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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 31 octobre 2008 13:35

    Je confirme ce que dit C. Gougoussis. Le rêve de Tesla de transporter de l’énergie électrique par voie d’émetteurs d’ondes électro-magnétique se révéla un fiasco. Il a donné son nom à une technique de fabrication de solénoïdes, en concurrence avec Bourne.

    Quant à la vitesse de la lumière, elle n’est que de : C = 300.000 km/sec. Modérez votre impétuosité et soyez plus précis. On parle de sciences et techniques après tout... et pas de recettes de cuisine.



  • Jason Jason 30 octobre 2008 15:59

    Ce qui m’a toujours stupéfié, c’est la psychologie de bazar qui forme le socle de la plupart des théories économiques à la mode. Je n’en veux pour exemple que le repentir public de M. Greenspan qui avoue devant le Congrès US qu’il s’et trompé. Et pendant si longtemps, et avec lui la fameuse école de Chicago, sur la liberté des marchés, quels qu’ils soient, l’apologie du laiser-faire total qui ne voyait dans l’Etat qu’un boulet. Et qui offraientnt l’image d’une société en devenir où le capital, livré à lui-même, serait une source infinie d’harmonie et de bien-être.

    Cette sorte d’angélisme, d’appel à la bonne volonté des acteurs économiques s’auto-réglementant n’a été, et n’est encore qu’une immense imposture destinée à pérenniser la spéculation financière pure. On voit ce qui est arrivé.

    Cette imbécillité de générations d’acteurs économique ne visait qu’à gagner du temps, ressort ultime des affaires dans un casino mondial restant sans contrôle.

    L’auto-réglementation n’est qu’une incitation à créer des oligopoles, à se livrer à des fusions-acquisitions, bref, à créer des géants prédateurs qui rançonnent les corps politique et social.

    Vous avez dit auto-quoi ?



  • Jason Jason 30 octobre 2008 11:04

    Pour dynamiser les flux financiers actuellement atones, des mesures temporaires doivent être prises. Tous les partis sont d’accord sur ce point, et c’est ce qui les rapproche.Tous ceux qui se regardaient comme chiens et chats constatent à leur grande surprise qu’il ne reste qu’un même os politique à ronger. D’où la confusion ambiante.

    Vous dites : "Nicolas Sarkozy a opté pour un interventionnisme d’État que n’aurait pas renié un gouvernement socialiste", ce qui est une contre-vérité. Car les lois de déréglementation financière de 1986 (cf internet surr ce sujet) ont été passées sous le gouvernement socialiste de l’époque. Les socialistes français, tout comme les socio-démocrates allemands de l’ère Schröder n’ont du socialisme que le nom. Il faudrait plutôt parler d’opportunisme politique et socio-économique ainsi que de manipulation médiatique.

    Le flou économique ambiant va profiter aux investisseurs malins qui vont utiliser le yoyo boursier actuel pour gonfler leur bas de laine. Quant aux banques, elles en vu d’autres (moins violentes il est vrai) elles vont utiliser les cautions offertes par l’Etat et tout redémarrera comme devant. Ce n’est qu’une question de temps. Les salaires, vieil ennemi des profits, baisseront ou au mieux stagneront, et le casino repartira pour un nouveau tour, enrobé de promesses d’horizons lointains et riants.

    La politique est une chose, la finance une autre.



  • Jason Jason 28 octobre 2008 17:37

    @ Antoine Diederick

    Merci de votre réponse à ma très brève note. Vous évoquez la nature et la liberté, la première dans le sens d’une tradition et d’un respect comme envers une personne morale ou encore par une déférence due à une tradition somme toutes assez floue.

    S’agissant de la nature, je ne pense pas qu’il s’agisse tant d’un respect que d’un usage réfléchi de ses innombrables possibilités. Ne connaissant pas la fin (dans le sens de fin dernière) de l’humanité, les décisions que nous prenons aujourd’hui d’exploiter les ressources de la nature doivent être faites avec la plus grande prudence. Ce n’est pas le cas de nos jours où le retour sur investissement et les préoccupations des actionnaires balaient toute réflexion sur un futur intelligent et bénéfique pour l’humanité.

    Quant à la liberté, il existe des approches si différentes, avec des vues si diverses, qu’il m’est difficile de la cerner. Pour le mot libéralisme, assorti de définitions si différentes selon les pays (je pense aux USA, Angleterre, Allemagne et peut-être l’Espagne) et en ce qui concerne la France, le terme est si galvaudé en ce moment que son usage reste très délicat.

    Tout cela semble paralyser toute pensée usant des termes cités ci-dessus. Le vocabulaire de l’époque de la révolution française, qu’on retrouve comme argument ultime de persuasion dans bien des discussions, me semble usé et abusé. Il faudrait le renouveler. Il faudrait cesser aussi d’utiliser des termes trop emplis d’ambiguïtés pour retourner vers une praxis qui décrasserait les idéologies et les slogans ambiants. Ce nouveau vocabulaire reste donc à inventer.

    Les paysans dont vous parlez en fin de billet, ne m’impressionnent pas. Ils sont attachés à leur terre comme le galérien à sa rame. Il en reste quelque chose dans leur inconscient collectif. Je suis toujours étonné de leur ignorance abyssale en matière des choses les plus élémentaires de la biologie. Ils font très souvent une vertu de leur ignorance, ce qui est affligeant.

    Pour le reste, restons prudents et résistons à la fureur ambiante, résistance que nous autorise le luxe relatif de nos sociétés. La liberté que je préfère, c’est celle de dire NON.

    Cordialement,

    Jason



  • Jason Jason 28 octobre 2008 17:33

    Commentaire placé trop haut, comme souvent :

    @ Antoine Diederick

    Merci de votre réponse à ma très brève note. Vous évoquez la nature et la liberté, la première dans le sens d’une tradition et d’un respect comme envers une personne morale ou encore par une déférence due à une tradition somme toutes assez floue.

    S’agissant de la nature, je ne pense pas qu’il s’agisse tant d’un respect que d’un usage réfléchi de ses innombrables possibilités. Ne connaissant pas la fin (dans le sens de fin dernière) de l’humanité, les décisions que nous prenons aujourd’hui d’exploiter les ressources de la nature doivent être faites avec la plus grande prudence. Ce n’est pas le cas de nos jours où le retour sur investissement et les préoccupations des actionnaires balaient toute réflexion sur un futur intelligent et bénéfique pour l’humanité.

    Quant à la liberté, il existe des approches si différentes, avec des vues si diverses, qu’il m’est difficile de la cerner. Pour le mot libéralisme, assorti de définitions si différentes selon les pays (je pense aux USA, Angleterre, Allemagne et peut-être l’Espagne) et en ce qui concerne la France, le terme est si galvaudé en ce moment que son usage reste très délicat.

    Tout cela semble paralyser toute pensée usant des termes cités ci-dessus. Le vocabulaire de l’époque de la révolution française, qu’on retrouve comme argument ultime de persuasion dans bien des discussions, me semble usé et abusé. Il faudrait le renouveler. Il faudrait cesser aussi d’utiliser des termes trop emplis d’ambiguïtés pour retourner vers une praxis qui décrasserait les idéologies et les slogans ambiants. Ce nouveau vocabulaire reste donc à inventer.

    Les paysans dont vous parlez en fin de billet, ne m’impressionnent pas. Ils sont attachés à leur terre comme le galérien à sa rame. Il en reste quelque chose dans leur inconscient collectif. Je suis toujours étonné de leur ignorance abyssale en matière des choses les plus élémentaires de la biologie. Ils font très souvent une vertu de leur ignorance, ce qui est affligeant.

    Pour le reste, restons prudents et résistons à la fureur ambiante, résistance que nous autorise le luxe relatif de nos sociétés. La liberté que je préfère, c’est celle de dire NON.

    Cordialement,

    Jason

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