal par les médias de grande diffusion, comme un phénix d’une valeur et d’une intelligence hors du commun, véritable don de Dieu fait à la France. François Fillon plaisait moins à ces puissants qui décident dans les coulisses de qui fera quoi sur le devant de la scène républicaine ; il fut sacqué (probablement à juste titre) par leurs médias, les tribunaux sur les talons. Vraisemblablement, l’ancien premier ministre ectoplasmique du vibrionnant Sarkozy (mis en examen depuis) n’avait pas l’échine suffisamment ramollie par cinq ans de vile états-unolâtrie et de reptation devant Sa Majesté l’Argent : se déclarer gaulliste, même par autodérision, et montrer de la considération envers Vladimir Poutine n’étaient pas le plus sûr moyen de se faire bien voir à Bruxelles comme à Washington. Par ailleurs, la simple présence d’un candidat du frexit — un vrai, apparemment —, François Asselineau, suffit pour mettre en émoi l’establissement ; soudainement, à partir de la seconde quinzaine du mois de mars, les instituts de sondage et les grands médias mirent encore plus en avant Jean-Luc Mélenchon[15] afin que les déçus du PS et de son piètre candidat, à défaut d’opter pour En marche ! ralliassent La France insoumise plutôt que de s’égailler dans le camp de l’abstention et du bulletin blanc ou, horreur ! soutenir Asselineau.

Pour ma part, je n’étais et ne suis pas du tout opposé au succès de l’opiniâtre séditieux anti-UE (ni à celui de son parti, l’UPR), bien que je l'aie légèrement égratigné dans mon précédent article ; ce ne sont pas les quelques centaines de vues que réunissait alors Crise de foi (un peu plus de deux mille quatre cents à l’heure actuelle) qui lui auront porté grave préjudice, y compris si cette contribution a été relayée par certains. Il est vrai que les antijournalistes Cohen, Galzi, Bourrus, Legrand, Aphatie, Albertini, Elkrief et consorts qui sévissent au plus haut niveau, si l’on peut s’exprimer ainsi à leur propos, de notre audiovisuel et de notre presse écrite dans le secteur de l’analyse politique (ou plus exactement dans celui du bourrage de crâne) prirent l'habitude durant la campagne présidentielle, réutilisant, tous, les mêmes éléments de langage, de l'attaquer sur ce qui le concernant n’étaient qu’évidentes calomnies (conspirationnisme, isolationnisme, antiaméricanisme primaire, etc.) et que sa mise en cause publique (la mienne, de très faible retentissement, je vous l’accorde) pour une faute authentiquement commise par lui à des fins à mon avis électoralistes était une critique qui, s’il en avait pris connaissance par hasard, lui aurait semblé nouvelle (c’est présomptueux de ma part, mais je soupçonne les UPRiens — pour reprendre la désignation de JBL1960 —, dont la police sur Internet est bien faite et intervient d’ordinaire au moindre mot prononcé contre le Chef, de ne pas avoir commenté mon article pour ne pas lui donner de relief à l’approche du premier tour de la présidentielle, alors que leurs espérances étaient à leur comble). Contrairement aux abstentionnistes radicaux, je ne refuse pas de participer aux élections nationales lorsqu'il se présente un candidat comme François Asselineau dont on pouvait raisonnablement penser qu’il se distinguait du lot de ses rivaux dans la course au titre suprême par une certaine indépendance d'esprit, l'originalité et la sincérité de son engagement (le frexit), le soucis de vérifiabilité de la plupart de ses écrits et déclarations, l’attention portée à l’aspect juridique des questions politiques et, donc, une nette tendance à ramer à contre-courant (certes, il n’est clairement pas un activiste révolutionnaire au vu de sa formation de grand serviteur de l’État, des fonctions qu’il remplit à l’Inspection générale des finances et de son parcours politique antérieur). Notre histoire nationale peut s'enorgueillir de personnalités qui, exceptionnellement, à différentes époques et sans être idéales à bien des égards, ont bravé la tendance générale, ont défié le quasi-consensus au sein de la classe politique, ont osé s’opposer à la volonté d’une grande partie de l’oligarchie française, parfois au péril de leur vie, étant quasiment seules au départ à le faire (Charles de Gaulle, que tout désignait pour se soumettre au « vainqueur de Verdun » — origine sociale, environnement familial, carrière militaire, sensibilité politique, appartenance au cercle Pétain dans les années 1920[16], etc. — ou Maximilien de Robespierre, modeste avocat de province, qui s'opposa en faveur de la plèbe — au sens non péjoratif du terme — à la révolution bourgeoise des Sieyès, des Mirabeau et des Danton, le paya de sa tête et fut diffamé constamment par la suite, jusqu’à nos jours, en tant que dictateur responsable de la Terreur[17]). Monsieur Asselineau est-il de cette trempe ? Impossible d’en jurer pour l’instant puisqu’il a été recalé.

Il existe différentes catégories d’abstentionnistes. N’étant point spécialiste en la matière, je distingue les sous-espèces suivantes :

— les je-m’en-fichistes,

— les indolents,

— les blasés,

— les dégoutés,

— les indécis perpétuels,

— les insatisfaits intransigeants qui ne refusent pas de voter, mais pour aucun des candidats déclarés,

— les partisans de l’abstention politique déterminée par la volonté de désavouer l’ensemble du système antidémocratique qui régit notre république et dont l’un des rouages essentiels est l’élection de représentants sur qui le peuple n’a plus de prise à la seconde où le scrutin est clôt, lesquels possèdent des prérogatives exorbitantes : choix du premier ministre et du gouvernement sur proposition du premier ministre, définition des missions de nos armées, signature des traités, prise des décrets, élaboration, vote et promulgation des lois, en lieu et place du peuple et en favorisant toujours les intérêts des banques et des capitalistes qui financent leur carrière et le parti marchepied qu’ils se sont choisi, leur trouvent de quoi remplir leurs poches dans les périodes d’étiage durant lesquelles ils n’assument aucun mandat, et leur offrent après qu’ils ont quitté la vie politique de fortes récompenses pour les bons et loyaux services qu’ils ont rendus à l’amicale des milliardaires atlantistes au cours de leur passage aux affaires, quel que soit le pays occidental dans lequel ils ont sévi[18].

Je ne pense pas beaucoup me tromper en affirmant que JBL1960 appartient à la dernière catégorie. Je crois comprendre très bien, pour en être également moi-même, les raisons qui font que les citoyens (en l’espèce, les citoyennes) dans son genre s’abstiennent de glisser un bulletin dans l’urne : quitte à me répéter, dans la fausse démocratie qui est la nôtre, voter, c'est en temps normal donner sa voix à l’un des affidés du parti oligarchique du fait du principe même de la représentation dénuée de contrôle populaire permanent, de l’emprise que les banques et les médias dominants exercent sur des responsables politiques et des élus professionnels, et de la similarité de candidats qu’à peu près rien ne distingue les uns des autres, surtout sur le plan idéologique, sinon des différences de surface, langagières, tactiques, comportementales ou esthétiques (rattachement à un système de pensée politico-économique quelconque qui ne peut être que fictif dans le cadre d’une UE acceptée ou faussement rejetée, en dehors du néolibéralisme, seule doctrine implicitement autorisée par les traités européens et appliquée par la Commission de Bruxelles qui veille au grain ; et, outre cela : dialectique, esprit de repartie, qualité du vocabulaire, élocution, bagou, timbre de voix, prestance, traits de caractère, identité et orientation sexuelles, vie sentimentale et vie de couple… Pour bon nombre de nos concitoyens, la question fondamentale qui détermine leur prédilection est : tel candidat m’est-il plus sympathique que les autres ou me l’est-il moins ? et tout est fait pour qu’ils ne s’en posent pas d’autres plus élaborées). Au-delà de la rhétorique grossière dont ils usent dans des joutes oratoires dignes de marchands de tapis, une Nathalie Arthaud est semblable sur le plan politique à un Philippe Poutou, un Philippe Poutou n'est pas tellement différent d'un Jean-Luc Mélenchon, qui n'est lui-même guère éloigné d'un Benoît Hamon, ce dernier étant assez proche d’un Emmanuel Macron, qui à son tour... et ainsi de suite, puisqu'à la base, François Asselineau mis à part, ils sont tous européistes et auraient tous mis en œuvre les Gopé[19] en cas de victoire — comme notre nouveau président s’apprête à le faire dare-dare —, non sans avoir auparavant fait semblant de s'y opposer avec vigueur pour les plus extrémistes d'entre eux, en vitupérant le cas échéant contre l'Allemagne (spécialité mélenchonienne). Mes compatriotes ne tarderont pas à vérifier la validité de cette prédiction en ce qui concerne monsieur Macron, j’en donne sans courir grand risque ma main à couper ! (Illégitime mais légalement élu avec moins de quarante-quatre pourcents des inscrits[20], il devrait être très rapidement démasqué par cette frange de Français crédules qui a sincèrement ajouté foi à son discours lénifiant, victime de la manipulation médiatique, la majorité de ses électeurs l’ayant toutefois préféré à Marine Le Pen dans le seul but de contrecarrer le dessein supposé de celle-ci — s’emparer du pouvoir — ou, quant aux plus aisés d’entre eux, pour des raisons d’intérêt de classe bien compris.)

Il y a des années que je ne votais plus, comme JBL1960, depuis que j’avais quitté le Parti de gauche comme des milliers d’autres, écœuré par cette structure stalinienne dirigée depuis le début par l’inamovible garde prétorienne de Jean-Luc Mélenchon issue de Pour la République sociale et, dans une moindre mesure, de Maintenant à gauche (avec en prime quelques seconds couteaux chipés au NPA et aux Verts), structure dans laquelle la démocratie interne, l’éducation populaire et le respect des statuts ne sont que vues de l’esprit et les congrès, que mascarades (le « parti-creuset » est devenu le parti creusé… par la fuite de ses adhérents : il n’en reste qu’environ huit mille à présent, même pas le tiers des effectifs de l’UPR ! Heureusement, le Parti de gauche a su faire peau neuve en même temps que le PS : La France insoumise est sortie de sa chrysalide il y a un peu plus d’un an et hop ! un petit coup de baguette magique et déjà cinq cent mille « adhérents » dans sa besace, selon Wikipédia[21], mieux que La République en marche ! Il suffit d’une adresse électronique, d’un code postal et de quelques clics pour « rejoindre la France insoumise[22] » ; pas de doute, c’est comme cela que se construira la puissante force prolétarienne qui instaurera la « République sociale ». Quelle pitié !). Mais en définitive, la différence entre une participation stérile à une élection biaisée et une superbe posture d’abstentionniste non moins stérile — sauf à s’investir dans diverses activités de résistance à l’ordre établi comme le fait JBL1960 en animant bénévolement, avec talent, un blog[23] sous-titré « Non c’est non ! », régulièrement actualisé et riche en informations de toute nature, sacerdoce qui n’est cependant pas envisageable pour l’immense majorité des prolétaires — n'a de réalité que sous l’angle de l’amour-propre. Pour le système, cela ne change pas grand-chose. Sur le blog de JBL1960, il est écrit[24] : « l'avenir de l'humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l'idéologie et de l'action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l'harmonie de la société des sociétés sur terre. » Une majorité de la population mondiale tombera immédiatement d'accord avec cette vision idéaliste d'une société humaine transnationale, universellement solidaire, qui est aussi la mienne. Mais, malheureusement, ce n’est pour longtemps encore qu'un vœu pieux : l'émancipation évoquée, pas plus que la révolution socialiste ou l’instauration de la démocratie sous sa forme la plus pure[25] auxquelles j’aspire, ne se décrète. Il s’agit de processus extrêmement difficiles à impulser ou à relancer, qui nécessitent de la part du peuple un haut niveau de conscience politique (et donc un énorme travail d’éducation populaire en amont) et ne trouveront un commencement de concrétisation pérenne que sur le très long terme (pour ce qui a trait à la révolution socialiste lato sensu, les tentatives de réalisation qui se sont succédé en France depuis 1793, qui ne furent qu’une suite d’ébauches plus ou moins avancées entrecoupées de nombreux coups d’arrêt, voire de retours en arrière, se sont étalées sur plus de deux siècles et nous n’y sommes toujours pas ! Pour abattre la monarchie, il aura fallu plus d’un millénaire…). JBL1960 ajoute, dans un autre de ses billets[26] : « Voter pour quiconque issu du système, avec les règles du système, [revient à voter] pour que celui-ci continue ; Boycotter c’est délégitimer les élus et les experts, ne plus donner sa voix mais reprendre partout la parole ! Asselineau propose de sortir de l’UE, de l’Otan, de l’euro, mais nullement d’ignorer le système ! » Tout à fait d’accord avec elle, sauf qu’on ne doit pas perdre de vue, non plus, qu’ignorer le système en ne votant pas, par stratégie politique, en toute occasion et quels que soient les candidats, est indolore pour ce dernier et n’a jamais encore apporté la moindre amélioration sensible aux populations humaines qui en demeurent prisonnières. Refuser en toutes les circonstances toute participation aux quasi-simulacres électoraux de la démocratie représentative, c’eût été, en France, se priver vers le mitan des années 1930 et durant les Trente Glorieuses, de la mise en place de gouvernements et d’assemblées nationales très majoritairement bourgeois qui, sous la pression ouvrière, par crainte de la montée en puissance du communisme ou devant la nécessité de relever un pays meurtri par la guerre et d’y relancer l’activité économique, édictèrent des lois qui améliorèrent tangiblement l’existence des prolétaires (à défaut d’adoucir le sort des autochtones dans les colonies). Au XXIe siècle, comment le prolétariat français pourrait-il s’extraire du piège européiste qui vise à l’asservir davantage encore que dans le cadre national, s’il se cantonne éternellement dans une attitude de pur mépris envers l’UE, quelque magnifique qu’elle soit (l’attitude, pas l’UE) ?

Aucun seuil de participation n’étant requis dans notre Constitution pour ce qui a trait à l’élection présidentielle (voir son article 7[27]), l’abstention systématique est certainement un motif de satisfaction personnelle pour les abstentionnistes qui ne sont pas dupes des artifices démocratiques de nos institutions ; elle flatte leur orgueil et apaise leur conscience, mais elle n’est nullement une entrave au pouvoir sans partage des oligarques, à l’efficacité redoutable de leurs groupes de pression, à l’incommensurable capacité de nuisance de leurs cercles de réflexion et de leurs médias qui ont si bien instillé la pensée unique parmi les classes laborieuses que celles-ci ont fini par voir le monde avec les yeux de leurs oppresseurs, par adopter les valeurs et les dogmes de ces derniers (la mondialisation est inévitable, l’UE c’est la paix, l’euro nous protège, l’Otan nous défend, la flexibilité du travail est bonne pour l’emploi, la baisse des cotisations sociales patronales réduit le chômage en améliorant la compétitivité des entreprises, etc.). Ignorez superbement leur système de domination, ils vous ignoreront royalement en retour dans un haussement d’épaules. Dans l’absolu, l’abstention ne pourrait leur poser problème que si la totalité des électeurs inscrits (quarante-sept millions et demi en France, tout de même) se donnait le mot pour ne pas se rendre aux urnes lors d’une élection présidentielle, car en théorie un seul suffrage exprimé dans toute la France suffit à ce que celle-ci soit validée ! (Cela nous renseigne une fois encore sur le caractère démocratique de la Constitution de 1958 et sur le haut degré de souveraineté que la Ve République accorde au peuple.) Les poules auront des dents de sabre lorsque le taux d’abstention atteindra dans notre pays un sommet suffisamment élevé pour indisposer l’État profond. Et encore, même dans le cas d’une abstention massive qui engendrerait une crise politique majeure susceptible de déstabiliser le régime en place (ce qui n’adviendra pas sous la présidence Macron, car ce jeune loup eût été tout aussi ravi d’être élu par moins d’un pourcent des inscrits), l’oligarchie n’étant jamais à court d’idées trouverait instantanément une parade en lançant par exemple une révolution de couleur ou un printemps français, un coup d’État militaire, une guerre extérieure intérieurement fédératrice ou tout autre biais lui garantissant de conserver fermement le timon entre ses mains par la diversion, la manipulation de masse, la pression économique, le coup monté ou l’usage de la force armée.

L’épineuse question de l’abstentionnisme radical mérite d’être discutée et rediscutée : il y a du pour et du contre et ce n’est évidemment pas dans ces lignes qu’elle sera tranchée, ayant dû naître le jour même auquel la démocratie élective était enfantée. Quant à moi, je la résous de la manière suivante, moitié figue, moitié raisin, insatisfaisante mais commode : l’abstention libertaire, acte incivique mûrement réfléchi, s’inscrit dans la (très) longue période, par opposition à un système oligarchique et étatique considéré comme irréformable, qui impose la loi du plus fort et la dépendance des faibles ; en revanche, le vote opportuniste supposé utile[28], en faveur d’un candidat aux hypothétiques convictions anti-impérialistes partagées par une partie grandissante du peuple, s’inscrit dans la brève échéance, dans l’instantanéité (à l’échelle de l’histoire), et se justifie par le fait que les mécanismes politiques en principe bien contrôlés par le « petit nombre » de Voltaire[29], y compris les élections au suffrage universel, produisent parfois, lorsqu’un grain de sable s’est immiscé dedans (par exemple, le caillou Étienne Chouard lors des débats sur le référendum de 2005 qui fit boule de neige sur Internet et contribua à gripper une manœuvre pourtant peaufinée de longue date), des effets contraires à ceux qui sont attendus par la classe dirigeante. En conséquence de quoi, je vote quelquefois et m’abstiens le reste du temps.

 

À suivre.

 

Achevé le 28 juin 2017 et soumis le surlendemain à la modération d’Agora vox.

 

Sigles : BCE : Banque centrale européenne – Cac 40 : Cotation assistée en continu (indice boursier établi sur le cours des quarante plus importantes entreprises négociées au premier marché de la Bourse de Paris) – CADTM : Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (renommé Comité pour l'abolition des dettes illégitimes) – FMI : Front monétaire international – FN : Front national – Gopé : grandes orientations des politiques économiques – Medef : Mouvement des entreprises de France – NPA : Nouveau Parti anticapitaliste – OMC : Organisation mondiale du commerce – Otan : Organisation du traité de l’Atlantique nord – UE : Union européenne – UPR : Union populaire républicaine – URSS : Union des républiques socialistes soviétiques – USA : United States of America (États-Unis d’Amérique ; US : états-unien, états-unienne) – WSWS : World Socialist Web Site (Site socialiste mondial).

Frexit : contraction de l’anglais « french exit », sortie de la France de l’UE.

Troïka : mot d’origine russe, désignant ici le trio d’institutions supra et internationales formé des Commission européenne, Banque centrale européenne et Front monétaire international qui ont entrepris de sauver la Grèce de la noyade en lui appuyant sur la tête (augmentée de l’eurogroupe, c’est entretemps devenu un quatuor).

US Army : United States Army (Armée [de terre] des États-Unis).

Vouli : chambre des députés (Βουλή των Ελλήνων [Conseil des Grecs]) dans le régime parlementaire monocaméral grec.

 

[1] O COQUINOS (pseudonyme), Crise de foi chez les trumpolâtres, Agora vox, 17 avril 2017.

[2] MEYSSAN Thierry, Trump : deux pas en avant, un pas en arrière, Réseau Voltaire, 18 avril 2017, initialement publié dans Al-Watan (Syrie). Le deuxième des pas en avant de Thierry Meyssan à l’endroit de Donald Trump, succédant au pas en arrière que j’ai relaté dans Crise de foi (note 15 : 12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre) fut cet article : MEYSSAN Thierry, Pourquoi Trump a-t-il bombardé Cheyrat ?, Réseau Voltaire, 2 mai 2017, original in Al-Watan (Syrie). Il en a depuis accompli un troisième, de géant celui-là et dans la même direction (le soutien inconditionnel à Donald Trump), en reprenant sa fable de l’éradication du djihadisme qui aurait été décidée par le maître de la Maison Blanche en dépit des positions officieusement proterroristes de deux des plus fidèles vassaux des États-Unis d’Amérique que sont le Royaume-Uni et l’Arabie saoudite… MEYSSAN Thierry, Donald Trump contre le djihadisme, Réseau Voltaire, 23 mai 2017, paru d’abord dans Al-Watan (Syrie). Le géopoliticien subversif y a affirmé : « le discours de Donald Trump aux dirigeants du monde musulman marque un changement radical de la politique militaire US. Désormais l’ennemi n’est plus la République arabe syrienne, mais le djihadisme », demeurant muet comme une carpe ou fort discret sur plusieurs aspects très significatifs du laïus prononcé par le milliardaire président au cours de sa visite à Riyad le 21 mai : Donald Trump y a réitéré ses accusations infondées d’utilisation d’armes chimiques par Bachar el-Assad contre son propre peuple, s’en est pris au Hezbollah libanais en remerciant les monarchies sunnites du Conseil de coopération du Golfe de l’avoir proclamé organisation terroriste en 2016 et a désigné l’Iran comme principal soutien et bailleur de fonds du terrorisme (il lui fallait être immunisé contre le ridicule pour survivre à la profération d’une pareille énormité devant un parterre réunissant les financeurs sunnites d’État islamique ! BERLAND Raphaël, Trump en Arabie saoudite : extrait d’un discours très préoccupant, Cercle des volontaires, 21 mai 2017, de 6’46’’ à 10’16’’ [avec une vidéo, doublage en français]), incriminant donc deux des alliés majeurs de la Syrie en plus du chef de l’État syrien. Mis à part ces menus détails et quelques frappes aériennes supplémentaires perpétrées par la coalition occidentale contre les civils syriens et les troupes au sol loyalistes (BECHET-GOLOVKO Karine, Syrie : la coalition américaine bombarde les alliés d’Assad luttant contre Daech, Russie politics, 19 mai 2017, SHILTON Jordan, Frappe aérienne américaine sur les forces pro-Assad en Syrie, WSWS, 20 mai 2017, ANONYME, Damas veut la fin du massacre des civils par la coalition américaine, PressTV, 28 mai 2017, ANONYME, Damas : la coalition commet autant de crimes que Daech, PressTV, 4 juin 2017, ANONYME, La coalition menée par Washington frappe des forces pro-Assad dans une zone de désescalade, RT en français, 6 juin 2017, VAN AUKEN Bill, Les forces soutenues par les États-Unis entrent dans la ville syrienne de Raqqa, WSWS, 8 juin 2017, original en anglais publié la veille sur le même site, VAN AUKEN Bill, Les crimes de guerre de Washington en Syrie, WSWS, 16 juin 2017, original en anglais publié la veille sur le même site, ANONYME, Syrie : l’aviation US est intervenue contre un bombardier syrien pour protéger un convoi très spécial de Daech, Strategika 51, 19 juin 2017, ANONYME, La coalition américaine abat un drone armé des forces gouvernementales syriennes, RT en français, 20 juin 2017, FISK Robert, Les États-Unis semblent plus soucieux de bombarder la Syrie d'Assad que de détruire État islamique, Le-Blog-Sam-La-Touch.over-blog.com, 23 Juin 2017, original en anglais publié trois jours plus tôt par The Independent et ANONYME, Une quarantaine de personnes auraient perdu la vie dans des frappes de la coalition en Syrie, RT en français, 28 juin 2017), monsieur Meyssan avait raison d’affirmer avec une rare lucidité : « l’ennemi n’est plus la République arabe syrienne ». Au contraire d’Oscar Fortin qui a dans deux récents et excellents articles confirmé qu’il n’était plus la dupe du magnat militariste régnant à Washington (FORTIN Oscar, La Troisième Guerre mondiale s’annonce inévitable. Les neurones contre les gros bras, Humanisme.blogspot.fr, 28 mai 2017 et Id. , Celui qui croyait qu’avec l’argent il pouvait tout faire. Il est devenu la girouette du pouvoir profond de l’État, Humanisme.blogspot.fr, 18 juin 2017), Thierry Meyssan s’enfonce toujours plus avant dans le déni, la désinformation caractérisée et le grotesque. Comparez la pauvreté du contenu de son Donald Trump contre le djihadisme avec la robustesse mêlée de sagesse et la hauteur de vue du discours portant sur le même sujet prononcé le 25 mai suivant par le chef du Hezbollah : HASAN Sayed, Hassan Nasrallah sur la visite de Donald Trump en Arabie saoudite, Sayed7asan.blogspot.fr, 26 mai 2017, original en arabe paru le même jour in Almanar.com.lb (avec deux enregistrements vidéographiques, sous-titrage en français) ; avec ce billet de blog roboratif : DEVERS Gilles, Les US, meilleurs alliés (involontaires ?) de l’Iran, Actualités du droit, 6 juin 2017 ; cette analyse incisive glanée sur Moon of Alabama  : ANONYME, Syrie – La fin de la guerre se profile, Arrêt sur info, 15 juin 2017, original en anglais paru l’avant-veille in Moon of Alabama ; ou cet article perspicace et rigoureux écrit par Youssef Hindi : HINDI Youssef, Vers une nouvelle donne géopolitique au Proche-Orient ? Les dessous de la crise saoudo-qatarie, Geopolintel, 18 juin 2017.

Dans son antépénultième article (à l’heure où j’écris) paru le 13 de ce mois sur Voltairenet.org (MEYSSAN Thierry, Un vent de laïcité souffle sur le monde musulman, Réseau Voltaire, 13 juin 2017), l’analyste en exil paraît avoir définitivement chaussé les bottes de sept lieues de la trumpomanie. L’on croit rêver en le lisant. À déguster à petites bouchées, en gourmet. En voici le résumé : « Le discours de Donald Trump à Riyad a suscité une vague de prises de position contre le terrorisme et contre l’islam politique. Le monde arabe exprime sa soif de laïcité au moment où celle-ci est dénaturée en Europe et utilisée contre les religions. Face à ce souffle de liberté, les Britanniques organisent le camp de l’islam politique autour du Qatar, de l’Iran, de la Turquie et des Frères musulmans. » Et plus loin, dans le corps du texte, on savoure : « Actuellement une alliance cléricale est en cours de formation, avec l’aide du Royaume-Uni. Elle pourrait constituer un bloc comprenant l’Iran, le Qatar, la Turquie, Idleb au nord-ouest de la Syrie, et Gaza. Cet ensemble deviendrait le protecteur des Frères musulmans et par conséquent le défenseur de l’usage du terrorisme. » Dans cette nouvelle vision de la situation internationale aux Proche et au Moyen-Orient, grâce à l’« électrochoc » produit par le discours du président Trump le 21 mai, l’Arabie saoudite se serait donc dissociée du grand méchant loup, le Royaume-Uni, et, dans « sa soif de laïcité », bataillerait désormais contre le cléricalisme islamique placé sous l’égide de Londres et dont l’Iran et la Turquie seraient les fers de lance : comme il l’écrit lui-même de manière autoprémonitoire en conclusion de son dernier article (MEYSSAN Thierry, Islam et cléricalisme au Moyen-Orient élargi, Réseau Voltaire, 27 juin 2017), « À force de se mentir, on perd contact avec la réalité. » On préférera de très loin lire ceci : BENJELLOUN Badia, Un coin de brouillard se lève sur le Qatar, Comité Valmy, 18 juin 2017, ou ceci : Le dangereux plan de Washington au Moyen-Orient, entretien avec William F. Engdahl, Le Saker francophone, 27 juin 2017, original en anglais paru le 17 juin de la même année in New Eastern Outlook.

Depuis le 30 mai de l’année en cours, le fondateur du Réseau Voltaire ne mentionne plus comme source de ses articles le quotidien syrien Al-Watan (mais indique toujours Damas comme lieu de rédaction) : aurait-il coupé les ponts avec cet organe proche du pouvoir local (propriété de Rami Makhlouf, cousin du président Bachar el-Assad) à la suite de son recrutement par… The Trump Organization ?

[3] SAPIR Jacques, Trump président, RussEurope, 9 novembre 2016 et LÉVY Jean, USA : Wall Street et le Pentagone — et leurs chiens de garde en France — en deuil : Donald Trump élu Président des États-Unis, Comité Valmy, 17 novembre 2016.

[4] JBL1960, le WSWS et Global Research ont bien fait de rappeler quelle fut et quelle est (puisqu'il y a eu des changements de personnes) la composition de l’équipe de transition, puis du gouvernement de monsieur Trump (BUSTA LALLY Jo, Donald a Trumpé tout le monde… enfin presque…, JBL1960blog, 10 novembre 2016, MAZELIS Fred, Trump remplit son équipe de transition d’ultraconservateurs et de membres de sa famille, WSWS, 14 novembre 2016, original en anglais paru deux jours plus tôt sur le même site, ELEY Tom, Trump nomme le fasciste Bannon comme premier conseiller et confirme vouloir déporter des millions d’immigrants, WSWS, 16 novembre 2016, original en anglais paru l’avant-veille sur idem, MARTIN Patrick, Trump commence à nommer les membres d’un gouvernement d’ultra-droite, WSWS, 24 novembre 2016, original en anglais paru cinq jours avant sur idem, KOENIG Peter, Le président-élu Donald Trump et l’État profond : votes truqués des deux côtés… Nominations-clés, Les Grosses Orchades, les amples thalamèges, 24 novembre 2016, original en anglais paru le quinze du même mois in Global Research, LONDON Eric, Un cabinet de généraux : Trump nomme John Kelly pour diriger le département de la Sécurité intérieure, WSWS, 9 décembre 2016, original en anglais paru la veille sur le même site et MARTIN Patrick, Des Nazis à la Maison Blanche de Trump, WSWS, 14 février 2017, original en anglais publié la veille sur idem [titre quelque peu provocateur]). Les propagandistes trumpistes, soutenant toujours mordicus The Donald lors de l’officialisation de son cabinet gouvernemental le 20 janvier passé (je ne les confonds pas avec les trumpophiles lambda qu'ils ont leurrés), ne pouvaient ignorer que la nouvelle administration fût oligarchique, belliqueuse, xénophobe et fascisante. Ce fut une faute de la part de François Asselineau comme de la part de tous ceux qui s’en félicitèrent que de se réjouir précipitamment de la victoire en Trump-l'œil (celle-là, d'autres ont dû la faire avant moi) d’un fils à papa joueur de Monopoly devenu président par le miracle des urnes et des machines à voter, et surtout par la grâce du suffrage universel indirect.

Parmi les trumpolâtres que JBL1960 m’a signalés dans son premier commentaire du 17 avril (15h14), le cas d’Ariane Walter semble effectivement relever d’une libido pathologique (WALTER Ariane, Trump, la couronne des sans-dents !, Agora vox, 9 novembre 2016). J’avais évoqué Israël Shamir, que je ne prise guère, dans la note de fin n°26 de mon article. Quant à Serge Charbonneau dont je ne partage pas toujours les analyses, je lui reconnais le courage de signer ses articles de son propre nom et en affichant sa trombine en médaillon, ce que je ne puis personnellement me permettre. Idem en ce qui concerne Oscar Fortin dont les textes sont souvent plus intéressants que ceux de Charbonneau. Pepe Escobar, dont j'ai du mal d'ordinaire à lire les œuvres jusqu'au bout quand j'en lis, faute de clarté du propos (du fait de la traduction ?), apporte néanmoins de l'information, parfois de première main, et alimente la réflexion de celles et ceux qui le lisent.

[5] TSIPRAS Alexis, Le laboratoire grec. Notre solution pour l’Europe, Le Monde diplomatique, février 2013, pages 1 et 11, HALIMI Serge, De Paris à Athènes, choisir ses combats. La gauche grecque peut-elle changer l’Europe ?, Le Monde diplomatique, février 2015, pages 4 et 5 et Id, Contre l’austérité à perpétuité. Soutenir la Grèce, Le Monde diplomatique, mars 2015, pages 1 et 6.

À partir du mois de juin 2015, le Diplo, dont le lectorat est en général informé et instruit, ne pouvait plus faire comme si la gauche radicale grecque associée aux Grecs indépendants (indépendants… dans le cadre de l’UE et de l’Otan !) allait tenir ses engagements électoraux. Le journal demeura nonobstant fort pudique à l’égard des nouvelles souffrances infligées aux habitants du « berceau de notre civilisation » par la gauche radicale et l’extrême droite nationaliste unies au pouvoir. Dans un papier de Stelios Kouloglou (KOULOGLOU Stelios, Une asphyxie financière programmée. Grèce, le coup d’État silencieux, Le Monde diplomatique, juin 2015, page 7), on pouvait lire : « Inexpérimentée, ne s’attendant pas à de pareilles manœuvres, l’équipe de M. Tsipras avait donné son accord [NDR : au transfert vers le Luxembourg de 1,9 milliard d’euros que la BCE devait à la Grèce] sans exiger de garanties… » Comment ne pas être saisi de miséricorde devant tant d’ineffable candeur ? Puis en septembre, cet autre : DERICQUEBOURG Baptiste, Comment le gouvernement grec a renoncé à ses engagements. Syriza et les chausse-trapes du pouvoir, Le Monde diplomatique, septembre 2015, page 18, dont voici un court extrait : « le parti (Syriza) a manqué des compétences techniques qui auraient pu lui permettre de passer des axes généraux de son programme à des mesures concrètes ». Compétences qu’il n’a toujours pas acquises deux ans après... Sans plus de commentaire. On voit que le mensuel du groupe Le Monde (périodique qui aime lui aussi clamer à tue-tête son indépendance, à l’intérieur d’un vaste ensemble de presse contrôlé par un trio d’oligarques) fit ce qu’il put pour conforter son public dans l’illusion d’une possible inflexion de la politique de l’Union, grâce à l’entrée en jeu à Athènes de la gauche radicale, en faveur d’une amélioration du sort réservé aux couches populaires grecques, puis s’efforça devant l’évidence du contraire de dédouaner l’exécutif syrizo-nationaliste en taisant sa collaboration étroite avec la dictature de Bruxelles (ainsi qu’avec le pendant militaire de celle-ci, l’Otan) et sa part de responsabilité écrasante dans les ignobles méfaits qui en avaient découlé, reportant l’entièreté de la faute sur des institutions européennes désireuses, toujours selon le Diplo, d’humilier un gouvernement national entré en résistance (LAMBERTS Philippe, Les leçons du plan d’ajustement imposé à la Grèce par l’Union européenne. La thérapie de choc exige l’opacité, Le Monde diplomatique, octobre 2015, page 12). Ultérieurement à la signature du troisième mémorandum, le 14 août 2015, qui culbuta définitivement la Grèce dans le piège de la dette irremboursable accrue par les sauveurs de la République hellénique, jamais le journal ne fit part de ses remords d’avoir pris fait et cause pour les exécuteurs locaux des basses œuvres de la troïka. Il persista au contraire à ouvrir tout grand ses colonnes, toute honte bue, à ces guillotineurs de l’avenir d’une nation entière (VAROUFAKIS Yanis, Le révélateur grec. Leur seul objectif était de nous humilier. Récit de l’ex-ministre des Finances grec, Le Monde diplomatique, août 2015, pages 1, 18 et 19), promouvant de plus belle, jusqu’à ce mois-ci inclus, toutes sortes de succédanés tsiprassomorphes tels que Jeremy Corbyn, Bernie Sanders et Pablo Iglesias comme si l’expérience de la Grèce ne nous avait rien enseigné sur la perfidie inhérente à leur mouvance politique. Ce qui s’est passé chez les Hellènes avec la pseudogauche alliée aux pseudopatriotes soi-disant indépendants ne fut en somme pour les fils spirituels d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe qu’un négligeable incident de parcours : Mélenchon, Iglesias, Sanders et Corbyn, eux, une fois parvenus au pouvoir, ne commettront pas les mêmes erreurs… Puisqu’on vous le dit !

Il fallut attendre juin 2016, soit presque un an et demi après l’accession d’Alexis Tsipras aux fonctions de chef de gouvernement, pour que Serge Halimi, le directeur de la rédaction du journal, se fendît dans son éditorial d’un paragraphe, d’un seul, décrivant fort succinctement le supplice auquel la Grèce était soumise (HALIMI Serge, Le cabinet du Dr Folamour, Le Monde diplomatique, juin 2016, page 1) : « C’est cependant en raison de statistiques opaques de cet acabit que la Grèce ne cesse d’être punie par les autorités européennes. Elles lui ont imposé le vote d’une loi budgétaire de sept mille pages, trois hausses massives de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la privatisation d’aéroports à des prix bradés, le report à soixante-sept ans de l’âge de la retraite, l’augmentation des cotisations maladie, la fin des protections accordées aux petits propriétaires incapables de payer leurs emprunts… En échange, Athènes vient d’obtenir un prêt principalement destiné à lui permettre de rembourser les intérêts de sa dette extérieure. Le Fonds monétaire international a beau concéder que celle-ci est insoutenable, l’Allemagne refuse qu’elle soit amputée. » Monsieur Halimi incriminait les « autorités européennes » et « l’Allemagne », sous-entendu le gouvernement allemand, mais ne mettait nullement en cause Tsipras et sa clique qui suivaient pourtant à la lettre les injonctions troïkanes (et continuent de le faire : VASSILOPOULOS John, Le gouvernement grec de Syriza accepte de nouvelles mesures d'austérité draconiennes, WSWS, 9 mai 2017, original en anglais paru trois jours plus tôt sur le même site, LANTIER Alexandre, Les travailleurs grecs font grève contre le nouveau projet d'austérité de l'UE, WSWS, 18 mai 2017 et GRIGORIOU Panayotis, Neuropa, billet de blog, Greek Crisis, 16 juin 2017), promulguant avec la régularité d’un métronome toutes les lois scélérates exigées par les créanciers de la Grèce et concoctées par les technocrates européens. « Athènes vient d’obtenir… », comme si l’Autre gauche grecque en dehors de ses annonces claironnées dans les médias s’était battue pour obtenir quoi que ce soit de profitable aux prolétaires du coin ! Halimi tapait résolument sur la Kommandantur, comme tout le monde, mais demeurait très indulgent à l’égard des collabos. Il est vrai que Serge Halimi n’est ni Grec, ni ouvrier.

[6] GODIN Romaric, Projet de réformes en Grèce : un adieu à la logique de la troïka, La Tribune.fr, 25 février 2015, Id., Grèce : ce que révèle le refus de Bruxelles de traiter l'urgence humanitaire, La Tribune.fr, 18 mars 2015, Id., Grèce : le gouvernement Tsipras a-t-il vraiment refusé de réformer ?, La Tribune.fr, 9 juillet 2015 et Id., La Grèce entre en résistance, La Tribune.fr, 20 septembre 2015. Romaric Godin, à l’époque rédacteur en chef adjoint de La Tribune, porté aux nues par les anciens adorateurs de Tsipras, a constamment plaidé en faveur de la gauche radicale grecque qui luttait désespérément, selon lui, pour appliquer son programme, atténuant de façon systématique les fautes et les renoncements multiples de cette dernière et usant de doux euphémismes pour caractériser Les Grecs indépendants qu’il qualifiait au plus de « parti eurosceptique très à droite » sans jamais insister sur ses caractères xénophobe, militariste, otanien, clérical et néolibéral.

[7] DREIER Christoph, Syriza resserre ses liens avec l’Union européenne alors que l’austérité s’intensifie en Grèce, WSWS, 6 octobre 2012, AC (initiales ?), Tsipras rassure les dirigeants du FMI à Washington : Je ne suis pas dangereux : Syriza gardera la Grèce dans la zone euro, Solidarité internationale PCF, 8 février 2013 et Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre, communiqué de presse, UPR, 26 janvier 2015.

[8] Syriza. The Thessaloniki Programme, programme de Syriza (en anglais), septembre 2014, dit programme de Thessalonique, dévoilé par Alexis Tsipras le 15 septembre 2014 lors d’une Foire internationale qui eut lieu dans cette ville : il ne pouvait rêver meilleure occasion pour accomplir sa prestation de bateleur. Traduction en français : Programme de gouvernement grec. Ce qu'un gouvernement Syriza va faire, Transform !, 18 décembre 2014. C’était un bric-à-brac de promesses révolutionnaires dont il est difficile de dire s’il était plus mensonger que le programme de François Hollande en 2012 ou celui de Jean-Luc Mélenchon, grand camarade d’Alexis Tsipras et de Yanis Varoufakis, en 2017. Baroufakis (il mérite amplement que la majuscule initiale grecque de son patronyme soit conservée dans la translittération française de son nom) s’empressa dès le 23 février 2015 de liquider le programme de Thessalonique : JBC (pseudonyme), Poursuite de l’austérité et libéralisation en Grèce : traduction de la lettre de Varoufakis à la troïka/Eurogroupe, communiqué du KKE, Initiative communiste, s.d., original en anglais paru dans Ekathimerini.com le 24 février 2015 (traduction in extenso en français de la lettre adressée à l’Eurogroupe par le ministre des Finances Yanis Varoufakis comportant le projet de réformes structurelles proposé par la Grèce. Une analyse critique en a été faite par Solidarité internationale PCF : AC (initiales ?), Les 25 réformes structurelles que le gouvernement grec a promis à Bruxelles, Solidarité internationale PCF, 26 février 2015. Ledit programme de Thessalonique prévoyait entre autres fariboles, dans son premier « pilier » intitulé Faire face à la crise humanitaire, de consacrer 1,882 milliard d’euros aux bonnes œuvres pour mieux appâter le client en vue des élections législatives qui s’annonçaient.

Lors de la récente présidentielle française, monsieur Varoufakis a accordé comme de bien entendu son soutien à Emmanuel Macron en voulant nous faire croire, sans rire, que celui-ci avait été un opposant farouche aux agissements de la troïka et un valeureux ami de la Grèce ! AFP, Présidentielle : Yanis Varoufakis apporte son soutien à Macron, le seul qui a tout fait pour aider la Grèce, 20 minutes, 3 mai 2017. Dire qu’il existe encore des âmes assez simples pour acheter les bouquins de ce parfait imposteur politique et parangon du faux rebelle, formé et ayant enseigné en terre anglo-saxonne, comme son remplaçant au ministère grec des Finances, Euclide Tsakalotos, comme Serge Halimi, Giorgos Papandréou et tant d’autres progressistes notoires, car il est bien connu que le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique, dont les directeurs d’université ont les idées larges, accueillent à bras ouverts les adversaires du libéralisme !

[9] Dictocratie, démocrature, Toupictionnaire : le dictionnaire de politique, La Toupie, s.d.

[10] RUBEL Maximilien, Le concept de démocratie chez Marx, Critique sociale, 1er décembre 2010.

[11] Le rôle secret du Front National, vidéo, UPR, 1er mai 2014 et ANONYME, Front National : un monstre utile au libéralisme, Anticons, 20 mai 2017. Visionner aussi : MAO-TSÉ-TOUNG (pseudonyme), Remarquable analyse de Michel Onfray de l’élection de Macron ; est-elle pour autant exhaustive ?, Agora vox, 15 mai 2017, de 2’45’’ à 3’42’’ et de 14’34’’ à 14’54’’ (le philosophe normand proudhonien s’est bien gardé de reconnaître sa dette envers François Asselineau dont il reprend l’une des analyses les plus coutumières sans mentionner son nom.)

Lorsque le croquemitaine du FN est éjecté à l’issue du premier tour de la présidentielle malgré sa surmédiatisation comme par exemple en 2007 et 2012, on voit s’affronter en phase finale les candidats républicain et socialiste (ou désormais macroniste ou marcheur), soient les deux côtés d’une même pièce. Leurs partisans appellent alors de façon solennelle l’électorat à faire front contre la droite ou front contre la gauche, le seul vrai front existant dans ce genre d’affaire étant au demeurant celui du peuple sur lequel de formidables cornes ne tardent pas à pousser.

Si par accident Marine Le Pen avait été élue le 7 mai, cela n’aurait pas déplu à l’hyperclasse qui ne place pas tous ses œufs dans le même panier — pas folle la guêpe ! —, notamment aux propriétaires des médias de grande diffusion qui la promeuvent à outrance lors de chaque nouvelle édition des élections européennes, depuis 2004, pour qu’elle puisse être élue et aller se régaler au râtelier du Parlement européen à n’y quasiment rien faire, comme son papa qui s’y prélasse depuis plus de trente ans (quinze mille euros mensuels, tous frais payés, ASSELINEAU François, L’Europe, c’est la pai€ !, vidéo, UPR, 26 janvier 2012, de 30’26’’ à 33’29’’) ! Combien de millions d’euros nets d’impôt encaissés par ces patriotes désintéressés qui ont quasiment fait don de leur personne à la France et aux Français ? Qu’en pense monsieur Mélenchon qui s’est nourrit à la même mangeoire pendant presque huit années consécutives ? (Je sais qu’il est mesquin et même trivial de reprocher aux défenseurs labellisés du pauvre peuple l’argent qu’ils gagnent, mais que voulez-vous, c’est plus fort que moi : je ne crois à la sincérité des progressistes que lorsqu’elle est indépendante de leur tiroir-caisse. Je préfère le moindre des acteurs sociaux anonymes — éducateurs spécialisés dans les services de prévention, assistantes sociales, bénévoles des Restos du cœur et du Secours populaire, compagnons-chiffonniers d’Emmaüs, etc. — à tous ces porte-voix professionnels du prolétariat, autodésignés, qui n’ont pour la plupart jamais mis les mains dans le cambouis, vivent à l’abri du besoin parmi les ors de la République, dans l’atmosphère feutrée des institutions européennes ou bien au chaud à l’intérieur de leurs confortables salle de rédaction, structure de recherche du CNRS ou établissement d’enseignement supérieur. Ils se font mousser sur le dos des travailleurs en produisant des films, des discours, des dissertations savantes et en organisant des fiestas place de la République pour censément leur donner la parole, mais en neutralisant, en réalité, leur volonté d’action et de réaction, les entraînant dans des voies sans issue sans jamais aborder LE problème de fond qui est la reconstruction patiente, pierre par pierre et par les prolétaires eux-mêmes, du militantisme ouvrier (partisan, syndical et associatif) actuellement en ruines. C’est sans doute injurieux de ma part à l’égard de tous ces meneurs opportunistes de l’écosocialisme ou de l’anticapitalisme de bazar, indispensables auxiliaires du néolibéralisme, et d’aucuns diront même ringard, anachronique, réducteur, manichéen, simpliste et tout ce qu’ils voudront, mais c’est ainsi. Prière de m’excuser de ne pas même éprouver de honte à l’écrire.)

[12] Par exemple : CAMBIER Claire, Vidéo - L'étrange meeting d'Emmanuel Macron dans une salle à moitié vide à la Réunion, LCI, 25 mars 2017.

[13] Par exemple : DOUMERGUE Raphaël, Emmanuel Macron ne vient plus à Charleville-Mézières, Francetvinfo.fr, 14 avril 2017.

[14] Commentaire daté du 25 avril 2017 par JBL1960 à propos de l’article suivant : DELAWARDE Dominique, 2e tour et législatives : le feuilleton électoral continue, Réseau international, 25 avril 2017.

[15] La grande presse titrait : « percée spectaculaire », « impressionnante » et « progression fulgurante », quand cette dernière, favorisée justement par ce même battage médiatique, ne résultait que du basculement semi-automatique en faveur de Jean-Luc Mélenchon de l’électorat vaguement socialisant du PS, à mesure que s’effondrait la cote d’un Benoît Hamon chargé de hâter le sabordage de son parti. ANONYME, Progression fulgurante de Jean-Luc Mélenchon dans un nouveau sondage, Les Inrocks, 30 mars 2017, DUHAMEL Alain, La percée de Jean-Luc Mélenchon est à la fois explicable, spectaculaire, et presque poétique, vidéo, L'Édito d'Alain Duhamel, RTL, 3 avril 2017, ROUSSET Alexandre, Sondage quotidien : percée impressionnante de Mélenchon, Les Échos.fr, 10 avril 2017, COURTOIS Gérard, Mélenchon, les ressorts d’une percée spectaculaire, Le Monde.fr, 19 avril 2017 et Liste de sondages sur l'élection présidentielle française de 2017, Wikipédia, dernière modification le 29 mai 2017 à 0h17.

[16] EDITHPIAF (pseudonyme), La trajectoire de Charles de Gaulle (1890-1958), lente et brève conquête, enregistrement sonore d’une conférence donnée par Henri Guillemin à une date non précisée (début des années 1980 ?), première partie mise en ligne le 27 juin 2015.

[17] Henri Guillemin a donné une explication convaincante des causes profondes de la Grande Terreur de juin et juillet 1794 : AUTREMENT-VUE (pseudonyme), Henri Guillemin explique Robespierre et la Révolution Française, enregistrement sonore d’une conférence non datée mis en ligne sur YouTube le 24 novembre 2013. Lire également : CARVIN Maxime, Deux siècles de calomnies. Robespierre sans masque, Le Monde diplomatique, novembre 2015, page 3.

[18] Du genre :

— conférences rémunérées plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers de dollars — voir Barack Obama, Bill et Hillary Clinton, Tony Blair, Nicolas Sarkozy, Yanis Varoufakis et bien d’autres : ANONYME, Cannes. Clinton, Blair, DSK, Sarkozy... combien touchent-ils pour donner des conférences ?, Nice-Matin.com, 27 septembre 2013, LORENZO Sandra, La conférence très privée donnée par Nicolas Sarkozy à New-York, Huffpost, 10 octobre 2012, ANONYME, WikiLeaks, John Podesta et Hillary Clinton : les cinq révélations choc à retenir, RT en français, 14 octobre 2016, GRUMBERG Jean-Patrick, Coup de tonnerre : mise en accusation probable d’Hillary Clinton concernant les indélicatesses de la fondation Clinton, Dreuz.info, 3 novembre 2016, WALSH David, Les discours à 400 000 $ d’Obama : sans complexe, éhontés, provocateurs, WSWS, 16 mai 2017, original en anglais publié le 29 avril de la même année sur le même site et DURDEN Tyler , Obama prend un jet privé, un convoi de 14 voitures… pour un discours sur le changement climatique de 3,2 millions de dollars, Le Saker francophone, 17 mai 2017, original en anglais paru une semaine auparavant in ZeroHedge (on a du mal à croire que le montant de cette rémunération soit authentique, tant il est extravagant) ;

— entretien télévisé de vingt-deux minutes payé 24 000 euros — voir à nouveau Varoufakis : CHARREL Marie, Yanis Varoufakis a touché 24 000 euros pour une émission sur la Rai, Le Monde.fr, 29 octobre 2015 ;

— emplois très copieusement rétribués dans un grand groupe médiatique — voir José Maria Aznar —, industriel — voir Felipe González, Gerhard Schröder, Wim Kok —, ou financier de type Carlyle, Goldmann Sachs ou Dexia — voir John Major, Anders Fogh Rasmussen, Jean-Luc Dehaene ou José Manuel Barroso : Complexe militaro-industriel états-unien. Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 9 février 2004, LE BARS Thomas, Ces chefs d'État qui se recyclent dans le business, Capital, 7 mars 2012 (ce document n’est plus disponible sur Capital.fr, mais on le trouve sur le site Burkinapmepmi.com) et RIMBERT Pierre, Le sens du placement, Le Monde diplomatique, septembre 2015, page 22 ;

— postes juteux à la tête d’une organisation de régulation internationale de type OMC — voir Pascal Lamy — ou FMI — n’est-ce pas monsieur Strauss-Kahn, n’est-il pas vrai madame Lagarde ?

Et j’en passe. Aux grands laquais l’oligarchie reconnaissante.

[19] Qu’est ce que les grandes orientations de politique économique (Gopé) ?, dossier, UPR, s.d. et CHAMAGNE Régis, La paix, c’est la guerre ; l’obéissance rend libre, billet de blog, RC, 24 mai 2017.

Comme l’a fort bien remarqué Quid damned (QUID DAMNED [pseudonyme], Monsieur Mélenchon, j’comprends pas..., Agora vox, 13 juin 2017), Jean-Luc Mélenchon s’est tu durant toute la campagne présidentielle sur l’obligation qui est faite au président de la République française de mettre en œuvre les recommandations contenues dans les Gopé ; lorsque François Asselineau mit à trois reprises les pieds dans le plat au cours du débat télévisé du 4 avril diffusé simultanément sur CNews et BFM TV, l’ancien sénateur de l’Essonne demeura impassiblement coi, s’abstenant de dire tout le mal qu’il pensait des Gopé (Le Grand Débat, CNews & BFM TV, 4 avril 2017, vidéo mise en ligne sur YouTube le jour même, à partir de 39’53’’, de 2h43’43’’ et de 3h41’43’’). Ce n’est que le 24 mai, les sondages donnant La France insoumise grande perdante des législatives (Liste de sondages sur les élections législatives françaises de 2017, Wikipédia, dernière modification le 20 juin 2017 à 18h25), qu’une quinzaine de jours avant le premier tour, foutu pour foutu, l’ami des prolos Dassault et Kerviel se réveilla tout à coup et récita son Asselineau à la perfection, preuve qu’il le connaissait sur le bout des doigts. Preuve supplémentaire, aussi, de son double jeu, typique de l’Autre gauche : tant qu’il escomptait devenir le premier magistrat de la République, puis le premier ministre d’Emmanuel Macron, il observa une discrétion exemplaire quant à l’importance primordiale des Gopé auxquelles il savait qu’il devrait se plier dans l’hypothèse où il accéderait aux affaires. Mais, resté simple euroblogueur logorrhéique et vulgaire europantouflard en apparence hyperactif aux parlements de Strasbourg et de Bruxelles après la présidentielle, briguant désormais un siège à l’Assemblée nationale jugé idoine, quoique moins rémunérateur, pour l’accomplissement de son glorieux destin de chef d’État, il pouvait dès lors réendosser son déguisement de critique implacable de l’UE et lâcher la bonde à son impétuosité d’opposant intraitable…

[20] Élection présidentielle 2017, France entière, Résultats au 2d tour, Rappel des résultats au 1er tour, Ministère de l’Intérieur, 23 avril et 7 mai 2017.

Quant aux députés élus sous l’étiquette La République en marche !, ils n’auront collectivement recueilli au premier tour des législatives 2017 que 13,43 pourcents des inscrits (Élections législatives 2017, France Entière, Résultats au 2d tour, Rappel des résultats au 1er tour, Ministère de l’Intérieur, 11 et 18 juin 2017) ! N’en déplaise à François Asselineau, démonstration a une nouvelle fois été faite de la nécessité de remplacer la Constitution de 1958 par une autre qui soit profondément démocratique, rédigée et votée par le peuple, et prévoyant des quorums pour toutes les élections en deçà desquels celles-ci seront à recommencer. Salutaire évolution de ce qui commencerait enfin à devenir « notre démocratie » au sens plein du terme. Néanmoins, il ne servira à rien de modifier la Constitution française pour y introduire davantage de démocratie et de socialisme tant que la France ne se sera pas extirpée des griffes de l’UE ; la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union abolit en effet toute disposition d’une Constitution nationale entrant en conflit avec les traités européens, en vertu de l’application du sacrosaint principe de la primauté du droit supranational décidée de son propre chef en 1964 par l’ancêtre de cette même institution appelée alors Cour de justice des Communautés européennes, sans l’aval des citoyens des pays membres qui n’ont jamais été invités à se prononcer sur cette problématique. La Ve République du grand Charles est subordonnée à ce principe comme lui serait assujettie la VIe du camarade Jean-Luc, du N’a-qu’un-œil de Montretout ou du héraut du made in France en marinière si elle existait (La primauté du droit européen, EUR-Lex, dernière modification le 1er octobre 2010).

Le président Macron et son équipe gouvernementale n’avaient cependant pas de quoi s’affoler : quand bien même la députation portant les couleurs de La République en marche ! eût manqué la majorité à l’Assemblée nationale (il n’en est rien puisque, la majorité absolue est fixée à deux cent quatre-vingt-neuf sièges et qu’elle en a obtenu trois cent huit à elle seule, comme prévu par les instituts de sondage et les médias dominants avec un zeste d’innocente exagération, sans aucune, mais alors vraiment aucune intention d’orienter le vote du second tour en faveur d’une future majorité macronesque la plus opulente possible : ANONYME, La République en marche obtiendrait plus de 400 sièges à l'Assemblée, Le Figaro.fr, 11 juin 2017, etc.), les représentants du peuple rangés sous d’autres étendards se seraient empressés de remédier à ce petit problème de pure arithmétique en validant les contreréformes néolibérales émanant de la Commission européenne et transcrites en droit français par les cabinets ministériels concernés : il n’existe fondamentalement aucune raison valable en dehors des contingences politiciennes pour qu’un élu des Républicains, du PS ou du FN fasse mine d’être défavorable, au moins sur les plans économique et social, aux futures propositions de loi bruxelloises traduites de l’anglais par le gouvernement Philippe, car elles ressembleront comme deux gouttes d’eau à celles qu’ils eussent conçues eux-mêmes. Seule une faible minorité d’élus réfractaires s’offusquera ouvertement des nouveaux paquets de mesures impopulaires qui s’abattront bientôt sur la tête des Français, histoire d’entretenir la fiction de la démocratie parlementaire, à condition toutefois que l’opposition de façade de cette minorité, faite de gesticulations bruyantes et d’inoffensifs votes de refus, ne franchisse les limites du convenable, c’est-à-dire qu’elle ne soit jamais suivie d’effet, qu’elle ne tire pas à conséquence (les « frondeurs » du PS et les députés du Front de gauche ont excellé dans cet art sous la présidence de François Hollande).

Il faut bien se rendre à l’évidence : le bilan des premier et second tours des législatives nous a montré, si besoin était, qu’à court terme (pour les cinq années qui viennent) un taux élevé d’abstention — en l’occurrence, deux records historiques enregistrés coup sur coup dans les annales électorales de la République — ne résout en aucune manière l’imposture de la dictocratie, bien qu’elle lui ôte tout crédit ; notre illégitime président conduira sa politique avec une majorité parlementaire de pacotille comme s’il avait été plébiscité. L’abstention n’est considérée comme dommageable pour la démocratie que par les braves gens qui croient encore en les vertus de cette dernière sous sa forme élective, pas par les apprentis dictateurs qui ne la redoutent aucunement pourvu qu’ils puissent pleinement s’acquitter de la tâche que leurs commanditaires leur ont assignée.

La forte abstention règle encore moins le problème de la paupérisation et du chômage puisqu’elle n’a pas condamné l’accès au trône à celui qui de tous les candidats-carpettes était probablement le plus servile à l’égard de l’oligarchie (s’il est possible d’établir une hiérarchie en ce domaine) et dont l’une des obsessions, imposée du reste par les Gopé, était la casse ultime du droit du travail (boulot entamé par les libéraux et les sociaux-traîtres antérieurement aux commandes). L’abstention massive qui fut si pénalisante pour François Asselineau fut un blanc-seing donné à ce freluquet aux dents longues qui règne dorénavant sur la République française et dont les autres intentions pernicieuses sont d’écraser le prolétariat, de pulvériser les libertés individuelles et collectives, d’entraîner davantage notre pays dans des guerres d’agression illégales et/ou néocoloniales, et d’achever la transformation politique de la France en un régime autoritaire et policier ne se cachant même plus de l’être. Imaginer que le désaveu des abstentionnistes freinera d’une quelconque façon le gouvernement Philippe dans son entreprise de destruction du pays et de laminage de la contestation populaire, ce serait faire montre d’une naïveté sans pareille, d’une incompréhension complète de ce que sont nos gouvernants à l’échelon national : des fossoyeurs vénaux, cyniques, sans état d’âme.

À propos des qualités véritablement exceptionnelles de plusieurs nouveaux députés marcheurs, lire : ASSELINEAU François, Avec une majorité absolue de députés LREM, Macron a désormais tout pouvoir. Les Français vont bientôt en mesurer les conséquences, UPR, 19 juin 2017. Pauvre France et pauvres de nous !

[21] La_France_insoumise, Wikipédia, dernière modification en date du 24 juin 2017 à 23h43.

[22] Je rejoins La France insoumise, La France insoumise.

[23] JBL1960blog, Non c’est non !

[24] BUSTA LALLY Jo, Que veut dire indigéniser par Steven Newcomb, JBL1960blog, 15 avril 2017.

[25] La définition de la démocratie directe est fort simple à énoncer : c’est un régime politique dans lequel le pouvoir est réellement détenu par le peuple, sans intermédiaires et quelle qu’en soit la forme. Les élus, peu nombreux lorsqu’il y en a, n’y sont que des exécutants étroitement surveillés et contrôlés, éventuellement tirés au sort et à tout moment révocables. L’éventuelle Constitution est écrite et instituée par le peuple. Le principe de la démocratie directe ou démocratie pure est tout entier contenu dans la célèbre formule d’Abraham Lincoln, seizième président des États-Unis d’Amérique (de 1861 à 1865) : « un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », fort mal illustrée au reste par l’exemple de la démocratie états-unienne qui est tout l’inverse. (La démocratie participative n’est qu’une démocratie représentative dans laquelle le peuple est un peu plus impliqué dans les prises de décision.) Pour creuser la question : ROUGEYRON Pierre-Yves, La démocratie représentative est-elle une imposture ?, entretien avec Étienne Chouard, La France debout, n°2, novembre-décembre 2012, repris sur Blog du plan C le 31 décembre de la même année, Étienne Chouard au colloque Henri Guillemin 2013, vidéo mise en ligne sur YouTube le 9 janvier 2014, CHOUARD Étienne, Pas de démocratie digne de ce nom sans tirage au sort pour que nos représentants restent nos serviteurs, dossier, Le Plan C, dernière mise à jour le 1er janvier 2017 et LAURUT Christian, La démocratie peut-elle être à géométrie variable ?, vidéo, Agora vox, 7 mars 2017.

Pratiquée de manière consensuelle par les Nations premières (lire par exemple ceci : ANONYME, L'organisation sociale des Amérindiens, Les Autochtones.wikispaces.com, s.d.) défendues avec ferveur par JBL1960 (BUSTA LALLY Jo, Au peuple Américain, JBL1960blog, 16 septembre 2016), la démocratie directe est un élément essentiel, de mon point de vue, de la dictature du prolétariat et donc, au bout du compte, de la suppression des classes sociales. C’est un garde-fou sans lequel toutes les dérives de l’État ouvrier son possibles : capitalisme d'État, bureaucratisation, impérialisme de type Union soviétique, autoritarisme, culte de la personnalité, goulags, naissance d’une nouvelle aristocratie (voir la classe dirigeante communiste de la Chine actuelle, la dynastie communiste nord-coréenne, la nomenklatura de la défunte URSS et les dignitaires des ex-pays de l’Est). Si elle voit le jour au niveau national, en France ou ailleurs, dans un avenir plus ou moins lointain, ce ne sera certainement pas de notre vivant — mais nous ne luttons pas seulement pour nous-mêmes, n’est-ce pas ?

[26] BUSTA LALLY Jo, La vie c’est comme une boîte de chocolats…, JBL1960blog, 17 avril 2017.

[27] Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 en vigueur à jour de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, Titre II – Le président de la République, Article 7, Conseil constitutionnel.

[28] Le vote supposé utile que j’évoque ne doit pas être confondu avec le vote utile auquel se réfèrent les médias pour le premier tour d’une élection nationale, qui est son contraire exact. Dans cette dernière acception, voter, en prévision de l’affrontement ultime avec le candidat du camp théoriquement opposé, pour l’un des pantins surmédiatisés de l’oligarchie en pensant qu’il appartient malgré tout, un tant soit peu, à la chapelle à laquelle on appartient soi-même et qu’il aura plus de chances de parvenir au second tour que le petit candidat méconnu pour lequel on incline naturellement, c’est renoncer à sa dignité de citoyen en faisant ce que les puissants attendent des électeurs qu’ils fassent : légitimer à cause de supputations erronées un ennemi à peine voilé du prolétariat plutôt que l’ennemi juré des oligarques (en l’occurrence, lors de la récente présidentielle française, l’unique opposant crédible à la vassalisation et à la décrépitude nationales, François Asselineau). ASSELINEAU François, Entretien d’actualité n°43 : Élection d’Emmanuel Macron – Législatives – Questions internationales, vidéo, UPR, 12 mai 2017, entretien datant de l’avant-veille, de 38’37’’ à 41’28’’.

Quant au vote motivé par le front républicain, cela revient à accorder son suffrage au second tour à un pantin idem dont les maîtres sont aussi immondes que la bête à qui il est censé barrer le chemin.

[29] Allusion à un aphorisme né sous la plume du père spirituel des Encyclopédistes, définition parfaite de la démocratie bourgeoise, que recèle l’Essai sur les mœurs publié pour la première fois dans son intégralité en 1756 (dernière phrase après les deux points dans l’extrait suivant) : « Quand nous parlons de la sagesse qui a présidé quatre mille ans à la constitution de la Chine, nous ne prétendons pas parler de la populace ; elle est en tout pays uniquement occupée du travail des mains : l’esprit d’une nation réside toujours dans le petit nombre, qui fait travailler le grand, est nourri par lui, et le gouverne », extrait des Œuvres de Voltaire, Lefèvre & Werdet et Lequien fils, Paris, 1829, tome XVII, Essai sur les mœurs et l’esprit des nations, et sur les principaux faits de l’histoire, de Charlemagne à Louis XIII, tome III, chapitre CLV État de l’Asie au temps des découvertes des Portugais, page 477 (passage cité, dixit Henri Guillemin, par l’historien René Pomeau dans l’un de ses ouvrages — j’ignore lequel : peut-être Politique de Voltaire, livre paru en 1963 chez Armand Colin ? — et partiellement repris, de manière assez approximative, par l’auteur de Napoléon, légende et vérité dans sa conférence consacrée au châtelain de Ferney, en situant incorrectement la source dans le chapitre La Chine de l’Essai sur les mœurs (les deux premiers chapitres du tome I de l’Essai sont effectivement consacrés à la Chine, mais la citation susmentionnée ne s’y trouve pas), EDITHPIAF (pseudonyme), Voltaire – Henri Guillemin, vidéo d’une conférence donnée à une date non indiquée, mise en ligne sur YouTube le 3 novembre 2012, de 25’53’’ à 27’03’’).

Robespierre, rousseauiste, brossa une lumineuse description de la philosophie sociale de Voltaire devant les membres de la Convention, le 18 floréal, an II (7 mai 1794) en ces termes, toujours selon l’irremplaçable et regretté historien chrétien de gauche, Henri Guillemin : « C’est une espèce de philosophie pratique réduisant l’égoïsme en système, qui considère la société comme une guerre de ruse, le succès comme la règle du juste et de l’injuste, le monde comme le patrimoine des fripons adroits », Ibidem, de 44’17’’ à 45’15’’.


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76 réactions à cet article    


  • Leonard Leonard 7 juillet 10:21

    Ton esprit de synthèse est vraiment très intéressant.


    Pour une réponse à un commentaire... heureusement que t’as pas commenter un bouquin...

    • O Coquinos O Coquinos 7 juillet 14:04

      @Leonard

      Merci pour ton appréciation et ton humour.


    • Leonard Leonard 7 juillet 14:29

      @O Coquinos

      Non sans deconner autant je vais avec plaisir à une conférence de FA sur la face cachée de la construction européenne de 3h30.

      Autant là c’était beaucoup trop court !

      (blague à part : la longueur joue beaucoup sur les lecteurs)

    • bob14 bob14 7 juillet 10:23

      TOUS les politiciens sont en perte de vitesse...A force de mentir au peuple, ils récoltent ce qu’ils ont semé depuis des années !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juillet 19:56

        @bob14
        Ils sont bien obligés de mentir, car ils ne décident plus de rien depuis Maastricht ! Ce sont des « gouverneurs de la Province France », qui appliquent les décisions de la BCE, du FMI, de l’ OTAN et de la Commission européenne.


        Imaginez tous ces candidats euronouilles, à la Présidentielle, dire la vérité :
        « L’ UE est un système supranational, les élections c’est pour de rire, depuis Maastricht, nous ne servons plus à rien, nous ne décidons de rien, mais il faut voter pour nous, et nous payer cher, en plus  ! »

        C’est pourtant ce que Viviane Reding, Commissaire européenne, est venue expliquer aux Députés français, qui ont la comprenette un peu ensablée :
         « Il n’y a plus de politiques intérieures nationales, il n’y a que des politiques européennes ! » Qu’on vote X ou Y, on aura la même politique économique européenne, genre Tchatcher.

        Comment fonctionne l’ UE ? C’est simple :
        Ceux qui décident ne sont élus par personne : BCE- OTAN - FMI- Commission européenne.

        Et que ceux qui sont élus : Députés français et européens, Présidents de la République, Sénateurs, n’ont plus la main et ne décident de rien d’essentiel.
        Sauf des questions sociétales et de la couleur des rideaux !


      • leypanou 7 juillet 10:25

        Quand vous serez capable de comprendre que les agoravoxiens ont autre chose à faire que de passer 3 heures à lire une prose d’un UPRien, aussi intéressante soit-elle,vous aurez beaucoup avancé !

        C’est comme l’article 50 asséné 30 000 fois par jour !


        • O Coquinos O Coquinos 7 juillet 11:56

          @leypanou

          Désolé, Leypanou, j’ignorais qu’Agora vox vous condamne à ce genre de pensum : lire des articles qui n’en finissent pas. Je croyais que vous étiez entièrement libre de vos choix de lecture. Merci, donc, d’avoir pris cette peine quoique ce fût sous la contrainte.

          La seconde partie de l’article sera un peu plus courte et vous montrera, j’espère, que je ne suis pas UPRien - ce qui d’ailleurs est loin d’être une tare -, et que je ne suis favorable jusqu’à présent à l’UPR que par réalisme politique, étant donné l’offre déplorable qui était la nôtre lors des dernières élections, et aucunement par idolâtrie envers Asselineau (je suis d’un bord opposé au sien sur le plan idéologique).

          Comme vous semblez malgré tout considérer mon texte comme digne d’intérêt (« une prose [...] aussi intéressante soit-elle »), je me dis que vous n’avez finalement pas complètement perdu votre temps, et j’éprouve moins de remords à l’avoir écrit.

          Vous me donner des conseils de concision pour « avancer », mais c’est à Agora vox que j’ai adressé mon papier, et pas à 20 minutes. Justement parce qu’en dehors de ce site citoyen, où placer de longs articles quand on prend ses concitoyens pour autre chose que des consommateurs d’infos superficiels constamment pressés par le temps, n’ayant jamais envie de consacrer un quart d’heure à lire quelque chose d’un peu développé, qui stimule leur réflexion et suscite leur réprobation ou leur satisfaction ?

          « Avancer », mais vers quoi ? Je ne cherche pas à établir un record de « vues », surtout avec ce type d’article. J’essaie au contraire d’apporter des arguments (contestables, d’ailleurs) et de fournir des pistes de réflexion en indiquant de nombreuses références que les lecteurs/lectrices pourront éventuellement consulter plus tard, lorsqu’ils auront du temps pour ce faire, et qui leur feront découvrir peut-être des médias situés hors du système dominant. Si je voulais tenter de battre un record, je ferais comme tant d’autres : des articles brefs, lisibles en quelques secondes, oubliés aussitôt que lus, avec des titres accrocheurs et dépourvus d’appels de note... Bâclés en une demi-heure, ce serait beaucoup plus reposant pour moi.

          Allons de quoi vous plaignez-vous, au juste, de l’argent qu’il vous a fallu payer pour lire l’article ?

          Je termine (sinon, c’est ma réponse que vous allez soumettre aux mêmes critiques) en vous faisant remarquer que lorsque l’article 50 est évoqué 30 000 fois par jours, on a droit à chaque fois à 90 000 commentaires furieux, ce qui est bien plus assommant.

          Merci aussi d’avoir bien voulu déposer un commentaire.

          Bonne journée.


        • O Coquinos O Coquinos 7 juillet 12:01

          @leypanou

          « Vous me donner » avec un z, bien sûr.



        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juillet 20:21

          @leypanou
          La durée ?! C’est tout ce qu vous trouvez comme argument ? Combien d’heures les Français ont passé à écouter la propagande européiste depuis 70 ans ?? Des milliers d’heures : « L’ Europe de la Paix, de la prospérité, de la démocratie, de l’ouverture sur le monde , toussa, toussa ... ». 


          Par exemple, le discours de Mitterrand au Bundestag en 1983 pour vanter le Traité de l’ Elysée avec l’ Allemagne, vous verrez, c’est très court ...

          C’est surtout un gros mensonge, le Traité de l’ Elysée voulu par de Gaulle, a été torpillé par Kennedy et le Gouvernement allemand !
          Le Couple franco allemand est un mythe servi aux mougeons français.


        • Daniel Roux Daniel Roux 7 juillet 10:29

          Un article à la première personne, je.. je..., très très long et paradoxalement, assez vide, dans l’argumentation et dans le fond.

          L’auteur n’en finit pas de s’excuser d’avoir égratigner Asselineau, le seul qui s’était franchement engagé à détacher la France de l’UE. 99% des électeurs qui se sont exprimés préfèrent la sécurité de l’UE à l’aventure, hors UE. Poutine en sera pour ses frais.

          L’auteur dénonce, entre autres choses, la traitrise de ce malheureux Tsipras qui a choisi de rester dans l’euro et dans l’UE, plutôt que de tenter l’aventure ruiné et isolé, face à la Turquie de Erdogan le Conquérant, et aux vautours bouffeurs de foie, détenteurs de la dette grecque, dont la BCE.

          Tout le monde n’a pas la détermination, ni les moyens de César devant le Rubicon, surtout si celui-ci à la largeur et la profondeur de l’Atlantique.

          Comme s’il avait le choix, pour peu qu’il se préoccupe de l’avenir des Grecs et de la Grèce.

          Comme si Mélenchon, aurait eu le choix ! Il vaut mieux pour lui qu’il n’ait pas eu à le faire.

          L’auteur ne semble pas savoir que les riches grecs, avaient déjà transféré la majeur partie de leurs milliards d’avoirs et de liquidités en euros, en Allemagne et au Luxembourg, comme l’avaient fait avant eux, les riches Argentins vers les US, avec le résultat catastrophique que l’on sait pour L’Argentine, à condition de s’intéresser à la réalité.

          C’est ainsi, il y a toujours des « bouche d’or » jusqu’au-boutistes qui préfèrent laisser les autres mourir pour des principes et des idées, plutôt que de réfléchir et de s’adapter, aux faits et à la réalité.

          Je signale à mes éventuels contradicteurs que je suis partisan de la sortie de la France de l’UE et de l’Euro, mais d’une France qui ne tomberait pas aussitôt sous la dépendance de ses créanciers, c’est à dire d’une France qui n’aurait pas 2147 milliards de dettes. D’une France qui pourrait compter sur ses élites au lieu d’être systématiquement trahie.


          • Leonard Leonard 7 juillet 12:06

            @Daniel Roux

            Si seulement ils y en avaient pour remettre en question la légitimité de la loi bdf de 1973...

            L’inadmissibilité d’un taux d’usure pour l’intérêt général semblait tellement plus raisonnable...

          • O Coquinos O Coquinos 7 juillet 18:10

            @Daniel Roux

            Bonjour.

            Vous eussiez préféré que j’écrivisse (comme disent les bêtes à pinces) à la troisième personne du singulier ? Heureusement, je n’en suis pas encore rendu là. Dans l’en-tête de l’article, il est clairement indiqué « Tribune libre » : qu’y a-t-il d’étonnant, dans une tribune libre, à ce qu’un auteur s’exprime par commodité à la première personne du singulier ? Est-ce un signe évident de narcissisme ? Etre narcissique quand on écrit sous pseudonyme, avouez que c’est un mal relativement bénin. Cela devrait pouvoir se soigner facilement, je vais en parler à mon psy.

            « L’auteur n’en finit pas de s’excuser d’avoir égratigner Asselineau » : cette assertion est sans fondement puisqu’elle ne fait allusion qu’à un seul passage de l’article, au début du 4e paragraphe : "Pour ma part, je n’étais et ne suis pas du tout opposé [...] relayée par certains« . Soyez précis et honnête dans vos critiques, si ce n’est pas trop vous demander.

             »99% des électeurs qui se sont exprimés préfèrent la sécurité de l’UE à l’aventure, hors UE«  : faux et archifaux, et vous le savez très bien ; de nombreux électeurs du FN, de DLF, de FI et du NPA pensaient que leurs champions respectifs prônaient la sortie de l’UE. C’est l’une des raisons du résultat en apparence décevant d’Asselineau. L’aventure hors UE, c’est-à-dire la vie comme nous l’avons connue pendant des dizaines d’années au sein d’un espace national et international avant 1993, c’est l’espoir de connaître la fin du cauchemar pour les millions de laissés pour compte dont regorge à présent la France.

             »Poutine en sera pour ses frais«  : quels frais ? Parce qu’une banque russe a accordé un prêt au FN ? Parce que vous croyez que le tsar Poutine compte sur Marine Le Pen pour désintégrer l’UE par l’intermédiaire de la France ? Que voulez-vous dire au juste ?

             »L’auteur ne semble pas savoir que les riches grecs, avaient déjà transféré la majeur partie de leurs milliards d’avoirs et de liquidités en euros, en Allemagne et au Luxembourg, comme l’avaient fait avant eux, les riches Argentins vers les US, avec le résultat catastrophique que l’on sait pour L’Argentine, à condition de s’intéresser à la réalité.« Merci du renseignement, c’est une révélation pour moi. L’Argentine est justement un assez bon exemple de ce que Tsipras aurait pu faire s’il avait été de gauche, ou tout au moins patriote : tenter de se dégager de l’emprise de la dette publique, du FMI et des multinationales et adopter une politique de relance économique favorable au peuple et qui, quoique loin d’être socialiste, porta ses fruits en réduisant sous la présidence de Nestor Kirchner le taux de pauvreté en Argentine. Idem à propos du Venezuela et de la Bolivie. Mais pour en faire autant en Grèce, encore fallait-il s’affranchir au préalable du carcan européen, ce qui aurait permis du même coup de lutter avec plus de résultat contre la fuite des capitaux.

            Le »malheureux« Tsipras, comme vous osez le qualifier n’a quasiment jamais rien fait d’autre dans sa vie que de la politique. Il fut très jeune encore (34 ans) président du parti Synapismos qui devint en 2012-2013, à son initiative, Syriza, et qui était représenté à la fois à la chambre des députés grecque et au Parlement européen. Tsipras n’ignorait donc pas, comme n’importe lequel de ses collègues politiciens, comment fonctionnait l’UE, quels en étaient les rouages et quelle était la marge de manoeuvre d’un gouvernement national hyperendetté souhaitant faire demeurer son pays à l’intérieur non seulement de l’Union, mais aussi de la zone euro : aucune.

            Si vous ne comprenez pas, de votre côté, que lorsqu’on présente impudemment un programme tel que le »programme de Thessalonique« entièrement conçu de façon extrêmement grossière pour duper ses concitoyens afin de se faire élire, qu’on se rend dans les capitales étrangères pour rassurer l’oligarchie atlantiste sur ses véritables intentions, qu’on remporte une élection en faisant campagne à la Macron, avec des slogans creux ( »L’espoir vient !« ) disant ce qu’une grande partie de la population persécutée souhaite bien évidemment entendre, qu’après quelques jours d’exercice du pouvoir on se couche face à la troïka, qu’après quelques mois on prend le risque d’assécher la trésorerie et de bloquer le fonctionnement des services publics et des collectivités locales pour pouvoir rembourser les banques et les Etats prêteurs sans même attendre les conclusions d’une enquête parlementaire sur la légitimité de la dette qu’on a soi-même initiée et sur lesquelles on s’asseoit sans autre forme de procès lorsqu’enfin elles sont produites et, pire que tout, lorsqu’on organise un référendum en espérant que l’insensée campagne de presse en faveur du oui incitera les électeurs à voter pour ce oui (ce qui aurait permis à Tsipras d’accéder à toutes les exigences des créanciers de la Grèce sans se discréditer aux yeux de sa propre population - il remporta les législatives de septembre 2015 grâce à un fort taux d’abstention), que le peuple vote non et qu’on fait comme s’il avait voté oui, si vous ne comprenez pas que quand on a fait tout cela on n’est qu’un imposteur de la pire espèce, alors je comprends que vous jugiez mon argumentation »assez vide« .

            Vous êtes de ceux qui prétendent être ancrés dans la réalité en souffrant d’une presbytie handicapante, de ceux qui constamment dédouanent les politiciens qui font le contraire de ce qu’ils avaient inscrit dans leur programme électoral en invoquant le fameux »c’est pas de leur faute, on les a pas laissé faire«  ! Quelle drôle de conception de la démocratie : à quoi servent les élections si le peuple ne peut pas être efficacement représenté, même par la gauche extrême  ?

            Ma position est aux antipodes de la vôtre : j’appelle un chat un chat, et un imposteur un imposteur. J’estime que lorsqu’on n’a pas la force de conviction ou la carrure d’un Delescluze, d’un Jaurès, d’un de Gaulle, d’un Lumumba, d’un Chavez ou d’un Morales, avec tous leurs défauts éventuels, il faut renoncer à faire de la politique si l’on est honnête avec soi-même et surtout vis-à-vis de ses concitoyens, et aller vendre des fruits et des légumes sur les marchés de manière au moins à se rendre réellement utile à ses concitoyens. Nous, le peuple, n’avons pas besoin d’un Tsipras ou d’un Mélenchon (et encore moins des autres européistes) pour faire le travail de la droite une fois parvenus au pouvoir, avec ou sans un Jospin premier ministre ; en revanche, l’oligarchie, elle, a besoin d’eux comme roues de secours, et c’est pour cela qu’elle les médiatise. C’est pourtant limpide.

            Du jour où Asselineau occupera des fonctions d’élu sous les couleurs de l’UPR et qu’il se comportera comme n’importe lequel de nos politicards, je serais l’un des premiers à lui tomber sur le râble. Je crois que c’est aussi cela être démocrate : ne jamais s’obstiner à soutenir des dirigeants politiques après que les premières preuves de leur compromission sont apparues.

             »C’est ainsi, il y a toujours des « bouche d’or » jusqu’au-boutistes qui préfèrent laisser les autres mourir pour des principes et des idées, plutôt que de réfléchir et de s’adapter, aux faits et à la réalité" : qui laisse mourir qui ? Est-ce que vous êtes conscient de l’énormité de ce que vous écrivez ? Etes-vous conscient que les gens crèvent pour de vrai de faim, de manque de soins, de désespoir à Athènes, à Thessalonique, à Patras et dans toutes les villes de Grèce sans parler des camps de réfugiés de guerre et de clandestins dans les îles et sur le continent, souffrant à l’heure où j’écris cette réponse en grande partie à cause du maintien dans l’UE de ce pays exsangue et par la faute de gouvernants qui ne bougent pas le petit doigt pour les défendre, contrairement à ce que vous paraissez croire ? Vous vivez sur une autre planète. Si vous en avez l’occasion ou les moyens, allez donc vous promener un jour en dehors des zones touristiques à Athènes, aux abords du port de Patras ou dans les faubourgs d’Iraklio et vous y verrez des gens, immigrés et autochtones, qui fouillent le fond des bennes à ordure pour y dégoter quelques restes à moitié pourris pour pouvoir se nourrir. Voilà où ça mène de rester coûte que coûte au sein de l’Union (il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’aller si loin pour constater les effets désastreux sur les prolétaires de l’appartenance à l’Union : on en trouvera en France de multiples preuves, hélas ! de plus en plus nombreuses). Et si vous pratiquez la langue du pays, discutez avec les habitants et demandez-leur ce qu’ils pensent de Tsipras, toutes tendances confondues, y compris les ex-syrizistes. Ils vous diront comment les députés de Syriza sont obligés d’être exfiltrés par la police anti-émeute, en catimini, en passant par les jardins qui jouxtent la Vouli lorsque le peuple se fait menaçant dehors, place Syndagma.


          • O Coquinos O Coquinos 7 juillet 18:11

            @Daniel Roux

            (Suite et fin)

            Le bouquet final : "Je signale à mes éventuels contradicteurs que je suis partisan de la sortie de la France de l’UE et de l’Euro, mais d’une France qui ne tomberait pas aussitôt sous la dépendance de ses créanciers, c’est à dire d’une France qui n’aurait pas 2147 milliards de dettes. D’une France qui pourrait compter sur ses élites au lieu d’être systématiquement trahie." Cela nous fait une belle jambe : moi aussi figurez-vous, mais comme je ne crois plus au père Noël depuis quelque temps, j’essaie de tirer les enseignements de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Vous prétendez être partisan du frexit, mais à condition en somme de rester à l’intérieur de l’UE, redoutant les terribles conséquences qui nous pendraient au nez si nous la quittions. Vous me faites penser à un résistant velléitaire du début des années 1940 qui aurait répondu aux partisans venus lui demander de les rejoindre : je suis pour la résistance contre l’occupant nazi, les gars, mais à condition que la gestapo traite ses prisonniers avec égards et aménité !

            Je vous remercie en tout cas d’avoir laissé un commentaire.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juillet 18:41

            @Daniel Roux
            Je suis partisan de la sortie de la France de l’UE et de l’Euro, mais d’une France qui ne tomberait pas aussitôt sous la dépendance de ses créanciers, c’est à dire d’une France qui n’aurait pas 2147 milliards de dettes.

            Ce qui intéresse les banques, ce n’est pas le capital, ce sont les intérêts. En sortant de l’ UE et en remettant en place le rôle de la Banque de France et ses prêts à taux 0% à l’ Etat, on stoppe la spirale de la dette. Encore faut-il faire le tri et savoir à qui appartient la dette publique ?


            Il y a deux sortes de dettes publiques, celles qui relèvent de la simple création monétaire par les banques. Les banques créent de la monnaie chaque fois qu’elles ouvrent une ligne de crédit. C’est l’arnaque de l’article 123 du TFUE, qui oblige les Etats à emprunter aux banques, alors que depuis 1801, l’ Etat empruntait à la Banque de France à taux 0%.

            Et la dette qui appartient aux Français. L’argent que les Français épargnent, les banques le prêtent à l’Etat, savez-vous ? Votre épargne, c’est donc de la dette publique, vous voudriez qu’elle ne soit pas remboursée ??

          • jaja jaja 7 juillet 12:27

            @ l’auteur : « Au-delà de la rhétorique grossière dont ils usent dans des joutes oratoires dignes de marchands de tapis, une Nathalie Arthaud est semblable sur le plan politique à un Philippe Poutou, un Philippe Poutou n’est pas tellement différent d’un Jean-Luc Mélenchon, qui n’est lui-même guère éloigné d’un Benoît Hamon, ce dernier étant assez proche d’un Emmanuel Macron, qui à son tour... et ainsi de suite, puisqu’à la base, François Asselineau mis à part, ils sont tous européistes et auraient tous mis en œuvre les Gopé[19] en cas de victoire — »

            Libre à vous d’encenser le gourou de l’UPR et son repli nationaliste, toujours sous domination capitaliste, (ce qui rapproche ce parti des thèses d’extrême droite) mais caricaturer à ce point la ligne politique d’ organisations de gauche comme le NPA est risible...

            La simple sortie de l’UE tout en restant sous la domination des mêmes maîtres patronaux qu’aujourd’hui n’est d’aucun intérêt pour les travailleurs de ce pays... Asseoir les fesses d’Asselineau sur le trône ne changerait absolument rien à la situation des prolétaires de ce pays...

            Les « réformes » actuelles (lire les régressions sociales) sont d’abord voulues par les capitalistes qui sont les vrais et seuls décideurs... Leurs toutous ne sont pas que l’UE (comme le dit le gourou) et les politiciens à leur service mais surtout l’ONU, le FMI, la Banque mondiale et autres organisations internationales...

            Quand les choses tourneront au vinaigre, que les peuples se soulèveront, les Commissaires européens seront virés tout comme les larbins du gouvernement... mais surtout il faudra exproprier les capitalistes, sans indemnités ni rachat et s’emparer de l’outil de production et des banques qu’ils monopolisent à leur profit....
            Ce sont les capitalistes qui détiennent le vrai pouvoir, c’est eux qu’il faudra faire tomber pour vraiment foutre leur système en l’air....

            Aujourd’hui règne le marasme idéologique où l’on voit certains se réclamer de la gauche tout en soutenant la droite qu’est l’UPR, celle de l’ex collaborateur des Pasqua (le facho), de Tibéri (le truand) ... Une « gauche » qui oublie (et même pourfend) ce qu’exigeaient déjà nos aïeux depuis la Révolution française et la Conjuration des Égaux de Baboeuf : l’égalité sociale entre tous ! Donc la fin du système capitaliste !

            L’auteur qui se définit « anti-impérialiste » devrait déjà considérer les positions du gourou envers les dernières possessions coloniales françaises et leurs peuples colonisés... et ne pas confondre avec lui la lutte des blocs pour l’hégémonie mondiale, où il soutient celui de Poutine, avec les luttes de libération des peuples dominés...

            Et les antimondialistes, les vrais, ils sont aujourd’hui dans les rues de Hambourg où ils font face à la police au service des salopards du G20...


            • Pyrathome Pyrathome 7 juillet 13:48

              @jaja
              Bonjour jaja,

              Ne te trompe pas de combat, Asselineau n’est en rien nationaliste et encore bien moins un extrémiste de droite, c’est pourtant pas difficile à prouver et à comprendre ! 
              Il se fait insulter par les fachos qui le traitent d’ordure cosmopolite ou par les mass médias qui le traînent dans la boue du complotisme....
              Les Poutou, Besancenot, eux, ne dérangent personne, voire même le contraire alors qu’un Asselineau, c’est leur pire cauchemar, preuve en est éclatante, tous les opposants à l’UE sont écartés, censurés par les merdias ( Asselineau, Delamarche, Sapir, Béchade, Berruyer, Polony, Onfray...etc )
              Tu devrais plutôt regarder qui sont les vrais supra nationalistes, tous les eurolâtres qui veulent une fédération impérialiste tout en flinguant les états nations séculaires pour le plus grand bénéfice de la finance internationale...
              Les vrais communistes, ceux qui restent encore debout, soutiennent FA  et son projet car ils bien compris que l’eu/euro/otan est un piège oligarchique à la solde de l’idéologie malfaisante néolibérale et de l’impérialisme us, c’est même sa seule vocation. Cette europe là, on ne peut la changer, il faut juste la détruire avant qu’elle nous détruise tous !
              Le CNR/UPR 2017 n’a pas de couleur politique, il rassemble des gens de tous les horizons afin de lutter pour sa liberté, c’est l’objectif affiché, il faut d’abord récupérer sa maison avant de penser à changer la couleur des papiers peints.... 

            • jaja jaja 7 juillet 14:17

              @Pyrathome « Les Poutou, Besancenot, eux, ne dérangent personne, voire même le contraire... »

              Allez va jouer avec l’extrême droite nationaliste et laisse nous tranquille... Des manifestants anti-loi travail font actuellement de la prison... Poutou vient d’être condamné en justice avec 3 de ces collègues syndicalistes mais c’est ton gourou l’anti-système...


            • jaja jaja 7 juillet 14:23

              @jajaEt quand tu dis :« il faut d’abord récupérer sa maison avant de penser à changer la couleur des papiers peints....  »

              Je suis bien d’accord...

              Donc il faut en exproprier les propriétaires illégitimes... C’est la première étape sans quoi rien n’est possible pour les « sans-dents »...
              Tout le reste n’est que politicailleries...


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juillet 18:56

              @jaja
              Les Français sont assez grands pour décider s’ils veulent exproprier ou pas, ils n’ont pas besoin de vous ! Ils ont besoin de comprendre le dessous des cartes de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, et de se rassembler pour en sortir.


              PS : Pour exproprier, encore faut-il qu’il reste des entreprises !
              Grâce à l’article 63 du TFUE qui a supprimé le contrôle des mouvements de capitaux, la moitié des entreprises industrielles françaises a fait faillite, ou elles sont délocalisées, ou elles sont rachetées par des capitaux de fonds vautours qui les pressurent avant de des liquider.

              Pour stopper ce délitement, seule la souveraineté permet de faire des lois qui arrêtent le processus de désagrégation de l’économie. C’est ce que propose l’ UPR. Ensuite les Français feront ce qu’ils voudront, l’ UPR est un mouvement provisoire. Pas un Parti politique.

              Il est quand même étonnant que vous militiez en faveur d’un Etat Palestinien indépendant et souverain !? Et pas pour la souveraineté de la France ?


            • cettegrenouilleci 7 juillet 19:32

              @jaja
              Dans le marasme idéologique d’aujourd’hui, on voit aussi les prétendus anti-impérialistes du NPA joindre leurs voix au choeur des puissances impérialistes pour dénoncer les soi-disant crimes du régime syrien, se faire les apôtres d’un prétendu droit d’ingérence humanitaire, dénoncer « le »dictateur Assad« , réclamer son éviction, la liquidation des institutions de ce pays souverain et son retour dans le giron des nations et des peuples vassalisés par l’Occident. Silence radio permanent par contre au sujet des crimes de guerre et des machinations diaboliques ourdies contre le peuple syrien par les valets de l’oligarchie qui sont aux manettes à Washington, à Londres, à Paris, à Tel Aviv, à Berlin et à Bruxelles, les yeux rivés sur les ressources gazières et pétrolières de la Syrie.

               Idem hier, à propos des actions honteuses menées contre la Libye par les mêmes champions de la défense des droits de l’homme, avec les mêmes comparses et les mêmes complicités, les mêmes péroraisons contre les soi-disant dictateurs en place et les mêmes silences assourdissants en écho aux actes de barbarie des forces coalisées de l’Occident, perpétrés pour faire prévaloir leur conception de la démocratie en arguant de leur »R2P« , non pas Right To Protect, comme ils le prétendent, mais Right To Plunder ! Le droit qu’ils s’arrogent, ce n’est pas celui de protéger, c’est celui de piller.

              Contrairement à Jaja, l’auteur de l’article semble savoir, lui, de quoi il est question lorsque l’on parle des »luttes de libération des peuples dominés", et de la mise en place de véritables institutions démocratiques (chez soi, pas chez les autres).

              Merci à lui, pour son brillant article, pertinent de la première à la dernière ligne.


            • gerald2 7 juillet 19:34

              @jaja
              Je pense aussi que tu te trompes de combat parce que tu n’as pas compris ou est le réel pouvoir.

              Aussi difficile que cela puisse paraître, ce sont d’abord les actionnaires (des milliardaires en général) qui ont le pouvoir sur les décisions prisent dans les entreprises. Les « grands patrons » (des millionnaires en général) ne sont que leurs exécutants qui font appliquer la loi à la fois dans l’entreprise et dans ses interactions avec le marché mondial. Par exemple, si le droit de délocaliser sans restriction est donné aux « grands patrons », ils le font parce que c’est leur travail et s’ils refusent, pour protéger les emplois par exemple, les actionnaires les remplaceront par d’autres « grands patrons » qui accepteront de le faire.

              Or, l’Union Européenne est justement l’instrument politique qui établie la loi pour les actionnaires d’abord. C’est elle qui indique par exemple à a France les mesures a prendre concernant les droits sociaux. C’est aussi l’Union Européenne qui impose la libre circulation des capitaux sans possibilité d’intervention de l’Etat (article 63 du TFUE) notamment avec les pays hors de l’UE (d’où les délocalisation à outrance). Ces mesures sont publiées chaque année dans le rapport des GOPE qui est en accès publique.

              En entretenant le mythe du « grand patron » qui serait tout puissant, le NPA, Force Ouvrière et dans une certaine mesure la France Insoumise, trompent leurs sympathisants.

              Aussi, ils les trompent en leur faisant croire que changer les choses par la manifestation ou par la grève est possible. En effet, faire cela ne fera qu’inciter les patrons, eux-mêmes sous la direction des actionnaires et des lois qu’ils imposent via l’Union Européenne, à délocaliser encore plus.

              Pour ces raisons, le NPA, Force Ouvrière et France Insoumise sont des partis leurres et je suis persuadé que leurs dirigeants savent pertinemment ce que je raconte ici. En effet, ce qu’il faut comprendre c’est que les dirigeants de ces partis leurres vivent de l’Union Européenne et que la grande majorité des syndicats en France sont aussi financés par l’Union Européenne (plus précisément par la Confédération Européenne des Syndicats). Aucun d’eux n’a donc intérêt à dire la vérité. Et Asselineau, tout énarque qu’il soit, est le seul à les dénoncer, comme il dénonce du reste toute la classe politique, notamment celle de droite, elle même particulièrement européiste.

              Je précise au passage que le programme d’Asselineau était de sortir de l’UE mais aussi de nationaliser TF1 et le secteur de l’énergie en France. Les remarques à son encontre comme quoi il serait d’extrême droite paraissent donc particulièrement surprenantes, voir intrigantes.


            • O Coquinos O Coquinos 7 juillet 21:20

              @cettegrenouilleci

              Vous me coupez l’herbe sous le pied dans la réponse à Jaja que j’espère poster ce soir ou demain matin. Le NPA reprend souvent à son propre compte la propagande impérialiste états-unienne, ce qui est assez croquignolet pour un parti prétendument anticapitaliste et anti-impérialiste. En plus des guerres de Libye et de Syrie, il ne faut pas oublier celle civile d’Ukraine : l’attitude du NPA constamment aligné sur Washington, jusqu’à accuser sans la moindre preuve les séparatistes d’avoir détruit en vol le Boeing de la Malaysia Airlines et la Russie d’avoir envahi militairement l’Est de l’Ukraine, fut particulièrement répugnante pour un parti aux lointaines origines socialistes. J’espère avoir le temps d’en écrire un peu plus dans ma réponse argumentée à Jaja qui est sans doute de bonne foi, mais complètement égaré(e ?) par le discours faussement de gauche de ce parti, dont le rôle en France est de retenir dans ses rets une partie des militants et de l’électorat progressistes à l’instar des autres partis institutionnels (idem à droite), d’engager celle-ci à soutenir envers et contre tout le projet européen (à condition de le réformer, bien sûr...) et d’empêcher ou de retarder le plus longtemps possible l’émergence d’un véritable parti prolétarien en occupant le terrain aux côtés de LO et des POI(d).

              Sans faire assaut de civilité, je vous remercie à mon tour pour votre appréciation finale qui m’encourage à produire quelques autres textes dans un proche avenir (outre la seconde partie de Sur François Asselineau).

              Bonne soirée à vous.


            • Mister hyde 8 juillet 01:38

              @jaja

              Bonsoir , j’aimerais moi aussi entendre votre avis sur les soutiens impérialistes du NPA, ayant toujours eu une affinité a gauche, je suis assez choqué d’avoir vu au fil des ans ce qui est évoqué sur les réponses plus haut. 

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 juillet 06:23

              @gerald2
              Non seulement le NPA confond allègrement les « révolutions colorées » avec des révolutions populaires, mais il confond ceux qui ne veulent plus de l’ UE & de l’ OTAN, avec le FN.


              « De BHL à Charlie Hebdo, la propagande néoconservatrice déguisée en Gauche progressiste » Dès qu’on parle de sortie de l’ UE, le NPA vous traite de fachos !

              Sous couvert d’une louche de révolution, le NPA fait le même travail que tous les néoconservateurs, faire croire que le FN est fasciste, alors que c’est un épouvantail fabriqué par le système pour assurer sa survie !


            • chantecler chantecler 8 juillet 06:45

              @Fifi Brind_acier
              Oui, tu as raison .
              Le NPA marche complètement à coté de ses pompes .
              Une majorité de militants et sympathisants considèrent encore que la Russie c’est l’URSS , Staline etc etc ...
              Dont Poutine est le digne représentant .
              Ils se veulent révolutionnaires mais sont devenus néoconservateurs .
              En arrière fond chez eux ,une « révolution » oui peut être ,« internationaliste » , de l’union des prolétariats si elle est impossible ou s’ils en sont les seuls acteurs .
              Le courant trotskyste NPA est devenu incompréhensible .


            • O Coquinos O Coquinos 13 juillet 14:44

              @Pyrathome

              D’accord avec vous, Pyrathome : le critère de la médiatisation est l’un des meilleurs pour identifier qui est potentiellement dangereux (ou tout au moins dérangeant) ou ne l’est pas pour l’oligarchie atlantiste (bien que je ne trouve pas qu’Onfray, qui aime à se faire passer pour un martyr, soit ostracisé : ils est régulièrement invité sur de nombreux plateaux de TV, s’exprime fréquemment sur les ondes et il arrive même que le Diplo lui consacre de temps à autre un article... Alors comme opposant fondamental au système, j’ai quelque doute).

              D’ailleurs, pour aller exceptionnellement dans le sens de Jaja (avec qui je suis en désaccord complet sur tout le reste - je peaufine ma réponse à son commentaire), je ne vois pas Asselineau comme un opposant au capitalisme, ce qu’il n’est assurément pas, mais comme un patriote qui a le tort immense au yeux des oligarques d’avoir mis en plein dans le mille dans sa dénonciation méthodique du projet européen, c’est-à-dire de la dictature européiste, d’une façon rationnelle, logique, légaliste, pédagogique, fournissant les preuves de ce qu’il affirme, avec toutes sortes d’imperfections dans son discours telles que des approximations historiques, des raccourcis, des omissions volontaires ou involontaires, des partis pris et des choix contestables, etc., mais qui globalement tient la route et est très efficace auprès des citoyens et citoyennes qui cherchent à comprendre les raisons précises du marasme qui les engloutit ou menace de le faire.

              Je crois que l’oligarchie sait qu’elle a trouvé en sa personne un adversaire à sa mesure qui a compris que la seule opposition réelle au néolibéralisme est celle d’un peuple se rassemblant dans toute sa diversité au sein d’un mouvement populaire (à défaut d’être prolétarien) autour d’un projet commun - la libération nationale -, se construisant pas à pas, sur le terrain, par la prise de conscience et la (re)politisation et dont le flux soit sans cesse grossissant grâce à Internet et aux réunions publiques, seuls moyens d’expression touchant un assez large public encore accessibles aux dissidents de l’Union soviét..., pardon, européenne. Une opposition qui est le contraire de celle, cathodique, des représentants élus ou autoproclamés du peuple, de droite comme de gauche, extrêmes ou non. Elle ne peut néanmoins satisfaire les marxistes en ce sens que cette force, l’UPR, ne s’aventure guère en dehors de la voie de l’éducation populaire et de la présentation de candidats aux élections, et qu’elle est dirigée par un chef suprême (et non un gourou comme l’affirme Jaja avec mépris pour les UPRiens), comme toute organisation gaulliste qui se respecte (c’est également le cas chez les nationalistes et l’extrême gauche). On est certes très loin de l’élaboration d’un parti ouvrier, laquelle n’a de toute façon jamais été l’objet de l’UPR. Cependant, on peut être à la fois marxiste et pragmatique, et considérer qu’il vaut mieux soutenir un parti cryptogaulliste qui tente sans ménager sa peine de nous extraire de l’UE, plutôt qu’apporter son aide à des partis antiprolétariens inoffensifs pour le grand capital qui pratiquent superficiellement le langage de la gauche pour mieux la bâillonner.

              Les autres partis eurocritiques, chacun avec sa spécificité, son électorat plus ou moins captif, balayant l’ensemble du spectre politique en France ou peu s’en faut, sont en effet les alliés du système capitaliste européiste et atlantiste, car il prétendent rétablir la souveraineté du pays (FN, DLF), désobéir aux traités (FI) ou les renégocier (tous, du NPA au FN) en se passant du peuple, leur préoccupation essentielle étant d’assurer la survie de leurs appareils, de faire tourner leur boutique en s’appuyant sur la généreuse exposition médiatique que leur offrent des organes bourgeois intéressés à leur célébrité. Le PS, où ce qu’il en reste, est un parti d’élus (peut-être plus pour longtemps) ; le PCF, un ancien parti ouvrier qui n’est même plus l’ombre de son ombre ; LR un parti de grenouilleurs et d’affairistes ; LREM, un parti composite recyclant tout ce qui passe à sa portée, sans discrimination de qualité ni de provenance (résidus de LR, du PS, d’EELV, etc., et opportunistes les plus divers, tout est bon) ; FI un « parti »-bidon, pur produit d’Internet comme LREM ; le NPA un quasi-groupuscule au service de la propagande états-unienne ; EELV un quasi-groupuscule au service de la fédéralisation de l’UE ; DLF, un quasi-groupuscule gaulliste louchant sur le pétainisme ; le MoDem, un parti-sangsue, qui s’agrippe dans le palud politicien à toute formation replète y barbotant dans sa proximité, capable de le nourrir ; le FN, un parti-épouvantail flattant les bas instincts de notre population ; etc.

              La caractéristique commune à tous ces partis est qu’ils n’ont jamais cherché au cours des dernères décennies à rien bâtir pour et avec le peuple, mais ont constamment utilisé ce dernier comme vache à lait (adhérents), factotum (militants colleurs d’affiches), gogo de service (signataires de pétitions, participants aux votations, rêveurs de Nuit debout, constituants virtuels de M6R, etc.), anabolisant (manifestants, pour gonfler les muscles rachitiques de ces partis) et pourvoyeur d’emplois (électeurs). Et eux n’ont même pas l’excuse et le mérite de vouloir nous extirper du Pandémonium bruxello-luxembourgo-francfortois.

              Un exemple entre mille autres : concrètement, le principal - pour ne pas dire l’unique - bénéficiaire du grand cirque festif et onirique que fut Nuit debout, dont il n’est rien ressorti comme c’était prévisible, fut François Ruffin, devenu député grâce à l’aide sans faille des médias de masse, publics et privés, qui ont promu son film Merci patron ! à tout-va et sa gigantesque opération de com’ (Nuit debout, aux côtés de l’idole des jeunes contestataires romantiques, Frédéric Lordon qui, lui, a enfin pu bénéficier d’une visibilité nationale), jusqu’à l’inviter sur le plateau de France 2 une quinzaine de jours avant le premier tour de l’élection présidentielle pour questionner les yeux dans les yeux le futur président, devenant ainsi le symbole vivant, dépourvu de cravate et de veston (signes indiscutables de son insoumission et de son appartenance à la terrible gauche radicale), de l’Opposant. Après cela, se faire élire sur ses terres député n’était plus qu’un jeu d’enfant. Comment peut-il encore se rencontrer des gens à l’esprit tordu qui osent critiquer notre belle démocratie, alors que celle-ci permet à de dangereux rebelles, d’assez modeste extraction comme Ruffin, d’accéder à la représentation nationale ? Je l’ignore.

              Jusqu’à présent, parmi les partis de poids en France, seule l’UPR tente de mettre en ordre de marche le peuple français pour atteindre un même but politique : mettre fin à la destruction tranche par tranche de notre pays. Cet ébranlement n’est pour l’instant encore qu’un frémissement, mais qui ne peut que croître en s’intensifiant. L’UPR est révolutionnaire dans son genre (en tout cas davantage que les structures qui prônent la révolution citoyenne ou le grand soir à condition de ne pas sortir du carcan européen ! comme FI et le NPA) quoiqu’à des années-lumière de ce à quoi un marxiste peut songer. Elle effraie l’hyperclasse parce qu’au lieu d’être guidée par une idéologie flexible et corruptible, l’UPR s’est édifiée sur des principes bien plus puissants qui sont l’amour de la terre natale (et le désir de la préserver), de la communauté nationale (et internationale), de la langue maternelle et de la culture ancestrale (qui donnent envie de s’ouvrir sur les langues et cultures étrangères), de l’indépendance, de la paix et du bien-être collectif. Ce mouvement inhabituel est donc difficilement contrôlable par les puissances d’argent parce qu’il s’est fondé sur la défiance de ses militants à l’égard des médias de grande diffusion, sur le développement de leur esprit critique face à la comédie médiatico-politique et sur l’absence de collusion de ses dirigeants avec le monde des affaires et de la finance, et il n’existe donc pas d’angle d’attaque sous lequel les oligarques puissent le vicier pour le discréditer et le détourner de son objectif.

              Bonne journée.


            • O Coquinos O Coquinos 13 juillet 18:10

              @gerald2

              Rien à ajouter de mon côté, sur le fond, à votre parfait commentaire. Vous avez entièrement raison de souligner la conscience très nette de la situation qui est celle des dirigeants des partis-leurres (de gauche et de droite) et l’hypocrisie du rôle qu’ils jouent. Autant Jaja est certainement sincère lorsqu’il ou elle se récrie devant certain aspect de mon article (j’ai tendance à mettre dans le même panier, sans beaucoup de nuance je le reconnais, les patrons et patronnes de ces formations), autant les caciques du NPA, de FI, du FN, etc., sont inexcusables de défendre l’indéfendable en pleine connaissance de cause : le maintien de notre pays dans l’Union.

              La grève générale illimitée pourrait avoir un effet certain contre la démantibulation du droit du travail, la destruction de notre industrie et la délocalisation des emplois, mais les conditions ne semblent pas réunies pour qu’elle puisse être spontanément initiée par les travailleurs eux-mêmes et il ne faut pas compter sur les centrales syndicales affiliées à la CES, comme vous l’avez signalé, pour l’organiser. En Grèce, où le naufrage est pire qu’en France, les grands syndicats ont lancé depuis 2010 je ne sais combien de grèves générales... de vingt-quatre heures qui n’ont bien entendu rien donné, et qui n’ont servi qu’à augmenter le sentiment d’impuissance et de fatalité chez les grévistes et la population résistante et à irriter davantage, gratuitement, les non-grévistes, tout en paraissant justifier l’existence de ces structures syndicales complices du patronat et des autorités européennes.

              Merci pour votre utile intervention dans le débat.


            • O Coquinos O Coquinos 4 août 17:31

              @jaja 1/4

              Bonjour.

              Désolé de vous répondre si tardivement.

              Selon vous, j’ai porté aux nues François Asselineau dans mon papier. C’est inexact, il suffit de lire le passage de mon article placé en exergue dans votre commentaire. Au lieu d’« encenser » FA, je l’ai distingué des autres ex-candidats parce qu’il n’était clairement pas européiste et que ses affirmations/démonstrations étaient rationnelles, argumentées, documentées, précises et en grande partie vérifiables.

              « Son repli nationaliste », écriviez-vous ; l’emploi du terme « repli nationaliste » à l’égard de FA ne prouve qu’une seule chose : vous mettiez à côté de la plaque en ce qui le concernait, par ignorance et/ou idée reçue, ou par malveillance. Ayez la curiosité de visiter le site de l’UPR, comprenez la démarche de son président-fondateur inspirée du CNR et osez encore après cela le calomnier derechef en affirmant que son « repli nationaliste » rapproche son parti « des thèses d’extrême droite ».

              Le qualifier de « gourou », de la part de quelqu’un qui soutient le NPA, est plaisant. Sachez que la réputation du NPA auprès du reste de la gauche, dans les coulisses, parmi les cadres de celle-ci, est justement celle d’une secte. Les plus sectaires ne sont pas toujours ceux qu’on croit et sont parfois ceux qui accusent les autres de l’être. Si Asselineau est un « gourou », alors pourquoi n’en pas dire autant d’un Krivine, d’une Laguiller, d’un Mélenchon qui sont ou qui furent inamovibles durant de longues années à la tête de leurs partis respectifs (éventuellement remplacés sur le tard par des sous-fifres aux ordres du sachem) ? Quand on qualifie un responsable politique de « gourou » il faut fournir un minimum d’éléments pour étayer son accusation. Or, la vôtre ne reposait sur rien.

              Lorsque j’ai écrit que tous les ex-candidats à la présidentielle mis à part François Asselineau se ressemblaient notamment en ce qu’ils s’apprêtaient à mettre en œuvre avec le même zèle les Gopé en cas de victoire, véritable feuille de route en matière économique et sociale de notre gouvernement (ce qui se vérifie aujourd’hui, comme l’avait annoncé FA : Édouard Philippe, avec la réforme du code du travail par ordonnances voulue et promise par Emmanuel Macron, tente de mettre sans tarder en application certaines des recommandations que renferment les Gopé), je ne faisais que reprendre l’un des chevaux de bataille de l’UPR, seul parti à en avoir affiché le contenu sur son site web dans l’espoir d’alerter le peuple français sur les dangers dont elles le menaçaient : vous ne pouvez nier que Philippe Poutou, comme ses rivaux à l’exception de FA, n’en dit mot. Il s’efforça en revanche, durant toute sa campagne, de faire rire l’assistance par son comportement facétieux et désinvolte, assurant au mieux son rôle d’amuseur public en troquant l’argumentation raisonnée du socialiste logicien pour l’impertinence gratuite de l’écolier dissipé qui sait qu’il ne sera pas puni quoi qu’il fasse ou quoi qu’il dise parce qu’il est le chouchou de la direction, tout en jouant au redresseur de torts tirant à boulet rouge sur les cupides en délicatesse avec la justice (en l’occurrence sur François Fillon, avec la bénédiction des oligarques détenteurs de médias qui, une fois n’est pas coutume, avaient décidé d’abattre le candidat LR ; la réaction dudit Fillon [à partir de 3h21’02’’] à l’endroit de cet adversaire que personne ne craint ni ne prend au sérieux, ravi d’être venu faire son petit numéro devant les caméras, qui venait de l’accuser pour la seconde fois au cours du débat du 4 avril, devant six millions de témoins, de s’être « [servi] dans les caisses publiques » fut révélatrice de ce que le candidat LR savait que le fou du roi avait toute licence à la cour : « Oh ! oh ! oh ! oh ! oh ! oh ! oh ! oh ! », gronda-t-il d’un air menaçant ; puis, se ravisant tout à coup, il ajouta du bout des lèvres : « J’vais vous foutre un procès vous, hein… », procès qu’on attend toujours et qu’on espérera longtemps encore, en vain ; on eût aimé entendre Poutou se gausser avec autant de vigueur du sieur Macron, le candidat choisi par les ultrariches, en évoquant les soupçons de sous-évaluation de patrimoine et de favoritisme au profit de Business France qui pesaient sur lui, c’est-à-dire prendre le contrepied de l’oligarchie au lieu de lui servir de commissionnaire). Le candidat Poutou nous gratifia d’une collection de perles digne des joailleries de la place Vendôme et défonça quantité de portes grandes ouvertes (à peu près les mêmes que cinq ans auparavant, avec plus d’élan), se gardant bien d’en appeler à l’intelligence populaire en expliquant à ses compatriotes comment l’oligarchie atlantiste et le rouleau compresseur européiste s’y prennent pour berner les gens avant, pendant et après les élections… Il joua au justicier de bac à sable sans jamais appuyer là où cela eût vraiment fait mal aux capitalistes, lesquels, par le truchement de leurs pseudojournalistes vedettes tout sourire et tout onction à son égard, lui montrèrent une mansuétude infinie. Je n’ai donc rien caricaturé du tout dans mon article et celui-ci était d’ailleurs si peu « risible » qu’il semble ne pas vous avoir fait prendre la chose trop à la rigolade.

              Venait ensuite dans votre commentaire un argument bateau qui est mis en avant par tous les révolutionnaires qui prétendent décrocher la lune sans délai, qui exigent l’impossible tout de suite, sans s’embarrasser de considérations d’ordre pratique, technique, stratégique, juridique (et qui n’obtiennent par conséquent jamais rien de bon pour le prolétariat), ne daignant pas entendre parler de hiérarchisation des problèmes sous prétexte d’être des purs, des absolus, de vrais de vrais militants progressistes détachés des misérables contingences terrestres. Vous avez écrit : La simple sortie de l’UE tout en restant sous la domination des mêmes maîtres patronaux qu’aujourd’hui n’est d’aucun intérêt pour les travailleurs de ce pays. C’est à se demander si vous avez déjà eu la curiosité de parcourir les traités constitutifs et autres de l’UE. Retrouver en sortant de cette dernière une monnaie nationale adaptée à l’économie française (le franc), se départir du néolibéralisme congénital de l’UE afin d’avoir à nouveau la possibilité d’opter pour d’autres doctrines économiques, retrouver la maîtrise du budget de l’État, récupérer les milliards d’euros que nous versons à la Commission de Bruxelles pour engraisser des fonctionnaires européens qui travaillent à notre perte dans des conditions de vie de nababs au lieu d’améliorer avec cet argent le sort de nos précaires, recouvrer le pouvoir d’interdire les délocalisations, etc., si la récupération de tous ces leviers essentiels « n’est d’aucun intérêt pour les travailleurs de ce pays » selon vous, eh bien ! cela signifie que vous êtes un ou une néolibéral(e) de gauche qui s’ignore.


            • O Coquinos O Coquinos 4 août 17:32

              @jaja 2/4

              Cet argument : Inutile de sortir de l’UE, car au niveau national on resterait dans le système capitaliste, revient à mettre la charrue devant les bœufs. Passez-moi quelques audacieuses extrapolations : dans les années 1930 et 1940, vous eussiez de la même façon déconseillé aux prisonniers des camps de concentration de s’en évader parce qu’une fois échappés, ils eussent erré à l’intérieur du vaste IIIe Reich, courant le risque de s’y faire reprendre ou tuer. Idem avec ceux des goulags dans l’immense Union soviétique. Idem avec les esclaves noirs dans les étendues de champs de coton à perte de vue du Sud des États-Unis. Votre rôle à vous les militants/sympathisants du NPA consiste à vous donner l’allure d’anticapitalistes inflexibles en vous grimant, dressés sur vos ergots, mais en réalité vous œuvrez à ce que vos concitoyens demeurent sagement les victimes d’une des pires expressions du capitalisme que nous ayons jamais connues en France : l’UE. Indignez-vous, indignez-vous autant que vous voudrez, bonnes gens !... mais ne vous révoltez jamais, d’aucune manière, surtout pas en vous efforçant de reconstruire méthodiquement un parti ouvrier, sauf à aller régulièrement faire du barouf de la place de la République à celle de la Nation à Paris pour distraire riverains et passants. Constatant les divagations de votre militantisme, Léon Trotsky, dont les dirigeants du NPA ne se réclament plus depuis belle lurette du reste, accomplirait à lui tout seul de nouvelles révolutions si sa dépouille n’avait subi la crémation : des tours complets sur lui-même, dans sa tombe mexicaine.

              Asseoir les fesses d’Asselineau sur le trône ne changerait absolument rien à la situation des prolétaires de ce pays  : si ce ne sont tout de même les quelques détails évoqués plus haut dans la présente réponse... Vous n’appréciiez pas la personnalité d’Asselineau, c’est entendu, mais vous auriez pu néanmoins montrer davantage de respect envers cette partie fondamentale et postérieure de sa personne qui n’a à priori jamais attenté au bonheur universel ; à l’avenir, s.v.p., qualifiez-la au moins d’auguste, le principal intéressé et son proche entourage vous en sauront gré.

              Les « réformes » actuelles (lire les régressions sociales) sont d’abord voulues par les capitalistes qui sont les vrais et seuls décideurs... Leurs toutous ne sont pas que l’UE (comme le dit le gourou) et les politiciens à leur service mais surtout l’ONU, le FMI, la Banque mondiale et autres organisations internationales  : vous établissiez un ordre d’importance dans la nuisance des institutions inter- et supranationales qui n’avait pas lieu d’être (je note que vous oubliiez de mentionner l’Otan à l’égard duquel le NPA est en général d’une discrétion ou d’une indulgence remarquables). N’étant inscrit à aucune internationale socialiste ou communiste, le « gourou » s’occupe avant tout des intérêts de ses compatriotes, ce qui n’est déjà pas si mal, quoique fort désuet, je l’admets ; à l’inverse de ce que vous affirmiez, il n’a jamais prétendu que l’UE fût le seul instrument de la domination pour lui états-unienne, pour vous capitaliste : il en existe naturellement bien d’autres. Néanmoins, dans votre énumération, l’ONU n’est certainement pas l’institution la plus néfaste au niveau mondial et, pour l’instant, ni le FMI ni la BM ne sapent activement l’économie et ce qu’il reste des services publics de notre pays : cela viendra si nous demeurons à l’intérieur de l’UE, lorsque, au point de mettre irrémédiablement en défaut notre capacité de remboursement, nos nouveaux et futurs gouvernants suivront à leur tour à la lettre les contraintes budgétaires, les décisions politiques et l’orientation idéologique imposées par les institutions et traités européens, avec pour conséquence sciemment consentie l’augmentation toujours plus démentielle de notre dette publique, se rendant ainsi coupables, comme leurs prédécesseurs — Sarkozy, Hollande, leurs premiers ministres respectifs et les ministres de ceux-ci —, de ce qui ressemble fort à de la haute trahison envers la Nation. Les entités les plus nocives pour le peuple français sont bel et bien pour l’instant, d’une part, l’Union dont les textes fondateurs, les directives et les règlementations diverses ont force de loi sur l’ensemble de son territoire et dont les effets désastreux se font sentir quotidiennement dans la vie de nos compatriotes sans que beaucoup le sachent, et, d’autre part, une Otan avide de bataille et semeuse de mort, qui nous entraîne dans la préparation à une guerre d’agression contre la Russie (et d’autres puissances) pour tenter de préserver une suprématie états-unienne de plus en plus chancelante, guerre qui serait contraire aux intérêts de la France et effroyable pour elle en termes de coût humain et de destructions de bâtiments et d’infrastructures, notre pays étant situé presque aux premières loges dans le cadre d’un tel conflit, ce qui — comme d’habitude — ne serait pas le cas des États-Unis d’Amérique (il vaut toujours mieux avoir sa base arrière localisée loin de l’épicentre d’une conflagration, y compris à l’ère des missiles intercontinentaux hypersoniques).

              Vous écriviez quelques lignes plus bas : Ce sont les capitalistes qui détiennent le vrai pouvoir… Excusez-moi de persifler, mais ça, c’était du lourd ! Les capitalistes détiendraient donc le pouvoir, sérieusement ? Vous parliez de les exproprier, de s’emparer des outils de production et des banques, de « foutre leur système en l’air... » Vous prêchiez un convaincu, mais être socialiste n’interdit pas non plus d’avoir les pieds sur terre. Vous voudriez « foutre en l’air » le système capitaliste alors que vous n’êtes même pas favorables, au NPA, à vous engager dans la première étape de ce processus, son b.a.-ba dans les conditions actuelles : la lutte contre l’un des aspects les plus pernicieux du capitalisme, le néolibéralisme, doctrine quasi officielle de ce bastion de l’antisocialisme qu’est l’UE que vous défendez coûte que coûte.


            • O Coquinos O Coquinos 4 août 17:32

              @jaja 3/4

              Aujourd’hui règne le marasme idéologique où l’on voit certains se réclamer de la gauche tout en soutenant la droite qu’est l’UPR, celle de l’ex collaborateur des Pasqua (le facho), de Tibéri (le truand)... Une « gauche » qui oublie (et même pourfend) ce qu’exigeaient déjà nos aïeux depuis la Révolution française et la Conjuration des Égaux de Baboeuf : l’égalité sociale entre tous ! Donc la fin du système capitaliste ! Holà ! Tout beau ! Pour le coup, vous mélangiez un peu tout, vous faisiez dans la salade niçoise ou la choriatiki salata. L’UPR a produit un document détaillé expliquant quelle fut la nature des relations de son dirigeant avec l’ancien ministre de l’Intérieur et dénonçant les allégations de collaboration avec l’ancien maire de Paris qui l’ont visé. Après avoir adhéré au RPF de Charles Pasqua et de Philippe de Villiers en 1999 (parti fondé la même année), Asselineau a effectivement travaillé du 1er juin 2000 au 30 mars 2004 comme fonctionnaire détaché au Conseil général des Hauts-de-Seine dont Pasqua était alors le président (c’était plusieurs années après que ce dernier eut été ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Balladur), et, à l’occasion des élections municipales de mars 2001, il se présenta dans la Capitale sous les couleurs du RPF en tête d’une des listes de ce parti (dans le XIXe arrondissement) alliées à celles du maire de Paris sortant, à la suite d’un accord passé entre Pasqua et Tiberi. Aujourd’hui, pour des raisons évidentes eu égard à la réputation sulfureuse du couple Tiberi, l’UPR nie toute proximité entre son président-fondateur et l’ex-lieutenant de Jacques Chirac : FA aurait « mené sa campagne en quelques semaines, en toute indépendance et sans concertation avec les équipes de M. Tibéri » et « M. Asselineau n’a jamais travaillé avec M. Tibéri à la mairie de Paris… » Il est cependant indéniable que se mettre au service de Pasqua fut une faute impardonnable qui lui sera éternellement reprochée, car personne n’ignorait quelle était la sensibilité politique véritable de son employeur (je l’ai rappelée dans la note de fin n°29 de mon premier article paru sur Agora vox). Et le slogan final de ses affiches pour sa campagne municipale parisienne début 2001 axée sur le thème sécuritaire, thème d’extrême droite par excellence, ne laissait guère de doute sur sa disposition à travailler avec Jean Tiberi dans le cas où celui-ci eût été réélu : « Ensemble pour Paris avec Jean Tiberi » ! On y lisait aussi que, secrétaire national du RPF, Asselineau était « l’un des proches collaborateurs de Charles Pasqua… » À cette époque, le tempérament du jeune quadragénaire au visage anguleux qu’il était tenait davantage du roquet hargneux de la droite dure que du paisible et replet gaulliste social frisant la soixantaine qu’il est devenu. Asselineau a incontestablement commis plus d’une bévue dans les engagements politiques de sa jeunesse et du début de sa maturité, du point de vue même qui est aujourd’hui celui de l’UPR, et tout ne peut pas être imputé pour le dédouaner à un cruel manque de discernement de sa part. Mais il se plaçait alors dans l’optique classique de la rivalité gauche/droite — qui est aussi la vôtre —, n’ayant pas encore compris, semble-t-il, qu’il lui faudrait dépasser ce clivage en vue d’atteindre son but final — la libération de la France — et fonder pour cela un parti d’unité citoyenne reprenant le modèle du CNR. Laisser entendre, comme vous le fîtes, que « la droite qu’est l’UPR » est liée à celles du « facho » Pasqua et du « truand » Tiberi, relève toutefois de la pure médisance : c’est un peu comme si je suggérais que votre soutien au NPA — formation dérivée du trotskysme, Léon Trotsky ayant joué un rôle déterminant dans la terrible répression exercée par l’Armée rouge contre les marins révoltés et sincèrement communistes de Kronstadt, en mars 1921 — témoignait de votre opposition aux comités révolutionnaires démocratiques et de votre pleine adhésion à la dictature du parti communiste… (un comble de la part d’un supporteur ou d’une supportrice du NPA !) Ce serait à peu près tout autant tiré par les cheveux que de classer actuellement François Asselineau à l’extrême droite sur la foi de on-dit et en raison de ses graves erreurs passées (moins graves quand même que le soutien sans faille à l’impérialisme états-unien qui caractérise certain parti anticapitaliste…).

              Le « marasme idéologique » que vous évoquiez à mon propos, vous semblez y patauger vous-même jusqu’aux hanches et depuis longtemps. Vous avez réagi à mon article de façon binaire comme si tout était ou blanc ou noir dans votre esprit, sans aucune nuance de couleur primaire ou secondaire. D’après la teneur de votre commentaire, vous donnez le sentiment de ne vous arrêter qu’à la surface des choses : il suffit qu’un Poutou (ou pour d’autres que vous une Arthaud ou un Mélenchon) vous dise ce qu’il vous plaît d’entendre — et il sait exactement comment vous caresser dans le sens du poil — pour vous imaginer qu’il est du côté des prolétaires. Au rebours, l’incrimination « Asselineau est de droite ! » vous fait fulminer au quart de tour et peu vous importe que FA ait fait la démonstration par A + B de la nécessité absolue et urgente pour notre peuple de quitter le Titanic européen avant qu’il ne soit trop tard, car vous paraissez peu vous soucier du fait qu’au bout du compte ce seront les petites gens qui régleront l’essentiel de l’ardoise (elles paient depuis un paquet d’années déjà les premiers pots cassés) ; ce qu’il se passe en Grèce, même si chaque cas est particulier, devrait vous donner à réfléchir. Je crois que ce qui prime dans votre entendement de la politique comme dans celui d’autres militants/sympathisants d’extrême gauche de ma connaissance, c’est le bla-bla de personnalités médiatiques — Poutou en est une à présent (moins certes que Besancenot, mais beaucoup plus que FA) — qui se revendiquent de la gauche radicale, mais qui dans la pratique, sous couvert d’élever leur sublime lutte bien au-dessus du combat bassement national ou européen, n’ont de cesse de protéger les institutions capitalistes qui ont plongé très concrètement avec la complicité des élites locales Grecs, Espagnols, Italiens, Portugais, Irlandais et de très nombreux Français dans la misère (ne parlons même pas du prolétariat allemand, des peuples de l’ex-Europe de l’Est ou des Balkans).

              Brève mise au point en passant. Vous sembliez m’accuser de « pourfendre » le principe de l’égalité sociale et de renoncer à mettre fin au capitalisme : vous vous égariez complètement. Ce que je tente de pourfendre, du haut de mon balcon, avec ma petite cape de Zorro et mon épée en plastique, ce sont les faux amis des travailleurs, les faux rebelles, les faux révolutionnaires, les faux opposants et la fausse gauche choyée par les médias, vrais auxiliaires du capital, dont la duperie n’est pas inférieure en profondeur et en noirceur à celle des suppôts de droite de l’oligarchie atlantiste qui opèrent au moins, eux, au vu et au su de toute personne douée d’un minimum de sagacité.


            • O Coquinos O Coquinos 4 août 17:32

              @jaja 4/4

              L’auteur qui se définit « anti-impérialiste » devrait déjà considérer les positions du gourou [encore ! cela virait à l’obsession…] envers les dernières possessions coloniales françaises et leurs peuples colonisés. De quelles « dernières possessions coloniales françaises » parliez-vous ? La Françafrique, la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, la Corse, la Bretagne, la Savoie, Saint-Pierre-et-Miquelon… Menton ? Quels étaient ces peuples colonisés auxquels vous faisiez allusion et quelles étaient les positions condamnables du « gourou » à leur égard ? Merci de préciser.

              Le « bloc de Poutine » dont vous prétendiez que FA le soutenait, porte un nom. Il s’appelle la Fédération de Russie, de loin le plus vaste pays du monde, l’un des plus importants en termes de ressources naturelles et le seul à l’heure actuelle à pouvoir faire contrepoids à l’hégémonie militaire de l’Empire. Le président Vladimir Poutine y a été élu et réélu, et il y est certainement moins illégitime que le président Emmanuel Macron en France, redevable envers les abstentionnistes du premier tour, et que le président Donald Trump aux USA qui n’a investi la Maison Blanche que grâce à la courte échelle du suffrage universel indirect. J’ajoute que même s’il est arrivé dans le passé à Poutine de faire des déclarations empreintes de vulgarité (en 1999 à propos des terroristes tchétchènes, par exemple), on ne peut comparer la pondération et la prudence dont il a fait preuve au sujet du conflit syrien ou de la guerre civile ukrainienne avec les dérapages incessants et les propos orduriers des va-t’en-guerre des administrations Obama et Trump. Asselineau ne fait qu’accorder à Poutine ce que les observateurs qui ne se contentent pas de fonder leur analyse sur les nouvelles diffusées par les agences de presse occidentales (AP, AFP et Reuters) et sur la lecture de la grande presse atlantiste et des bulletins du NPA, lui reconnaissent tous, qu’ils apprécient ou non sa personnalité : une hauteur de vue sur le plan international et une volonté d’apaisement à l’exact opposé de la politique étrangère boutefeu de la Maison Blanche que soutient honteusement sans le dire le russophobe NPA.

              Vous évoquiez ensuite « les luttes de libération des peuples dominés » sans indiquer à quels peuples vous pensiez. On peut vraisemblablement supposer qu’il s’agissait des islamistes en Libye et en Syrie dont bon nombre d’entre eux sont étrangers à ces pays, ou des foules antirusses de la place Maïdan à Kiev mêlées aux milices néonazies, tous instrumentalisés par Washington et ses alliés, et appelés « peuples », « révolutionnaires » ou « rebelles » par le NPA (lequel a constamment et fallacieusement distingué au cours du conflit syrien les soi-disant rebelles démocrates d’un côté, introuvables sur le terrain depuis les manifestations dites pacifiques de 2011, et de l’autre les terroristes djihadistes, omniprésents).

              La concordance du positionnement de ce parti en matière de géopolitique avec la propagande impérialiste de l’oncle Sam est si évidemment scandaleuse de la part d’une formation prétendument anticapitaliste, et les preuves en sont si nombreuses, si accablantes, qu’il y aurait de quoi y consacrer un article entier. Je m’abstiendrai donc de développer cette question ici et proposerai à Agora vox une nouvelle contribution sur ce thème dans les mois qui viennent…

              Vous terminiez votre commentaire par ces mots : Et les antimondialistes, les vrais, ils sont aujourd’hui dans les rues de Hambourg où ils font face à la police au service des salopards du G20. Y étiez-vous vous-même ? Qui vous disait que je n’y étais point, moi, pansant mes blessures pendant que vous étiez assis(e) bien à l’abri devant votre moniteur, tapotant sur votre clavier pour prendre la défense du NPA ? Mais vous aviez raison, j’en fus absent, car, quoique j’aime bien en général les traditions folkloriques, même les plus exubérantes, je considère que les manifestations ponctuelles, aussi bruyantes soient-elles, situées en dehors du cadre de la construction du socialisme et non adossées à des grèves interprofessionnelles de masse et de longue durée sont inopérantes et trompeuses (elles entretiennent dans l’opinion le mythe de la liberté d’expression et de la démocratie partout où elles ont lieu, y compris au sein des pires démocratures, identifient dans l’imaginaire collectif la protestation populaire à la violence et au vandalisme, font accroire aux publics peu avertis que la gauche de combat est aujourd’hui principalement représentée par de jeune gauchistes et altermondialistes manipulés pour aller régulièrement se colleter avec les forces de l’ordre sans aucune stratégie politique d’ensemble, privilégiant l’action directe au coup par coup à la lente élaboration d’un mouvement ouvrier puissant et structuré, et ne débouchent à chaque fois sur rien de tangible, les buts recherchés par leurs organisateurs étant sans doute ailleurs ; les participants au G20, les Merkel, Macron, Trump, Poutine, Xi, Juncker, etc., doivent au fond être enchantés de l’existence des échauffourées qui en résultent, lesquelles créent un peu d’animation autour de réunions probablement ennuyeuses comme la pluie, rompant ainsi leur monotonie). Au lieu de cela, j’ai préféré soutenir modestement la cause d’un homme et d’un parti qui essaient d’organiser la résistance contre le démembrement sournois de la France, tentative désespérée qui aurait dû être depuis longtemps celle de la gauche révolutionnaire si celle-ci avait été autre chose aujourd’hui qu’un tas de décombres fumants, réduite en miettes par tous ces judas antimarxistes qui se relaient à la tête du NPA, de FI, du PCF et du PS.


            • jaja jaja 4 août 18:21

              @O Coquinos

              Eh bien quel roman !... Je vous ai lu et note que pour vous répondre il me faudrait écrire un livre... Je vous invite à consulter les articles du NPA sur son site il vous apportera des réponses qui ne vous satisferont sûrement pas mais qui sont ses propres réponses à vos questions...

              Notez aussi à propos de l’OTAN dont vous accusez le NPA d’être plus ou moins le complice...que ce parti a manifesté contre son sommet à Strasbourg, pratiquement dès sa création, où ma fille fut sérieusement blessée à mes côtés... Notez aussi que le NPA est né de la LCR dont l’engagement auprès des Vietnamiens, le soutien matériel et humain apporté à leur combat ayant été encore salué récemment par ces derniers.... qu’il soutient la lutte du peuple palestinien contre Israël, porte-avions US au Moyen-Orient, notamment en participant à la campagne BDS... Qu’il soutient également les peules indiens et leur dernière lutte d’envergure à Standing Rock contre l’administration US...

              Ce sont les peuples en lutte que le NPA soutient et non pas un camp impérialiste contre l’autre...comme l’extrême droite et une partie de la gauche le font, hélas...

              Pour le reste j’ai répondu à votre article... Je ne vais pas me répéter... Je maintiens qu’une sortie de l’UE sous domination capitaliste n’est d’aucun intérêt pour les travailleurs... Leur ennemi c’est bien ces derniers. Ce sont eux qui tiennent toutes les cuisines politiques qui leur semblent utiles, dont l’UE... mais qui est loin d’être la seule. Cette UE capitaliste serait dépossédée de tout pouvoir lors d’un soulèvement des travailleurs expropriant la classe exploiteuse, socialisant les entreprises et s’emparant de toutes les banques...

              Et imaginer électoralement se débarrasser d’institutions nationales ou supranationales voulues par le Capital est utopique ou mensonger, c’est selon.... La seule chance d’Asselineau serait un approfondissement des contradictions entre capitalistes européens et donc qu’une fraction majoritaire du Capital Français se décide alors à le soutenir pour quitter l’Europe...

              Là encore les travailleurs seraient sous la domination des mêmes... et ne gagneraient absolument rien !


            • O Coquinos O Coquinos 4 août 19:05

              @jaja

              Merci pour votre réponse.

              Je sais par expérience qu’il est inutile de chercher à convaincre de quoi que ce soit les militants de quelque bord que ce soit. Chacun campe en général sur ses positions et c’est bien normal. Les lecteurs jugeront.

              Le texte de ma réponse me servira probablement de point de départ pour un article sur le NPA qui sera étayé par de nombreuses références : je n’aborderai pas ce sujet sans preuves de ce que j’avancerai.

              Il y aurait beaucoup à redire concernant votre dernier commentaire, mais nous n’en finirions pas. En tout cas, vous semblez avoir adopté un ton plus posé et plus réfléchi que dans votre commentaire initial probablement écrit immédiatement à la suite de la lecture de mon article, ce qui rend certaines de vos remarques bien plus convaincantes.

              Bonne soirée.


            • QAmonBra QAmonBra 7 juillet 13:33

              Merci @ l’auteur pour ce fascinant effort.


              Sacrebleu quel pavé ! 

              Tout ça pour exprimer un pont de vue sur F. Asselineau, les élections et les politichiens français ! 

              Y aurait tant à dire ?

              Bon, tout effort méritant récompense, je vais lire tout ça, tout çà ! Enfin je vais essayer. . . 

              • O Coquinos O Coquinos 7 juillet 14:48

                @QAmonBra

                Comme je l’ai écris à Leypanou en fin de matinée, personne ne vous y force. Néanmoins merci de relever le défi et de me signaler si vous avez survécu à cette difficile épreuve, ce qui n’est pas acquis d’avance.

                Je crois qu’effectivement la démarche d’Asselineau est importante et qu’il est regrettable pour tous les travailleurs français qu’il n’ait pas réuni davantage de voix sur son nom pour préparer l’avenir. Non pas qu’un Asselineau président bénéficiant d’une majorité parlementaire eût beaucoup amélioré leur sort, mais au moins, dans le cas où il aurait tenu ses promesses (on demeure toujours dans le domaine des supputations avant les élections, c’est l’un des problèmes fondamentaux de la démocratie représentative !), eût-il engagé le processus de sortie de l’Union et, au bout du processus, serions-nous peut-être sortis du cimetière. Avec Macron, comme avec les autres ex-candidats, nous sommes certains d’y rester et d’y laisser notre peau.


              • amiaplacidus amiaplacidus 7 juillet 16:39

                @QAmonBra

                Vous auriez des tendances masochistes que cela ne me surprendrait pas.


              • QAmonBra QAmonBra 7 juillet 16:48

                @O Coquinos

                Bon ! J’ai déjà un a priori positif, vu que je fait partie des moins de 1% considérant F Asselineau comme la seule personnalité politique digne de ce terme en France et, en ce qui me concerne, cela ne date pas d’hier. 

                Finalement je pense survivre à ce pavé, bien que j’eusse préféré celui d’un saumon. . .

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juillet 19:06

                @O Coquinos
                Merci pour cet article qui aurait mérité d’être présenté de manière plus aérée, avec des sous titres et des paragraphes, on s’y perd un peu...


                Sur l’élection de Macron, voici une analyse intéressante, où l’auteur compare cette élection truquée avec une révolution colorée « Pensez Printemps », (en référence aux Printemps arabes sans doute !)
                Xavier Moreau est un polytechnicien français qui vit en Russie depuis plus de 20 ans.

                Il dirige le site de géopolitique STRATPOL.

                Et il est l’auteur du livre « La Nouvelle Grande Russie ».

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