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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 23 janvier 2009 15:26

    Merci

    T&B ? Connait pas

    Sur une classe sociale potentiellement révolutionnaire, de dipômés frustrés dans leurs attentes, je trouve au contraire qu’il ne développe pas. Dans plusieurs ouvrages, il parle de l’alphabétisation des hommes jeunes comme origine de toutes les révolutions, mais ce modèle ne rend pas compte du Nazisme, dans un pays largement et depuis longtemps alphabétisé.

    D’un point de vue démographique et sociologique, les forces vives du Nazisme furent très exactement ce dont nous parlons. Hitler, comme Himmler, comme la moitié des écrivains Nazi les plus populaires, sont des enfants de fonctionnaires, trompés dans les attentes de stabilité et de visibilité de l’avenir inculquées par leurs parents. (voir je crois, histoire d’un allemand de Sebastain Haffner qui lui s’en sor parcquil vient d’un milieu chrétien et ne peut pas croire à ce qu’on lui raconte sur les juifs)

    La principale différence entre les révolutions un peu Nihiliste type Nazis ou Chiites iraniens et positivistes type bolcheviques réside moins dans les catégories sociales concernées qui sont les même, comme le montre Todd, que dans la situation de leur société.
    Les russes malgré la guerre sortaient de la période Stolypine, plus forte période de croissance de longue durée connue en occident, et, pour leur catégorie sociale plustot positive. Ils n’ont commencé à complètement délirer que suite aux résultats de leurs propres politiques. Les allemands eux sortaient d’une pèriode de paupérisation et avaient dès le départ un vision sombre des choses.

    Personellement, en écoutant les alter trotsko quelque chose et leur profond pessimisme ( "la mondialisation voulue par l’élite ultralibérale mondialisée est inéluctable, le combat est déjà perdu, une autre vie est possible mais malheureusement trop de force du mal s’y opposent" etc.... voir leurs sites), je pense que si révolution il devait y avoir, elle serait résolument nihiliste et de type fachisante, même si l’étiquette du moment devait être "progressiste".

    En ce qui concerne leur tolérance à la mondialisation, je suppose qu’il faut segmenter entre le haut du panier, les fonctionnaires de ce que j’appelle la gauche arrivée, mieux payés, souvent socialistes, qui profitent de tous les avantages du système, y compris des prix bas sur les produits importés et des femmes de ménages pas cher, et les petits employés publics, parapublics ou financés sur fonds publics, plus extême gauche, moins protégés par des statuts (intermittents du spectacle animateurs socio cul) etc.. car pour eux la mondialisation à des conséquences directes.

    Comme pour faire face, il faut être efficace, on est en pèriode de tentative de contrôle des dépenses publiques. Ils sont donc directement visés. ils sont ce que j’appelle l’arrière garde du prolétaria ; ceux que la gauche arrivé est prête à sacrifier pour sauver l’essentiel, ses statuts à elle.

    Quand au protectionnisme, c’est un vaste débat. En tant que libéral, je ne suis ni pour ni contre par principe. Entre paysqui respectent certaines règles du jeu, l’ouverture est sans doute la meilleure solution. Ponctuellement, si un pays joue les passager clandestin, par exemple si les communistes Chinois esclavagisent leur population pour maintenir des coûts particulièrement bas, il peut être possible au coup par coup de faire pression. Sur le fond, ethique, chaque fois que plus de liberté est possible c’est mieux, dans la pratique le libéralisme est pragmatique, il plannifie en tant de guerre, il nationalise quand c’est inéluctable, privatise quand il le peut, protège en tant que de besoin ses industrie ou s’ouvre quand il en à l’opportunité.

    Je trouve philosophiquement un peu inquiétant un parti pris à priori pour le protectionnisme qui me paraît plus idéologique qu’économique.




  • eric 21 janvier 2009 17:41

    Merci pour votre commentaire. Je suis moi aussi globalement d’accord avec vous. Un petit bémol peut être, quand vous dite que Sarkozy étati la seule solution. Cela, je ne le croit pas. Elle est à mon avis préférable, mais si la gauche avait été élue, je pense qu’elle aurait elle aussi tenté d’apporter des réponses réelles aux problèmes existant. Même Jospin a privatisé, et même Ségolène à compris que la carte scolaire était une machine à exclure les pauvres.
    Elle aurait agit peut être moins vite, moins bien, mais surement avec bonne volonté. je veux sortir du manichéisme qu’elle nous impose. Nous ne menons pas le combat du bien contre le mauvais, de l’efficace contre le nul, mais nous discutons d’un rythme plus ou moins rapide de réformes nécessairres et de l’affectation prioritaire de un ou deux points de PIB soit aux administrations soit aux ménageset entreprises.



  • eric 8 janvier 2009 10:54

     bobygre. Mon raisonnement est bien sur un raisonnement "à la marge".
    Pour Maastrisht, comme pour les présidentielles, c’est bien au moins une partie de l’électorat FN, caractérisé en moyenne par une forte composante populaire, (les chercheurs parlent de "peu diplômés") qui fait la différence.
    Il y a des surement de vrais ouvriers communistes, en cherchant bien, on en trouverait sans doute de socialistes peut être même un ou deux d’écolo. Il est vraisemblable qu’une partie de l’électorat populaire de gauche ait contribué la victoire du non à Maastricht. Sans le vote Lepeniste il n’y aurait pas eu victoire.

    Aux présidentielles c’est encore plus flagrant. Dans les scores de Ségolène, il y a évidement des gens appartenant à des couches sociales moins favorisées, mais ce sont ceux qui votent habituellement à gauche. Le fait nouveau, important, c’est le vote radicalement anti gauche de l’électorat Lepeniste. Dans toutes les élections précédentes, il n’avait jamais hésité : à confirmer son choix en 2002 au second tour, à faire chuter la droite aux municipales et législatives. Il est difficile de croire qu’il ait pu s’identifier à Sarkozy plus par exemple qu’à Chirac.



  • eric 8 janvier 2009 08:28

     A joshua.

    Idéologie dominante dites vous ? Bon an mal an, environ 70% des gens appartenant à des professions ayant un "rôle idéologique" dans la société sont un peu, beaucoup, ou passionnément ,hostiles à ce qu’ils appellent une idéologie néo libérale, dont on a souvent l’impression qu’elle n’existe que dans leur esprit.
    C’est le cas de l’enseignement, de la recherche, de la culture, de l’information, de la communication, de l’édition, de l’animation socio cul. et d’une bonne partie des professions de justice.

    Au journal le Monde en 2002, lors d’une simulation interne, Besancenot est le candidat arrivé en tête (Le Monde tel qu’il est ) ! Même au Figaro, individuellement, les journalistes sont massivement à Gauche même si il écrivent pour leur lectorat. FOG a notamment recruté beaucoup de gens.
    Sondage (contesté il est vrai) de Marianne, 80% de journalistes à gauche.
    Dans l’enseignement, 72% des personnels ont voté à gauche en 2002.
    Chez les intermittents du spectacle, essayez de trouver un néo libéral. Idem dans les Drac, les théâtres, le cinéma. A l’université, il y a eu un scandal il y a quelques années parceque UN candidat à l’Agrèg a voulu défendre une thèse sur un économiste libéral.

    Dans tous ce que l’on peut apeller les "ministères de la parole", les professionnels sont, nettement plus à gauche que le reste de la société.

    On peut penser qu’étant "plus intelligent" ils voient mieux les "évidences" dont vous parlez. On peut penser au contraire qu’ils vivent dans des bulles médiatiques, des isolats sociologiques d’où ils percoivent mal le "réel" comme ils disent.

    Il est un indice qui irait dans le sens de la seconde proposition.

    Il y a un paradoxe certain à les entendre dénoncer en coeur la dominance d’un discour unique médiatique néo libéral alors qu’ils sont eux même les principaux relais d’information et y sont hostiles et ne se rpive pas de le dire.

    Pour en revenir à Todd, c’est le même paradoxe qu’il y a quand il dénonce le mépris croissant des très diplômés pour les moins diplômés et juge le gouvernemetn actuel, même pas tant au nombre de diplômes mais aux notes obtenues à diplôme donné. Sarkozy certes est avocat, mais il n’était pas parmis les mieux noté... !









  • eric 7 janvier 2009 19:00

    A Thucydide.
    Vous ne faites pas honneur à votre pseudo..... ;

    Il ne s’agit pas d’aimer ou de ne pas aimer les intello de gauche, mais d’essayer de comprendre pourquoi ils se sont pris une telle volée électorale face à un sortant, bling bling, en pèriode de revendication sociales montantes.
     
    On peut se contenter de croire que c’est la faute de TF1 et de l’inculture du peuple, mais comme la tv giscardienne était encore plus aux ordres et que cela n’a pas empéché Miterrand de la battre, c’est qu’il y a autre chose, d’autant qu’en 30 ans, le "niveau intellectuel de la population française à monté au dire même de Todd.

    Quand on est battu, on peut se dire que c’est parce que les autres sont bêtes et méchant, mais on peut aussi se demander quelle part de responsabilité on a ; C’est ce que fît Thucydide.

    Une part de l’échec est peu être du à cette incapacité que vous illustrez, à comprendre qu’un entrepreneur peut créer et développer une entreprise pour d’autres raisons qu’un amour immodéré de l’argent.....

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