« dans le cas où le parent de substitution n’est pas du même sexe que le parent disparu, est-ce que cette fiction est valable pour le psychisme de l’enfant ? Ceux qui pensent qu’un homme est différent d’une femme diront que non, mais ceux qui pensent que le genre n’est qu’une construction sociale diront que oui [bla bla] »
Et puis surtout il y a ceux qui ont pris la peine de se pencher sur la question, au lieu de « penser » et tirer des plans sur la comète, en Bouvard & Pécuchet d’un début de XXIe siècle hélas toujours homophobe.
Je vous recommande par exemple ce rapport extrêmement synthétique (mais point de départ passionnant), conjointement émis par l’American Psychological Association, l’American Psychiatric Association, l’American Medical Association et quelques autres, et qui fait état de plus de 30 ans d’observations & études diverses sur la question.
Et notamment la lecture de ces deux sous-chapitres :
• The factors that affect the adjustment of children are not dependent on parental gender or sexual orientation (p. 14) ;
• There is no scientific basis for concluding that gay and lesbian parents are any less fit or capable than heterosexual parents, or that their children are any less psychologically healthy and well adjusted (p. 18).
Ils mettent un terme assez définitif à ces questionnements que vous vous posez.
Ce qui a été reconnu comme déterminant dans l’épanouissement d’un enfant ce sont trois facteurs : la qualité des relations parents/enfants ; la qualité des relations entre les adultes qui comptent pour l’enfant ou l’adolescent ; des ressources matérielles (économiques…) suffisantes. L’orientation sexuelle ni le sexe des parents ne jouant de rôle significatif.
Ce qui est donc reproché aux opposants de la loi Taubira ce sont ces sempiternelles complaintes (comme celles que vous produisez abondamment dans cette discussion) : un papa, une maman, droit de l’enfant à avoir un père et une mère, etc. & autres spéculations assez clairement résolues par l’examen des faits.
Et c’est cette ignorance délibérée des faits, ainsi qu’une propagande intensive visant à les éclipser, qui vaut à ces opposants une juste incrimination d’homophobie.
Dans l’intérêt même des enfants, et en se fondant sur la considération et la discussion des très nombreuses études conduites depuis près de 30 ans sur la question…
eric : « Les études dont on nous parle sur les qualités éducatives de familles homo sont nécessairement fausses.
Non pas que des homos ne soient pas nécessairement de bons éducateurs, mais pour deux raisons. Il y a peu de cas officiels et connus pour faire des stats. Ce sont par définition des adoptions. […] »
Pas clair votre histoire…
Les familles homos ayant adopté ne devraient pas figurer dans les études, stats, etc. ?
Je ne comprends pas non plus cette notion de cas officiels. Qu’est-ce qui distingue un cas officiel d’un cas qui ne l’est pas ?
Par exemple, dans une étude des données du recensement US 2000, le démographe M. Rosenfeld a considéré le parcours scolaire de 3502 enfants élevés pendant 5 années au moins par des couples de même sexe (sur un total de 700 000 enfants).
Merci de nous expliquer en quoi cette étude est « nécessairement fausse ».
(“Nontraditional families and childhood progress through school”, Michael J. Rosenfeld, Demography, vol. 47, août 2010.)
PJCA : « Si dans une société vous institutionalisez une pratique qui répugne a une vaste majorité des citoyens [bla bla] ».
Sur ce point-là vous êtes encore à côté de la plaque. Il y a bien longtemps que les Français jugent l’homosexualité pour ce qu’elle doit être…
Témoin cette enquête d’opinion (parmi bien d’autres…) de décembre dernier, selon laquelle ce sont 90 % des Français qui jugent que l’homosexualité est juste une manière comme une autre de vivre sa sexualité.
C’est comme le 0,0001 % mentionné dans l’article… À quoi ou qui se réfère-t-il ?
Pour info, F. Hollande a été élu avec plus de 50 % des suffrages exprimés, idem pour les députés, sénateurs, etc. Par ailleurs, depuis une bonne décennie, c’est une majorité de Français qui est favorable au mariage des couples homos, ainsi qu’en attestent de nombreuses études d’opinion.
Il est néanmoins exact que l’adoption par ces mêmes couples a connu un infléchissement récent qui l’a fait passer sous les 50 % il y a quelques mois. Le travail au corps et la propagande du lobby catholique (MPT, etc.) n’y sont évidemment pas étrangers… Mais je gage avec confiance que, très rapidement, devant cette évidence par l’exemple que les enfants des couples homos sont comme les autres, ce lessivage idéologique verra ses effets disparaître.
COLRE : « Les Mormons sont des joyeux drilles à côté de ffi »
À partir du moment où φφ a décrété et posé en axiome que si les homos souhaitent accéder aux mariage & adoption, ce ne peut être qu’en vertu de compulsions & instincts irréfléchis (alors que les hétéros : pas du tout !), il est en roue libre et « démontre » que cette histoire de mariage homo est nécessairement une bien vilaine chose, propulsée par le libéralisme le plus sournois.
C’est ce qui s’appelle être en mode ττ (comme tautologie).