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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 7 avril 2011 18:48

    Comme j’avais créé plusieurs entreprises, toujours très petites, et que je voyais donc constamment des jeunes coincés par la rareté des emplois, je me demandais pourquoi ils ne se lançaient pas comme moi et c’est très souvent que je les ai poussés à créer leur propre emploi.

    Mais il n’y en a eu qu’un sur 20 qui a fini par se lancer (et par se vautrer, très souvent). 

    Je ne sais toujours pas ce qui fait la différence entre ceux qui se démerdent seuls et les autres. Je suis incapable de juger si bien si mal. La seule chose dont je suis sûr c’est que si tous les gens avaient fait comme moi, il y aurait des millions de toutes petites entreprises avec de jeunes employés tournant un peu en attendant de se lancer à leur compte et il n’y aurait pas de très grande entreprise, pas d’Airbus, pas de GSM, pas de centrale nucléaire, pas d’électricité, pas de TGV, pas d’eau courante, pas d’usine de traitement des eaux, pas d’école, pas de rasoir électrique, pas de voiture, pas de Tomahawk, pas de fourchette en inox, pas de pochette de plasma, pas de salle d’opération, pas de surimi ni de Coca.



  • easy easy 7 avril 2011 18:11

    Vous n’êtes pas la seule à nous renvoyer ainsi à la réalité. On en voit régulièrement sur les forums des gens qui disent comme vous notre couardise. Mais, comme vous, ils désignent des autres.

    Au lieu de dire « Nous sommes lâches » ces accusateurs disent « Les gens sont lâches »
    Ca n’a l’air de rien mais dans l’espace pénible et humiliant de la lucidité, ne pas prendre sa part de responsabilité et renvoyer la charge de notre finitude aux autres, rien qu’aux autres, n’est en rien une marque de courage et tiendrait même d’une lâcheté² qui s’ignorerait.




     



  • easy easy 7 avril 2011 14:54

    Maintenant, je vais parler de la Police.

    Il y a des enfants de 8 ans qui disent vouloir devenir policier. Hormis l’attrait du gun, un enfant peut se vouloir policier parce qu’il s’est fait une haute idée non des policiers ou de la Police mais des gens. En effet, l’enfant qui veut devenir policier est convaincu que les gens sont massivement honnêtes et qu’il n’aura donc à pourchasser qu’une petite proportion de bandits sous les vivas et les bravos de la foule. Cet enfant là n’imagine pas qu’il aura à sanctionner dix fois son père et sa soeur tellement honnêtes.

    Il est possible que certains de ces enfants grandissent en conservant cette vision idéalisée de la Société. En ce cas, ils seront déçus de ne pas trouver dans leur vie de flic, cette belle ligne de démarcation à laquelle ils croyaient.


    En dehors de quelques cas particuliers qu’on peut trouver dans les petits villages, le citadin des grandes villes profite toujours, quoi qu’il en dise, de l’anonymat plus important pour se dérober à certaines règles. Dans les grandes villes, chacun est un peu bandit et considère la Police de manière ambigüe. Et réciproquement.

    Dans les grandes agglomérations, chacun est et se sent d’autant plus bandit, qu’il est verbalisé par le même policier qui arrête les grands bandits.


    Il n’est pas possible d’attendre d’un automobiliste qui vient de se prendre sa centième prune par un flic en tenue Z, qu’il collabore à l’arrestation d’un voleur en racontant ce qu’il a vu à un flic en tenue Z.

    Sur la voie publique, sur la route, passent de grands bandits. La Police met un point d’honneur à ce qu’un grand bandit arrêté par hasard sur la route, ne puisse pas décamper. Ce qui, en plus de la confusion des genres, crée des courses poursuites absolue souvent désastreuses. Cette dureté policière sur la route est contreproductive.
     Elle sauve peut-être 2000 vies, mais elle met constamment en face à face le citoyen avec la version la plus dure de la Police. Il ne peut s’ensuivre qu’un rejet et un refus de collaborer.

    Il vaudrait mieux diviser la Police en deux corps très distincts et, osons-le, profondément séparés (pas d’échanges de fichiers). Le corps auquel le citoyen sera confronté au quotidien, celui de la route, ne fera de ses interpellés que des délinquants de la route, jamais rien de plus et tant pis si de gros bandits passant entre ses mains n’en sortiront qu’avec de banals PV. Cette Police de l’ordinaire ne devra jamais poursuivre ou prendre en chasse qui que ce soit.

    Chaque fois qu’on voudra contrôler les vols de voiture, les transports de drogue ou d’armes, les domiciles, les piétons, les usagers des transports en commun, ça devra être fait par une autre Police, plus dure. Si cette Police plus dure croise un automobiliste grillant un feu, elle ne devra pas intervenir, ni même cafarder à la Police de la route. C’est à cette condition que le citoyen pourra accepter de collaborer avec la Police dure qui ne l’aura jamais emmerdé pour une ceinture non attachée.



  • easy easy 7 avril 2011 13:48



    «  »«  »«  »«  »«  »« Restons simples, évitons la surenchère de vocabulaire sécuritaire, ça heurte mon sens de la mesure.
     »«  »«  »«  »«  »«  »« 

    Vous avez ouvert le bal en utilisant beaucoup de qualificatifs théâtraux

     »«  »«  »«  »«  »«  »« Le profil de ces personnages est donc celui d’un petit facho de la pire espèce.
    Il évolue en bande virile, il aime l’argent et existe socialement à travers les biens de consommation. La violence est son mode d’expression privilégié, et il jouit de la vulnérabilité d’autrui. Il est donc sexiste et phallocrate. Souvent raciste – ou pire, tribaliste – ça peut être un argument de poids dans le choix de sa cible.
    C’est généralement un parfait abruti qui peine à s’exprimer avec des mots intelligibles, il est complètement inculte et l’assume avec arrogance. »«  »«  »«  »«  »«  »


    Passons sur ces détails de mise en scène et venons-en au fond.

    Toutes les attaques, toutes les réactions des témoins ne sont pas comme celles que vous décrivez mais convenons que votre descriptif correspond à une partie considérable de la réalité et que ça nous fait mal de le constater.

    On citerait quelques cas héroïques, ça ne changerait rien au fond, nous sommes globalement trouillards.

    Nous voilà donc placés en face de notre finitude et de notre mortitude. Adieu veaux, vaches, pot au lait et illusions de léviter un jour.

    Putain de peur de mourir qui nous rend à la fois si trouillards (parfois lâches) et si Tartarins au théâtre.



    Dans le pays où l’on aurait le plus cultivé le sens du sacrifice de sa vie, Tepco ne parvient pas à trouver des liquidateurs, même de plus de 50 ans.
     
    Que se serait-il passé entre 1945 et 2010 qui aurait si profondément transformé la vision des Japonais sur le sacrifice de soi ?

    Je vois deux faits concordants. Autrefois le kamikaze aimait sa Société et l’avenir de ses enfants dépendaient de son sacrifice. Ce n’est plus le cas.

    Les centrales nucléaires, ne sont jamais vraiment aimées, même par ceux qui en vivent, même par ceux qui les construisent. Personne n’a envie de coucher avec une centrale alors qu’on passe volontiers un WE au bord d’un barrage hydoélectrique. Quand un pays se réveille un beau matin en découvrant qu’il est constellé de centrales nucléaires déglinguées, ses habitants ne peuvent qu’être dépités et honteux de leur bêtise. Se sacrifier pour sauvegarder cette honte n’a rien de motivant. 

    Et dans l’intervalle de 1945- 2010, l’avenir des enfants (santé, scolarisation, emploi, logement, retraite) s’est mis à dépendre de plus en plus de la Société. Alors qu’autrefois il ne serait jamais venu à l’idée de traîner ses parents en Justice, le Tanguysme est devenu ordinaire. Facebook est infini, ubique, jamais éteint, jamais malade, jamais vieillissant, toujours présent et remplace donc largement des géniteurs limités et dépassés. 

    Un père, une mère, dont les enfants ont 20 ans, voient donc désormais mal où serait l’intérêt d’offrir leur vie. Ce qui vaut pour le cas Fukushima vaut pour une agression constatée sur la voie publique.

    Les moines de Tibérine avaient été placés devant la difficile question du courage : rester sur place alors que le GIA venait d’égorger 12 Croates chrétiens un peu plus loin, ou décamper en abandonnant ce village que le monastère servait depuis un siècle. Il y a eu du tirage entre les moines, certains voulant rester d’autres disant qu’ils n’avaient pas vocation à mourir pour qui que ce soit. Ils ont finalement décidé de rester parce que les villageois dépendaient de leur dispensaire et qu’ils reconnaissaient cette dépendance.

    On se sacrifie pour ceux qui dépendent de nous. Il n’est pas possible d’attendre des individus qu’ils sacrifient leur vie pour une Société qui les assujettit.



  • easy easy 7 avril 2011 11:58

    Le CV anonyme ou comment rendre le regard non regardant.


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