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Dudule

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  • Dudule 26 juin 16:52

    @Eric F

    Sauf que... Comme je l’ai écrit, le « bandérisme » au pouvoir en Ukraine, ça ne date pas d’hier. Ça date de 2014. Et les Polonais ne pouvaient déjà pas l’ignorer à ce moment là.

    Donc, les Polonais jouent un drôle de jeu depuis longtemps.

    Il y a eu de nombreuses accusations (pas dans la presse courante, on s’en doute) au sujet de l’attitude polonaise : les Polonais auraient, avec d’autres, poussés l’Ukraine à la faute (la confrontation avec la Russie), pour récupérer ses territoires perdues quand l’Ukraine s’effondrerait. Ces accusations venaient de milieux proches de la dissidence anti-néocons aux USA, pas de Russie.

    Bien sûr, la Pologne n’était pas la seule à chercher une forme de confrontation avec la Russie, mais elle l’aurait fait avec des objectifs clairs. Ce qui est méritoire, d’une certaine façon, parce que les autres euronouilles, on ne sait vraiment pas pourquoi, primo, ils ont semé ce b*ordel, et secundo, ce qu’ils comptaient y gagner...

    La Pologne se voit comme une grande puissance en Europe centrale, et s’est toujours vu comme telle, et agit en conséquence.

    Quand à la peur que la Pologne aurait de la Russie, non. La Russie n’a aucune envie d’avoir des emmerdements avec les Polonais, les Russes ont déjà donnés, et les Polonais le savent très bien. C’est une posture qui leur permet de faire tirer aux Ukrainiens et aux Européens les marrons du feu. Les Polonais ont des objectifs géopolitiques très ambitieux, n’en doutez pas.



  • Dudule 26 juin 14:35

    Je ne comprends pas bien pourquoi les Polonais se réveilleraient aujourd’hui.

    Depuis 2014, tous les manuels scolaires ukrainiens glorifient comme des héros de l’indépendance ukrainienne Bandera et Choukhevitch (entre autres), qui ont chacun leurs avenues à Kiev.

    J’ai vraiment du mal à imaginer que le gouvernement polonais ne sache pas depuis longtemps sur quels symboles s’appuient le nationalisme ukrainien, et que ce nationalisme est l’idéologie officielle de l’Ukraine post-Maïdan.

    On néglige souvent dans toutes ces questions géopolitiques le rôle des opinions publiques. On néglige complètement le rôle de l’opinion publique russe, qui en avait ras le bol des exactions des banderistes, dans les raisons de l’intervention russe en Ukraine, et de même, peut-être le ras le bol de l’opinion publique polonaise explique aussi se revirement.

    Et il y a peut être encore autre chose...

    Malgré ce que l’on peut entendre et voir sur LCI et ailleurs, le front du Donbass est en train de s’effondrer, et la situation militaire est de plus en plus catastrophique pour l’armée ukrainienne. Kramatorsk est en train de tomber, et la situation n’est pas plus brillante dans la région de Kharkov. Les attaques massives de drones n’y changeront rien, comme les attaques de V1 et de V2 n’ont pas changées l’issue de la 2ième GM. C’est grand la Russie... Quelques attaques spectaculaires ne peuvent pas la mettre en danger. Les attaques russes sur les infrastructures ukrainiennes ne semblent pas avoir été déterminantes, les attaques ukrainiennes sur les infrastructures russes ne peuvent que l’être beaucoup moins.

    Et donc, je me demande si les Polonais ne sont pas en train de préparer le grand projet qu’ils sont accusés de mijoter depuis longtemps : profiter de l’effondrement de l’Ukraine pour récupérer les territoires perdus lors du pacte germano-soviétique. Territoires qui sont, comme par hasard, les régions d’origine du nationalisme et des nationalistes ukrainiens les plus cinglés.



  • Dudule 20 juin 23:06

    @Armelle

    Je vous copie colle :

    « il existe un contre-exemple massif à l’idée d’une incompatibilité intrinsèque ; La plupart des pays généralement qualifiés de « néolibéraux » depuis les années 1980 — États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Canada, Australie, etc. — sont restés des démocraties pluralistes avec des élections compétitives, une presse libre et l’alternance politique. »

    Non. Absolument. Pas.

    Aucun de ces pays n’a connu d’alternance politique. C’est droite néolib ou « gauche » néolib, au choix.

    Bon, c’est pas pareil, c’est vrai, puisqu’on a le choix entre tout privatiser et péter les systèmes sociaux par un gouvernement de droite, ou tout privatiser et péter les systèmes sociaux avec un gouvernement de « gauche » aux manettes, et c’est pas pareil.

    C’est beau l’alternance.

    Le cas du Royaume Uni est particulièrement frappant : lorsqu’un candidat travailliste (Jérémy Corbin) de gauche (parfaitement modéré) remet sérieusement en cause le thatchéro-libéralisme, il se fait éjecter fissa par une campagne de presse sans précédent, avec au cœur d’icelle des accusations d’antisémitisme particulièrement dégueulasses et complètement bidons.

    Étant bien entendu que Tony Blaire n’était pas du tout ni travailliste, ni de gauche.

    Ils ont essayé et essaye de faire la même à Mélenchon, mais ça ne marche pas : Mélenchon, contrairement à Corbyn, n’est pas un gentil, ce n’est pas ce qui le caractérise. Il ne cède rien.

    C’est Starmer qui a pris la tête du parti travailliste après l’éviction de Corbyn, éviction dont il est en grande partie l’organisateur. On peut constater aujourd’hui l’immense succès du premier ministre Starmer, esprit cultivé, fin, curieux... Non, je déconne, ça c’est Corbyn, Starmer est c*n comme une buche et court de désastre en désastre...

    On ne peut s’empêcher de remarquer que dans ce premier quart de XXIème siècle achevé, pour être néolibéral après 50 ans d’expérimentation catastrophique, il ne faut pas avoir inventer l’eau chaude. Ou être complètement corrompu. Ou les deux, comme notre président bien aimé.

    Mieux encore, chez les Yankees, l’éviction de Bernie Sanders suite à des fraudes massives aux primaires démocrates révélées par Wikileaks. Le gars qui a fait fuiter les document a été buté très vite, ça n’a pas trainé (Seth Rich), et Assange l’a payé très cher par des années de prison et d’isolement dans la merveilleuse démocratie d’outre Manche...

    Magnifique stratégie du Parti Démocrate, en passant : on a eu droit à Trump n°1, alors que Sanders était donné gagnant dans tous les cas de figure par les instituts de sondages... Les « démocrates » se sont rattrapés aux branches en accusant la Russie des fuites de Wikileaks... C’est très pratique la Russie.

    Aucun de ces pays n’a connu d’alternance. Quand vous entrez dans le cliquet néolib, très dur d’en sortir.

    Ah, et puis j’y pense, j’ai failli oublier : l’Australie. J’ai la flemme de chercher sur les internets, le nom des protagonistes m’échappe, mais voici l’histoire : à la fin des années 70, un premier ministre de gauche (un social démocrate, un vrai, pas un bolchévique ni un P« S ») est élu, et aussitôt viré après un coup d’état organisé par la couronne britannique. Remplacé par un thatchéro-libéral qui va foutre l’Australie à genoux.

    C’est beau l’alternance néolibérale. Vous avez le choix entre un politiciens néolib qui fait du néolibéralisme ou un autre politicien néolib qui fait du néolibéralisme.

    C’est ça la « démocratie d’alternance », il faut s’y faire.



  • Dudule 20 juin 11:59

    @Armelle

    En fait, à peu près n’importe quoi peut être démocratique, même le communisme. Il suffit que le pluralisme démocratique reste garanti et que des élections autorisent un changement politique éventuellement souhaité par les citoyens. Les règles démocratiques ne sont qu’un substrat sur lequel telle ou telle politique est appliquée par tel ou tel pouvoir élu démocratiquement.

    Pour résumer, un régime est démocratique si les décisions politiques prises y sont réversibles.

    Aujourd’hui, le néolibéralisme s’installe en interdisant tout changement de politique ultérieur. Cela passe aujourd’hui par les règles imposées par l’Union Européenne, mais ça pourrait être autre chose, les néolibéraux ne sont pas dépourvu d’imagination. Au Chili, ils ont fait ça de façon moins pacifique...

    C’est la stratégie du cliquet : on pousse la roue dentée d’un cran et un cliquet verrouille (les « traités » européens en l’occurrence) pour interdire tout retour en arrière. Ça avance lentement, mais surement. Et il va de soit que toute alternance politique défavorable au néolibéralisme se verrait mettre de sérieux bâtons dans les roues, par des moyens institutionnels, ou par d’autres moyens...

    Le néolibéralisme est antidémocratique par essence car il met en place des politiques contraires au bien être de la très grande majorité des citoyens. Il ne peut donc s’installer durablement qu’en transgressant les règles démocratique. Rendre les décisions politiques néolibérales irréversibles est absolument nécessaire à leur survie dans la durée.



  • Dudule 20 juin 11:36

    @Fergus

    Parce que précisément ces « modèles démocratiques » ne sont plus démocratiques. On vous a demandé votre avis sur quelque chose d’aussi essentiel que la « libéralisation » du « marché » de l’électricité ? Et ce n’est qu’un exemple, on pourrait vous en citer des dizaines. L’« ouverture au marché » du rail, et toutes ces c*nneries, concernant des questions essentielles pour notre vie quotidienne, sur lesquels « on » ne prend plus du tout la peine de nous consulter. Pensez donc, ça serait du populisme.

    Ou bien les élections annulées en Roumanie sur un prétexte qui s’est avéré complètement bidon. Le candidat écarté ne représente pas du tout mes idées, loin de là, mais c’est quand même sacrément gonflé ! Et c’est un précédent vraiment dangereux.

    Vous et beaucoup d’autres ne semblez pas réaliser le but des tentatives de criminalisation de LFI, qui ont d’ailleurs commencées dés l’arrivée au pouvoir de Macron. Le cas roumain devrait vous mettre la puce à l’oreille.

    Les dérives néolibérales de la pseudo-gauche ne vous dérangent pas par contre. Et pourquoi « une partie de la droite » ? Du PS au RN, tous sont néolibéraux (enfin, le RN, on sait pas trop, un coup c’est oui un coup c’est non...).

    Le régime vénézuélien de Chavez était parfaitement démocratique. Toutes les élections ont été validées par les instances internationales. Mais bon, dés qu’on touche au pétrole, l’Oncle Sam devient complètement dingue, et les campagnes de déstabilisation, les tentatives de coup d’état associées aux campagnes de presse idoines commencent à la minute suivante d’une nationalisation ou d’une simple prise de contrôle de l’industrie pétrolière. Et donc, d’ailleurs, en ce qui concerne la Russie aussi, on pourrait se demander...

    C’est vous qui avez associé Chavez et Poutine dans la même phrase pour dénoncer les complaisances des uns et des autres pour les « régimes illibéraux ». Sacré grand écart tout de même.

    Purge stalinienne... ou expulsion du mouvement de gens qui complotaient pour organiser une scission et créer la zizanie. Mélenchon sait très bien où mène ce genre de comportement, il a été au PS suffisamment longtemps...

    Et puis, franchement, purge stalinienne, comme vous y allez. Il faut savoir garder la mesure et aussi savoir de quoi on parle. Personne n’a été déporté en Sibérie. LFI a des règles, et parmi ces règles une certaine discipline de parti (sinon, c’est le bordel comme au P« S » et chez les écolos). On le sait quand on y adhère, si on n’est pas contant on s’en va, on n’organise pas des courants à la P« S » en sous marin, pour faire surface au bon moment et torpiller LFI aux présidentielles. C’est ce qui était prévu et que les législatives anticipées ont mis en lumière beaucoup trop tôt.

    Rien ne prouve que vous ayez jamais voté LFI. Ce genre de déclaration ne valent pas un clou.

    Sur le fond de votre article : LFI rassemble ces troupes et diffuse son programme au maximum. Gaspiller son temps médiatique en postures morales anti RN (attitude habituelle du PS qui n’a rien a proposé) ne présente aucun intérêt en ce moment, et serait d’ailleurs assez futile. Ça viendra en son temps, on est encore loin du premier tour et Mélenchon est le seul candidat déclaré à l’heure actuelle, je vous le rappelle.

    Et pour finir : encore une fois, vous n’avez pas le choix. Une pseudo gauche ou le « centrisme » (bon, c’est pareil mais je fais semblant de faire la nuance pour que vous compreniez) à nouveau au pouvoir dans un an et c’est le RN vainqueur aux prochaines élections.

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