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Bernard Conte

Tableau de bord

  • Premier article le 30/05/2006
  • Modérateur depuis le 03/08/2007
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Derniers commentaires



  • Bernard Conte Bernard Conte 19 décembre 2007 09:18

    Bonjour Bernard,

    Je crois qu’un petit retour en arrière sur les notions de « capital fictif » de Marx et « d’économie de casino » de Keynes pourrait éclairer le débat.

    L’origine des problèmes actuels se situe dans le mouvement de libéralisation financière débridée engagée dans les années 1970-1980. Un des phénomènes majeurs ayant été la titrisation de la dette publique.

    A ce propos, je soumets quelques citations :

    « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain." (Napoléon Bonaparte (1769-1821).

    « Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou à la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu’une nation s’est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers une fois au pouvoir détruiront la nation". (William Lyon Mackenzie King (1874-1950), Premier Ministre du Canada de 1921 à 1930 et de 1935 à 1948).

    « Si vous désirez être les esclaves des banques, et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banques créer l’argent". (Josiah Stamp (1880-1941), Gouverneur de la Banque d’Angleterre, 1920).

    http://www.evolutionquebec.com/site/citation.html



  • Bernard Conte Bernard Conte 23 août 2007 16:09

    Vous avez dit Keynes ! Les emplois aidés, les exonérations de charges sociales... n’ont rien à voir avec Keynes. Il s’agit simplement d’agir non sur la demande, mais sur l’offre.



  • Bernard Conte Bernard Conte 23 août 2007 10:40

    @ l’auteur

    Je ne partage pas votre analyse faisant l’éloge du libre-échange. Le développement de mon argumentation nécessiterait plus qu’un post.

    Néanmoins, voici quelques remarques :

    1. Le Consensus de Washington n’a jamais été « adopté ». C’est Williamson qui l’a formulé en 1989, à travers 10 commandements d’inspiration monétariste (Friedman, Chicago Boys...). Ce « consensus » a été imposé par la finance internationale, notamment au Sud par le FMI et la Banque Mondiale.

    2. Joseph Stiglitz, caution intellectuelle de la majorité des altermondialistes et de la « gauche caviar », rêve d’un autre monde, d’une terre moins terre à terre..., qui resterait un mystère... pour les victimes du néolibéralisme. Même s’il invoque Keynes, Stiglitz reste un néolibéral.

    3. Le dumping : on pourrait parler du dumping social... Libérer totalement les échanges aboutirait à un nivellement par le bas des salaires... Nous serons tous des chinois !!!

    j’arrête là !



  • Bernard Conte Bernard Conte 10 août 2007 12:37

    Juste une petite remarque : Keynes parlait de l’économie de casino« et Marx du capital »fictif". Et Keynes encore disait qu’il fallait euthanasier le rentier.



  • Bernard Conte Bernard Conte 9 août 2007 09:56

    Ayant délaissé quelques jours mon clavier pour mon vélo + sacoches, je n’étais pas en mesure d’apporter une réponse aux commentaires.

    Réponse à Webes : A mon sens, le problème économique se trouve à l’origine du conflit. Tant que le gateau s’est accru, le jeu de la répartition clientéliste a produit de la stabilité et de la prospérité. Dès que le gateau s’est réduit (crise économique, financière...), le nombre de bénéficiaires a forcément diminué, engendrant l’exclusion de certaines franges de la population. Dans ce contexte, la justification de l’exclusion prend alors des accents, ethniques, religieux... C’est le début de la dérive... (mais il s’agit de mon analyse, d’autres points de vue existent !).

    Réponse à Isis : Gardons-nous de trop de pessimisme ! Il existe toujours une solution. A mon sens, elle passe par une mutation profonde de la société ivoirienne : passer d’un système de prédation à un modèle de développement tourné vers le bien-être des populations. Seules les populations de Côte d’Ivoire sont en mesure de conduire le processus, en se gardant de faire appel à « l’extérieur », représenté tant par les occidentaux que les « frères » africains qui n’ont d’yeux que pour les richesses du pays.

    Je ne réponds pas aux propos agressifs de Monsieur Kouamouo. J’ai déjà exprimé mon opinion sur ses propres écrits dans deux précédents posts.

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