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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 11 février 2008 11:54

    Bonjour aspiral

     

    Je suis allé voir ton site, c’était très intéressant. Bien entendu notre monde est celui perçu par nos sens codifié par un langage normatif, alphabétique ou mathématique, qui en définissant arbitrairement nos perceptions les enferment dans des signifiants qui ne cessent de croître car ils précisent sans relâche notre incertitude.

    Ainsi l’information qui se cumule au fils des siècles a exigé de définir des champs d’applications qui nous permettent de se transmettre des uns aux autres les informations recueillies qui en susciterons de nouvelles, à tel point qu’est né la spécialisation qui offre la possibilité de s’instruire dans la totalité d’une discipline et en devenir un « ex’pères ». C’est la répartision des champs de notre savoir et savoir faire, dont l’intrication constitue la vie collective et invalide l’affirmation qu’un être peu vivre seul.

    Maintenant le fait de considérer qu’il détiennent une Vérité est un autre problème qui trouve sa source dans le besoin de se rassurer pour évacuer le stress de l’incertitude et de l’inconnu, un comportement parfaitement inné qui contrôle en permanence notre activité culturelle.

     

    C’est pour cette raison que le singe n’ira pas voir ailleurs si un arbre porte d’autres fruits meilleurs, tant que celui sous lequel il vie le nourri.

     

    C’est exactement ce que nous faisons avec notre organisation économique.



  • ddacoudre ddacoudre 11 février 2008 00:46

     

    "Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant : que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres ; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants ; que vous êtes incapables de gagner votre vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir sur des techniques dont vous ignorez tout"

     

    Bonjour pdth

     

    Nous vivons tous dans un ordre social fondé sur le principe que nous sommes incapable de diriger nos existences sans se passer ses valeurs moralisatrices et méritocratiques qui sont aussi l’essence du libéralisme et issu du judéo-christianisme.

     

    Donc personne ne vie librement au sens de vivre suivant sa « liberté arbitraire » fondé seulement sur des comportements instinctifs de primate sans autre apprentissage que celui de sa génitrice, car la notion de famille est culturelle et donc le produit d’une organisation.

     

    Je ne pense pas que l’économie passe obligatoirement par des relation de maître à esclave même sous une forme moderne, et qu’il soit incommodant d’organiser les choix qui représentent la volonté de chacun condensé dans des structures limitatives de la pensée individuelle au travers une expression collective, qui demeurera imparfaite et fixera une voie commune et désignerons ceux qu’ils chargent de la réaliser, tout en sachant qu’elle sera porteuse de bon nombres de bifurcations qui pourrons être empruntées soit avec bonheur ou dans le cas inverse, il retrouveront la voie commune pour ne pas se marginaliser.

     

    Depuis des millénaires nos sociétés fonctionnent  comme cela, ce qui semble indiquer que le libéralisme politique et économique n’a pas mis un terme à la notion d’exploitation qui se fait jour dés qu’un groupe peut imposer sa volonté aux autres qu’il soit d’essence privé ou publique.

     

    Au demeurant personne ne dirige sa vie personnelle puisqu’elle se construit dans celle des autres à la mesure de ses singularités. Et qui pourrait juger qu’il faille attendre un diplôme de compétence pour choisir ceux à qui l’on donne un mandat représentatif, ce serait revenir au principe censitaire.

     

    Souvent dans les propos des commentateurs parlant de la démocratie pointe la pensée étatique. La perte de la notion de démocratie souveraineté populaire au détriment de celle de sa délégation à des représentants politiques conduit à élire au suffrage universel des dictateurs, à l’image de ceux qui dirige les entreprises, car il n’y a pas de séparation effective entre le libéralisme politique et économique.

     

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 février 2008 23:32

     

    Bonjour dugué.

     

    Laisse tomber les commentaires de lerma c’est une machine.

     

    Mais n’arrête pas de faire des billets, ils sont toujours bons.

     

    Notre finalité étant la mort, nous entrons dans un processus de construction « déconstruction » (maturation / vieillissement) qui ne s’observe qu’au travers des souffrances qu’il suscite. D’un bout à l’autre de notre existence la souffrance est l’indicateur de cette dernière, et notre bonheur ne dépend que de la fabrication d’un « immunisant », que ce soit dans le monde de la pathologie, ou dans celui de la systémique sociale. Il nous faut donc constamment différencier la souffrance constructrice de celle destructrice, de telle manière que celle qui nous emportera vers la mort ne soit que le terme de la vie biologique. Pourtant si nous « immunisons » notre souffrance, comment la conserver comme repère ? De la même manière que nous regardons si nous sommes beaux, en observant l’autre, l’étranger, l’inconnu, l’espèce. Notre existence ne dépend donc que des repères que nous choisissons pour mesurer la souffrance constructive à conserver. L’erreur à ne pas faire serait de se la cacher, par des processus ascétiques ou extatiques

    Mais comment la mesurer ?

     

    Par nos deux mondes, le monde abstrait ou utopique qui nous a conduit par exemple à considérer que la souffrance était une étape pour accéder à un monde meilleur, ou encore faire de la souffrance une Rédemption, et le monde physique qui nous a conduit vers la science pour nous permettre de considérer que la souffrance était un indicateur de tout système, et dont sa disparition était la base de nos motivations grâce à la satisfaction de nos désirs. Il est donc plus aisé de comprendre pourquoi je ne remets pas en cause l’envie d’être riche et l’envie de la « propriété », parce qu’il serait stupide pour supprimer une souffrance d’en créer d’autres.

    Nous passons donc notre temps à supprimer la souffrance, et c’est là le sens caché de notre existence.

     

    Alors, pourquoi vouloir la maintenir par un système économique « en dysharmonie » ?

    Les plus courageux pourront répondre : « parce que j’ai besoin d’un pauvre pour me sentir riche, j’ai besoin d’un mort pour me sentir vivant, j’ai besoin d’un con pour me sentir intelligent etc. ». Ceci est la limite de notre intelligence actuelle. Pouvons-nous la changer ?

    Oui !

     

    Pour cela il n’y a pas de remèdes miraculeux en dehors de notre propre cerveau. Celui-ci ne régurgitera que le produit des données que nous avons accumulées en fonction du but que nous leur assignons. Si bien qu’inventer, mettre un pied dans l’indéfinissable, est le produit du « Hasard », non que le hasard existe en tant que tel, mais parce que dans la recherche d’un but, c’est souvent un autre qui apparaîtra. Ceci parce que le hasard n’est que notre définition d’une absence complète d’informations sur notre monde objectif ou dans le cadre d’une recherche quelconque, et il n’apparaîtra donc que l’interprétation du produit des éléments que l’on aura su réunir.

    De telle manière que moins nous aurons emmagasiné d’informations, moins nous aurons de chance de trouver le but, plus nous serons conditionnés autour d’une Vérité, moins il pourra nous apparaître.

     

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 février 2008 22:58

    bonjour dugué

     

    merci pour les souvenirs que tu m’as remémoré avec ton billet.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 février 2008 22:28

    Bonjour aspiral.

     

    Je ne pense pas qu’il ait pu t’échapper que nous vivons dans un monde de compétition.

    Il en résulte comme effet de cette cause qu’il y a des premiers et des derniers.

    Sauf que dans la vie être dernier c’est être exclus de tout ce à quoi peut prétendre le premier sans pour autant que les désirs des derniers ne s’évanouissent de leur esprit.

    Si ceci peut avoir un effet motivant et pousser chacun à se surpasser éventuellement, il n’en résulte pas pour effet d’apporter une résorption de la place de dernier, si ce n’est que le dernier sera « bachottier ».

    Nous avons vécu sur cette dynamique et mis en place des processus de solidarité pour réguler les inégalités dues à la compétition qui fabrique des derniers quels que soient leurs niveaux de scolarité ou culturel.

    Il suffit de s’intéresser aux origines de ceux qui se ont composé les banlieues de derniers au fil des âges pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un problème de compétence mais bien de structure compétitive, qui forcément ne mettra qu’un seul homme dans le fauteuil du président.

    Mais être le dernier n’est pas obligatoirement être dans la misère ou la pauvreté. Les trente glorieuses nous en ont fait la démonstration. Si fabriquer des biens est une contrainte volontaire imposé par la compétition de la recherche de la ressource (la monnaie), nous ne sommes pas obligés de dépendre de ceux qui possèdent des « fonds disponibles » et qui ont intérêt à ce qu’ils soient rare pour qu’ils aient de la valeur et soit donc soumise à compétition.

    Pourtant c’est ce choix que nous avons fait et je ne vois pas qu’elles raisons feraient que ceux qui attendent de leur placement un retour sur investissement iraient proposer leurs fonds disponibles aux derniers.

    Et même si quelques audacieux prenaient le pari de le faire et qu’ils parviennent à sortir les derniers de leurs situations (le pari du président pour les banlieues) ceux-ci seraient remplacés par d’autres, parce que la compétition demeure. C’est pour cela que les polonais ont remplacé les « gavaches », puis sont venus les italiens les portugais les espagnols et maintenant les africains.

    Il y a donc à un moment la nécessité de mettre aussi la monnaie en compétition pour que les détenteurs de capitaux ne soient pas tout puissant, soit, mais surtout comprendre qu’aucun d’eux ne misera sur les derniers si la puissance publique ou si la souveraineté populaire ne le fait pas.

    Donc l’on ne peut pas tout à la fois fabriquer des derniers qui seront exclus des biens et services réservés aux autres et se plaindre qu’ils existent tout en refusant à la puissance publique qu’elle se donne les moyens financiers de leur venir en aide puisque nous savons que cela ne dépend pas essentiellement de leur volonté mais de notre organisation sociale économique qui développe ses stratifications inégalitaires car l’égalitarisme est une illusion.

    De plus nous refusons au nom du libéralisme capitalistique de leur venir en aide par la solidarité, rebaptisé assistanat et de refuser en toute circonstance d’estimer que verser un impôt à cette fin est un interventionnisme qui nuit à la compétition.

    La théorie de Hayek où le marché régule les inégalité ne sait jamais vérifié sauf a estimer que l’insurrection politique, que le conflit syndical, que les révolutions sont partie intégrantes de la loi du marché.

    Pour conclure la cause est connue les effets aussi, et la solution dépend d’une volonté politique d’assumer son rôle. Or aujourd’hui elle propose comme solution à la production de derniers par la compétition d’organiser la compétition des moins disants.

    Comment peut-on penser en tout raison que la cause de la maladie va devenir le médicament.

    Alors il est bien évident que suivant l’habit libéral dont l’on se revêtira, on le comprendra ou pas. Pour ma part j’ai élaboré un projet qui invite les hommes à retrouver ce qui fait notre richesse, le savoir, et être rémunéré pour cela afin qu’il n’y ai pas de laissé pour compte, mais bien sur il ne faut pas demander cet investissement pour le futur à ce qui n’investissent leur fonds que dans l’immédiateté, c’est du rôle de la nation pas du particulier. Mais souvent en s’habillant des attributs du marketing libéral il oublie qu’il est aussi celui qui compose la nation, et que la nation ce n’est pas une seulement une agrégation d’individus sans « âme » qui ressembleraient à un boyau.

    Moi je m’habille à la Keynes même si je dois tailler le costume à la mesure de la mondialisation, car celui de Hayek est un costume d’illusionniste.

    Merci pour ton commentaire.

    Cordialement.

     

     

     

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