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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 mars 2011 13:53

     LOL, 

    Morice a une vision en toile bourrée de liens. Il est extraordinairement dans le lien, dans le pistage, dans la relation. Son écran intérieur est en 4D et il dispose de plus de yeux qu’une araignée.

    Une vision en 4D, est extrêmement riche et auto enrichissante. On peut découvrir et comprendre bien plus en faisant un rapprochement entre deux faits ou deux choses terrestres de registres ou moments différents, qu’en allant sur Mars.

    Mais une telle vision n’est pas transmissible. On ne transmet bien que quelques résultats de ces visions qui sont alors présentés en 1D, en fil rouge. Dès qu’on présente en 2D, l’auditoire décroche au premier carrefour. 
     
    En vieillissant, on devient le Robinson de son sac de noeuds multidimensionnel.



  • easy easy 22 mars 2011 13:27


    Je ne discuterais pas de l’illégitimité de la dette, en tous cas pas par le biais de l’auteur.


    Je vais parler de la dette par un autre biais.

    Dans une dette individuelle, celui qui la contracte spécule sur ses possibilités d’en honorer les termes. Il assume seul la charge de ce contrat. Ces petites dettes sont donc, a priori, facilement cernables ; emprunteur et prêteur peuvent assez facilement faire le tour des perspectives. Et pourtant, malgré ces enveloppes apparemment simples, les petites dettes virent disons 1 fois sur dix à des impasses et des déceptions.

    Dans les grandes dettes, celles que contractent les collectivités, ceux qui signent n’ont pas à en assumer la charge. Ce sont des contrats à enveloppe apparemment plus complexe à analyser mais comme une collectivité a presque toujours la possibilité d’augmenter les taxes et impôts en cas de manque de fonds et qu’une collectivité est éternelle, ces contrats sont signés sans trop de réticences et ce sont même ceux que les financiers préfèrent.

    Il y a parfois des mauvaises surprises du genre emprunt russe ou annulation de dettes des pays étouffés par leur dette externe mais en général, proposer un prêt aux collectivités dont les élus sont excités par les perspectives de développement ou de gestion qu’il offre, est une bonne affaire.

    C’est par ce biais de la collectivité que le citoyen s’endette sans avoir rien signé et que ses descendants se retrouvent le plus endettés. Mais il y a de tout dans le résultat de cet endettement public. Il y a de véritables tremplins de développement qui sont construits et qui vont réellement profiter à nos enfants. Et il y a hélas bien des dépenses inutiles ou ne profitant qu’à très courte échéance.

    Endetter une collectivité sur plusieurs générations pour construire un bazar qui ne profite à cette collectivité que pendant 10 ans, c’est cela qui est anormal.

    Dans les critiques que nous adressons à ceux qui nous endettent par le biais de la collectivité, nous avons à discerner entre les emprunts qui profiteront à ceux qui devront les payer et les emprunts qui profiteront à une fraction de génération mais devront être payés par plusieurs autres fractions générationnelles. Et, à ma connaissance, ce distingo n’est jamais fait.

    Plusieurs fois, dans ma commune, lors des conseils municipaux auxquels je participais, j’essayais de sensibiliser à cette considération. Mais on m’envoyait paître en posant qu’il n’était pas possible d’affirmer que l’achat de pianos Steinway paraîtra dépassé dans 10 ans. Et il est vrai que malgré la foule d’instruments nouveaux et l’évolution très rapide de la musique, rien de prouve qu’on n’aura plus du tout besoin de la perfection des Steinway dans 10 ans.
    Je m’écrase donc sur les Steinway et me revoilà à objecter qu’il est imprudent d’emprunter sur 15 ans pour un achat de système informatique qui sera peut-être obsolète dans 3 ans. Et l’on m’oppose encore « Qu’est-ce que t’en sais ! », et je replie encore mon stand.

     smiley


    Dans l’article de Georges Kaplan paru hier « La spéculation et le prix des oignons » il soulignait le fait que les futures stabilisaient les prix.
    En effet, grâce aux futures, on dispose d’une grille qui indique à tous quel sera le prix du maïs dans 2 ans. On peut tous se caler dessus et spéculer sur cette base bourré de fondements et d’engagements fermes.
    Mais en dehors du prix des choses qu’on peut donc connaître d’avance grâce à cette bourse des futures, nous ne disposons d’aucun autre support pour spéculer plus sûrement sur le devenir d’un logiciel ou d’un modèle de poubelle. Faute du moindre repère, la porte est ouverte aux libres spéculations donc à tout ce que chacun est capable de lancer de sa bouche, en toute gratuité. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec des équipements portés par des projections fantasmatiques qui ressortent délirants 5 ans plus tard, quand on commence seulement à les rembourser.

    Ma conclusion est de focaliser certes sur l’utilité d’un emprunt, sur la charge intantanée de la dette cumulée mais aussi sur la durée du remboursement. Plus cette durée est longue, plus le risque est grand que la dette ressorte stupide et boulet. On ne ferait que des emprunts sur 10 ans, on ne ferait pas de grosse connerie.



  • easy easy 22 mars 2011 12:14


    Je partage entièrement les sentiments d’Hommelibre sur le cas Ribéry.

    Mais j’aurais eu sa bonne idée d’en parler, je m’y serais tenu sans déborder en pilonnage des médias. surtout lorsque, tout compte fait, ils nous montrent ici nos exploits, là nos médiocrités. La tartufferie de Ribéry, nous la pratiquons tous.

    IL est un de mes miroirs. 



  • easy easy 22 mars 2011 11:35


    Je trouve indispensable qu’il y ait des articles qui, comme celui-ci, nous parlent des armes de toutes natures qui sont en jeu dans un conflit.
    Comme en ce moment nous bataillons en Libye, c’est au plus tard maintenant qu’il faut parler de ces matériels, de la manière de s’en servir, de front, de biais, de travers, dans la gueule, dans le cul, de leur prix, de leur dangerosité, de leur avance, de leur vétusté.

    Merci Morice pour cette contribution.


    Au-delà de l’immédiateté, je trouve que globalement, au fil de ses papiers, notre ami Morice s’épuise à nous dégoûter de la guerre. Il contrarie l’effet Walkyrie d’Apocalypse now et démonte son esthétique martiale. Dès lors qu’on considère que ce film est un opéra et qu’on le loue comme tel, on joue le jeu de l’esthétisation de la guerre. On peut, avec la bouche, dire que la guerre est une horreur, ça ne prouve pas qu’on refuse cette horreur.

    Morice n’est pas à dire que la guerre est une horreur, une boucherie bla bli bla blo, il nous la montre sans atour, ni poétisation, ni musique, ni esthétisation, ni invitation à fantasmer.

    Reste à trouver quoi donner d’autre à ronger à notre reptile.



  • easy easy 21 mars 2011 16:42

    J’approuve ce que dit ce papier.


    «  »« , les futures tendent à stabiliser les prix et pas le contraire. »«  »«  »

    En effet, s’il n’y avait aucun repère sur le prix du saké dans un an, des négociants iraient les uns à dire que ça vaudra 1000 fois plus et les autres que ça vaudra 1000 fois moins. On ne saurait sur quel pied danser et on se refourguerait mutuellement les rumeurs les plus folles (avec d’étonnantes incidences dans tous les domaines).

    Grâce aux système des « futures » qui sont des contrats avec engagement sur les prix pour dans deux jours (et deux jours, ça peut se prévoir stable) on peut s’engager sans trop de risques sur le prix pour dans 4 jours. Ce prix pour dans 4 jours étant inscrit, personne ne peut délirer dessus et on peut s’engager sur un contrat pour dans 10 jours sans trop délirer non plus. Et c’est ainsi que de proche en proche, une fois la chaîne des jours constituée, on peut s’engager sur un prix pour dans 2 ans.
    Et ce prix pour un terme de 2 ans étant toujours étroitement rattaché à des prix pour dans 1 an, pour dans 6 mois, pour dans 6 jours, pour dans 6 heures, il est ancré dans le présent, donc bridé et stabilisé autour du présent et des perspectives telles qu’elles nous apparaissent aujourd’hui. Si on se trompe, si ces perspectives changent brusquement, on peut gagner gros ou perdre gros mais le contrat sera honoré au prix prévu donc serré.

    Sans les contrats à terme, on ne disposerait que de prédictions excessives lancées en l’air. Les futures tendent à stabiliser les prix et non le contraire.
     


    Il était également utile de mettre en examen le mot spéculateur pour vérifier en quoi il consiste et établir son innocence ou établir que cette activité n’est pas plus coupable que d’autres, la spéculation étant pratiquée même par le boulanger, même par le particulier quand il choisit une voiture ou une maison en fonction de paramètres futurs qu’il croit discerner.


    Mais dans cette activité, comme dans toutes les autres, il y a l’ordinaire et il y a l’extraordinaire.
    Et si une semaine de grosses et imprévisibles pluies fait le bonheur du marchand de parapluies qui serait bien bête de céder les derniers à vil prix, une rareté soudaine paut faire le bonheur d’un trader qui serait bien bête de ne pas en profiter. Depuis 8 jours, il y a des traders qui pleurent fort et des traders qui rient fort.
    Lorsqu’une situation inattendue se produit et que se crée une pénurie, il est évident que celui qui détient soit la marchandise soit un contrat de livraison de cette marchandise, va la marchander eu mieux. Et il est sûr que l’avènement d’une chute de production du riz dans une région, avènement qui surprend tout le monde, va faire pleurer tous ceux qui avaient promis de livrer beaucoup à pas cher et va faire sourire ceux qui, jusque là, se sentaient cons d’avoir encore en stock des surplus de l’année passée et qui découvrent soudain qu’ils sont vernis.







    On doit se demander ce qui crée une hausse de prix. Le vendeur qui veut vendre plus cher ou l’acheteur qui accepte de payer plus cher ? Ce débat oeuf poule pourrait être très long et sans fin mais je peux montrer des exemples où c’est clairement le payeur qui fait grimper le prix.

    Dès le second jour de la cata japonaise, des gens friqués, coupés du Sud par la route ou le train, se sont rués sur les avions privés qui se sont immédiatement retrouvés débordés. 30 avionneurs privés vivent correctement avec 100 clients par semaine et voilà que soudain, en un seul jour, ils se retrouvent avec 2000 demandes. Alors quand un pilote disait à un client qu’il était pris, ce nouveau client insistait en lui proposant une prime pour prendre cette place. 

    Quand l’essence est rationnée et qu’il faut fuir, comment un mec friqué ne trouverait-il pas normal de proposer 1000 pièces d’or au pompiste pour lui soutirer 100 litres ? 
    Je considère que c’est l’acheteur ou l’affamé qui fait monter le prix. 
    Il fait montrer les prix des produits basiques lors des périodes de rareté mais il fait également monter les prix par le biais du luxe. Lorsqu’un type se pointe chez un artisan qui fabrique des skis et qu’il lui demande de lui faire une paire sertie de diamants, ce milliardaire crée un appel d’air aux prix vers le haut. Ce sont les rois qui ont exigé des orfèvres des montres à 1 milllion et des chiottes en or.

    Là j’évoque les produits de luxe, mais le Bidochon qui accepte de payer 100€ pour regarder Johnny au loin ou 6 € pour 2 feuilles de tabac participe également à la hausse des prix.

    Ainsi, parce que la masse des consommateurs est surtout acheteuse et surtout de produits ordinaires, elle se voit victime et uniquement victime des vendeurs, victime des surenchérisseurs. Elle se verrait donc bien écharper les traders qu’on lui présente, depuis seulement 15 ans, comme de sales rats profiteurs. Mais en réalité d’une part elle est également constituée de vendeurs ou travaille dans une entreprise qui vend quelque chose, d’autre part chaque fois qu’elle consomme en visant un peu plus cher que le plus bas, elle tire les prix vers le luxe et le haut. Je ne dis pas que c’est mal ou que c’est bien, je dis que c’est comme ça.




    Quant aux profits énormes des traders. Ces mêmes traders qui gagnent des fortunes en bossant dans une banque, ne gagneraient plus rien en tradant pour eux, chez eux, avec leurs propres moyens. C’est probablement un des métiers qui, sur le papier, pourrait se pratiquer seul et chez soi mais qui serait alors beacuoup moins payant qu’en bossant pour une banque. 

    Les liquidités dont disposent assureurs, caisses et banques sont si énormes que chaque jour, toute l’économie mondiale leur passe un instant entre les mains. Au passage, ils prélèvent une broutille en pourcentage mais ça fait de grosses somme en valeur absolue. Un trader même très adroit et chanceux, avec ses maigres moyens, ne pourrait pas payer son loyer avec les pouièmes gagnés sur de trop petites masses.

    Alors si on ne veut pas que les banques profitent de telles liquidités, c’est simple, YAKA pas leur confier nous trois sous. 
    Et nous voilà revenus aux cantonades.

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