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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 6 février 2016 10:57

    @petit gibus

    Oui, les richesses sont indéniables, mais elles sont accompagnées de tant d’anomalies orthographiques, charrient tant de scories. Pour vous en rendre compte il suffit de consulter l’histoire de la langue établie par des philologues, Alessio, Nyrop, Ewart, l’école de Fribourg et aussi tant d’autres en France. C’est ardu, mais il y a beaucoup de choses à y trouver.

    Bourlingué ? Pas tellement, disons que j’ai passé pas mal de temps à traîner mes guêtres ici et là. Et pour tout ceux que j’ai rencontrés « là-bas » le français était toujours perçu comme une langue bizarre.



  • Jason Jason 6 février 2016 10:44

    @sarcastelle

    Pas tout à fait d’accord. Un remaniement ne signifie pas une disparition. Changer l’orthographe, oui, mais laisser le lexique. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain !



  • Jason Jason 5 février 2016 19:01

    « La nouvelle langue sera celle des »incultes« qui n’auront aucune chance sur le marché du travail, » La langue existante déjà compliquée mais encore maniable par la population reste mal accessible par les illettrés. Donc l’argument embauche ne jouera pas un grand rôle. Une deuxième langue, ou nouveau français introduira le bilinguisme, ce qui sensibilisera les gens aux langues étrangères si mal parlées par les français.

    Votre professeur de français se sent menacé et adopte une position de repli, voire de corporatisme. N’oublions pas que ce sont les clercs, entre autres qui ont relatinisé le français et introduit les aberrations que l’on constate aujourd’hui. Les grammairiens qui ont fixé la langue moderne au XVIIème se référaient au latin, classe et castes obligent. Pour le reste, ils improvisaient. Le bien parler est resté un signe d’appartenance à une couche sociale, élément très bien défendu.

    Malherbe, mort en 1628, poète et grammairien averti, disait que le français correct était celui qui se parlait au port au foin.

    Sauver le trait d’union, ou jouer avec les accents ou les virgules ne sont que des crépis sur un bâtiment malade. Je crois qu’une réforme de cette ampleur ne servira qu’à conserver les aberrations innombrables qui menacent le français dans son usage dans le monde.

    Le français risque de connaître le sort du latin à l’époque Gallo-Romaine et de s’effondrer parce que très peu maniable à l’heure ou il y aura huit ou dix milliards d’habitants sur la planète. Il faudra remanier cette langue en profondeur si on ne veut pas qu’elle disparaisse ou, au mieux, ne devienne une curiosité linguistique.



  • Jason Jason 5 février 2016 16:14

    @Ar zen

    Dans l’ensemble vous avez raison. Létat doit faire des choix, des choix de culture au sens social, ancrée dans cette même histoire sociale.

    Contrairement à ce que vous soutenez, je ne raisonne pas sur le coût du travail, mais plutôt sur sa taxation subie in fine par le consommateur. Nuance. D’ailleurs, si certaines TVA ne s’appliquaient pas, elle pourraient être utilement versées au salarié. C’est un peu ce que fait le ministère des finances en exemptant de charges sociales, dans certaines conditions, certains employeurs pour favoriser l’embauche. Mais sans gestion fine par secteur, ça n’aura pas l’effet escompté. Sovenons-nous de la baisse de TVA dans la restauration.

    Bien sûr la TVA n’a pas le même poids pour un smicard que pour un cadre aisé. Chacun sait cela. Vous donnez la solution en mettant en avant la vie décente offerte à chacun. C’est le concept orwellien de « decency » tant de fois exprimé par presque tout le monde, et dont on est très loin aujourd’hui. Vous dites : « Mais ceci n’aurait aucune importance si, au bout du bout, le salaire empoché permettait de vivre d’une manière décente. » Je le pense aussi, mais c’est loin d’être le cas.

    Des 30 pays revus par l’OCDE concernant les taxes et impôts prélevés, la France avance en deuxième position en ordre décroissant derrière le Danemark. Et nous sommes loin d’avoir les prestations reçues par les Danois. Bien sûr ils n’ont pas une armée , ni de porte-avions, ni de...ni de... comme en France. Mais quand même...

    Vous évoquez le protectionnisme, un gros mot aujourd’hui. La difficulté avec ces mots-valises, c’est qu’ils excluent la gestion fine par secteur. Il serait souhaitable d’arrêter les grandes déclarations menant à des décisions de type binaire sous prétexte que la mondialisation (re-mot valise) emporte tout. Trop de décideurs se servent d’universaux pour se voiler la face et se donner de l’importance, et tant les grands mots sont accompagnés de fatalisme.



  • Jason Jason 5 février 2016 14:02

    Très bon. le taylorisme, qui n’avait jamais entièrement disparu, est de retour véhiculé par les hommes en noir (les consultants), exécuteurs des basses oeuvres.

    Mais que disent les syndicats dans tout cela ?

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