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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 29 janvier 2016 18:29

    Bonjour,

    Ce billet joliment tourné risque bien de dérouter M. le Maire, qui plus est d’une assez grande ville comme Orléans.

    Le badinage, la légèreté induiront chez notre homme surprise et méfiance. Car derrière l’humour vous remettez en question le mode administratif, rigide et impersonnel, et donc aussi son autorité, ce qui ne sera certainement pas de son goût.

    Il aurait sûrement préféré le plus solennel Monsieur le Maire en introduction, quelques éloges flatteurs, une humble supplique suivie d’une reconnaissance éternelle pour les bienfaits qu’il daigne étendre sur sa ville. Faites la liste des chants proposés en évitant le « Temps des cerises », la« Carmagnole » et n’oubliez pas d’introduire « Le chant du départ » qui fera vibrer sa fibre patriotique. Faites un éloge de la bêtise, mais ne le lui dites pas. Soyez très III ème république, et un peu machavélique, mais en moins compliqué.

    Terminez par une formule standard et évitez « votre très dévoué, très-obéissant serviteur et sujet ».

    Vous verrez, ça marchera sûrement.

    Cordialement



  • Jason Jason 28 janvier 2016 14:17

    Vous avez écrit un beau texte, plein de rêves et d’aventures. Vous vous sentez responsable ? Mais, dans un monde où plus personne n’est responsable de quoi que ce soit, seriez-vous le dernier ? Soyez libre, si vous m’en croyez. Le mot est à la mode.

    Dans l’édition que je possède (Gallimard 1965, préface de René Char), on peut lire après la strophe qui finit par « Ô que maquille éclate, Ô que j’aille à la mer ! » cette strophe que vous avez oubliée :

    Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai.

    C’est l’avant dernière strophe du Bateau ivre et cela donne au poème une tout autre tournure, et une petite lueur d’espoir.



  • Jason Jason 27 janvier 2016 19:22

    Bien vu. Je m’étonne de ce qui peut bien faire tenir tout ce bazar ensemble. La France a trois partis de droite qui se livrent des combats de chiffonniers. Il faut faire revenir Courteline, Feydeau ou Labiche. On hésite entre le fou rire et la tristesse.



  • Jason Jason 27 janvier 2016 16:07

    @Shawford

    Oui, bien sûr ; je ne critique pas ses préférences, mais son langage. Un peu d’élégance ne ferait pas de mal :

    l’abbé Gabriel-Charles de Lattaignan

    Madame, quel est votre mot

    Et sur le mot et sur la chose ?

    On vous a dit souvent le mot,

    On vous a souvent fait la chose.

    Ainsi, de la chose et du mot

    Pouvez-vous dire quelque chose.

    Et je gagerai que le mot

    Vous plaît beaucoup moins que la chose !

    Pour moi, voici quel est mon mot

    Et sur le mot et sur la chose.

    J’avouerai que j’aime le mot,

    J’avouerai que j’aime la chose.

    Mais, c’est la chose avec le mot

    Et c’est le mot avec la chose ;

    Autrement, la chose et le mot

    À mes yeux seraient peu de chose.

    Je crois même, en faveur du mot,

    Pouvoir ajouter quelque chose,

    Une chose qui donne au mot

    Tout l’avantage sur la chose :

    C’est qu’on peut dire encor le mot

    Alors qu’on ne peut plus la chose...

    Et, si peu que vaille le mot,

    Enfin, c’est toujours quelque chose  !

    De là, je conclus que le mot

    Doit être mis avant la chose,

    Que l’on doit n’ajouter au mot

    Qu’autant que l’on peut quelque chose

    Et que, pour le temps où le mot

    Viendra seul, hélas, sans la chose,

    Il faut se réserver le mot

    Pour se consoler de la chose !

    Pour vous, je crois qu’avec le mot

    Vous voyez toujours autre chose :

    Vous dites si gaiement le mot,

    Vous méritez si bien la chose,

    Que, pour vous, la chose et le mot

    Doivent être la même chose...

    Et, vous n’avez pas dit le mot,

    Qu’on est déjà prêt à la chose.

    Mais, quand je vous dis que le mot

    Vaut pour moi bien plus que la chose

    Vous devez me croire, à ce mot,

    Bien peu connaisseur en la chose !

    Eh bien, voici mon dernier mot

    Et sur le mot et sur la chose :

    Madame, passez-moi le mot...

    Et je vous passerai la chose !



  • Jason Jason 27 janvier 2016 14:08

    @Sozenz

    Je passe avec vous. Les physiciens d’autrefois soutenaient que la nature a horreur du vide. Comme on le voit, Avox adore ce même vide.

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