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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 8 novembre 2008 18:12

    Entre Brest et Quimper, ça doit être fou ce que les gens s’emmerdent pour arriver à des c.... pareilles. Oui, la petitesse occupe, et beaucou plus qu’on ne croit.

    Je pense au poème de Baudelaire, Le chien et le flacon. Vous m’en direz des nouvelles.



  • Jason Jason 6 novembre 2008 19:30

    Bonjour Zen,

    A partir de 45, nous avons donc tous connu une certaine époque, avec les émerveillements et les espoirs qu’elle portait. Les Etats-Unis sont entrés sur le continent européen dévasté, et, privilège des vainqueurs, mais angélisme, ont apporté une certaine bonne volonté aussi d’aider un continent ruiné. Cela les a ammenés à vouloir mettre en place un modèle économique et culturel qui leur avait réussi. Et ils ont été étonnés quand certains ont refusé, comme l’Allemagne imposant sa fameuse économie de marché du chancellier Erhardt devant les américains médusés. En France, on regardait les films d’Hollywood dans les cinémas, et à la télé noir et blanc. De plus, les communistes tiraient à boulets rouges sur les rivaux désignés par Moscou. Très tôt il y eut les pour et les contre, avec l’intox qui accompagne ces genres de campagnes.

    Et puis, le temps aidant, les images officielles, disons l’histoire officielle se sont mises en place. Avec toujours ces clichés du dynamisme, du succès, de l’opiniatreté, de l’émotion bon marché, puis, peu à peu de l’hyperbole, menant à une attitude suffisante et quelque peu dominatrice. Et on arrivait à des : "What’s good for America is good for the world" (ce qui est bon pour les USA est bon pour le monde), "We feed the world" (on nourrit la planète) ou encore "It’s our currency, but it’s their problem" (c’est notre devise, mais c’est leur - les autres pays- problème). Exit la coopération. Guerre froide, Corée, Viêt-Nam, interventions musclées en Amérique Latine, sont venus ternir une image de puissance équitable tout en créant des clivages idéologiques profonds. Le justicier s’était fait trop roublard sur les bords. Pendant ce temps, l’Europe indépendante était devenue rivale. Etc’est là que les chose se gâtèrent.

    Je me suis aperçu que les USA étaient devenus un pays tapageur, aux règles floues, avec des gens de plus en plus opportunistes et fiers de l’être, créant des principes au fur et à mesure de leurs besoins et des circonstanes. Le shérif réservait bien des surprises. Et là les chose se sont gâtées encore davantage quand j’ai été confronté aux institutions, aux barrières économiques et surtout sociales, bref, à une société très éclatée qui, dans les pires cas en politique ne renonçait pas à l’assassinat pur et simple. Le vote qu’on vient de voir, c’est en réponse au rêve, au désir, d’une société unie qui malheureusement n’existe pas. La société US unie est un mythe, une utopie, mais reposant sur de tels clivages, sur une telle violence larvée, qu’il ne reste aux gens que l’espoir d’un changement par le haut.

    C’est en raison de ce parcours, de ces évolutions que je décris, de mon vécu dans ce pays, que j’ai pris mes distances avec ses institutions et une grande partie de sa population.

    Cordialement



  • Jason Jason 6 novembre 2008 15:48

    @ Maxim,

    Moi aussi j’ai des souvenirs émus des soldats américains. En 44 j’avais 4 ans, et je me rappelle des files interminables de camions, avec sur leur porte la fameuse étoile blanche. Je me trouvais alors dans la Sarthe. Et je découvris des visages souriants, les bonbons (les "life savers") dont je devais retrouver le goût à New -York bien des années plus tard, le café instantané, les grands avions, les matériels divers, et surtout l’enthousiasme des "Boys".

    Mais, quand je suis allé aux USA, le décor mental avait changé. Lorsque j’ai découvert l’état effroyable de grandes partries de la société, dans ce pays qui se vantait de "nourir le monde", la racisme et l’ostracisme rampants, les jurons contre les "dam foreigners", tout cela ajouté aux réalisations médiocres face aux énormes ressources disponibles, là, j’ai déchanté.

    Et lorsque les abus m’ont directement touché, lorsque les systèmes administratifs, justice, "Social Security", enseignement, droit du travail se sont montrés sous leur vrai jour cynique, alors là j’ai compris.

    Depuis, je ne décolère pas. Comment un pays avec un tel potentiel peut-il se livrer à un tel gâchis ? Cela est impardonnable et pas digne de l’image que les USA veulent avoir à l’étranger. Pour moi, USA = immense imposture.



  • Jason Jason 6 novembre 2008 13:49

    @ Maxim,

    Non seulement vous aimez l’Amérique, mais aussi les images d’Epinal. Si vous allez au cinéma, choississez mieux vos programmes. Il y a des gens sur ce fil qui ont subi un décervelage avancé et irréversible.



  • Jason Jason 6 novembre 2008 13:34

    MOI AUSSI !!!

    Article courageux, et qui brosse la bête à rebrousse poil.

    Pour avoir vécu dans ce pays détestable plus longtemps que je n’oserais l’avouer, je le déteste encore violemment.

    La liste des torts que j’ai subis, et que je subis encore pour y avoir séjourné, est très longue. Ne m’en parlez pas, c’est encore douloureux.

    La plupart des pro Etats-Uniens ne connaissent de ce pays que ce qui leur fait plaisir, et abonde dans leurs avantages matériels. Pour le reste ils n’ont aucun recul. Prenez le plan social, économique, l’éducation, la médecine (mortalité infantile), transports, infra-structures, environnement, agriculture, culture générale des gens, etc. tout cela est d’une médiocrité affligeante au regard des moyens existants, donc des ressources nationales.

    Les USA ? Un miroir aux alouettes où pour un seul qui réussit matériellement (il n’y a que ça), des dizaines de milliers sont broyés par une société qui n’est qu’un gigantesque mille feuilles malodorant.

    On a élu un noir, tant mieux, mais rappelons que seulement 40% des blancs lui ont donné leur suffrage. Edifiant.

    Je persiste et signe. Ah, mais !!!

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