• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Louis Dalmas

Louis Dalmas

 
Ecrivain et journaliste.
Auteur de
Le Crépuscule des élites
Le bal des aveugles

Les fossoyeurs de l'Occident

Tableau de bord

  • Premier article le 22/01/2011
  • Modérateur depuis le 21/02/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 46 92 1048
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 11 juillet 2011 17:57

    L’appui donné à la honteuse guerre contre Kadhafi n’est qu’un élément de la trahison permanente de la « gauche » française. Voici dix événements majeurs auxquels les « socialistes » ont souscrit sans l’ombre d’une miette d’indépendance ou de critique. 
    1) - Le bombardement de l’ex-Yougoslavie prétendument dirigée par un despote fauteur de guerre, assoiffé de Grande Serbie et auteur de nettoyages ethniques, alors que Milosevic n’a jamais été un dictateur. ll a toujours dénoncé chez lui les partisans de la Grande Serbie (son opposant Seselj, par exemple) et n’a cessé de vanter les avantages de sa société multiethnique ; il a été trois fois élu démocratiquement aux postes qu’il a occupés ; il n’a jamais limité l’action des partis politiques ou l’autorité du parlement ; une vingtaine de nationalités ou ethnies différentes cohabitaient en ex-Yougoslavie et cohabitent toujours en Serbie ; il a accepté tous les plans de paix occidentaux proposés pour mettre fin à la guerre en Bosnie ; la dernière fois que j’ai été à Belgrade sous son gouvernement, j’ai dénombré dans un kiosque 23 journaux d’opposition et 3 organes gouvernementaux.
    Drôle de dictateur, en effet...
    2) - L’agression de l’Irak sous le prétexte d’y neutraliser des armes de destruction massive que Saddam Hussein n’a jamais possédées ou des achats d’uranium au Nigeria qui n’ont jamais eu lieu, et qui a conduit à la destruction pour des motifs principalement pétroliers d’un grand Etat laïque, efficace bastion de résistance à l’intégrisme islamique. Saddam était sans doute un cruel autocrate, mais il était le pire ennemi d’Al Qaeda et un farouche adversaire de l’Iran des mollahs. Les chrétiens pratiquaient leurs cultes et vivaient chez lui en toute liberté, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays musulmans.
    3) - L’utilisation dans les guerres impériales de bombes à fragmentation ou de munitions à l’uranium appauvri qui ont fait de milliers de victimes civiles et pollué des régions entières pour des décennies.
    4) - La reconnaissance du plus puissant centre de crime organisé d’Europe par la création d’un Etat mafieux au Kosovo, dont les dirigeants actuels ont été directement ou indirectement impliqués dans un atroce trafic d’organes humains.
    5) - La participation de la France à une guerre totalement inutile en Afghanistan qui n’a pour effet que le renforcement de l’adversaire taliban qu’il s’agit soi-disant de combattre.
    6) - Les mythes d’une Tchétchénie glorieusement résistante à l’oppression russe ou d’un Tibet victime de l’invasion chinoise, alors qu’il s’agissait dans le premier cas d’une région sécessionniste sauvagement opposée à la modernité et dans le second d’une féodalité religieuse rétrograde corsetant son peuple. Comme l’avait fait jadis Kemal Atatturk en Turquie, Russie et Chine ont cherché à sortir ces populations d’un passé paralysant – avec des moyens souvent brutaux et des buts pratiques sans doute discutables – mais dans la perspective objective d’un pas en avant, d’un progrès dans l’Histoire.
    7) - La farce du renversement ivoirien d’un Gbagbo ne gouvernant pas, de toute évidence, dans la dentelle, mais soucieux de son indépendance nationale, écrasé par les forces françaises, et son remplacement préparé d’avance par Ouattara, un pion occidental aux ordres des grandes multinationales colonialistes. Gbagbo n’était sans doute pas un tendre, mais il était loin d’être le pire des chefs d’Etats africains soutenus par les Français ou les Occidentaux, et il prônait la résistance à l’exploitation de ses richesses par le colonialisme étranger. L’organisation française de sa chute n’a été qu’un épisode plus de cet inacceptable droit d’ingérence que s’est arrogé l’Occident pour défendre ses intérêts financiers, industriels, pétroliers et stratégiques. Droit d’ingérence exercé de façon très arbitraire : pourquoi pas à Bahrein, en Syrie, au Yemen, en Arabie Saoudite, en Ouganda ou ailleurs, où de véritables soulèvements sont réprimés de façon ouvertement violente.
    8) - Le déclenchement d’une guerre – à la fois financière et, une fois de plus, pétrolière – contre un original (dans tous les sens du mot) rénovateur de la Libye, sous le prétexte de soutenir une rébellion fomentée de l’étranger, dont les chefs, présentés comme avides de démocratie, sont des militants religieux ou monarchistes, et pour certains, des affidés d’Al Qaeda. Les initiatives de Kadhafi ont été remarquables : l’eau, l’électricité, les soins médicaux étaient gratuits en Libye, l’essence ne coûtait pratiquement rien, Son gouvernement accordait des aides financières d’Etat aux jeunes mariés, aux acheteurs de logements, aux créateurs d’entreprises. Il a fait construire un extraordinaire réseau de 4.000 km (!) de pipe-lines souterrains qui alimentait en eau tout le nord du pays. Sa « jamarihiya » était une tentative de démocratie directe comparable par certains côtés à l’auto-gestion dans l’ex-Yougoslavie, et bien plus intéressante à étudier que la démocratie parlementaire occidentale. l’IDH (Indice de développement humain) de la Libye était le plus élevé d’Afrique et l’alphabétisation du pays était supérieure à celle des Etats-Unis.
    Etrange massacreur de son peuple, en effet...
    9) - La dénonciation de chefs d’Etat réformateurs comme Poutine en Russie, ou Castro, Chavez et Morales en Amérique latine, et leur mise à l’index sous l’étiquette de tyrans, parce qu’ils défendent la souveraineté de leur pays face à l’impérialisme américain, veulent faire profiter leurs peuples de leurs richesses nationales et consacrent l’argent de leur sous-sol à la mise en œuvre de progrès sociaux.
    Curieux führers, en effet...
    10) - Le soutien constant de l’impérialisme américain, du système économique néolibéral, de l’érosion des libertés sous le prétexte de combattre le terrorisme, de la fabrication de révolutions de couleur destinées à renverser les chefs d’Etats insubordonnés d’Asie centrale, des aventures militaires et du sauvetage des banksters de la finance internationale par les milliards volés aux contribuables.
    Voilà le bilan en politique étrangère du Parti socialiste français.
    Louis Dalmas.



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 23 mai 2011 16:29

    Excellent article de Gregory Vuibout, qui analyse bien les acrobaties du PS.
    Bravo.



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 21 mai 2011 15:56

    Version:1.0 StartHTML:0000000105 EndHTML:0000005857 StartFragment:0000002553 EndFragment:0000005821

    Cher Imhotep, permettez-moi quelques réponses.

    1)  Il est difficile de nuancer dans un texte conçu pour ne pas être trop long. Mais vos critiques m’obligent à préciser. Vous avez raison de citer l’exemple de Madoff qui a subi le même cumul délirant de peines. Mais c’est un cas. Vous dites vous-même que Clinton, le basketteur et M. Jackson s’en sont tirés, Bill est resté président et les deux autres ont pu acheter leur sauvetage. Moi je parlais plutôt en général, visant les banques ou les compagnies d’assurances qui ont provoqué la crise économique et dont les dirigeants, qui ont ruiné beaucoup de monde, continuent non seulement à échapper à toute sanction juridique, mais à être grassement rémunérés.

    2)  Les mass médias ignorent la présomption d’innocence (qui n’est pas la réalité de l’innocence) lorsqu’ils accablent un suspect de détails accusateurs, ce qui équivaut à le condamner d’avance dans l’opinion publique.

    3)  Je sais bien que les 70 ans sont un cumul qui n’existe pas en France, où les peines sont confondues. J’évoquais simplement dans l’absolu la disproportion entre le résultat pénal et l’acte pénalisé.

    4)  En réagissant comme je l’ai fait, je n’ai pas fait de la “politique“, j’ai simplement dit ce que je pensais comme citoyen lambda, à la fois “contre“ et “pour“ DSK.

    5)  Je n‘ai pas dit que la punition de DSK, si elle intervenait, serait injuste. J’ai simplement constaté qu’il serait sanctionné pour un acte répréhensible isolé moins important que son action néfaste de ministre et les méfaits mondiaux et répétés du FMI qu’il a dirigé et dont il a assumé la responsabilité.

     

    Par ailleurs, merci à Alpo47 pour ses commentaires, avec lesquels je suis tout à fait d’accord. Et à BA pour l’évocation très juste de ce que son délit va coûter à DSK.  



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 1er mai 2011 17:33

    Merci à Laratapinhata pour la curiosité qu’elle manifeste pour mon travail. En espérant que si elle arrive à s’en procurer les expressions, elle y trouvera quelques idées intéressantes..

    Vous avez raison, cher non667. J’ai mentionné dans mon texte les poursuites en matière d’offenses à la religion ou de diffamation, j’aurais dû ajouter celles qui visent les « révisionnistes » ou les « négationnistes ». Mais dans le n° 163 de notre jourrnal B. I. (mars 2011), p.10, sous le titre « une loi à abroger », il y a un article qui dénonce explicitement la loi Gayssot comme une honteuse forme de censure de la liberté d’expression, qui n’a jamais existé auparavant dans l’histoire de notre République.



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 27 avril 2011 16:06

    Merci, cher Sisyphe, pour un échange d’opinions courtois.

    En ce qui concerne Milosevic, je connais à fond son histoire pour l’avoir suivie de près depuis plus de quinze ans dans mon journal, avoir publié son discours de défense au Tribunal pénal international de La Haye, et lui avoir consacré un chapitre dans un de mes livres. Il a commencé par réagir – comme n’importe quel chef d’Etat a le devoir de le faire – à la sécession soutenue par l’étranger des républiques de l’ex-Yougoslavie, mais a rapidement arrêté les opérations militaires de l’armée fédérale en voyant le risque de guerre civile. Par la suite, il n’a cessé de chercher à éviter cette guerre civile en acceptant tous (je dis bien tous) les plans de paix proposés par la communauté internationale. J’en tiens la liste à votre disposition. Il n’a jamais (je dis bien jamais) été partisan, ni d’une épuration ethnique, ni d’une “Grande Serbie”. Au contraire il s’y est explicitement opposé. J’en tiens aussi les preuves à votre disposition. Bien loin d’avoir “déclenché deux guerres”, et en dépit de ce que peut dire Wikipedia, il a même obligé son allié Karadzic à renoncer à des velléités belliqueuses qu’il désapprouvait. Je sais qu’en affirmant tout cela, j’encours l’accusation de faire de la propagande serbe, mais je peux vous assurer (là aussi preuves à l’appui) que ni mon journal ni moi n’avons reçu un sou, à quelque moment que ce soit, du gouvernement de Belgrade, ou d’un quelconque organisme officiel (à part la ligne aérienne yougoslave JAT, qui nous a aidés avec une petite publicité dans chacun de nos numéros). Nous n’avons fait que démentir, avec des faits, les mensonges d’un diabolisation effrénée des Serbes qui a duré pendant plus d’une décennie.
    Pour Kadhafi, je vois que vous ne niez pas les réformes qu’il a entreprises. Deux chiffres suffiront à ma réponse : l’IDH (Indice de développement humain) de la Libye était le plus élevé d’Afrique et l’alphabétisation du pays était supérieure à celle des Etats-Unis.
    En ce qui concerne Gbagbo, je ne l’ai jamais considéré comme un exemple de démocratie. Je critique simplement un processus d’intervention dans les affaires d’un Etat souverain qui s’est manifesté par la grotesque mise en scène de son arrestation et de son remplacement par un pion occidental, et qui ne fait que répéter l’inacceptable droit d’ingérence que s’est arrogé l’Occident pour défendre ses intérêts financiers, industriels, pétroliers et stratégiques. Droit d’ingérence exercé de façon très arbitraire : pourquoi pas à Bahrein, en Syrie, en Arabie Saoudite, etc. Vous savez bien pourquoi...
    Quant à Sarkozy, je ne l’ai pas souvent entendu dénoncer une pensée unique de droite qu’il impose lui-même aux médias, soit en nommant leurs responsables, soit en faisant pression pour qu’on écarte les indociles. Par ailleurs, si la droite dit des choses plus intelligentes que notre faible gauche, je le regrette étant très rouge de formation, mais je ne vois pas pourquoi je ne la créditerais pas honnêtement de sa lucidité.

    Cordialement.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité